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Full text of "Les chartes de Saint-Bertin d'apres le Grand cartulaire de Charles-Joseph Dewitte"

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HAIGNERÉ, 


GIFT  OF 


Tbe  Wendell  H.  Kiunty  Funâ 


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LES     CHARTES 


1>E 


SAINT-BERTIN 


(  t]f 


SOCIÉTÉ   DES  ANTIQUAIRES   DE   LA    MORINIE 


LES  CHARTES 


DE 


SAINT 


D'après  le  GRAND  CARTtLAIRE  de  Dora  Charles-Joseph  Dewitle 

dernier  archiviste  de  ce  monastère 

PUBLIÉES 
ou  analystes,  avec*  un  ^rand  nombre  d'extraits  textuels 


Par  m.  l'abbê  Daniel  haignjzré  El  f* 

Ancien  archiviste  de  la  ville  de  noulognc,  iduréatde  l'Institut  de  France  et  des  concours  de  Sorboniu\ 
membre  de  l'Académie  de  la  Religion  catholique  de  Rome,  correspondant  de  la  Société 

des  Antiquaires  de  la  Morinie,  etc. 


TOME  I 
648  -  1240 


SA1NT-0MER 

IMPRIMERIE  ET  LITHOGRAPHIE  H.    D'HOMONT,   RUE  DES  CLOUTERIES,  14. 


M.DCGG.LXXXVI 


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T)dêol 


•# 


%  .     ^    * 


INTRODUCTION 


W<»W>W>^»WW^VW^A^«M»>/^ 


i 


La  célèbre  abbaye  de  Saint-Bertin  conservait,  k  la  fin  du  dernier 
siècle,  un  incomparable  dépôt  d'archives.  Nulle  part,  dans  la  région  du 
Nord,  il  n'y  en  avait  d'aussi  riches  en  documents  de  tout  genre. 

Malheureusement,  c'était  la  toison  d'or  du  jardin  des  Iïespérides.  Les 
archives  de  Saint-Bertin  étaient  fermées  au  travailleur.  Personne  n'en 
put  jamais  avoir  la  clef.  Ni  Du  Cànge,  ni  Du  Chesne,  ni  Malbrancq,  ni 
Mabillon,  ni  les  Bénédictins  de  Saint-Maur,  ne  furent  admis  à  en  inspecter 
les  richesses,  autrement  que  dans  la  pénombre  des  Cartulaires  *. 

Ces  recueils  étaient  anciens,  il  est  vrai,  et  considérables.  Le  premier, 
rédigé  en  962  par  le  diacre  Folcwin,  contenait  huit  pièces  du  septième 
siècle,  douze  du  huitième,  vingt-six  du  neuvième,  une  du  dixième,  trans- 
crites, pour  la  plupart,  in  extenso.  Le  second ,  dû  aux  veilles  laborieuses 
de  l'abbé  Simon  Ier,  conduisait  l'œuvre  de  son  prédécesseur  jusqu'à  l'an 
1095,  et  nous  en  ignorons  le  contenu  *. 

1  Voyage  littéraire,  première  partie,  pp.  183, 18'*.  —  André  Du  Chesne  me  paraît  être  le  seul  à 
qui  Ton  ait  communiqué  un  certain  nombre  d'originaux,  relatifs  à  l'histoire  des  Comtes  de  Guines. 

*  Le  texte  du  ms  original  de  Simon  enregistrait  des  chartes  qui  ont  été  omises  dans  Yapo- 
graphe  n°  723,  notamment  les  actes  n°*  71, 130, 134,  144,  qui  y  figuraient  respectivement,  aux  î**  5  v% 
2  V,  i!Wet33  V.  % 

1 


lr 


—    VI   — 


De  ces  deux  recueils,  entremêlés  de  détails  qui  en  faisaient  une  chro- 
nique, on  possédait  la  rédaction  autographe:  celle  de  Folcwin,  en  un  volume 
parchemin,  de  326  pages,  mesurant  huit  pouces  et  demi  de  hauteur,  sur 
cinq  pouces  et  demi  de  largeur  ;  celle  de  Simon,  en  un  volume,  également 
parchemin,  de  33  feuillets  (66  pages),  ayant  huit  pouces  et  demi  moins 
une  ligne  de  hauteur,  sur  six  pouces  moins  deux  lignes  de  largeur  ;  mai» 
ces  deux  précieux  manuscrits  ne  faisaient  point  partie  de  la  Bibliothèque, 
et  ils  reposaient  ordinairement  dans  les  archives  avec  les  titres  originaux. 

Ce  qui  était  mis  plus  communément  —  ou,  pour  mieux  dire, 
uniquement  —  à  la  disposition  du  public,  c'étaient  :  1<>  le  manuscrit 
n°  721  de  la  Bibliothèque  de  l'abbaye,  apographe,  ou  copie  de  Folcwin, 
écrite  dans  les  dernières  années  du  xne  siècle  ;  2<>  le  manuscrit  n°  723, 
copie  plus  ou  moins  modifiée  du  cartulaire  de  Simon,  exécutée  par  la 
même  main  et  suivie  d'une  continuation  qui  s'arrête  à  l'an  1187  ; 
3°  le  manuscrit  n°  724,  intitulé  Diplomata  Bertiniana,  recueil  de 
pièces  diverses,  contenant  trois  cent  soixante-dix-huit  chartes  des 
xie,  xne  et  xme  siècles,  disposées  sans  ordre,  ou  plutôt  classées  d'après 
un  plan  dont  l'ordonnance  nous  échappe  *.  Ces  trois  manuscrits, 
auxquels  on  peut  joindre  ceux  d'Alard  Tassart,  rédigés  au  commen^ 
cément  du  xvie  siècle,  sont  les  seuls  qui  aient  été  réellement  et 
sérieusement  consultés  par  les  érudits  qui,  avant  la  Révolution  fran- 
çaise, se  sont  occupés  d'éclaircir  les  obscurités  de  nos  annales,  en 
recourant  aux  documents  originaux. 


II 


Cependant,  grâce  à  la  nécessité  où  l'administration  abbatiale  s'est 
trouvée  plusieurs  fois    d'affirmer  ses  prérogatives  et  de  défendre  ses 

1  II  paraît  y  avoir  là  un  classement  opéré  d'après  l'affectation  attribuée  aux  revenus  des 
diverses  propriétés,  quelque  chose  d'analogue  à  celui  dont  parle  Folcwin  :  Kartas  diversorum  mtnis- 
tertorum  (f/ficio  deputaias  (p.  155). 


''•     y'     * 


rr*? 


—   Vil   — 


propriétés  ou  ses  privilèges,  le  xvme  siècle  ne  devait  pas  se  clore  sans 
<jue  la  lumière  sortît  des  vieux  coffres  bardés  de  fer,  où,  durant 
onze  siècles  et  demi,  les  moines  de  Sithiu  avaient  entassé  les  par- 
chemins sur  les  parchemins.  Par  Tordre  de  son  abbé,  et  après  déli- 
bération du  chapitre,  Dom  Charles  Dewitte,  religieux  de  l'abbaye,  se 
mit  à  l'œuvre.  Il  rechercha  les  titres  originaux,  il  compulsa  les 
-cartulaires  %  il  dépouilla  tous  les  volumes  de  la  Bibliothèque,  et  il 
composa,  de  toutes  ces  richesses,  un  vaste  recueil,  en  onze  volumes 
in-folio,  auxquels  il  donna  le  titre,  très  bien  justifié,  de  Grand  Car- 
tulaire. 

Le  premier  volume,  formé  de  417  articles,  en  602  pages,  avec  un 
supplément  de  16  articles  en  22  pages,  non  compris  les  tables,  était 
prêt  à  être  donné  au  public  en  1776. 

Ce  n'était  pas,  d'ailleurs,  une  simple  copie  que  Ton  s'était  proposé 
-de  faire.  C'était  une  transcription  en  forme  authentique.  Deux  diplo- 
matistes  furent  appelés  à  en  contrôler  l'exactitude  ;  Nicolas  Gobet, 
garde  honoraire  des  archives  de  Monsieur,  frère  du  Roi,  secrétaire  du 
Conseil  de  Mgr  le  Comte  d'Artois  et  de  l'Académie  des  Sciences  et 
Belles-lettres  de  Toulouse,  et  Dom  Anselme  Berthod,  bibliothécaire 
4e  l'abbaye  de  Saint- Vincent  de  Besançon,  ordre  de  St-Benoît,  de  la 
Congrégation  de  Saint-Vanne  et  de  Saint-Hidulphe,  membre  des  Aca- 
démies de  Besançon  et  de  Bruxelles.  Leur  témoignage  fut  entièrement 
favorable.  Ils  lurent  et  collationnèrent  les  titres  en  question,  et  ils  se 
plurent  à  reconnaître  que  «  le  travail,  l'exactitude  et  la  fidélité  » 
que  Dom  Charles  Dewitte  avait  apportés  dans  l'exécution  de  son 
oeuvre,   «  surpassent  les  éloges  qui  lui  sont  justement  dus.  » 

L'opinion  des  diplomatistes  était  une  autorité  d'un  grand  poidà  ; 
mais  elle  ne  suffisait  pas  pour  donner  à  l'ensemble   des    copies  l'au- 

1  Ces  cartulaires,  outre  ceux  désignés  ci-dessus,  comprenaient  d'autres  volumes,  dont  l'indica- 
tion bibliographique  est  fort  vague.  Us  allaient  du  tome  Ier  au  tome  XLII,  sans  que  nous  puissions 
dire  aujourd'hui,  ni  en  quoi  ils  consistaient,  ni  s'ils  répondent,  ou  non,  à  quelqu'un  des  volumes 
conservés  dans  la  Bibliothèque  de  Saint-Omer.  Dom  Dewitte  se  contente  de  dire  :  Registrata  tomoIX, 
iomo  XXV,  tomo  XXXVI,  etc.  Il  est  probable  que  c'étaient  des  recueils  qui  faisaient  partie  des  ar- 
chives et  qui  ont  péri  avec  elles. 


-  *-z   ■. 


—  VIII   — 


thenticité  légale.  On  recourut  donc,  en  outre,  à  la  vieille  expérience 
des  tabellions.  Deux  notaires?  royaux  d'Artois,  résidant  à  Saint-Omer, 
les  sieurs  Ducrocq  et  Damàrt,  furent  mandés  à  l'abbaye,  pour  pro- 
céder officiellement  à  la  confrontation  et  à  la  collation  des  titres  trans- 
crits par  le  docte  archiviste,  et  après  un  mois  de  travail,  non  sans 
avoir  indiqué  un  certain  nombre  de  corrections,  additions,  ratures  et 
renvois,  ils  paraphèrent  le  volume  à  chaque  page  et  en  approuvèrent  le 
contenu,  ainsi  qu<3  le  constate  un  procès-verbal  du  3  février  1779,  au  bas 
duquel  ils  apposèrent  leurs  signatures,  légalisées  les  6-8  mars  suivant  par 
Allart,  greffier  du  Bailliage,  etGaillon,  greffier  de  l'Hôtel-de-ville  *. 

L'intention  de  Pabbé  de  Saint-Bertin,  Dom  Joscio  d'Allesnes,  était 
d'aller  plus  loin  dans  cette  voie.  Il  avait  résolu  de  faire  imprimer  à 
ses  frais  tous  les  titres  de  son  abbaye  ;  et,  pendant  le  cours  de  la 
transcription  du  premier  volume,  en  1775,  il  avait  présenté  requête 
au  Conseil  du  Roi,  pour  solliciter  l'autorisation  de  le  publier.  Dom 
Charles  Dewitte,  qui  nous  a  transmis  ces  détails,  nous  apprend  que 
la  requête  fut  accueillie  et  applaudie  unanimement,  et  que  même  il 
s'ensuivit  un  arrêt,  en  date  du  26  mai,  par  lequel  MM.  de  Bréquigny 
et  Chérin,  généalogistes  du  Roi,  furent  désignés  pour  procéder  k  la 
collation  des  copies  aux  originaux  et  pour  surveiller  toute  l'édition 
du  recueil.  On  ne  saurait  trop  regretter  les  retards  et  les  hésitations 
qui  firent  traîner  la  chose  en  longueur  et  paralysèrent  ce  noble  élan. 
Je  suppose  qu'on  n'avait  pas  assez  calculé  les  difficultés  financières 
de  l'entreprise.  Toujours  est-il  que  finalement,  c'est-à-dire  en  1782, 
l'on  se  contenta  d'envoyer  à  Paris  la  copie  des  titres  les  plus  anciens 
et  les  plus  intéressants  au  point  de  vue  de  l'histoire  générale,  pour 
les  faire  insérer  dans  la  grande  collection  des  chartes  de  France,  que 
préparait  l'historiographe  Moreau  ,  sous  la  direction  du  Comité  des 
travaux  littéraires  *. 

1  Les  certificats  authentiques  de  ces  opérations  sont  insérés  parmi  les  appendices  de  chacun 
des  volumes  du  Grand  Cartulatre. 

1  Voir  les  détails  de  ce  projet  dans  le  t.  X  du  Grand  Cartulaire,  pp.  354  et  355.  M.  de  Laplane 
les  a  résumés  dans  les  Abbés  de  S.  Bertin,  t.  II,  pp.  478-480. 

Le  nombre  des  copies  transmises  au  comité  s'est  élevé  à  550,  depuis  celle  de  la  charte 


—    IX   


III 


Pendant  ce  temps-là,  l'infatigable  archiviste  de  SaintBertin,  animé 
du  zèle  familial  et  patriotique  le  plus  ardent,  poursuivait  son  travail 
de  recherches  et  de  transcription,  ainsi  qu'en  témoigne  le  tableau 
qui  suit. 

I.  Le  premier  volume,  de  Tan  648  à  Tan  1200,  daté  de  1775-1776, 
comprend  417  articles  avec  un  supplément  de  16,  soit  433  (pp.  602- 
22),  contrôlé  suivant  procès-verbal  notarié  du  3  février   1779  ; 

IL  Le  second  volume,  de  1201  à  1240,  daté  de  1777,  en  421 
articles  (pp.  610),  contrôlé  suivant  procès-verbal  du   13  février  1779; 

III.  Le  troisième  volume ,  de  1241  à  1294,  daté  de  1778,  449 
articles  (828  pp.),  contrôlé  suivant  procès-verbal  du  23  février  1779  ; 

IV.  Le  quatrième  volume,  de  1295  à  1365,  en  deux  parties:  la 
première  de  1295  à  1300,  39  articles  (pp.  91),  datée  de  1779,  con- 
trôlée suivant  procès-verbal  du  1er  mars  1779  ;  —  la  seconde  de  1301 
à  1365,  297  articles  (pp.  615),  datée  de  même,  contrôlée  suivant 
procès-verbal  du   26  février  1780  ; 

V.  Le  cinquième  volume,  de  1365  à  1407,  daté  de  1780,  439 
articles,  avec  supplément  de  51  (pp  822-52),  contrôlé  suivant  procès- 
verbal   du  30  mars   1781  ; 

VI.  Le  sixième  volume,  de  1407  à  1447,  daté  de  1781,  458 
articles,  avec  supplément  de  71  (pp.  705-86) ,  contrôlé  suivant 
procès-verbal  du  4  mai   1784  ; 

VIL  Le  septième  volume,  de  1447  à  1473  ,  daté  de  1782,  391 
articles  (pp.  705),  contrôlé  suivant   procès-verbal    du    18  mai   1784; 

d'Adroald  jusqu'à  celle  de  Pacte  de  fondation  de  la  chapelle  de  Ponches-en-Coyecques  (mai  1264). 
J'en  indique  minutieusement  l'état,  au  moyen  des  numéros  inscrits  à  la  marge  de  chaque  article, 
et  reproduits  entre  parenthèses  à  la  fin  de  chacun  de  mes  sommaires.  La  plus  grande  partie  de  ces 
pièces  se  trouve  aujourd'hui  conservée  dans  la  collection  Moreau  de  la  Bibliothèque  nationale. 


.«  * 


—    X 


VIII.  Le  huitième  volume,  de  1473  à  1500,  daté  de  1784,  327 
articles  (pp.  522),  non  contrôlé  ; 

IX.  Le  neuvième  volume,  de  1501  à  1578,  daté  de  1787,  468 
articles  (pp.  603),   non  contrôlé; 

X.  Le  dixième  volume,  de  1579  à  1600,  daté  de  1790,  ne  com- 
prenant que  69  articles  en  transcription  (pp.  121),  mais  suivi  d'une 
série  de  sommaires,  au  nombre  de  555,  distribués  et  numérotés  chro- 
nologiquement, de  1601  à  1779.  Le  reste  du  volume  est  consacré  à 
une  série  de  notes  écrites  au  jour  le  jour  sur  les  événements  qui  se 
sont  accomplis  dans  le  monastère,  et  sur  l'histoire  civile  et  religieuse 
de  la  ville  de  Saint-Omer,  de  1780  à  1801. 

XL  Le  onzième  volume ,  préparé  pour  la  suite  du  Cartulaire ,  a 
servi  à  l'auteur  pour  continuer  à  écrire  des  éphémérides  historiques 
sur  les  faits  qui  lui  parurent  dignes  d'être  relatés,  de  1801  à  1807. 

A  son  gigantesque  travail  de  copie,  le  docte  bénédictin  ajoutait 
la  description  des  pièces  qu'il  transcrivait.  Il  en  notait  la  hauteur  et 
la  largeur,  par  pouces  et  lignes  ;  il  en  étudiait  les  sceaux,  dont  il 
rapporte  la  légende  et  dont  il  faisait  lever  le  dessin  ;  et  il  en  indi- 
quait avec  soin  le  gisement,  dans  telle  boîte,  sous  tel  numéro. 


IV 


Le  classement  des  archives  de  l'abbaye  était  à  la  fois  d'ordre 
administratif  et  d'ordre  régional. 

Les  privilèges  pontificaux  reposaient  dans  la  boîte  Papalia  ; 
ceux  des  souverains,  dans  la  boîte  Sauvegardes.  11  y  avait  une  boîte 
Débita  et  executoria,  une  boîte  Quittances,  une,  Salle  abbatiale,  une 
pour  les  écrits  relatifs  aux  reliques  des   Saints,   Sanctorale. 

Les  boîtes  régionales  répondaient  au  classement  alphabétique  des 
grandes  propriétés  :  Angleterre,  Annezin ,  Arques,  Auchy,  Bas- 
Warnêton,     Beuvrequen     et    Wacquinghen,     Bourbourg,     Bruges  f 


:c    t     ?  m*.v   va&ïu    - 


XI    — 


Fûmes  ,  Hames  ,  Gr avelines ,  Loon ,  Meere  (ou  la  Moére) ,  Pope- 
ringhe ,  Quelmes ,  St-Bertin,  St-Folquin  ,  Saint-Omer  ,  Saint-Pry , 
Sainte-Marie-Kerke,  Stoynlant,  Werquin. 

Quelques-unes  se  subdivisaient  au  moyen  de  sous-titres.  La  boîte 
Bruges  était  étiquetée  :  Bruges-Clemskerke,  Bruges-Cokelaere,  B.- 
Eerneghem,  B .-Ichteghem,  B.-Lichtervelde,  B  .-Lisseweghe ,  B.-Rum? 
beke,  B.-Snelgirkerke.  —  La  boite  Fumes  s'appelait  :  Fumes- As- 
caple  (Eggewaertscappelle),  Fumes-lHxmude*  F  .-Hooghstade  F.-Rams- 
capple ,  F.-Steenkerke  ,  F.-Vinchern  ,  F.-Ruysselede.  —  La  boîte 
Saint-Pry  répondait  aux  subdivisions    Lestrem,   Nœu,   Pemes  etc. 

Une  boîte  Couvent,  renfermant  les  titres  de  propriétés  dont  les 
revenus  étaient  spécialement  affectés  à  l'entretien  des  simples  reli- 
gieux, portait  le  nom  de  Couvent  I  Bailleul,  Couvent  I  Esquerdes, 
Couvent  11  Monnekèbure,    Couvent  111  Saint-Omer. 

La  division  la  plus  importante  était  celle  de  la  Grèneterie,  com- 
prenant sous  le  n°  I,  Audenfort,  Annezin,  Barlin,  Béthune-St-Vaast, 
Caumont,  Cuhem,  Enquin,  Essart,  Flêchinel,  Guînes,  Haveskerke, 
Heuchin ,  Ligny-lez-Rely  ,  Longuenesse  ,  Lottinghem  ,  Maubreucq  , 
Quelmes,  Salomè,  Salperwick,  Wizemes  ;  et  sous  le  no  II,  Bailleul, 
Broxeele,   Coyecques,  Her belles,  Houlle,   Oxelaere ,  Roquetoire. 

Sous  ces  titres  généraux  se  groupaient  des  revenus  de  moindre 
importance,  rattachés,  pour  ordre,  au  chef  principal  de  chaque  recette. 

Il  avait  fallu  dépouiller  ^toutes  ces  boîtes,  en  numéroter  les  pièces, 
les  transcrire,  les  collationner,  les  classer  par  ordre  chronologique  ; 
et  nous  ne  voyons  pas  que  pour  cette  besogne  ardue,  Dom  Dewitte 
ait  eu  de  collaborateurs  ! 

Mais,  pour  un  homme,  animé,  comme  il  l'était,  du  feu  sacré  de 
l'histoire  locale,  quelles  jouissances,  renouvelées  sans  cesse  pendant 
plus  de  quinze  longues  années  !  Quelle  fête  ininterrompue,  quel  régal 
perpétuel,  de  déplier  un  à  un  tous  ces  diplômes  originaux,  témoins 
vivants  de  tant  de  générations  écoulées  !  Comme  toutes  ces  décou- 
vertes lui  faisaient  aimer  son  monastère ,  théâtre  de  tant  de  gloire 
et  de  tant  d'événements  !  Et  quelle  douleur  poignante  ne  dut-ii  pas 


—   XII   — 


éprouver,  lorsque  le  vandalisme  révolutionnaire  dispersa  aux  quatre 
vents  du  ciel  tous  ces  trésors  dont  chaque  mot,  chaque  lettre,  avaient 
fait  tant  de  fois  battre   son   cœur  d'une  patriotique  émotion  ! 

Le  seul  premier  volume  de  son  Cartulaire,  avec  ses  417  articles 
principaux,  ses  seize  articles  de  supplément  et  les  articles  bissés, 
présente  un  effectif  de  441  pièces,  dont  440  vont  de  Tan  648  à  Tan 
1200.  Elles  se  répartissaicnt  de  la  manière  suivante  dans  les  archi- 
ves,  savoir  : 

I<>  Deux   cent  quatre-vingt-trois  originaux  : 
2  pour  le  vu*  siècle,  de  648  et  662  ; 


1    - 

VIII»      — 

-     de  745  ; 

3     - 

IX»        - 

-     de  839,  873  et  877  ; 

3      - 

X* 

-      de  962,  975  994  ; 

22      - 

XIe        — 

-     de  1040  à  1097  ; 

249     - 

XII»       — 

-     de  1102  à  1201; 

3     - 

XIIIe     — 

-      de  1230,  1234  et  1244. 

283 

II0  Cent  cinquante- huit   copies,    faisant  foi    pour   les    originaux 
perdus,  savoir  : 

8  pour  le  vue  siècle,  de  662-697 
13     —       vine    —     de  704-800 
28     —       ixe      —     de  800-889 
8     —       x«       —     de  938-985 
12     —       xi«      _     de  1015-1100; 
89      —       xne     —     de  1104-1200. 


158 


Je  ne  voudrais  pas  abuser  de  la  patience  du  lecteur  ;  mais  il  m'est 
impossible  de  ne  pas  constater  que  le  siècle  suivant  n'était  pas 
moins  riche.  En  effet,  on  y  comptait,  de  1201  à  1300,  972  pièces, 
dont  820  originaux   et   152  copies. 


TA 


^i 


—    XIII    — 


Tel  était  .l'état  du  trésor  dés  chartes  de  Saint-Bertin,  lorsque 
sonna,  au  beffroi  de  la  vieille  tour,  l'heure  fatale  de  la  dissolution 
de  la  communauté 

Dix  ans  après,  quand  la  tourmente  fut  passée,  et  la  dévastation  offi- 
cielle accomplie,  avec  tous  les  brigandages  anonymes  qui  en  furent  la 
suite  ;  quand  les  bibliothèques  se  rouvrirent  par  les  soins  des  mu- 
nicipalités, et  que  les  archives  monastiques  se  reconstituèrent  au 
chef-lieu  du  département  sous  la  surveillance  du  pouvoir  central,  — 
que  subsistait-il  de  toutes  ces  richesses  ? 

Les  originaux  avaient  disparu,  à  la  réserve  de  ceux  qui  appar- 
tenaient aux  prieurés  Belges  dépendant  du  monastère,  et  qui  sont 
aujourd'hui  déposés  dans  les  archives  de  la  Flandre  orientale,  à 
Gand.  D'autres  ,  en  très  petit  nombre  ont  été  recueillis  dans  des 
bibliothèques  particulières.  On  ne  retrouve  plus,  ni  l'autographe  de 
Folcwin,  ni  celui  de  Simon  ,  ni  d'autres  recueils  précieux  dont  je 
n'ai  pas  parlé  ,  notamment  deux  Cartulaires  de  Saint-Pry-lez-Bé- 
thune  l.  Seuls,  les  manuscrits  n08  721,  723  et  724,  conservés  sur 
les  rayons  de  la  bibliothèque  communale  de  Boulogne,  et  les  ma- 
nuscrits de  Tassart,  restés  avec  d'autres  recueils  plus  modernes  sur 
les  rayons  de  la   bibliothèque  de  Saint-Omer, 

Osent  des  premiers  temps  nous  retracer  quelque  ombre  l 

Quel  naufrage  ,  et  quelles  ruines  !  quel  désastre  pour  l'honneur 
des  lettres   françaises,    et   quel  stigmate  pour   notre  civilisation  ! 

A  qui  faut-il  attribuer  la  responsabilité  d'un  vandalisme  aussi 
criminel  ?  —  On  ne  le  sait.  Le  District  de  Saint-Omer,  en  vertu  des 

1  Si  ces  documents  étaient  conservés  dans  les  archives  du  Prieuré,  et  non  dans  les  coffres  de 
l'abbaye-mère,  ri  est  probable  qu'ils  ont  été  détruits  lors  de  l'incendie  de  1784-. 

il 


i.-    >**.'.     - 


—   XIV   — 


lois  de  confiscation ,  connexes  à  celles  de  la  suppression  des  Mo- 
nastères, a  saisi,  k  Saint-Bertin,  plusieurs  charretées  d'insipides 
registres,  de  maussades  cueilloirs,  de  prolixes  états  de  comptabilité, 
dont  il  y  a  quatre'  cent  huit  gros  volumes  in-f<>  et  in-4<>  dans  les 
galeries  de  Saint-Vaast  *  ;  mais  qu'a-t-on  fait  du  chartrier,  sur 
lequel  on  a  dû,  comme  sur  tout  le  reste,  mettre  la  main  de  la 
Nation  ?  —  Mystère  ! 

J'ai  lu  quelque  part,  ou  bien,  j'ai  entendu  dire  —  je  crois  que 
c'est  à  l'éminent  cardinal  Pitra  ,  —  qu'un  moine  de  Saint-Bertin  , 
partant  pour  l'exil ,  avait  emporté,  îoulées  sur  sa  poitrine  comme 
une  pieuse  et  sainte  cuirasse,  la  charte  d'Adroald  et  le  testament  de 
Saint-Omer.  On  a  trouvé  depuis  lors,  à  ce  qu'il  paraît,  parmi  d'an- 
ciens papiers,  la  preuve  que  d'autres  religieux  avaient  fait  passer  à 
Poperinghe  une  certaine  quantité  de  documents  originaux  qu'ils  y 
avaient  mis  en  sûreté  *  ;  mais  ces  assertions  sont  bien  vagues.  Tout  ce 
qu'on  a  retrouvé  en  Belgique  ,  et  tout  ce  que  M.  D'Hoop  a  re- 
cueilli dans  les  archives  de  l'Etat,  comme  provenant  des  prieurés 
de  Poperinghe,  de  Couckelaere  et  de  Bas-Warnêton,  faisait  partie  de» 
Boîtes  spéciales  aux  biens  de  Belgique,  celles  que  Dom  Dewitte 
appelle  Theca  Bruges ,  Theca  Fumes ,  Theca  Poperinghe ,  etc. 
Aucune  pièce  n'est  relative  aux  propriétés  françaises  du  Monastère, 
Malgré  la  proximité  de  la  frontière ,  les  moines  refractaires ,  sur- 
veillés  et  traqués  comme  ils  l'étaient  par  la  police  républicaine  , 
n'étaient  pas  à  même  d'opérer  un  pareil  déménagement  ;  et  d'ail- 
leurs, les  archives,  —  il  est  à  peine  besoin  de  le  faire  remarquer 
—  étaient  protégées  contre  toute  tentative  de  ce  genre  par  les 
scellés  des  commissaires  qui  avaient  procédé  à  la  saisie  de  tout  le 
mobilier  de  la  communauté. 

Hector  Piers,  qui  savait  tant  de  choses,   mais  qui  prenait  plaisir 

1  Notre  laborieux  collègue,  M.  Le  Sergeant  de  Monnecove,  en  a  publié  l'Inventaire  dans  le 
tome  Y  du  Bulletin  de  la  Société,  pp.  217  et  suiv. 

1  Voir  une  note,  à  ce  sujet,  dans  le  Bulletin  de  la  Société  des  Antiquaires  de  la  Morinie,  t.  III, 
p.  135. 


s 


XV 


à  dissimuler  beaucoup  trop  soigneusement  la  source  où  il  avait 
puisé  ses  connaissances,  a  laissé  un  mot  qui  peut  servir  à  jeter 
quelque  lumière  sur  le  fait  qui  nous  occupe,  «  Le  18  mai  1794, 
»  dit-il,  on  fut  obligé  d'envoyer  à  l'arsenal  34,892  volumes  l,  pour 
*  la  fabrique  des  gargousses  *.  »  Quels  étaient  ces  documents,  sinon 
des  registres  et  des  cahiers  en  parchemin,  provenant  des  archives  3  ? 
Et  si  Ton  prit  les  cahiers,  les  registres,  les  terriers,  les  rouleaux,  les 
cueilloirs  et  les  comptes,  épargna-t-on  les  chartes,  dont  un  grand 
nombre  étaient,  à  raison  même  de  leurs  dimensions,  beaucoup  plus 
utilisables  pour  le  but  proposé  ? 

Il  y  a  d'autres  indices.  Le  même  Hector  Piers  nous  apprend  que 
le  célèbre  baronnet,  sir  Thomas  Phillipps,  de  Middlehill  Castle, 
a  recueilli  plusieurs  chartes  de  Saint- Bertin  4  ;  et  Pérudit  collection- 
neur n'a  pas  fait  mystère  de  sa  découverte.  Il  en  a  informé  lui- 
même  le  public  dans  le  tome  XXV  de  YArchœologia,  publié  en  1833 
par  la  Société  des  Antiquaires  de  Londres  5,  et  il  a  communiqué  à 
cette  docte  compagnie,  qui  les  a  fait  imprimer,  deux  chartes  origi- 
nales, relatives  à  une  possession  de  Saint-Bertin  en  Angleterre,  le 
prieuré  de  Throwley,   situé  à  quelques  milles  de  Cantorbéry. 

D'un  autre  côté,  presque  à  la  même  époque,  notre  savant  et  re- 
gretté collègue,  M.  Charles  Henneguier,  trouva  l'occasion  d'acquérir 
aussi  un  lot  de  chartes  de  Saint-Bertin  \  C'étaient  les  originaux 
de  seize  bulles  pontificales,  de  1097  à  1271,  dont  la  liste  a  été  publiée  en 
1833  par  M.  Pigault  de  Beaupré,  une  charte  de  Philippe  le  Hardi,  duc 
de  Bourgogne,  du  29  août  1391,  et  un  sceau  de  Robert  d'Artois,  frère  de 
saint  Louis,  détaché  du  titre  auquel  il  avait  été  appendu. 

1  Lisez  livres,  en  poids,  et  non  volumes. 

*  Variétés  historiques  sur  la  ville  de  Saint-Omer,  p.  205.  Le  lait  est  consigné,  d'ailleurs  dans  la 
préface  du  Catalogue  des  mss  de  la  bibliothèque  de  Saint-Omer,  p.  9. 

1  Ce  n'étaient  pas  les  manuscrits  de  la  bibliothèque,  puisqu'on  les  possède  encore  à  peu 
prés  tous,  tandis  que  le  département  n'a  guère  recueilli,  en  fait  de  registres,  que  des  volumes  en 
papier. 

*  Variétés  cit.,  note  49,  p.  254. 

5  I™  partie,  pp.  146-150.  La  communication  est  du  7  juin  1832. 

'  Voir  une  note  de  M.  Pigault  de  Beaupré  (Mém.  de  la  Soc.  des  Àntiq.  de  la  M.,  1. 1,  p.  233). 


JÉ>V 


—    XVI    — 


Ces  documents,  tant  ceux  du  baronnet  Phillipps,  que  ceux  de 
M,  Charles  Henneguier,  ont  été  recueillis  à  Calais,  vers  Pan  1832; 
et  leur  origine,  à  ce  que  l'on  déclarait,  en  était  des  plus  mysté- 
rieuses.  En  effet,  les  chartes  de  Throwley  provenaient,  disait-on,  d'une 
cachette,  pratiquée  dans  les  fondations  de  l'abbaye  de  Saint-Josse;  et  les 
bulles  pontificales  s'étaient  trouvées  renfermées,  on  ne  sait  comment,  dans 
un  coffret  en  cuivre  ciselé,  soigneusement  encastré  dans  la  maçonnerie  du 
maître  autel  de  Saint-Bertin,  démoli  par  les  acquéreurs  en  1793  I 

Le  garde  d'Artillerie  de  l'Arsenal  de  Calais,  ou,  du  moins,  le 
préposé  de  la  confection  des  gargousses,  avait  l'imagination  fertile  ! 

Quoi  qu'il  en  soit,  à  la  réserve  de  ces  rares  épaves,  qui  toutes,  d'ail- 
leurs, sont  aujourd'hui  sorties  de  France,  les  chartes  de  £aint-Bertin  ont 
péri  dans  le  naufrage  où  se  sont  englouties  tant  de  richesses  historiques, 
et  il  n'y  a  plus  à  espérer  d'en  retrouver  aucune  \ 


VI 


C'est  ce  qui  rend  d'autant  plus  précieuse  la  collection  du  Grand 
Cartulaire,  que  Dom  Dewitte  a  été  assez  heureux  pour  conserver 
par  devers  lui.  Au  moment  où  la  Révolution  éclata,  le  savant  reli- 
gieux n'habitait  plus  dans  le  Monastère  proprement  dit  *.  Son 
œuvre  n'avait  pas  encore  pris  place  dans  les  Archives  :  il  l'avait 
emportée  dans  sa  cellule,  au  collège,  pour  y  travailler  avec  plus  de 
facilité  ;  et  quand  il  en  sortit,  le  30  juin  1790,  il  trouva  le  moyen 
de  la  faire  regarder  comme  sa  propriété  personnelle.  C'était  justice* 
Quel  besoin,  d'ailleurs,  la  Nation   pouvait-elle  avoir    de   ces  papiers  ? 

1  II  y  avait  longtemps,  du  reste,  que  Ton  avait  commis,  dans  ce  dépôt,  des  infidélités  du  même 
genre.  Dés  Tan  1818,  M.  E.-J.  Curling,  consul  de  Hollande  à  Deal,  avait  acheté,  également  à  Calais, 
un  rouleau  en  parchemin  de  trois  métrés  soixante-trois  centimètres  de  longueur,  provenant  des 
archives  de  Saint-Bertin,  et  contenant  l'inventaire  des  reliques  de  la  trésorerie,  dressé  en  1465,  et 
publié  en  1842  dans  le  Gentleman' s  Magazine.  —  De  Laplane,  les  Abbés  de  S.  B.,  t.  II,  p.  17. 

*  U  avait  été  nommé  Régent  du  collège  le  26  mars  1784. 


—    XVII    — 


Tout  au  plus  en  aurait-elle  envié  la  couverture,  qui  était  en  par- 
chemin. On  respecta  donc  dans  sa  retraite  ce  vieux  moine,  qui  con- 
tinuait à  relire  la  copie  des  actes  surannés  au  déchiffrement  desquels 
il  aVait  usé  sa  vue.  Il  en  dressait  des  tables,  il  en  faisait  des  ex- 
traits, il  y  écrivait  des  sommaires  marginaux  ;  il  dressait  le  cata- 
logue de  tous  ses  frères  en  religion,  depuis  saint  Bertin  lui-même, 
jusqu'au  dernier  profès  ;  et  il  dédiait  son  œuvre  à  la  Postérité  l 
espérant  qu'un  jour  viendrait  où  justice  serait  rendue  aux  victimes 
des  passions  populaires  ;  puis  il  descendit  dans  la  tombe,  à  quatre- 
vingt-deux  ans,  brisé  par  le  chagrin  non  moins  que  par  l'âge  (31 
août  1807),  après  avoir  vu  disloquer  et  vendre  pièce  à  pièce  les  bâ- 
timents séculaires  où  s'était  écoulée  sa  vie  religieuse,  et  où  il 
avait  voué  la  psalmodie  perpétuelle,  si  lamentablement  interrompue...  \ 


VII 


Eœegi  monumentum  !  Il  avait  élevé  son  monument,  copie  fidèle 
de  toutes  les  chartes  que  le  vent  de  la  tempête  avait  dispersées 
comme  des  feuilles  mortes  ;  et  il  se  trouva  un  bibliothécaire  de  Saint- 
Omer,#  l'abbé  Aubin,  assez  intelligent  pour  recueillir  cette  succession. 
Ce  sera  son  honneur,  comme  celui  de  la  municipalité  de  cette  ville, 
d'avoir  acquis  pour  la  Bibliothèque  communale  les  manuscrits  de 
Dom  Dewiite,  et  principalement  son  Grand  Cartulaire,  ou  recueil 
général  des  chartes  et  titres  de  Vabbaye  de  Saint-Bertin,  depuis 
Pan  648  jusqu'à  Pan  1790  *,  le  tout  tiré  et  copié  sur  les  originaux  repo- 
sans  aux  archives  de  ladite  abbaye,  et  à  leur  défaut  sur  les  plus 
anciens  cartulaires ,  avec  la  devise:  Deus  meus  adjulor  meus , 
1775-1790. 

1  C'est  ce  qu'on  lit  en  grandes  lettres  à  la  première  page  du  ms  n*  815  (Catalogue  rel.  Bert. 
qui  colligi  potuerunf). 

*  Bibliothèque  de  la  ville  de  St-Omer,  n*  803. 


—  xnu  — 


Sans  doute,  ces  copies  ne  valent  pas  les  originaux.  Dom  Dewitte 
n'était  pas  un  diplomatiste  de  premier  ordre,  bien  que  M.  de  Bréquigny, 
qui  s'y  connaissait  et  qui  l'avait  vu  à  l'œuvre,  l'ait  qualifié  de  «  savant, 
fort  exercé  à  lire  les  anciennes  écritures  *.  »  Il  a  quelquefois  des  igno- 
rances et  des  naïvetés  qui  font  sourire,  jusqu'à  se  brouiller  dans  l'inter- 
prétation, pourtant  si  simple,  des  abréviations  per  et  pro.  Son  sys- 
tème de  chronologie  est  déplorable.  C'est  à  peine  si,  de  loin  en 
loin,  il  paraît  soupçonner  que  les  chronologistes  du  moyen  âge  ne 
dataient  pas,  comme  nous,  l'année  du  premier  janvier.  De  là ,  ses 
perpétuelles  interpositions  de  pièces,  classées  d'après  l'année  appa- 
rente, au  lieu  de  sa  ranger  suivant  le  cours  de  l'année  réelle* 
Quand  l'évidence*  est  trop  forte,  il  gourmande  les  notaires  qui,  à  son 
jugement,  ont  écrit  1246,  au  lieu  de  1247,  et  n'ont  pas  voulu  cor- 
riger leur  inadvertance,  de  peur  d'encourir  le  reproche  d'interpola- 
tion f.  Une  fois,  il  avoue  que,  dans  ce  temps-là,  l'année  ne  finis- 
sait qu'aux  Pâques  ;  mais  il  n'en  poursuit  pas  moins  son  système. 
Confiant  en  lui-même,  il  néglige  toutes  les  autorités  extrinsèques. 
Peu  lui  importe  que  Du  Chesue,  que  Malbrancq,  que  d'autres,  aient 
copié  avant  lui  les  pièces  qu'il  a  sous  les  yeux  :  il  ne  prend  pas  la 
peine  de  les  consulter,  et  il  aime  mieux  lire  mal  que  de  lire  avec 
len  yeux  des  autres  a.  J'aime  ce  scrupule,  qui  me  donne  un  gage 
de  fidélité  dans  l'exactitude  de  la  transcription,  alors  même  que,  ne 
comprenant  pas  le  flamand,  il  date  de  1262,  en  avance  d'un  siècle 
entier,  un   acte  de  Louis  de   Maie,  comte  de  Flandre  4. 

Malgré  ces  défauts,  que  je  me  fais  un  devoir  de  constater,  mais 
qui  sont  rares,  le  Grand  Cartulaire  n'en  garde  pas  moins  sa  très 
haute  valeur.  Il  n'y  a  pas  de  copiste  qui  ne  soit  sujet  à  avoir  des 
distractions ,  pas  de  transcripteur  qui  ne  commette  une  bévue.  Si 
Dom    Dewitte  ccrit  quelquefois    Anum    pour    Anvin,    Kiemule  pour 

1  IHpUtmala,  cartœ,  etc.,  t.  I,  prolégomènes,  p.  297. 

•  Voir,  par  exemple,  la  note  marginale  inscrite  à  la  p.  91  du  IIP  volume. 

1  Voir  le  testament  de  Baudouin  do  Guînes,  du  9  janvier  1245. 

4  C'eut  le  ii«  188  du  IIKvolume. 


—    XIX   — 


Kienville,  des  archivistes  d'Etat,  et  j'en  connais  des  mieux  notés, 
ont  lu  Hela  pour  Helci,  vir  pour  oïr,  Inwerled  pour  Niwerled,  etc. 
etc.   Le   mérite  d'une  œuvre  ne  saurait  être  atteint  par  ces  lapsus  : 

Non  ego  paucis 
Oiïendar  maculis,  quas  aut  incuria  fudit, 
Aut  humana  parum  cavit  natura  \ 

Il  ne  faut  pas  oublier  que  nous  avons-là,  dans  leur  substance  et 
dans  tous  leurs  détails,  plus  de  quatre  mille  titres  divers  de  648  à  1600, 
dont  les  neuf  dixièmes  sont  inédits  2  !  ces  titres  intéressent  non- 
seulement  la  ville  et  l'arrondissement  de  Saint-Omer,  mais  encore 
tous  les  autres  arrondissements  du  Pas-de-Calais,  l'arrondissement  de 
Laon  \Aisne),  les  arrondissements  de  Dunkerque,  d'Hazebrouck  et  de 
Lille  du  département  du  Nord,  les  arrondissements  de  Bruges,  de 
Dixmude,  de  Fumes,  d'Ostende,  de  Roulers,  de  Thielt  et  d'Ypres  de 
la  Flandre  occidentale  belge,  sans  parler  de  plusieuis  paroisses  du 
Ponthieu,  du  Santerre,  du  Vermandois,  du  Cambrésis,  des  paroisses 
allemandes  des  environs  de  Cologne,  et  de  plusieurs  villages  anglais 
voisins  de  Cantorbéry.  Quel  trésor  pour  la  diplomatique  et  pour 
l'histoire  du  pays  !  Quelle  richesse  pour  l'érudition  locale ,  et  pour 
l'étude  comparée  des  mœurs,  des  usages  et  des  institutions  politiques! 


VIII 


On  parle  quelquefois  de  la  poudre  des  Bibliothèques....  Cette 
injure  du  temps  et  ce  dédain  des  hommes  ont  longtemps  pesé,  et  je 
puis  le  dire,  pèsent  encore  sur  le  Grand  Cartulaire  de  Saint-Bertin. 
C'est  une  forêt  si  vasie  que  les  plus  intrépides  ont  peine  à  s'y 
aventurer.    Les   deux    petits    volumes    de    tables   que    Dom    Dewitte 

1  Horace,  Art.  poét,  v.  351-353. 

*  Le  total  des  articles  transcrits,  de  648  à  1600,  ne  va  qu'à  3913  ;  mais  il  y  a  un  certain  nombre 
de  chiffres  bissés  et  beaucoup  de  vidimus  qui  renferment  plusieurs  actes  différents  sous  un  spuI 
Doméro. 


I 
■  I 


nous  a  laissées,  ont  été  dressées  au  point  de  vue  de  l'administra- 
tion du  Monastère,  et  sont  d'un  faible  secours  pour  les  recherches 
historiques.  Pour  être  sûr  d'y  trouver  ce  que  l'on  cherche,  il  faut 
se  résigner  à  tout,  lire  I  Or,  si.  j'en  excepte  feu  M.  Alexandre 
Hermand  et  M.  Louis  Deschamps  de  Pas,  je  ne  connais  personne, 
pas  même  M.  Henri  de  Laplane,  ni  M,  A.  Courtois,  qui  ait  eu  la 
patience  de  le  faire. 

La  faute  en  est  bien  un  peu  au  Chartularium  Silhiense ,  que 
M.  Guérard,  de  l'Institut,  a  fait  imprimer,  en  1841,  dans  la  collec- 
tion des  Documenta  inédits  sur  V Histoire  de  France  ,  publiés  sous 
les  auspices  du  Ministère  de  l'Instruction  publique.  Lorsque  parut 
cet  ouvrage,  intéressant  à  tant  de  titres  et  orné  d'une  remarquable 
Introduction,  il  fut  accueilli  comme  une  révélation  par  les  érudits  du 
nord  de  la  France,  qui  y  purent  enfin  savourer,  dans  un  autre  latin 
que  celui  de  Malbrancq,  le  charme  des  Monumenta  Bertiniensium. 
Que  pouvait-on  souhaiter  de  plus  ?  On  y  trouvait  la  chronique  du 
Monastère,  des  chartes  inédites  et  variées,  des  renseignements  curieux, 
le  tout  illustré  par  des  tables  copieuses  où  le  moindre  nom  propre 
est  exactement  renseigné.  La  plupart  s'en  contentèrent,  et  l'on  oublia 
presque  l'existence  du   Grand  Cartulaire. 

Pourtant,  si  la  publication  du  Chartularium  Sithiense  fut  une 
satisfaction  donnée  au  besoin  impérieux  qu'on  éprouve  aujourd'hui 
de  retremper  l'histoire  aux  sources  vives  des  documents  primitifs, 
les  défauts  de  l'œuvre  ne  tardèrent  point  à  se  manifester.  L'éditeur, 
malgré  son  incontestable  érudition  et  sa  non  moins  certaine  bonne 
volonté,  s'était  donné  le  tort  de  se  cantonner  dans  le  texte  d'un  seul 
manuscrit,  le  n<>721  de  l'ancienne  Bibliothèque  Bertinienne.  Comment 
n'a-t-ii  pas  su,  et  lui  était-il  impossible  de  savoir,  que  Dom  Dewitte 
avait  laissé  une  transcription  littérale  et  fidèle  du  Velus  Folcwinus 
dans  le  ms  n©  815  de  la  Bibliothèque   de  Saint-Omer.  ? 

Quant  à  la  partie  subséquente,  celle  qui  est  l'œuvre  de  l'abbé 
Simon  et  de  ses  continuateurs,  il  n'avait  pas  le  même  choix,  le  car- 
tulaire autographe  étant  perdu,  et   le  ms  n°  723    s'étant  momentané- 


—    XXI   — 


ment  éclipsé.  Force  était  doue  de  se  contenter  de  la  copie  due  à  la 
plume  d'Alard  Tassa rt  —  la  seule  qui  existât  —  malgré  les  trop 
visibles   imperfections   qui  la  déparent 

Mais,  si  le  savant  membre  de  l'Institut  est  excusable  en  ce  der- 
nier point,  je  me  demande  si  M.  Claude,  son  collaborateur,  aux  soins 
de  qui  il  remettait  avec  confiance  «  la  plus  forte  partie  du  travail  *  », 
n'aurait  pas  dû,  en  éditant  ces  deux  parties  du  Chartularium  Si- 
thiense  et  en  révisant  le  texte  des  cent  vingt-quatre  diplômes,  de  648 
à  1186,  qui  y  sont  insérés,  s'inquiéter  d'en  collationner  le  texte  sur 
les  copies  que  contient  le  Grand  Cartulaire.  Il  y  en  aurait  trouvé 
soixante-dix,  dont  la  transcription  était  faite  d'après  les  originaux, 
et  il  aurait  pris  l'occasion  de  vérifier,  en  même  temps,  ne  fut-ce  que 
dans  la  collection  Moreau  qu'il  avait  sous  la  main,  si  le  texte  des  cin- 
quante-quatre autres  pièces  qu'il  lisait  dans  Tassart  et  dans  le  manus- 
crit n<>  721,  concordait  avec  les  leçons  que  Dom  Dewitte  avait 
recueillies  dans  les  manuscrits  plus  anciens  dont  on  regrettait  la 
perte. 

Ces  desiderata  df  l'édition  Guérard,  pour  n'être  appréciés  que  des 
hommes  spéciaux,  voués  au  méticuleux  labeur  de  l'érudition  locale,  durent 
nécessairement  ramener  les  esprits  —  je  parle  ici  des  délicats,  les  autres 
se  contentent  de  peu  —  à  l'étude  du  Grand  Car'.ulaire.  Aussi,  ne  faut- 
il  pas  s'étonner  de  voir  qu'en  1847  deux  députés  du  Pas-de-Calais,  anti- 
quaires aussi  distingués  que  passionnémejt  épris  des  intérêts  scientifi- 
ques de  la  province,  MM.  H.  de  Laplane  et  Quenson,  faisaient  d'instantes 
déuj arches  auprès  du  Ministre  de  l'Instruction  publique,  alors  M.  de 
Salvandy,  pour  obtenir  de  lui  qu'il  voulût  bien  patronner  le  projet  d'une 
édition  intégrale  de  l'œuvre  qui  a  immortalisé  le  nom  de  Dom  Charles 
Dewitte2.  Ils  sentaient  que  le  gouvernement  seul  était  capaMe  de  faire 
face  aux  dépenses  d'une  si  grosse  entreprise  ;  mais  le  gouvernement  ne 
peut  pas  tout  faire,  et  il  y  a  en  France  bien  des  Cartulaires  à 
publier  ! 

*  Préface,  p.  lxxx. 

1  M.  de  Laplane,  Les  Abbés  de  S.  Bertin,  t.  II,  p.  480,  note  (2). 

ni 


l/*w 


—  xxn  — 


Cependant  le  Ministère  de  l'Instruction  publique  ne  s'en  tint  pas,  ett 
ce  qui  concerne  les  chartes  de  S.  Bertin,  à  l'édition  si  imparfaite  de 
M.  Guérard.  M.  H.  de  Laplane  ayant  eu  la  bonne  fortune  de  retrouver 
quelque  part  —  n'était-ce  pas  dans  la  bibliothèque  de  M.  Ch.  Ilenne- 
guier  ?  —  le  manuscrit  n°  723,  contenant  une  rédaction  ancienne  de  ce 
qu'on  appelle  le  Chartularium  Simonis,  et  la  Bibliothèque  de  Boulogne 
ayant  eu  le  bonheur  d'acquérir  cette  précieuse  épave  du  xm*  siècle,  un 
érudit  patient  et  sagace,  qui  a  bien  mérité  de  son  pays,  M.  François  Mo- 
rand, en  a  fait  l'objet  d'un  travail  rectificatif,  qui  a  été  accepté  par  le 
Comité  des  Travaux  historiques,  et  publié  pour  faire  suite  au  Chartu- 
larium  Sithiense,  dont  il  est  devenu  le  complément  indispensable  \ 

L'élan  était  donné;  Pendant  que  M.  F.  Morand  publiait  son  œuvre 
de  rectification,  un  vaillant  élève  de  l'Ecole  des  chartes,  M.  Alexandre 
Desplanque,  s'occupait,  lui,  du  Grand  Cartulaire  dont  il  avait  dé- 
pouillé, tout  Je  premier  volume.  Reprenant,  à  leur  source,  les  grands 
travaux  de  Miraeus  et  de  Foppens,  il  mettait  sous  presse  un  Cartu- 
laire du  Nord  de  la  France ;  dans  lequel  il  faisait  entrer  tous  les  diplômes 
inédits  relatifs  à  l'histoire  de  la  province  ecclésiastique  actuelle  de  Cam- 
brai, jusqu'à  la  fin  du  xn6  siècle.  C'était  une  œuvre  qui  demandait 
une  érudition  consomtnée,  des  recherches  infinies,  une  longue  expé- 
rience de  la  diplomatique  et  de  ses  mystères  les  plus  intimes.  Succes- 
seur des  Godefroid  et  des  Le  Glay,  le  jeune  archiviste  du  Nord  avait  ces 
qualités  :  iî  avait  surtout  ce  mens  divinior  qui  fait  le  Bénédictin, 
^intuition  juste  et  sagaçe,  jointe  à  une  infatigable  patience.  Déjà,  en 
1869,  ses  matériaux  étaient  amassés,  onze  feuilles  in-4°  étaient  sous 
presse  :  les  chartes  de  Saint-Bertin  y  prenaient  rang  et  n'étaient  pas 
la  moins  curieuse  ni  la  moins  intéressante  partie  du  recueil  ;  mais 
Fauteur,  miné  depuis  longtemps  par  un  mal  inexorable,  succombait  au 
pied  de  son  œuvre,  à  peine  âgé  de  trente-cinq  ans,  le  8  février  1871, 


1  Appendice  au  Cartulaire  de  l abbaye  de  Saint-Bertin,  publié  par  M.  François  Morand,  membre 
non  résidant  du  Comité  des  Travaux  historiques,  Paris,  Imprimerie  impériale,  1867,  in-V  de 
pp.  xviii,  111. 


-     •_!«■      -* 


—   XXIII  — 


sans  que  personne,  en  cette  année  terrible,  jugeât  pouvoir  en    entre- 
prendre la  continuation  l  : 

Pendent  opéra  interrupta,  minseque 
Murorum  ingénies  * 


IX 


Un  estimable  archiviste  de  Belgique,  M.  Félix-Henri  D'Hoop,  fut  plus 
heureux.  Conservateur  des  archives  de  l'Etat,  à  Gand,  il  a  eu  la  bonne 
fortune  de  donner  au  public  une  édition  princeps  des  cent  soixante-dix- 
huit  chartes  originales,  de  l'an  745  à  l'année  1632,  qui  reposent  dans  le 
dépôt  confié  à  ses  soins,  et  qui  toutes  sont  transcrites  dans  le  Grand 
Cartulaire.  Ce  recueil,  qui  parut  en  1870,  et  qui  a  été  imprimé  aux 
frais  de  la  Société  d'Emulation  de  Bruges,  avec  la  correction,  le  luxe 
et  l'élégance  qui  distinguent  les  publications  de  cette  savante 
compagnie,  contient,  en  outre,  un  supplément  de  six  autres  pièces, 
empruntées  à  d'autres  sources,  et  qui  vont  de  l'an  769  à  l'année   1366  8. 

Au  point  de  vue  de  l'histoire  de  la  Belgique,  il  est  regrettable 
que  l'éditeur  des  chartes  de  Poperinghe  n'ait  pas  pris  connaissance  par 
lui-même  des  richesses  que  le  Grand  Carlulaire  aurait  pu  lui  fournir 
pour  compléter  son  œuvre.  Son  patriotisme  n'y  aurait  rien  perdu  ;  et  la 
science  avait  tout  à  y  gagner,  n'eût-il  fait  qu'y  chercher  le  moyen  de 
compléter  le  texte  mutilé  et  la  date  incisée  de  son  acte  n°  88. 


1  V.  la  Notice  sur  la  vie  et  les  travaux  de'  M.  Desplanque,  archiviste  du  Nord,  par  M.  l'abbé  De- 
haisnes,  in-8*  Lille,  1872,  pp.  22,  23. 

•  Virgile,  Enéide,  IV,  v.  88,  89. 

*  Recueil  des  chartes  du  prieuré  de  Saint-Bertin,  à  Poperinghe,  et  de  ses  dépendances,  à  Bas-War- 
nêton  et  à  Couckelaere,  déposées  aux  archives  de  Y  Etat  à  Gand  ;  edidit  F.-H.  D'Hoop,  Bruges,  Vande- 
Casteele-Werbrouck,  M.DCCC.LXX,  gr.  in-4*  de  pp.  xxxii,  324. 


.S-  i 


—   XXIV   — 


Après  l'érudition  française  et  l'érudition  belge,  je  m'attendais  à  voir 
'/érudition  allemande  s'exercer  sur  les  Monumenta  Bertiniensium.  Leur 
:»iace  était  marquée  d'avance  dans  la  collection  de  Pertz.  î.e  long  séjour 
que  feu  M.  I.  Ileller  avait  fait  à  Boulogne  et  à  Saint-Omer,  les  travaux 
de  minutieuse  collation  auxquels  il  s'était  livré  sur  les  manuscrits  Ber- 
tiniens  de  nos  deux  Bibliothèques  me  faisaient  espérer  que  le  Grand  Car- 
tulaire  allait  donner  un  contingent  notable  de  chartes  anciennes  à  ce 
Recueil  si  précieux  pour  l'histoire  de  nos  contrées.  Il  n'en  est  malheu- 
reusement rien. 

M.  0.  HolderEgger  a  fait  imprimer  le  résultat  de3  investigations  de 
son  docte  et  regretté  collègue,  mais  toute  l'œuvre,  exécutée  avec  une  re- 
marquable intelligence  et  un  sage  esprit  de  critique,  se  borne  à  refaire, 
telle  qu'elle  aurait  dû  être,  la  publication  de  M.  GuérarJ.  Restituant  à 
son  véritable  auteur,  Folcwiû,  abbé  de  Lobbes,  la  paternité  de  la  chro- 
nique de  Saint-Bertin,  qu'il  intitule  Gesta  abbatum  Sithiensiurn,  l'édi- 
teur en  a  rétabli  le  texte  dans  la  sincérité  de  sa  rédaction  primitive,  à 
l'aide  du  Velus  Fo!cwinus9  copié  par  Dom  Dewitte  et  conservé  dans 
le  manuscrit  n°  S15  de  la  Bibliothèque  Audomaroisp,  Il  en  a  fait  autant 
pour  les  continuations  que  renferme  le  manuscrit  723  (nunc  146  A)  de 
la  Bibliothèque  de  Boulogne,  sur  lequel  a  travaillé  M.  Morand  ;  mais 
j'ai  le  regret  de  constater  qu'il  n'a  tiré  aucun  parti  d'un  autre  manus- 
crit, le  722  de  l'ancienne  Bibliothèque  Bertinienne,  alors  conservé  dans 
le  cabinet  de  M.  le  président  Quenson  et.  entré  depuis  à  la  Bibliothèque 
nationale  *.  Il  y  aurait  trouvé  une  seconde  copie  du  Vêtus  Folctoinus^  dont 
la  connaissance  pouvait  l'intéresser.  Quoi  qu'il  en  soit,  l'éditeur  allemand 

1  C'est  an  manuscrit  exécuté  en  1693  par  Dom  Bertin  Portebois,  volume  in-4*  sur  papier, 
classé  dans  le  catalogue  de  M.  Léopold  Delisle  sous  la  cote  Nouvelles  acquisitions,  Latin  275,  (ancien 
711  de  la  Bibliothèque  de  M.  Quenson). 


—    XXV    — 


des  Gesta  abbatum  Sithiensium  a  systématiquement  exclu  de  son  recueil 
le  texte  de  toutes  les  chartes,  laissant  ainsi  encore  une  fois  intact  pour 
une  autre   publication,  tout   le  mérite    du  travail  de  Dom  Dewitte  *. 


XI 


Je  m'en  attriste  à  la  fois  et  je  m'en  réjouis.  Je  m'en  attriste,  parce 
que,  depuis  cent  ans  et  plus  que  le  Grand  Car hdaire  a  été  rédigé,  tous 
les  érudits  passent  devant  cet  incomparable  recueil,  en  se  contentant  d'en 
saluer  platoniquement  le  mérite;  depuis  cent  ans  et  plus,  tous  les  travaux 
d'histoire  locale  qui  ont  été  composés  dans  nos  provinces  l'ont  été  sans 
que  l'œuvre  de  Dom  Dewitte  ait  contribué,  comme  elle  aurait  dû  le  faire,  k 
leur  composition;  depuis  cent  ans  et  plus,  les  veilles  laborieuses  du 
savant  bénédictin  sont  restées  lettre  morte  pour  ceux  qui  avaient  le  plus 
besoin  d'en  scruter  les  innombrables  secrets.  —  D'autre  part,  je  m'en 
réjouis,  parce  que,  dans  les  loisirs  que  m'ont  fait  les  événements,  je  puis 
espérer  d'en  révéler  enfin  toute  l'importance  à  la  France  studieuse,  à 
la  Belgique,  à  l'Angleterre,  à  l'Allemagne  elle-même,  qui  toutes  ont 
beaucoup  de  profit  à  en  tirer  pour  l'éclaircissement  de  leurs  annales. 

Je  m'adresse,  pour  cet  efiet,  à  la  Société  des  Antiquaires  de  la 
Morinie,  la  première  qui,  pour  mes  débuts  de  jeunesse,  m'ait  fait  l'hon- 
neur de  m'admettre  sur  la  liste  de  ses  membres  correspondants.  Cette 
cause  lui  est  sympathique  :  ses  annales  et  ses  publications,  vaillamment 
poursuivies  avec  un  courageux  labeur  depuis  plus  d'un  demi-siècle,  en 
témoignent  à  chaque  page.  Saint-Bertin,  après  Thérouanne,  et  autant 
que  Saint-Omer,  e^t  le  plus  beau  fleuron  de  sa  couronne.  N'est-ce  pas 
son  illustre  secrétaire-général,  M.  Henri  de  Laplane,  qui,  dans  son 
bel  ouvrage  sur  les    Abbés  de  Saint-Bertin  *  s'écriait  dans  son  en- 

1  Ce  travail,  qui  date  de  1881  fait  partie  de  la  continuation  des  Monumenta  Germâmes  historien, 
de  Pertz,  SS.  t.  XIII,  pp.  600-673. 

*  T.  II  p.  519,  ouvrage  auquel  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres  a  décerné  la  pre- 
mière médaille  d'or,  au  concours  des  Antiquités  nationales  en  1856. 


*■  y. 


—    XXVI    — 


thousiasme  :  «  Il  serait  à  désirer  que  le  magnifique  recueil  de  Dom 
99  Dewitte  pût  être  publié  :  quelle  mine  féconde  pour  notre  histoire  I  » 
N'edt-ce  pas  la  Société  elle-même  qui,  dans  sa  séance  du  10  novem- 
bre 1862,  sur  la  proposition  d'un  de  ses  membres,  a  exprimé  le  vœu 
de  voir  cette  pensée  mise  à  exécution  ?  N'est-ce  pas  elle  encore,  qui, 
le  4  mai  suivant,  déclarait  à  l'unanimité  que  l'un  des  meilleurs  et 
des  plus  utiles  travaux  historiques  dont  la  réalisation  était  désira- 
ble, serait  de  publier  le  plus  grand  nombre  possible  de  chartes  et 
autres  titres  inédits?  N'est-ce  pas  elle  qui  a  nommé  alors  une  com- 
mission, chargée  d'examiner  mûrement  en  quoi  cette  publication 
pourrait  consister  ?  Et  le  Grand  Cartulaire  n'était-il  pas,  en  cette 
circonstance,  le  principal  objet  de  ses  plus  légitimes  et  de  ses  plus 
impatientes  préoccupations  ? 

Eh  bien,  ce  que  la  docte  Société  à  laquelle  je  soumets  ce  travail, 
a  souhaité  voir  s'accomplir,  je  viens  lui  présenter  un  moyen  de  l'exécuter 
dans  la  mesure  du  possible,  sans  engager  plus  que  de  raison  les  res- 
sources dont  elle  peut  disposer. 


XII 


Publier  intégralement,  même  pour  la  seule  partie  antérieure  au 
xme  siècle,  le  Grand  Cartulaire,  il  n'y  faut  pas  songer  ;  mais  ne 
peut-on  pas  en  donner  au  public  une  analyse,  une  sorte  de  répertoire, 
qui  en  fasse  connaître  le  contenu  et  qui  en  signale  les  principales 
richesses  ? 

Cette  œuvre  m'a  tenté.  Prenant  pour  exemple  ce  que  MM.  de  Bré- 
quigny  et  Pardessus  ont  fait  pour  notre  pays  dans  leur  Table  chronolo- 
gique des  diplômes,  chartes,  titres  et  actes  imprimés  concernant  l'his- 
toire de  France;  —  ce  que  l'Académie  royale  de  Belgique  fait  exécuter 
pour  l'ensemble  des  documents  diplomatiques  qui  intéressent  l'histoire 
de  ce  Royaume,   sous  le  titre  de   Table  chronologique  des  chartes  et 


—   XXVII   — 


diplômes  imprimés  concernant  l'histoire  de  la  Belgique,  dont  le  sixième 
volume  vient  d'être  publié  par  M.  Alphonse  Wauters,  sous  les  auspices 
de  la  Commission  royale  d'Histoire,  —  j'ai  proposé  à  la  Société  des  Anti- 
quaires de  la  Morinie  de  donner  au  public  un  Répertoire  analytique,  ou 
un  Inventaire  sommaire,  de  tous  les  diplômes  dont  le  texte  a  été  transcrit 
par  Dom  Dewitte  dans  le  Grand  Cartulaire. 

Prenant  en  considération  Fidée  que  je  lui  soumettais,  cette  docte  So- 
ciété, qui  a  déjà  édité  en  un  volume  in-quarto  les  vieux  cartulaires  de 
Thérouanne  conservés  dans  la  bibliothèque  de  l'évêché  de  Bruges  \  m'a 
engagé  à  ne  point  me  contenter  de  donner  l'analyse  des  chartes  Borti- 
niennes.  Elle  a  voulu  que,  suivant  le  plan  adopté  par  M.  Teulet  pour  la 
publication  des  Layettes  du  trésor  des  chartes  de  France,  je  pusse  ajouter 
à  mes  analyses  le  texte  intégral,  ou  du  moins  un  extrait  textuel,  des  actes 
que  je  regarderais  comme  les  plus  importants  et  les  plus  utiles  pour  l'his- 
toire générale  des  contrées  où  l'abbaye  de  Saint-Bertin  avait  ses  pro- 
priétés 2.  De  cette  manière,  sans  trop  grever  son  modeste  budget,  elle  pou- 
vait espérer  de  mettre  le  plus  largement  possible  les  érudits  français,  an- 
glais, belges,  ou  allemands,  en  possession  des  principales  notions  histori- 
ques renfermées  dans  l'inestimable  collection,  à  la  composition  de  laquelle 
le  dernier  archiviste  de  Saint-Bertin  a  consacré  ses  veilles  laborieuses. 

Il  n'est  pas  besoin  de  dire  combien  cette  résolution  répondait  à  mes  plus 
intimes  désirs,  et  avec  quelle  ardeur  je  me  remis  immédiatement  au  tra- 
vail. Les  encouragements  les  plus  précieux  sont,  d'ailleurs,  venus  me  sou- 

m 

tenir  dans  cette  besogne  ardue  ;  et  je  m'estims  très  honoré  de  ceux  qui  m'ont- 
été  donnés  par  Son  Exe.  M.  le  Ministre  de  l'Instruction  publique,  lorsque,, 
sur  la  proposition  du  Comité  des  Travaux  historiques,  Elle  a  bien  voulu; 
accorder  à  cette  œuvre  le  bienfait  d'une  souscription,  avec  une  large  sub- 
Tention  de  son  département 3. 

Qu'il  me  soit  donc  permis  de  remercier  ici  Son  Exe.  M.  le  Ministre  de 
l'Instruction  publique  et  MM.  les  membres  du  Comité  des  Travaux  histo- 

1  Cartulaires  de  l'Eglise  de  Térouane.  publiés  par  Tn.  Duchet  et  Giry,  in-4  de  pp.  437,  St-Omer,  1881  • 
*  Bulletin  historique  de  la  Société,  13£  liv.,  t.  VII,  p.  364,  séance  du  7  juillet  1884. 
1  Ibid.,  p.  430,  séance  du  12  janvier  1885. 

IV 


—    XXVIII    — 


riques,  pour  la  générosité  dont  ils  ont  fait  preuve,  à  l'égard  d'une  publi- 
cation qui  en  était  encore  à  ses  débuts.  Puissé-je,  par  le  soin  et  l'attention 
que  j'ai  mis  à.m'acquitter  de  ma  tâche,  eh  mériter  la  continuation,  pour 
les  volumes  qui  restent  à  mettre  au  jour  ! 

Le  tome  Ier  des  Chartes  de  Saint-Bertin  comprend  huit  cent  soixante- 
sept  articles,  répondant  aux  deux  premiers  volumes  du  Grand  Cartulaire, 
et  donnant  le  texte,  l'analyse  ou  l'indication  de  tous  les  diplômes  qui  y  sont 
transcrits,  depuis  l'an  648  jusqu'à  la  fin  de  l'année  1240. 

Sur  ces  huit  cent  soixante-sept  articles,  deux  cent  soixante-douze  ont 
été  déjà  imprimés  dans  divers  recueils,  principalement  dans  le  Cartularium 
édité  par  M.  Guérard.  Je  ne  me  suis  pas  imposé  le  devoir  d'en  donner  la 
bibliographie  complète.  Malgré  la  bienveillance  inépuisable  que  M.  Malard, 
conservateur  de  la  bibliothèque  de  Saint-Omer,  et  M.  Martel,  conserva- 
teur de  la  bibliothèque  de  Boulogne,  m'ont  témoignée  à  l'envi  pour  secon- 
der mon  entreprise,  cela  m'eut  été  impossible  dans  l'ermitage  où  je  vis  ; 
et  j'ai  dû  me  borner  à  l'indication  d'une  seule  référence,  sous  chaque 
article,  en  prenant  soin  de  choisir,  autant  que  je  l'ai  pu,  la  prin- 
cipale. 

Parmi  les  articles  dont  le  texte  était  déjà  connu,  il  y  en  a  quatre- 
vingt-deux  qui  ont  été,  de  ma  part,  l'objet  de  diverses  rectifications,  néces- 
sitées parles  fautes  qui  s'y  étaient  introduites,  pour  l'orthographe  des  noms 
d'hommes  et  de  lieux. 

Les  actes  inédits  que  j'ai  publiés  intégralement,  sont  au  nombre  de  deux 
cent  cinquante-huit;  ceux  qui  ne  sont  donnés  que  par  analyse,  ou  par 
extraits,  s'élèvent  au  chiffre  de  deux  cent  trente-quatre  ;  ceux  enfin  qui 
ne  sont  l'objet  que  d'une  simple  indication,  au  nombre  de  cent  trois. 

Pour  chacune  de  ces  cinq  cent  quatre-vingt-quinze  pièces,  quelle  que 
soit  la  brièveté  de  l'analyse  qui  en  est  faite,  la  datation  et  les  signatures 
testimoniales  sont  toujours  données  in  extenso. 

En  tête  de  chaque  article,  le  lecteur  trouvera  énoncée  la  nature  de  la 
source  à  laquelle  Dom  Dewitte  a  emprunté  son  texte,  si  c'est  aux  origi- 
naux, ou  à  des  copies,  avec  l'indication  du  tome,  du  numéro  et  de  la  page 
du  Grand  Cartulaire  où  chaque  pièce  est  transcrite.  J'en  ai  discuté,  ou 


T"- 


—   XXIX    — 


rectifié  les  dates,  toutes  les  fois  qu'il  m'a  paru  utile  de  le  faire1.  Les 
sceaux  que  l'auteur  a  fait  dessiner  à  la  suite  de  chacun  des  diplômes  qui 
en  étaient  munis,  n'ont  pas  été  négligés  ;  et  une  note  spéciale,  imprimée  en 
petits  caractères,  donne  sur  ce  point,  toutes  les  fois  que  le  cas  y  échet,  la 
description  ou  les  références  nécessaires  pour  en  apprécier  la  forme,  la 
figure  et  la  légende. 

Enfin,  comme  il  existe  à  Paris,  dans  les  collections  de  Dom  Grenier  et 
de  Moreau,  un  certain  nombre  de  copies  de  nos  chartes,  j'ai  pris  soin  de 
relever  et  de  consigner  entre  parenthèses,  à  la  fin  de  mes  sommaires 
analytiques,  le  numéro  d'ordre  que  Dom  Dewitte  a  inscrit  en  tête  de  cha- 
cune de  ces  copies,  lors  des  envois  successifs  qu'il  en  a  faits  au  Comité  des 
Travaux  littéraires  *.  Pour  quelques-unes  de  ces  copies  que  j'ai  vues  dans 
Moreau,  j'ai  pu  m'assurer  que  le  consciencieux  archiviste  y  a  joint  des  re- 
hiarques  historiques,  destinées  à  faire  connaître  le  sujet,  l'occasion,  ou  le 
caractère  des  actes  isolés  qu'il  détachait  ainsi  de  son  grand  recueil  ;  et 
peut-être  y  aura-t-il  quelqu'un  qui  prendra  intérêt  à  les  consulter. 


XIII 


Les  préliminaires  que  je  viens  d'exposer  dans  les  paragraphes  qui 
précèdent,  ne  me  dispensent  pas  d'exposer  au  lecteur  l'intérêt  puissant 
qui  s'attache  aux  chartes  de  Saint-  Bertin. 

Un  homme  autorisé  en  ces  matières,  et  qui,  comme  tant  d'autres  éru- 
dits  de  la  Gaule  septentrionale,  a  passé  sa  vie  dans  la  lecture  et  l'étude 
de  ces  matières,  M.  Alphonse  Wauters,  a  dit  avec  beaucoup  de  raison  : 
«  Chacun  des  sillons  que  l'on  a  creusés  dans  le  domaine  de  l'histoire  a 
fourni  la  preuve  des  grands  services  que  la  publication  des  diplômes  est 

1  Lorsque  les  dates  données  par  Dom  Dewitte  ont  an  caractère  conjectural  que  rien  ne  me  com- 
mande de  contredire  ou  de  rectifier,  je  lui  en  laisse  la  responsabilité,  par  l'insertion  entre  paren- 
thèses des  deux  lettres  initiales  de  son  nom  (D.  W.) 

1  V.  ci-dessus,  p.  vni,  note  2. 


—    XXX    — 


appelée  à  rendre,  et  justifié  cette  phrase  que  nous  empruntons  à  de  Bré- 
quigny,  parce  qu'il  serait  impossible  de  parler  avec  plus  de  justice  et  plus 
d'autorité  : 

«  On  nous  objectera  peut-être  que  la  plus  grande  partie  de  cette  pro- 
»  digieuse  quantité  de  titres,  dont  nous  présentons  la  liste,  semble  ne 
»  concerner  que  des  fondations  de  monastères,  ou  des  concessions  faites 
»  aux  églises,  ce  qui  paraît  ne  regarder  que  nos  antiquités  ecclésiastiques. 
»  Nous  répondrons  qu'à  ce  titre  seul,  ces  pièces  ne  sont  point  étrangères 
w  à  notre  plan  ;  mais  nous  pouvons  assurer  déplus  que  si  on  examine  avec 
n  soin  les  chartes  dont  nous  ne  pouvons  indiquer  que  le  sujet  principal, 
»  on  n'en  trouvera  presqu'aucune  qui  ne  renferme  incidemment  des  traits 
»  propres  à  répandre  du  jour,  soit  sur  les  parties  essentielles  de  l'histoire 
»  générale,  la  chronologie,  la  géographie,  les  généalogies,  soit  sur  les 
n  parties  les  plus  intéressantes  de  l'histoire  particulière,  les  lois,  les 
»  usages  et  les  mœurs  de  nos  ancêtres.  » 

Tel  est  le  cas  des  chartes  de  Saint- Bertin.  Si  toutes  n'ont  pas  la 
même  importance,  il  n'en  est  aucune  qui  ne  renferme  son  enseignement 
et  qui  ne  présente  son  utilité.  Comme  le  dit  encore  M.  Wauters,  «  les 
plus  faibles  donations,  les  moindres  conventions  intervenues  entre  parti- 
culiers, méritent  d'être  signalées  avec  soin.  11  n'est  pas  un  acte  où  l'on 
ne  puisse  rencontrer  quelques  expressions  curieuses  à  noter,  une  indica- 
tion précieuse  à  recueillir.  L'un  aide  à  déterminer  le  nom  ancien  d'une 
localité  ou  d'un  cours  d'eau,  l'autre  révèle  le  nom  d'un  fonctionnaire, 
d'un  artiste,  d'un  lettré;  un  troisième  éclaircit  le  sens  d'une  locution 
peu  usitée  ;  un  quatrième  détermine  une  particularité  chronologique  *.  » 

Mais,  c'est  là  nous  arrêter  à  plaider  les  circonstances  atténuantes. 

Disons  plutôt  que  le  chartrier  d'une  abbaye  quelconque,  et  plus  qu'au- 
cun autre,  peut-être,  dans  notre  région  du  nord,  le  chartrier  de  Saint- 
Bertin  est  un  vaste  répertoire  où  est  inscrite,  à  chaque  page,  l'histoire 
d'une  puissante  institution  qui  est  la  base  de  l'état  social,  l'histoire  de  la 
propriété.  On  y  voit,  d'année  en  année,  comment  elle  s'acquiert,  s'affermit 

1  Alph.  Wauters,  Table  chronologique  cit.,  Introduction  an  1. 1",  1866,  p.  xvu;  De  Bréquigny,  Tablé 
chronologique  des  diplômes  cit.  t.  U,  p.  ni. 


~.*k.»  -*.        .   «*■-.  -À 


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—    XXXI    — 


et  se  conserve,  comment  elle  s'exploite  et  s'administre,  quelles  vicissitude» 
elle  a  subies,  quels  coups  de  force  sont  venus  quelquefois  la  mettre  en 
péril,  et  comment,  à  la  fin,  le  droit  a  prévalu  sur  l'injustice,  malgré 
l'effort  passager  de  la  violence.  On  ne  peut  suivre  un  à  un  cette  lofcgue 
série  de  titres  divers,  sans  y  trouver  le  reflet  vivant  de  tout  ce  que,  pen- 
dant tant  de  siècles,  l'humanité  a  aimé  ou  haï,  de  tout  ce  qui  a  fait,  dans 
l'intime  de  leur  existence,  la  satisfaction  ou  le  déboire  des  nombreuses 
générations  qui  nous  ont  précédés  sur  le  coin  de  terre  où  nous  vivons. 
Chacun  de  ces  parchemins  a  été  le  confident  d'une  joie,  ou  d'une  larmer 
dont  il  conserve  l'ineffaçable  et  fidèle  empreinte  :  c'est  mieux  qu'un  témoin 
c'est  une  relique  du  temps  passé. 

Je  lis  avec  plaisir  le  chroniqueur  qui  nous  raconte  les  événements  de 
son  époque.  Les  détails  anecdotiques,  les  traits  piquants  dont  son  œuvre  est 
parsemée  font  mes  délices.  Mais  comment  saurai-je  s'il  dit  la  vérité,  si 
les  pages  qu'il  me  présente  ne  sont  pas  un  roman  de  pure  imagination  ? 
Dans  les  chartes,  au  contraire,  tout  est  authentique,  certain,  précis,  indu- 
bitable. Leur  témoignage  est  contradictoirement  établi,  sous  le  contrôle 
de  la  partie  adverse,  avec  l'approbation  et  la  reconnaissance  de  l'autorité 
souveraine,  en  présence  d'une  imposante  assemblée  de  notables  qui  y 
apposent  leur  signature.  C'est  la  plus  pure  de  toutes  les  sources  où  il  soit 
possible  de  puiser  un  renseignement  historique. 


XIV 


Je  n'entreprendrai  point  de  passer  ici  en  revue  les  leçons  que  renferment 
nos  chartes  sur  les  institutions  civiles  et  religieuses  des  différentes  épo- 
ques auxquelles  elles  appartiennent.  Le  champ  de  l'analyse  veut  être  plus 
étendu  que  les  limites  d'un  simple  monastère.  Bréquigny  et  Pardessus, 
pour  étudier  à  fond  une  question  aussi  complexe,  en  la  restreignant  à  la 
seule  période  de  nos  origines  Mérovingiennes,  ont  réuni  en  un  fais- 


—    XXXII    — 


ceau  toutes   les  chartes  de  France    et  publié  deux  volumes  in-folio  *. 

Qu'il  me  soit  permis  d'être  moins  ambitieux,  et  de  me  borner  à  signa- 
ler seulement  au  lecteur  quelques  points  particuliers,  dignes  de  fixer  son 
attention. 

Ce  qui  frappe  tout  d'abord,  en  parcourant  cette  longue  série  de  di- 
plômes ,  c'est  l'intérêt  qu'ils  présentent  pour  l'étude  générale  de  l'histoire 
de  France.  On  y  voit  paraître  successivement  les  rois  Mérovingiens,  dont 
les  privilèges,  déjà  imprimés  dans  le  recueil  de  Bréquigny  *  et  dans  le 
Cartulaire  de  M.  Guérard,  ont  été  trop  longuement  commentés  pour  que 
j'aie  besoin  de  m'y  arrêter  dans  cette  Introduction  ;  puis,  ce  sont  les  Caro- 
lingiens, à  la  tête  desquels  brille  d'un  éclat  incomparable  l'empereur 
Charlemagne,  dont  on  trouvera  sous  le  n°  25  un  acte  inédit,  qui  est  mal- 
heureusement d'une  authenticité  fort  suspecte,  mais  qui  renferme  néan- 
moins des  notions  que  l'histoire  ne  doit  pas  dédaigner  de  recueillir,  après 
les  avoir  examinées  et  discutées. 

Enfin,  lorsque,  sous  le  règne  de  ses  infirmes  successeurs,  la  nuit  se 
fait,  éclairée  seulement  par  les  lueurs  sinistres  de  la  torche  incendiaire 
que  promènent  partout  les  Normands,  nous  assistons  à  la  naissance  de  la 
grande  Maison  des  marquis  de  Flandre,  qui  deviennent,  pendant  plus  de 
deux  siècles  et  demi,  les  véritables  rois  de  nos  contrées.  C'est  à  peine  s'il 
est  fait  alors  quelque  mention  passagère  de  leurs  suzerains  honorifiques, 
les  rois  de  France,  de  Lothaire  à  Philippe  Auguste. 

Dès  l'an  938,  Arnoul  de  Flandre  dispose  en  pleine  propriété  des  terres 
fiscales  du  pays,  en  donnant  aux  moines  de  Saint-Bertin  les  domaines  de 
Marck-en-Calaisis,  d'Arqués  et  de  Peiresse  etc.  (actes  nos  56,  57,  62). 

Ses  successeurs,  de  Baudouin  de  Lille  à  Baudouin  de  Constantinople 
(1042-1202),  n'ont  pas  laissé  moins  de  soixante-dix  chartes,  dont  trente- 
sept  inédites,  dans  le  trésor  de  Sithiu.  Elles  sont  toutes  relatives  à  l'exer- 

1  Diplomate,  chartœ,  epistolœ,  leges,  aliaque  instrumenta  adres  gallo-francicas  spectantia,  2  v.  in  fol. 
publiés,  1843,  1849,  par  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles  Lettres. 

*  Bréquigny,  lorsqu'il  a  établi  le  texte  de  ses  Diplomata,  n'avait  encore  reçu  de  Dom  Dewitte 
que  la  copie  de  neuf  pièces  sur  douze.  Il  regrettait  amèrement  de  n'avoir  pas  les  trois  autres,  qui 
étaient,  dit-il,  «  pleines  de  fautes  »,  dans  les  éditions  qui  les  lui  avaient  fournies.  (Prolégomènes, 
du  1. 1«  p.  297). 


—    XXXIII   — 


cice  de  leur  souveraineté.  Ils  font  des  donations  à  l'abbaye,  ou  bien  ils 
confirment  celles  qui  sont  faites  par  leurs  sujets.  On  les  trouve  rendant 
la  justice,  ou  prenant  des  résolutions  administratives  et  politiques,  dans 
leurs  assises,  ou  cours  plénières,  de  l'Epiphanie  et  de  la  Pentecôte,  à 
Saint-Omer  (actes  nos71,  76),  à  Bergues-St-Winoc  (acte  n°  87),  à  Arras 
(acte  210),  à  Lille  (acte  80).  Un  nombreux  baronnage  y  assiste,  au  milieu 
duquel  figurent  les  comtes  de  Boulogne  et  de  Saint-Pol,  les  avoués  de 
Béthune,  les  châtelains  de  Saint-Omer,  les  membres  de  la  famille  du 
comte,  quelquefois  le  roi  de  France  lui-même,  comme  en  1063,  le  jeune 
Philippe  Ier,  alors  âgé  de  onze  ans,  rege  adhuo  puero  Philippo  (acte  n°  80). 

L'abbaye  de  Saint-Bertin  leur  est  redevable  de  toutes  sortes  de  libé- 
ralités et  de  privilèges.  Ils  lui  ont  donné  des  domaines  immenses,  par 
exemple  toute  la  forêt  de  Wulverdinghe,  les  bergeries  de  Ramscappelle- 
lez-Nieuport  et  de  Saint-Willibrord.  Ils  la  protègent  contre  toutes  les 
agressions  qui  lui  viennent  du  dehors.  Quelquefois,  il  est  vrai,  suivant 
leur  humeur  ou  leurs  intérêts  personnels,  ils  la  grèvent  à  leur  tour  ; 
mais  ce  n'e'st  jamais  pour  longtemps.  La  paix  se  fait,  ne  fut-ce  qu'au  lit 
de  mort,  lorsque  Baudouin  VII,  grand  persécuteur  des  églises,  reconnaît 
les  torts  de  sa  vie,  les  confesse  et  en  demande  miséricorde,  pour  obtenir 
que  sa  dépouille  mortelle  repose  auprès  de  celle  de  son  frère  Guillaume, 
au  milieu  des  moines  dont  il  espère  les  affectueuses  prières,  ut  per  hoc 
jpro  me  affectuosius  orare  debeant  (acte  n°  136)* 

Et  puis,  ce  sont  les  croisades,  où  Robert  de  Jérusalem  a  pris  une  glo- 
rieuse part,  où  le  comte  Thierry  d'Alsace,  son  neveu,  Philippe,  fils  de  ce 
dernier,  et  enfin  Baudouin  IX  ont  successivement  donné  le  concours  de 
leur  puissante  épée  (actes  n05 136,  230,  372,  457  etc.)  Tous  ces  événe- 
ments ont  leur  écho  dans  nos  chartes,  qui  viennent  apporter  un  appoint 
considérable  à  là  collection  des  actes  sur  lesquels  on  devra  s'appuyer,  pour 
refaire  avec  plus  de  méthode  et  de  solidité  V Histoire  des  comtes  de  Flan- 
dre,  si  brillamment  esquissée  il  y  a  quarante  ans,  par  M.  Edward  Le  Glay  *. 

1  2  vol.  in-8*  Paris,  1843,  au  Comptoir  des  Imprimeurs  unis,  15,  Quai  Malaquais.  —  C'est  une 
composition  où  le  lecteur  a  de  la  peine  à  se  retrouver,  par  suite  de  la  rareté  des  indications  chro- 
nologiques. 


.  « 


-^  ;>  «r  re^rne  de  Baudouin  VIII, 

..i  .-  :- S..iint-Bertin  dans   la  per- 

>.  .  /"esc  le  signal  d'une  grande 

-    .-.    5i.:::-Omer,  où    l'autorité  du 

ï  .    :-dle   des  comtes     flamands. 

.-  .  >  :    Saint-Bertin,  l'antique  tra- 

.    *:.$:::ution   des    sauvegardes    de 

_.?  îos  souverains   locaux;   ainsi 

■      u^ons,  le  prestige  du  sceptre  royal 

-.s  .::■  la  féodalité  (actes  nos  3S0,  400, 


XV 


■*. 


vv.s  importante  et  sous  l'autorité  des  comtes   de 

•^  .;y;\ir  litre  fréquemment  les  noms  des  comtes   de 

«.  v  >.u  .t-l\d,  et  ceux  des  principaux  seigneurs  de 

.0.  \U\  Auoun  d'eux  ne  s'approche  des  murs  du  mo- 

-:o-.'  Io  tribut  d'une  aumône,   ou  la  promesse  d'une 


1     V       Nî* 


x    ■•■.■%  .:o  lïuînos  sont  ceux  qui  s'y  montrent,  le  plus  souvent,  et 

.x  u  os  d\m  haut  intérêt.  Il  y  en  a  dix-sept,   de  1091  à  1210. 

v  A     .■    \:n  o:ti  ov  publiés  par  André  Du  Chesne,  dans  son  Histoire  gê- 

.    /.o  kVïio  maison  !  ;  mais  on  en  trouvera  plus  loin  quatre  dont 

vo  4.-.  o:::::'.o  do   Pu  Cange  n'a  eu  aucune  connaissance,  et  qui  ne  sont 

n,x  ,x  -o.o.ns  inioivssants  de  la  collection  (actes  nos  87,   111,  164,  543). 

v\»  \\\vm\  pu  s'attendre  à  ce  que  les  coffres  de  Saiut-Bertin   nous  of- 

%n,v.  ;;u  noiubro  considérable  de  diplômes  émanés  des  comtes  de  Bou- 


,«  .  ..  %«*i.-«-VV,v  ''''*'  ^tllsons  dc  Gvînes9  d'Ardues,  de  Oand  et  de  Govcy,par  André  Dv  Chesne, 
m» vif*'. .  in-!'.  Taris.  S.  Cïamoisy,  1631. 


—    XXXV   — 


logne,  dans  les  Etats  de  qui  étaient  sittfés  les  domaines  de  Calais  et  de 
Merch,  les  villages  de  Beuvrequen,  d'Offrethun  et  de  Tubersent.  Il  n'y 
en  a  que  cinq,  de  1093  à  1192,  savoir  :  un  de  Ste  Ide,  un  du  comte  Eus- 
tache  III,  et  trois  de  Renaud  et  Ide,  tous  relatifs  au  Calaisis. 

Les  comtes  de  Saint- Pol  n'en  présentent  pas  davantage.  Tout  ce 
qui  les  regarde  se  borne  à  des  actes  de  confirmation,  rédigés  en  termes 
brefs  et  presque  glacials,  qui  témoignent  de  rapports  difficiles,  ou  de 
vieilles  rancunes  dont  j'indiquerai  plus  loin  le  sujet.  Ce  sont  les  actes 
no«  277, 406,  487,  619  et  700. 

Plus  intimes  ont  été,  bien  que  quelquefois  fort  tendues,  les  relations  de 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  avec  les  châtelains  de  Saint-Omer  et  avec  les 
avoués  héréditaires  du  monastère.  Je  n'y  insisterai  pas  ici,  renvoyant  le 
lecteur  à  la  savante,  consciencieuse  et  complète  étude  qui  en  a  été  faite 
par  M.  A.  Giry,  dans  son  Histoire  de  la  ville  de  Saint-Omer  et  de  ses  insti- 
tutions jusqu'au  XIVe  siècle  \ 

J'ai  hâte  de  parler  d'une  autre  puissance  locale,  dont  l'existence  même 
est  restée  à  peu  près  inconnue  de  tous  ceux  qui  ont  écrit  les  annales  de 
notre  province.  Pour  avoir  eu  peu  de  durée  et  pour  ne  pas  être  classée 
dans  la  série  des  grands  fiefs  de  la  couronne  comtale  de  Flandre,  le 
comté  de  Warenne  — c'était  son  nom — n'en  a  pas  moins  eu  une  existence 
effective,  dont  la  preuve  est  dans  les  chartes  qu'on  lira  ci-après.  Sa  con- 
stitution appartient  probablement  à  l'initiative  du  comte  Philippe  d'Al- 
sace, et  ce  fut  comme  un  démembrement  de  son  fief,  opéré  sous  l'in- 
fluence de  cette  alliance  avec  l'Angleterre,  qui  séduisit  un  instant  l'esprit 
aventureux  des  grands  feudataires  du  nord,  et  qui  tomba  écrasée,  quelques 
années  plus  tard,  sous  les  coups  de  la  masse  d'armes  de  Philippe  Auguste. 

L'historien  des  comtes  de  Guines,  Lambert  d'Ardres,  en  a  signalé  l'o- 
rigine, au  chapitre  VI  de  sa  chronique,  quand  il  énumère  les  diverses  dis- 
tractions territoriales  qui  ont  diminué  successivement  laprimitive  étendue 
du  comté  dont  il  écrivait  les  annales.  Suivant  les  termes  de  son  récit,  les 

1  Un  vol.  gr.  in-8%  Paris,  F.  Vieweg,  1877,  dans  la  Bibliothèque  de  l'Ecole  des  Hautes- Eludes. 
Cf.  une  Etude  sur  les  châtelains  de  Saint-Omer,  dans  la  Bibliothèque  de  f Ecole  des  Charles^  t.  XXXV 
(1874),  p.  325,  et  t.  XXXVI  (1875),  p.  91 . 

y 


"I 


—   XXXVI   — 


domaines  de  Mentque  et  de  Cahem  ont  été,  à  une  époque  qu'il  ne  déter- 
mine point,  mais  qui  doit  être  voisine  des  années  1175-1180  *,  résignésentre 
les  mains  d'un  comte  de  Warenne,  qui  les  a  reçus  en  fief,  sans  que  personne 
y  contredît  :  Minthekensia  et  Quadhemensia  prœdiain  manus  Warennen- 
sis  comitis  resignata,  et  ab  eo,  nullo  adhuc  prœsente  et  contradicente \  in 
feodum  recepta  ».  Ce  comte  de  Warenne,  dont  l'éditeur  allemand  de  Lam- 
bert n'a  pas  su  définir  la  personnalité  (M.  de  Godefroy-Ménilglaise  n'a 
pas  été  plus  heureux  dans  la  note  26,  p.  413,  de  son  édition),  n'était  autre 
qu'Hamelin,  bâtard  d'Anjou,  fils  naturel  de  Geoffroy  Plantagenet,  marié 
avec  la  fille  unique  de  Guillaume  III,  comte  de  Varennes  et  de  Surrey, 
mort  à  la  seconde  croisade. 

Investi  d'un  fief  de  Flandre,  dont  le  siège  est  incertain,  quoiqu'il  y  ait 
lieu  de  penser,  d'après  renonciation  de  Lambert,  que  ce  doit  être  à  Cahem, 
hameau  de  Licques,  ou  à  Mentque-Nortbécourt,  le  comte  Hamelin  porta 
le  titre  d'avoué  de  Saint-Bertin,  Ecclesie  beati  Bertini  advocatus  8,  et  fit 
à  cette  abbaye  la  donation  de  trois  mesures  de  terre,  situées  à  Roquetoire, 
suivant  un  acte  (n°  325)  que  Dom  Dewitte  a  daté  de  1182,  et  qui  était 
muni  d'un  sceau  au  type  équestre,  avec  la  devise  :  Per  legem  et  pro 
lege.  L'année  suivante  (acte  n°  327),  nous  voyons  Philippe  d'Alsace  in- 
tervenir pour  confirmer  des  arrangements,  en  vertu  desquels  le  même 
comte  de  Warenne  prenait  ses  sûretés,  relativement  à  un  prêt  d'argent 
qu'il  avait  fait  à  Renaud  d'Aire.  Enfin,  en  1189,  cette  fois  dans  un  acte 
daté  avec  précision  (n°  365),  Hamelin  reparait  dans  nos  chartes,  pour  y 
exercer  son  office  de  suzerain,  en  confirmant  la  cession  qu'Heylewidis 


* 


1  H  y  a  lieu  de  rapprocher  de  cet  événement  un  fait  similaire,  la  donation  du  domaine  d'fler- 
binghen,  par  le  comte  de  Guînes,  à  Henri  au  court  mantel,  fils  aîné  du  roi  Henri  Plantagenet  (Lamb. 
Ard.,  ch.  xcu).  Henri  au  court  mantel,  compagnon  de  jeux  et  de  plaisirs  du  jeune  comte  Arnoul  de 
Gaines,  est  mort  en  1183. 

*  Lambert i  Ardensis  presbyteri  Historia  comitum  Ghisnensium,  publiée  par  M.  Joh.  Heller,  dans 
les  Monumenta  Germamœ  historica,  SS.  t.  XXIV,  1879,  p.  566.  Cf.  l'édition  latine-française  publiée  par 
M.  le  marquis  de  Godefroy-Ménilglaise,  sous  le  patronage  de  la  Société  des  Antiquaires  de  la  Mo- 
rinie,  in-8#,  Paris,  J.  Renouard,  1855,  p.  27. 

1  Le  nom  d'Hamelin  de  Warenne  a  échappé  à  M.  A.  Giry,  dans  la  liste  qu'il  a  dressée  de  ces- 
protecteurs  de  l'abbaye,  p.  132,  note  2. 


: 


-«.-* 


—   XXXVII    — 


cTAfiringues  et  son  fils  Guillaume  venaient  de  faire  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin,  des  droits  de  justice  qu'ils  tenaient  de  lui  sur  leurs  terres  du  Wal 
et  du  Bosc  d'Acquin. 

Ici  encore,  nous  retrouvons  un  indice  du  caractère  anglais  de  ce  nou- 
veau fief;  car,  en  1189,  Hamelin  de  Warenne  accompagnait  à  St-  Orner, 
suivant  toute  apparence,  le  roi  Richard  Ier  qui,  avant  de  partir  pour  la 
Croisade,  était  venu  conférer  de  son  entreprise  avec  le  comte  Philippe 
d'Alsace  (acte  366,  du  12  décembre).  Sa  résidence  ordinaire,  d'ailleurs, 
était  l'Angleterre,  où  le  P.  Anselme,  dans  son  Histoire  généalogique  et 
chronologique  de  la  Maison  de  France  *  ûous  le  montre  cité  dans  divers 
actes,  et  où  il  mourut  le  7  mai  1202  %  laissant  un  fils  nommé  Guillaume, 
qui  fut  son  héritier. 

Après  la  mort  d'IIamelin,  le  nom  du  fief  de  Warenne  continue  de  pa- 
raître dans  nos  actes,  où  nous  le  voyons  mentionné  en  1227  comme  une 
annexe  de  la  terre  de  Cahem,  lerram  de  Quahem  et  de  Warengia,  que 
Guillaume  Mauvoisin  déclare  tenir  «  des  comtes  de  Guînes  et  de  Wa- 
renne »  (acte  no  715);  mais  il  y  a  lieu  de  croire  que  ce  domaine  avait  été 
confisqué  par  le  prince  Louis,  durant  le  temps  qu'il  occupa  militairement 
les  environs  de  Saint-Omer.  C'est  du  moins  ce  qui  semble  résulter  du 
texte  de  l'acte  729,  où  il  est  stipulé  (février  1228),  que  Gauthier  Casier  et 
Rose  sa  femme,  engagistes  de  la  ferme  de  Coyecques,  devront  payer  au 
Roi  la  redevance  en  avoine  qui  était  due  au  comte  de  Warenne  :  Avenant 
quoque,  que  fuit  comitis  de  Warenna,  domino  Régi persolvent .  Ajoutons 
que  la  dénomination  de  comté  de  Warenne,  appliquée  à  une  partie  du  ter- 
ritoire de  nos  contrées,  a  persisté  au  moins  jusqu'à  Tannée  1258,  où  nous 
la  rencontrons  encore,  associée  cette  fois  au  nom  du  comté  de  Flandre, 
dans  une  sentence  du  Parlement,  où  cette  province  est  appelée  comitatum 
Flandrie  et  Warengues  \  énigme  indéchiffrable  pour  qui  ne  connaît  pas  les 
faits  qus  je  viens  de  rappeler. 


1  T.  VI,  foi.  26  C,  article  consacré  aux  Bâtards  d'Anjou,  comtes  de  Varennes  et  de  Surrey. 
1  On  lit  son  nom,  Amelius  cornes  Warennie,  sous  cette  date,  dans  le  martyrologe  de  Cantorbéry 
(Memonals  of  Richard  I,  t.  II,  p.  558),  parmi  les  Rerum  medii  mm  scriptores. 
*  QUm,  1. 1,  Enquêtes  de  1258,  n*  35,  p.  52. 


/ 
/ 


XXXVIII 


f' 


XVI 


Il  me  faudrait  donner  à  cette  Introduction  une  étendue  démesurée,  si 
je  voulais  continuer  à  énumérer  ainsi,  seulement  pour  la  France,  les  di- 
verses Maisons  seigneuriales  dont  les  membres  sont  mentionnés  le  plus 
souvent  dans  les  actes  que  nous  éditons.  Il  m'y  faudrait  parler  de  ce  qui 
concerne  l'histoire  des  avoués  de  Béthuneet  d'Arras,  des  châtelains  de 
Bergues,  de  Bourbourg,  de  Fumes,  des  seigneurs  d'Aire,  d'Heuchin,  de 
Fauquembergues,  de  Bomy,  de  Crecques,  de  Bazinghen,  d'Habarcq,  de 
Planques,  de  Ferques,  de  La  Fosse,  de  Clarques,  d'Annequin,  d'Alembon,. 
d'Anvin,  de  Brias,  de  Thiembronne,  etc.  etc.  Il  y  a  là  tous  les  éléments  d'un 
véritablenobiliaire,  que  je  recommande  à  la  sérieuse  attention  des  généalo- 
gistes, en  les  invitant  à  s'en  servir  pour  corriger  et  compléter  les  tables 
de  Malbrancq,  de  Carpentier  et,  en  général,  de  tous  les  compilateurs  du 
xvie  et  du  xviie  siècles,  peu  sûrs  et  peu  exacts  dans  leurs  énonciations. 

Je  dirai  seulement  un  mot  des  seigneurs  de  Seninghem,  voisins,  amis 
et  bienfaiteurs  du  monastère,  pour  signaler  aux  éditeurs  des  documents 
relatifs  aux  Croisades  l'acte  n°  389,  de  l'an  1193,  où  l'on  voit  combien  il 
en  coûtait  à  de  pauvres  chevaliers  pour  se  donner  l'honneur  de  prendre 
part  à  ces  lointaines  expéditions  ;  puis  l'acte  n°  586,  signé  sous  les  murs 
de  Damiette  (juin  1220),  et  donnant,  par  les  signatures  dont  il  est  suivi,  la 
liste  des  chevaliers  d'Artois,  Gautier  d'Elues,  Pierre  de  Le  Saux,  Eustache 
Morel,  Ernoul  et  Wale  de  Lumbres,  Baudouin  d'Aubigny,  Adam  de  Roi- 
lepot,  compagnons  de  Guillaume  de  Saint-Omer  et  d'Elnard  de  Senin- 
ghem \ 


1  Voir,  pour  l'histoire  de  ce  vaillant  chevalier,  la  Notice  historique  sur  Seninghem,  publiée  par 
Al.  Hermand,  dans  le  t.  VII  des  Mémoires  de  la  Société  des  Antiquaires  de  la  Mortnie,  2"  part.,  p.  86  ; 
Joinviile,  édit.  in-12  de  Didot,  p.  149  ;  Les  Olim,  1. 1,  arrêts  de  la  Chandeleur  (1267-1268),  n-xxxviiv 
p.  712  ;  Bulletin  de  la  Soc.  des  Antiq.,  t.  U,  p.  1086  etc. 


■  i>  ii  ■■■•■   ■  >•  *    -  --  -  -  -     -  ■  •  "-r-r-*- ■   — t.t-    =--    .—jrcs'.-, 


—    XXXIX    — 


XVII 


Si  l'intervention  des  grands  feudataires  dans  les  affaires  de  l'abbaye 
avait  lieu  pour  y  affirmer  le  droit  et  pour  y  exercer  les  prérogatives  de  la 
souveraineté,  un  autre  pouvoir  également  fort  et  non  moins  obéi  venait 
contrebalancer  leur  influence.  Toujours  unies,  quoique  toujours  rivales, 
Jes  deux  puissances  ecclésiastiques  et  civiles  concouraient  ensemble  au 
maintien  de  la  paix  publique  et  à  la  sécurité  des  transactions. 

C'est  ce  qui  résulte  de  tant  d'actes  des  souverains  Pontifes  et  des  évo- 
ques diocésains,  qui  se  succèdent  sans  interruption  durant  toute  la  période 
représentée  par  les  chartes  qui  vont  suivre. 

On  n'y  compte  pas  moins  de  vingt-deux  bulles-privilèges,  la  plupart 
consistoriales,  c'est-à-dire  affirmées  par  la  signature  des  membres  du 
Sacré-Collège,  depuis  celle  de  Victor  II,  où  nous  lisons  les  noms  d'Hil- 
debrand  et  de  Frédéric  de  Lorraine,  jusqu'à  celle  de  Grégoire  IX  qui  clôt 
la  série  de  ces  immortels  documents.  Puis,  en  seconde  ligne,  viennent 
cent  quarante-quatre  lettres,  ou  petites  bulles,  soit,  en  tout,  cent  soixante- 
six  actes,  émanés  de  la  chancellerie  des  dix-neuf  papes  qui  se  sont  suc- 
cédé sur  la  chaire  de  Saint-Pierre,  depuis  l'an  1057  jusqu'à  l'an  1237, 
dont  cent  dix-neuf  pièces  entièrement  inédites,  et  quarante-sept  antérieu- 
rement publiées  dans  d'autres  recueils  \ 

Je  ne  sais  si  je  m'abuse,  mais  quand  j'ouvre  un  livre  que  l'Allemagne 
savante  vient  de  mettre  au  jour  pour  compléter  la  série  déjà  longue  des 
Bullaires  pontificaux  *,  et  quand  je  vois  que,  pour  le  composer,  l'auteur  a 
fouillé  les  arcanes  de  la  plupart  des  bibliothèques  de  France,  sans  y  ren- 
contrer un  seul  des  cent  dix-neuf  actes  inédits  dont  je  viens  de  parler, 
j'estime  que  la  Société  des  Antiquaires  de  la  Morinie  rend   un  signalé 

1  Sur  les  quarante-sept  actes  déjà  publiés,  il  y  en  a  dix-sept  qui  sont  l'objet  de  rectifications 
importantes. 

*  Acta  Pontificum  Romanorttm  médita,  par  J.  V.  Pflugk-Harttyng,  gr.  in-8%  Tubingen,  1881. 


—    XL    — 


service  à  l'histoire  de  la  civilisation  chrétienne,  en  tirant  tontes  ces  lu- 
mières de  dessous  le  boisseau  où  personne  jusqu'ici  n'a  pu  les  découvrir. 

Et  pourtant,  ces  privilèges  pontificaux  sont  tout  ce  qu'il  y  a  de  plus  in- 
téressant pour  l'énumération  topographique  des  propriétés  de  l'abbaye,  et 
l'on  trouve  dans  les  nombreuses  lettres  qui  les  accompagnent  une  grande 
quantité  de  précieux  renseignements. 

Qui  saurait,  parexemple,  sans  lalettre  de  Grégoire  IX  du  29  mars  1233 
(acte  n^>  809),  que  la  ville  de  Gravelines  a  eu  à  subir,  vers  le  commence- 
ment du  xme  siècle,  un  incendie  quia  failli  la  détruire  ?  Où  trouverait-on, 
ailleurs  que  dans  une  lettre  de  Lucius  III  du  24  novembre  1181  (acte 
n°  322),  les  origines  du  village  d'Offrethun  ?  N'est-ce  pas  dans  une  lettre 
de  Clément  III  (acte  n°  376),  que  l'on  rencontre  la  plus  curieuse  forme 
du  nom  d'Affringues,  Alverdinga  ?  Qui  se  douterait,  même  après  avoir  lu 
toutes  les  chroniques  du  monastère,  que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  offrait 
dans  son  enceinte  un  asile  à  des  moniales,  qui  y  vivaient  sous  la  même 
règle  que  les  religieux,  suivant  l'antique  dualisme  des  fondations  béné- 
dictines? C'est  pourtant  ce  que  nous  apprenons  de  la  lettre  du  pape  Gré- 
goire IX  (acte  768,  du  31  mai  1230),  par  laquelle  ce  pontife,  confirmant 
une  décision  rendue  quelques  années  auparavant  par  le  cardinal  de  St- 
Ange,  son  légat  (acte  n°  754),  défend  à  l'abbé  et  à  ses  moines  de  recevoir 
des  converses  dans  leur  monastère,  à  la  place  desdites  moniales  :  Cum  sit 
indecens  penitus  et  absurdum  ut  monachi  et  monache  simul  in  eodem  mo- 
nasterio  collocentur ,  ne  ipsa  loci  oportunitas  viam  faciat  insidiis  inimicù 
C'étaient  les  religieux  eux-mêmes  qui  provoquaient  cette  réforme,  puisque 
Grégoire IX assure  qu'il  nefaisaitque  déférer  àleur  prière,  vestris  precihus 
inclinati;  et  il  est  à  croire  que  les  exigences  des  grands  seigneurs  de  l'é- 
poque  avaient  pesé  plus  que  de  raison  dans  le  maintien  ou  l'exagération 
d'un  usage  qui  s'était  tourné  en  abus.  Il  doit  en  être  de  même  d'une 
autre  défense,  due  à  la  sollicitude  du  pape  Honorius  III  :  je  veux  parler 
de  l'interdiction  qui  fut  prononcée  le  25  janvier  1227  (acte  n°  706),  de  re- 
cevoir parmi  les  moines  les  enfants  des  nobles  familles,  infra  annos  im- 
pubères, au  grand  détriment  de  la  discipline  régulière,  qui,  per  eosdem 
pueros  in  plerisque  monasteriis  pluries  enervatur. 


il     iTi     ■  tttiâ  iitiiAfn    ai      i     i  i  ^Êk  i      dm^i  iiiÉilTliaa  té 


—    XLI    — 


ï 


Et,  sans  insister  sur  ce. qui,  aux  yeux  d'un  esprit  malveillant,  poui> 
rait  être,  à  rencontre  des  moines,  l'occasion  d'une  critique  injuste  —  ces 
défenses,  encore  une  fois,  sont  faites  sur  leur  proposition  formelle,  — -  je 
ferai  observer  que  ce  sont  aussi  plusieurs  fois  les  lettres  pontificales  qui 
nous  donnent  des  informations  sur  les  vertus  dont  ces  vaillants  serviteurs 
de  Dieu  donnaient  l'exemple  à  leurs  contemporains.  Si  la  lettre  d'Ho- 
norius  III  du  25  janvier  1227  leur  fait  la  défense  que  je  viens  de  rappeler, 
une  autre  lettre  du  même  pape,  portant  la  date  du  lendemain  26,  confirme 
l'acquisition,  faite  par  l'abbé  de  Saint-Bertin,  de  certaines  possessions  et 
de  certains  revenus,  destinés  à  acheter  chaque  année  trois  cents  aunes  de 
drap  pour  l'habillement  des  pauvres  (acte  n°  707)  ;  et  nous  apprenons  du 
pape  Grégoire  IX  (acte  n<>  799),  qu'en  1232  l'abbaye  audomaroise  servait 
une  pension  de  secours  à  un  pauvre  aveugle  qui  avait  perdu  une  main 
dans  la  croisade  contre  les  Albigeois.  C'étaient  là,  à  coup  sûr,  des  actes 
méritoires  devant  Dieu  et  devant  les  hommes  ! 


XVIII 


Aux  privilèges  des  papes  s'ajoutent,  dans  nos  chartes,  les  diplômes 
épiscopaux,  qui  ne  sont  pas  moins  nombreux.  Il  y  a  en  a  cent  soixante- 
seize,  dont  cent  vingt-trois  des  évêques  de  la  Morinie,  et  cinquante- trois 
des  prélats  qui  occupaient  les  sièges  du  voisinage,  Reims,  Amiens,  Arras, 
Noyon,  Tournay.  La  plus  grande  partie  de  ces  diplômes  est  inédite. 

Je  n'ai  pas  besoin  de  dire  combien  il  y  a  d'utilité  pour  l'histoire  locale 
aies  voir  sortir  de  l'oubli  où  ils  étaient  restés  jusqu'à  ce  jour  ;  combien, 
dans  cette  longue  catégorie  de  titres,  il  y  a  de  particularités  curieuses, 
concernant  les  institutions  publiques,  les  mœurs,  les  usages  civils  et  reli- 
gieux du  vieux  temps  ;  combien  on  y  rencontre  de  renseignements  propres 
à  éclairer  l'histoire  des  grandes  villes,  comme  celle  des  pftis  humbles  vil- 
lages ;  et  comment  on  y  voit  se  vérifier  le  mot  célèbre  de  Gibbon,  que  ce 


,.ir-.-> 


XLII    — 


sont  les  Evêques  qui  ont  fait  la  France,  de  la  même  manière  que  les 
abeilles  façonnent  les  rayons  dorés  d'une  ruche  à  miel. 

Chaque  jour,  principalement  à  la  fin  du  xne  siècle  et  au  commence- 
ment  du  xiii*,  nous  les  voyons  à  l'œuvre,  sanctionnant  de  leur  approbation 
toutes  les  transmissions  de  propriété  faites  aux  établissements  religieux  de 
leur  diocèse,  réprimant  les  injustices  par  la  menace  de  l'anathème,  sou- 
tenant avec  énergie  l'immunité  ecclésiastique  contre  l'envahissement  du 
pouvoir  séculier,  s'efforçant  en  tout  et  partout  d'assurer  le  respect  invio- 
lable des  droits  du  faible  contre  les  entreprises  téméraires  de  la  force 
brutale  ;  et  Dieu  sait  ce  qu'ils  eurent  à  soutenir  de  luttes  et  de  combats 
pour  faire  prévaloir  le  bien  sur  le  mal,  et  pour  amener  ainsi  peu  à  peu  le 
triomphe  définitif  de  la  civilisation  chrétienne,  sur  les  passions  mal  con- 
tenues d'un  peuple  qui  n'avait  pas  encore  oublié  tout  à  fait  l'antique  bar- 
barie de  ses  origines. 

Tel  fut,  entre  autres,  cet  Adam  de  Montreuil,  qui  régna  pendant  seize 
ans  sur  le  trône  épiscopai  de  la  Morinie,  et  qui,  durant  cet  espace  de 
temps,  n'a  pas  laissé  moins  de  cinquante  et  un  actes  de  sa  vigilance  et  de 
son  autorité  dans  le  trésor  des  chartes  de  Saint-Bertin.  A  la  prière  des 
grands  seigneurs  eux-mêmes  (acte  n°  548),  il  confirme  leurs  donations. 
Quand  il  en  est  besoin,  il  les  rappelle  à  l'observation  des  règles  de  la  jus- 
tice, comme  il  le  fit,  l'année  même  de  son  intronisation, envers  la  comtesse 
Béatrix  de  Guînes.  Elle  avait  extorqué  à  l'abbé  de  Saint-Bertin,  par  des 
vexations  injustes,  la  promesse  écrite  de  lui  payer  une  somme  de  quatre- 
vingts  livres  de  Flandre  qu'il  ne  lui  devait  pas.  Adam  le  sut  ;  il  lui  fit 
comprendre  que  c'était  là  un  péché  grave,  et  il  l'amena  à  renoncer  au  bé- 
néfice de  cette  escroquerie:  cum  ea  que  viy  vel  metu  fiunt9  non  sint  obser- 
vanda,  $ed  potius  irritanda  (acte  n°  543).  La  fermeté  et  la  décision  dont 
il  fit  preuve  dans  une  autre  affaire  ne  sont  pas  moins  à,  noter.  Le  châtelain 
de  Saint-Omer,  avec  la  connivence  de  Hugues  de  Moulle,  avait  violé  le 
droit  d'asile,  en  enlevant  par  force,  de  la  cuisine  de  l'abbaye,  deux  hom- 
mes, Mathieu  de  Messines  et  Hugues  Le  Blond  delZeggers-Cappel,  qui  s'y 
étaient  réfugiés.  Adam  prit  le  fait  et  cause  des  deux  prisonniers  et  or- 
donna  sous  les  peines  les  plus  sévères  qu'ils  fussent  immédiatement  irais 


■.* 


XLIII   — 


*n  liberté.  Craignant,  des  représailles  à  rencontre  de  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin,  de  la  part  de  ceux  qui  s'étaient  rendus  coupables  de  cet  attentat, 
il  signala  le  fait  à  tous  les  curés  de  son  diocèse  par  une  lettre  circulaire, 
en  leur  commandant  de  suspendre  la  célébration  des  divins  offices,  et  de 
dénoncer  l'excommunication  majeure  contre  quiconque  se  permettrait  de 
confisquer,  à  cette  occasion,  la  moindre  parcelle  des  biens  du  monastère 
(actes  n<*  637,  638, 639,  janvier  1223).  Quatre  ans  plus  tard  (acte  n°722), 
lorsque  le  bailli  du  Roi,  Etienne  Scantio,  eut  fait  arrêter  et  mettre  à  mort 
un  nommé  Thierry  sur  le  territoire  d'Arqués,  le  même  évêque,  assisté  du 
prévôt  de  Sûnt-Omer  et  des  abbés  de  Bergues-Saint-Winoc,  de  Ham, 
d'Auchy,  d'Andres  et  de  la  Capelle,  préside  dans  l'église  de  Saint-Bertin 
l'assemblée  publique  devant  laquelle  ce  fonctionnaire  de  la  justice  royale, 
-désavoué  par  la  cour  du  Parlement,  vint  reconnaître  sa  faute  et  faire 
amende  honorable  l.  Et,  pour  tous  ces  actes  de  sa  juridiction  pastorale,  le 
prélat  paie  chaque  jour  de  sa  personne,  sans  qu'il  paraisse  avoir  jamais 
délégué  ses  pouvoirs  à  aucun  officier  subalterne,  comme  le  feront  ses  suc- 
cesseurs :  c'est  à  peine  si,  de  loin  en  loin,  nous  voyons  paraître  le  nom 
d'un  de  ces  officiaux,  à  qui  incombera  plus  tard  le  soin  de  suppléer 
l'Evoque  pour  toutes  ces  besognes  absorbantes  *. 


XIX 


Ce  n'était  pas  tout,  pour  les  moines,  d'assurer,  par  le  déploiement  des 
garanties  les  plus  solennelles,  la  possession  paisible  de  leurs  biens  :  il 
fallait  les  administrer.  Sur  ces  domaines  ruraux,  ces  curtis,  ces  fermes, 
ces  terres  labourables,  ces  exploitations  de  toutes  sortes,  il  y  avait  un 
peuple  infini  de  colons,  de  serfs,  de  manants,  d'ouvriers,  de  travailleurs. 

1  La  mention  de  l'arrêt  da  Parlement,  rendu  sur  cette  affaire,  après  discussion  da  fait  et  pro- 
duction de  titres,  est  à  recueillir. 

*  Il  n'y  a  que  trois  actes  des  officiaux  dans  les  chartes  de  cette  période,  en  1203  (n*  468),  en 
1214  (n*  532),  en  123»  (n*  819). 

ri 


—    XLIV   — 


Alors  que  l'administration  publique,  telle  que  nous  l'entendons  aujour- 
d'hui, n'existait  pas,  il  fallait  créer  partout  des  institutions  particulière* 
qui  fussent,  auprès  de  tout  ce  monde,  les  organes  de  la  justice,  les  garétienç 
de  la  coutume,  les  protecteurs  de  tous  les  intérêts,  et  qui  groupassent  aufi 
tour  d'eux  toutes  les  bonnes  volontés,  pour  les  réunir  en  un  faisceau  >de 
commune  résistance,  en  une  association  puissante  et  compacte,  à  l'abri  dte 
laquelle  chacun  pût  être  assuré  de  jouir  en  paix  du  fruit  de  son  travail; 
Ce  fut  l'œuvre  des  échevins,  successeurs,  peut-être,  des  sacebarons  de 
l'époque  mérovingienne  *.  Nous  en  entendons  prononcer  le  aom  pour  la  pre- 
mière fois,  à  St-Omer,  dans  la  personne  de  ce  Gumbàrius  seazoinus,  qui 
signe  en  741  le  diplôme  du  prêtre  Félix,  relatif  à  la  Celle- flamande  de 
Roxem  (acten0  18).  Plus  tard,  sous  Charles  le  Chauve,  nous  en  voyons 
deux  autres,  Thiodradus  scavinus,  Adaluinus  similiter  *,  qui  affirment  en 
883  la  charte  de  Kodinus  (acte  no  53)j  pour  les  biens  du  Ponthieu  et  dii 
Santerre,  qu'il  échangeait  avec  l'abbé  Rodulfe  contre  la  remise  d'autres 
propriétés.  Or,  les  scavini  de  741  et  de  $83  peuvent  être  regardés  comme 
des  fonctionnaires  de  la  justice  abbatiale  ou  locale,  puisque  les  dfcux 
actes  où  ils  comparaissent  sont  passés  à  Sithiu .  * 

Si  le  x*  et  le  xie  siècles,  trop  pauvres  en  documents,  gardent  le  silence 
sur  les  scabini,  le  xne,  par  contre,  nous  les  montre  fonctionnant  partout,  au 
service  de  l'abbaye,  avec  les  ammans,  ou  ministérielles,  connus  plus  tard 
sous  le  nom  de  baillis  : 

En  1 107,  à  Poperinghe,  où  ils  étaient  établis  d'ancienne date^D'Hoop, 
no  3)  ;  —  en  1 1 10,  à  Fumes,  où  l'acte  n°  114  (D'Hoop,  tk<>  4),  nous  fait 
connaître  le  nom  de  cirfq  juges,  Everolfus  judexetc.;  —  en '1119,  à 
Bour bourg  et  dans  toute  la  châtellenie,  où  nous  lisons  les  noms  des  am- 
mans de  Drincham,  de  St-Folquin,  de  St-Georges,  de  Bourbourg,  de  Loon 
et  de  Vieille-Eglise  (actes  no»  135  et  137);  —en  1123,  à  Aire,  où  Pacte 


•  *  ■ 


1  BréquigDy,  parlant  des  sacebarons  de  la  charte  d'Adroald,  —  les  sagibarones  de  la  Loi  salique 
(art.  lti),  —  en  fait  des  jurisconsultes  i'Pipfomûta,  charte,  prolég.,  1. 1  pp.  221,  222.  V.  Pardessus, 
IX*  IHf$*  9hr  la  Loi  tahque,  p.,  5p&     ::  < 

1  Le  mot  similiter,  omis  dans  la  copie  deFolcwin  (Ms  n*  721)  qui  a  servi  de  texte  à  M.  Guérard, 
a  fait  passer  sons  silence  le  nom  aÀaahrinus  par  tons  ceux  qui  ont  traité  la  question  àesscalml 


—    XLV    — 


H°  151  nous  donne  les  noms  de  cinq  échevins  du  comte,  scabini  comiite 
çumque;  —  en  1132,  à  Wizernes,  un  simple  village,  où  l'acte  no  168» 
noua  signale  la  présence  du  ministerialis  du  lieu;  —  en  1140,  à  E perlée- 
<jfve»(acte  n°  182),  où  nous  trouvons  un  écouthète;  —  en  1145,  à  Saint- 
Otoei*,  où  l'acte  no  195  enregistre  un  ministerialis  et  cinq  échevins  ;  —  en 
1159,  à  lioulley  m  gênerait  placito*  six  échevins  (acte  n°  232),  avec  un 
ministerialis  ;  -**  en  1172,  à  Saint-Omer  (acte  n°  257),  quatorze  échevins  ; 

—  en  1175,  au  même  lieu  (acte  n°  264),  huit  autres  échevins  ;  —  en  1177, 
toujours  à  Saint-Omer  (acte  n°  287),  quatre  échevins  ;  —  en  1186,  à 
Herbelles,  des  échevins  locaux,  qui  reconnaissent  et  approuvent  la  léga- 
lité d'une  transaction  (acte  n°  347)  ;  —  en  1186  encore,  à  Moulle,  un 
ministerialis  et  des  échevins  (acte  n<>  349)  ;  —  la  même  année,  à  Acquin, 
des  échevins  (acte  no  350),  qui  servent  d'assesseurs  au  moine  du  lieu 
(Guérard,  p.  369)  ;  —  en  1187,  à  Bas-Warnêton,  trois  échevins  (acte 
no  359)  ;  en  1 193,  à  Remilly-Wirquin,  deux  échevins  locaux  (acte  n°393)  ; 
TTen  1193  encore,  à  Saint-Omer,  cinq  francs  échevins  de  la  châtellenie 
(acte  no  395)  ;  —  en  1197,  à  Wizernes,  des  échevins  devant  qui  sont  pas- 
sées des  transactions  (actes  nos  412  et  413)  ;  —  en  1201,  à  Nœux,  où  la 
mairie  du  lieu  est  vendue  au  prieuré  de  Saint-Pry  (acte  n0443)  ;  —  en 
1208,  h  Houlle,  où  nous  retrouvons  les  six  échevins  de  1 159  (acte  n°  496)  ; 

—  en  1210,  à  Saint-Omer,  treize  échevins  (acte  no  502,  cf.  529)  ;  —  en 
1215^  à  Béthune,  quatre  échevins  de  Saint-Pry  (acte  n°  533)  ;  —  en  1219, 
à  Messines,  quatre  échevins  de  l'abbaye  (acte  n°  573)  ;  —  en  1226,  une 
mairie  à  Caumont  (acte  n°  696)  ;  —  en  1231,  sept  échevins  à  Cassel  (acte 
n°.7.86)  ;  —  en  1234,  un  maire  à  Queimes  (acte  n°  818);  et  je  ne  suis  pas 
sûr  de  n'en  avoir  pas  oublié  ! 

Mais,  à  la  réserve  de  ceux  qui  sont  désignés  dans  le^n0  350,  tous  ces 
noms  et  toutes  ces  mentions  ne  se  rencontrent  que  dans  les  originaux 
transcrits  par  Dom  Dewitte  ;  car,  à  l'imitation  de  Folcwin,  qui  a  rayé 
Gumbarius  de  sa  copie,  l'abbé  Simon  a  supprimé  impitoyablement  dans 
ses  transcriptions  tous  les  noms  et  toutes  les  mentions  de  ce  genre  qui  se 
trouvaient  dans  les  actes  qu'il  avait  sous  les  yeux. 

C'était  pourtant  une  institution  que  les  abbés  ses  prédécesseurs,  que 


'  • 


—   XLVI   — 


lui-même  et  ses  successeurs  avaient  patronnée  de  tout  leur  pouvoir,  en 
s'associant  par  là,  dans  une  certaine  mesure,  au  grand  mouvement  de 
libéralisme  populaire  qui  produisit  l'affranchissement  des  communes,  par 
réaction  contre  l'absolutisme  féodal  des  seigneurs  laïques. 

Dès  Tan  1051,  d'après  l'acte  n°  73,  l'abbé  Bovon  avait  arraché  au 
comte  Roger  de  Saint-Pol  le  pouvoir  que  celui-ci  tenait  des  comtes  de 
Flandre,  d'administrer  la  ville  tfHilciaco,  c'est-à-dire  d'Heuchin,  l'anti- 
que Alciaco  de  la  oharte  d'Adroald.  Sous  le  régime  intolérable  de  ce  puis- 
sant feudataire,  les  colons  avaient  déserté  le  pays  et  laissé  les  terres  en 
friche,  fugatis  colonis  propter  iniquas  leges.  L'abbé  se  faisait  fort  de  les 
rappeler  et  de  repeupler  le  domaine,  pourvu  que  le  comte  lui  permît  d'y 
établir  une  Sécurité,  comme  on  disait  alors,  avec  un  ministerialis  élu  par 
le  concours  des  deux  parties  intéressées  :  —  ce  qui  eut  lieu. 

Nous  retrouvons  la  même  préoccupation  en  1107,  dans  la  transaction 
conclue  entre  l'abbé  Lambert  et  le  ministerialis  de  Poperinghe  (acte  n<>  1 10); 
et  nous  y  voyons  que  l'abbaye,  représentée  par  son  prévôt  local,  y  avait 
une  justice  échevinale  dont  les  privilèges  sont  résolument  affirmés  ;  en 
1125,  dans  un  acte  du  comte  Charles  le  Bon,  rédigé  à  la  prière  du  même 
prélat,  pour  maintenir  intact,  àl'encontre  du  châtelain  de  Bourbourg,  le 
fonctionnement  de  la  Vierschare,  ou  échevinage  des  quatre  bans,  viscar- 
nam  abbatis,  que  l'abbaye  possédait  dans  cette  ville  (acte  n<>  156)  ;  à 
Poperinghe  encore,  en  1147,  où  à  la  prière  de  l'abbé  Léon,  le  comte 
Thierry  de  Flandre  établit  une  Sécurité  depaiœ,  c'est-à-dire  des  privilèges 
communaux,  semblables  à  ceux  dont  jouissait  la  ville  de  Fumes  :  ejus- 
dem  pacis  securitate  gaudere  qua  Fumeuses  fruuntur,  quam  conjurave* 
runt,  in  qua  confirmati  sunt l  ;  à  Arques,  où  fut  établie  sous  le  règne  de 
Thierry  d'Alsace  (1128-1168)  une  keure  que  ce  prince  fit  jurer  à  ses 
hommes  d'observer,  que  le  comte  Baudouin  IX  confirma  en  1201  (acte 
n°445,  p.  195),  que  l'abbé  Jacques  renouvela  en  1232  (acte  n°  793),  et 
qui  fut  jusqu'à  la  Révolution  française  la  charte  communale  de  cette  ville; 
à  Barlin,  où  le  même  abbé  concéda  aux  sujets  de  son  abbaye  une  charte 

1  Acte  n*  205,  imprimé  dans  D'Hoop,  sous  le  n*  16.  D'apiès  Giamaye  (Antiq.  Fland.,  p.  143),  la 
keure  de  Fûmes  a  été  octroyée  en  1109  par  la  comtesse  Gertrude,  veuve  de  Robert  le  Frison.;       ■ 


■  _._«.■'    i  .  ..'  •■  _        h    .  -  -  lb 


—   XLVII   — 


de  coutume  et  de  libertés,  dans  laquelle  il  s'en  reposait  sur  eux-  mêmes  du 
soin  déjuger  leurs  affaires,  de  causis  judicialibus  ipsi  se  invicem  judica* 
èunt,  sauf  l'obligation  de  recourir  à  la  cour  d'Arras  pour  les  cas  douteux 
(acte  n°  796)  ;  à  Bollezeele  et  à  Lederzeele,  où  l'abbaye  fit  jurer  au  châte- 
lain de  Saint-Omer,  à  Ferrand  comte  de  Flandre  et  à  son  connétable, 
Michel  de  Boulaere,  l'obligation  de  respecter  les  immunités  locales  (actes 
611,  612,  613,  646,  801,  802)  ;  à  Poperinghe,  dont  la  keure  fut  renou- 
velée, comme  celle  d'Arqués,  par  l'abbé  Jacques  en  1233 *;  k  Bourbourg 
enfin,  dont  la  loi  communale,  édictée  par  le  comte  Thomas  de  Flandre  en 
juillet  1240  (acte  n<>  862),  reposait  en  original  dans  les  archives  de  Saint- 
Bertin,  pour  que  les  moines  fussent  à  même  de  veiller  sans  cesse  à  la 
sincérité  de  son  maintien  et  à  la  régularité  de  son  fonctionnement. 

Quant  au  caractère  de  ces  magistratures  échevinales  et  de  ces 
divers  codes  de  la  sécurité  publique,  je  ne  crains  pas  de  dire  qu'il 
était  empreint  d'un  grand  esprit  de  libéralisme,  par  rapport  à  l'im- 
munité individuelle  du  plus  humble  des  justiciables  ;  car,  ce  fut 
une  grosse  question  de  savoir,  par  exemple,  en  1186,  si  le  minis- 
teriàlis  et  ses  échevins  avaient  le  droit  d'enfoncer  les  portes  et 
de  fracturer  les  huches  des  paysans,  ostium  impellendo,  scriniis 
fractiS)  dans  le-  cas  où  ceux-ci  se  refuseraient  injustement  à  ac- 
quitter leurs  redevances  et  à  payer  leurs  contributions  (acte  n°  349), 
-*-  ce  qui  fut  résolu  affirmativement  par  la  reine  Mathilde,  dernière 
femme  de  Philippe  d'Alsace. 

N'est-ce  pas  aussi  un  autre  bienfait  des  moines  que  l'abolition  , 
ou  du  moins,  la  transformation  et  l'adoucissement  du  servage?  Nos 
Bertiaiens  se  montrent,  à  cet  égard,  animés  des  meilleures  inten- 
tions, ainsi  qu'en  témoignent  les  actes  n08  87,  111,  541,  545,  558,  757, 
où  nous  voyons  qu'ils  s'efforcent  de  retirer  des  mains  des  comtes 
de  Guînes  la  descendance  de  Volwif  d'Hottingahem  en  1091,  et  de 
Lanoiva  en  1107.  Ils  disputent  de  même  celle  de  Bêla  de  Loubs- 
v*lde  à  Thierry  de  Beveren  en  1216,  celle  d'Avithert  et  de  Folpurg  au 

"'•■  .V-DHoopy  nM82i  |h  277,  d'après  Warakonig.  D.  W.  n'a  pas  transcrit  cette  pièce,  qui  était 
«ortie  des  archives  de  l'abbaye. 


châtelain  de  Bergues,  la  même  année,  et  enfin  colle  d'Edeline  de 
Rosèbecque  au  puissant  comte  Ferrand  de  Flandre  en  1230,  appuyés 
par  le  concours  unanime  du  clergé  paroissial  de  Courtrai. 

Je  ne  me  sens  pas  assez  autorisé  pour  porter  un  jugement  sur 
des  actes  qui  peuvent  être  diversement  appréciés  ;  mais  je  ne  crois 
pas  me  tromper  en  les  signalant  comme  des  mesures  sages,  inspi- 
"  rées  par  un  véritable  sentiment  d'humanité  ;  car,  pour  les  serfà, 
comme  pour  les  hommes  libres,  le  joug  de  l'abbaye  était  préférable 
à  celui  des  hommes  de  fer  qui  composaient  la  haute  société  féodale 
du   moyen  âge. 


XX 


Il  ne  faut  pas  s'étonner  si  les  populations  rurales  aimaient  k  se 
grouper  à  l'ombre  de  la  crosse  abbatiale,  partout  où  le  monastère 
avait  des  propriétés  :  elles  y  trouvaient  un  bienfaisant  régime  de 
justice  et  de  protection,  comme  en  1173,  à  Acquin,  ou  l'abbaye 
faisait  réprimer  par  le  comte  Philippe  de  Flandre  les  vexations  dont 
le  seigneur  de  Seninghem  s'était  rendu  coupable  envers  les  colons  de 
l'endroit.  Il  leur  avait  pris  injustement  leurs  brebis à  leurs  poules, 
vervecibus  et  gallinis,  et  surtout  leurs  écus,  nummis ,  et  il  avait 
exigé  d'eux  des  corvées  de  labourage  qui  ne  lui  étaient  pas  dues, 
aratris  servitio  suo  indebitè  mancipatis  ;  mais  tout  cela  fut  reconnu 
injuste,  et  le  ravisseur  dut  venir  à  résipiscence  (acte  n°  262). 

Non  seulement  les  populations  se  sentaient  protégées  ;  mais  elles 
y  jouissaient,  au  point  de  vue  de  la  culture  et  de  l'économie  ru- 
rale, de  toutes  les  améliorations  et  de  tous  les  progrès  compatibles 
avec  l'état  social  de  leur   époque. 

L'abbaye  faisait  ouvrir  et  entretenir  en  tous  lieux  des  chemins  d'ex- 
ploitation (acte  no  252)  ;  elle  donnait  à  ses  tenanciers,  comme  elle  le  fit 
en  1170  pour  ceux  d'Acquin  (acte  no  253),  et  plus  tard  pour  ceux  de 


.* 


—    XLIX    — 


Caumont  (actes  no*  695,  696,  697),  des  portions  de  bois  où  ils  s'appro- 
visionnaient de  chauffage.  Tout  antiques  qu'elles  soient,  ces  libéralités, 
dont  le  caractère  était  irrévocable,  continuent  encore  maintenant  d'avoir 
leur  effet  sans  qu'on  en  connaisse  l'origine  :  tel  ce  bois  d'Hochreve,  dont 
la  commune  d'Acquin  exploite  encore  aujourd'hui  la  moitié,  contradic- 
toirement  avec  les  hospices  de  Saint-Omer  qui  possèdent  l'autre,  comme 
épave  survivant  au  naufrage  de  l'abbaye. 

Pour  la  culture  proprement  dite,  on  passe  des  baux,  la  plupart  à 
longs  termes  et  généralement  à  vie,  dans  lesquels  on  stipule  le  retour 
à  l'abbaye  du  mobilier  de  la  ferme  (actes  73,  80,  94,  158),  les  charrues, 
les  chevaux  de  trait,  ou  de  monture,  palefridis,  les  bœufs  de  labour, 
les  brebis  et  le  bétail,  pecudibus  et  pecoribus,  c'est-à-dire,  sans  doute 
les  vaches,  dont  le  beurre  et  le  fromage  sont  plusieurs  fois  mis  au 
nombre  des  redevances,  avec  les  œufs  des  poules  de  la  basse-cour.  Il  y 
a  certaines  gens  de  Saint-Bertin,  dans  les  environs  de  Gravelines, 
qui  devaient  payer  en  1178  au  châtelain  de  Saint-Omer,  comme  cens 
de  la  terre  qui  leur  avaient  été  concédée,  trente  poises  de  fromage,  dix 
prises  de  beurre,  trente-cinq  agneaux,  autant  d'oies,  cent  quarante 
poules  et  trois  cent  cinquante  œufs  (acte  289),  ce  qui  indique  assez  le 
genre  d'exploitation  auquel  ils  se  livraient.  Tout  cela  était  minutieu- 
sement réglé  et  faisait  l'objet  de  conventions  authentiques.  En  1118, 
l'acte  n<>  133,  mentionne  la  culture  du  blé,  des  pois,  des  fèves  ;  en  I125f 
on  améliorait  déjà  certaines  terres  par  l'engrais  de  la  marne,  dont 
l'emploi  est  estimé  à  deux  sous  par  chaque  mesure  (acte  n°  158). 
Chaque  curtis  avait  son  verger,  viridarium,  pour  les   arbres  à  fruit. 

C'est  une  vérité  devenue  banale,  à  force  d'être  répétée,  que  les  moines 
ont  défriché  les  terres  incultes,  pour  les  mettre  en  état  de  produire 
d'utiles  récoltes.  Nos  chartes  en  témoignent,  à  l'instar  de  celles  des 
autres  abbayes,  quand  elles  nous  montrent  les  religieux  de  Longvi  11ers 
réclamant  l'exemption  de  payer  à  leurs  confrères  de  Saint-Bertin  la 
dîme  des  champs  qu'ils  avaient  défrichés  à  Tubersent,  terra  quam  sar- 
iammus  (acte  no  519).  Dans  les  contrées  basses  de  là  Flandre  maritime, 
tttate  couverte  d'eanx  stagnantes,  nous  voyons  les  religieux  de  l'abbaye 


L 


—    L    — 


audomaroise  dessécher  les  marais,  y  faire,  venir  des  habitants,  r 
construire  des  oratoires  et  des  églises,  y  créer  enfin  des  paroisses 
florissantes,  comme,  par  exemple,  à  Capellebrouck,  in  loco  aquoso  et 
inhabitabli  olim  eoclesiam  fabricavit  ;  nunc  veroy  palude  siccata,  habi- 
tatores  loci  indigent  ut  constructa  ecclesia  dedicetur  (acte  314,  du  22  mai 
1181).  Il  n'est  pas  jusqu'aux  dunes  de  sable,  qu'ils  ne  revendiquent 
pour  les  transformer,  lorsque,  entre  les  années  1114  et  1159,  l'action 
des  vents,  combinée  avec  celle  des  flots  de  l'océan,  eut  recouvert  une 
partie  de  leurs  pâturages  de  Saint-Willibrord  \  et  que  le  comte  de 
Flandre,  en  vertu  de  ses  droits  régaliens,  se  fut  emparé  de  ce  territoire 
comme  d'un  lais  de  mer  (acte  no  230). 

Que  dirai-je  de  ce  que  nous  appelons  le  flottage,  ou  l'irrigation 
des  prairies  ?  Les  moines  n'auraient  encore  aujourd'hui  rien  à  appren- 
dre de  nous,  sous  ce  rapport.  Leurs  chartes  nous  montrent  le  soin 
qu'ils  apportent  à  retenir  l'eau  dans  les  parties  hautes  des  rivières, 
à  l'aide  d'écluses  et  de  ventelles,  pour  les  faire  se  répandre  dans  les 
parties  basses  des  plaines  environnantes,  depuis  la  St-Michel  jusqu'à 
la  mi-mars  (acte  n°  391  de  l'an  1193).  Bien  plus,  ils  réunissent 
les  habitants  du  village  de  Beuvrequen  en  syndicat,  pour  tenir  en 
bon  état  le  lit  de  la  Slack,  en  amont  du  moulin  de  Lohem ,  afin 
d'en  utiliser  l'eau,  au  moyen  de  canaux  et  d'aqueducs,  pour  irriguer 
les  fertiles  prairies  qui  avoisinent  de  chaque  côté  les  berges  de  cette 
rivière.  C'est  ce  qui  fait  l'objet  des  chartes  de  Roger  de  Bazinghen 
et  de  Renaud  Galopin,  sénéchal  du  Boulonnais,  de  1220  à  1225 
(n08  584,  669,  674). 

Dans  les  plaines  sablonneuses  de  la  Flandre  maritime,  aux  prai- 
ries salées  de  St-Willibrord  et  de  Ramscappelle-lez-Nieuport,  o'étaient 
des  bergeries  ;  à  Mardyck,  à  Coulogne,  des  pêcheries,  qu'il  fallait 
disputer  aux  moines  des  autres  abbayes  ;  à  Saint-Omer  même,  sur 
le  cours  de  l'Aa,  dans  lé  voisinage  des  marais  aux  eaux  limpides 
qui  s'étendaient  alors  jusqu'à  Watten,   et  qui  ont  donné  leur  nom  à 

1  II  y  a  là,  pour  la  géologie  de  nos  côtes,  an  fait  historique  des  plus  curieux  :  Ex  nimio  flot* 
vmêanm,  ymâam  terre  pariera  discurrentes  harene  cooperutrwU  (acte  n*  230,  p.  103). 


—   LI    — 


la  célèbre  abbaye  bernardine  dont  ils  baignaient  les  murs,  à  Saint- 
Omer,  dis-je,  c'était  la  fameuse  Mare,  ou  Moëre,  objet  de  beaucoup 
de  querelles,  de  jalouses  compétitions,  d'entreprises  sans  cesse  répri- 
mées et  sans  cesse  renaissantes  ;  puis  en  divers  endroits,  mais 
principalement  sur  le  cours  de  la  même  rivière,  «  entre  Arques  et 
Lodic  »,  des  moulins  avec  leurs  viviers  et  leurs  biefs  soigneusement 
réglementés,  surveillés  de  près  par  des  gardiens,  chargés  d'avertir 
les  meuniers  de  l'arrivée  des  crues  d'eau,  des  accidents  qui  pourraient 
arriver  aux  écluses,   etc.  (acte  n°  660). 

Notons  enfin,  dans  le  même  ordre  d'idées,  c'est-à-dire  à  propos 
de  l'exploitation  de  la  terre,  la  sentence  arbitrale  (acte  n°  645)  qui 
définit  les  obligations  respectives  du  propriétaire  et  du  fermier,  lorsque 
ceux-ci  se  sont  associés  pour  la  culture  en  commun,  non  d'après 
un  contrat  ordinaire  de  métayage,  mais  d'après  des  conventions  par- 
ticulières, qui  leur  font  donner,  par  un  mot  que  Du  Cange  n'a  pas 
enregistré  dans  son  Glossaire,  le  nom  de  socionarii\ 

Ne  sont-ce  pas  là  les  véritables  archives  de  l'agriculture  ;  et,  s'il  y  a 
un  regret  à  avoir,  c'est  que  les  pièces  de  cette  nature  ne  soient  pas 
les  plus  nombreuses. 


XXI 


Les  archives  monastiques,  qui  servent  à  éclairer  l'histoire  du  labou- 
rage et  des  travaux  agricoles,  ne  sont  pas  moins  intéressantes  pour 
l'histoire  des  familles.  Que  saurait-on,  sans  elles,  sur  l'origine  de 
la  plupart  des  chevaliers  qui  composaient  la  noblesse  rurale  de  chaque 
province  ?  Que  deviendraient,  sans  leur  secours,  les  plus  hautes 
généalogies  ?  N'est-ce  pas  sur  les  titres  conservés  dans  les  établissements 

1  Le  mot,  sinon  la  chose,  existe  encore  dans  nos  campagnes,  où  les  petits  propriétaires  qui 
s'associent  pour  mettre  en  commun  leurs  instruments  de  culture  et  leurs  chevaux  de  labourage, 
«ont  dits  faire  chochon. 

vu 


—    LU    — 


religieux  que  les  savants  bénédictins  de  l'autre  siècle  ont  composé- 
VArt  de  vérifier  les  dates,  pour  la  succession  des  grands  feudataires 
de  la  couronne,  et  que  le  P.  Anselme  et  les  continuateurs  de  son 
œuvre  ont  pu  rassembler  les  éléments  nécessaires  à  la  rédaction  de 
leur  Histoire    généalogique  de  la   Maison  de  France  ? 

S'il  en  est  ainsi,  les  émules  de  nos  vieux  bénédictins,  les  Maîtres 
éprouvés  qui  siègent  aux  Inscriptions  et  Belles-Lettres,  comme  aussi  les 
doctes  membres  de  notre  jeune  et  vaillante  École  des  Chartes,  verront 
avec  plaisir  que  les  archives  de  Saint-Bertin  renferment  des  documents 
utiles  à  la  correction  et  à  l'amélioration  de  ces  grands  travaux,  qui  sont 
comme  les  fondements  et  les  colonnes  de  la  science  historique.  Ils  y  ver- 
ront que,  contrairement  à  l'idée  reçue,  le  comte  Gui  de  Ponthieu  était  le 
frère  de  Hugues  de  Saint  -Pol,  Wido  cornes  Pontivensis9  frater  ejvs  Hugo 
cornes  de  Sancto  Paulo  (acte  no  87  de  1091);  ils  examineront  quel  est  le 
comte  Eustache  de  Boulogne  *  qui  appose  sa  signature  à  côté  de  la  leur  ; 
et  ils  se  demanderont  si  c'est  à  bon  droit  que  VArt  de  vérifier  les  dates 
fait  de  Hugues  le  fils  aîné  de  Gaucher  de  Châtillon,  tandis  qu'une  de  nos 
chartes  (acte  n<>  700,  de  1226)  donne  ce  titre  à  Gui,  Guido  de  Castellionè9 
primogenitus  Gauchri,  qui,  du  reste,  eut  le  privilège  de  succéder  immé- 
diatement à  son  père. 

Il  y  a  peu  de  diplômes,  sans  doute,  qui  atteignent  à  ces  sommets; 
mais  il  n'est  pas  nécessaire  qu'ils  montent  si  haut  pour  être  intéressants. 
Depuis  le  premier  jusqu'au  dernier,  les  noms  dfhommes  y  affluent,  soit 
dans  le  corps  des  actes,  soit  dans  les  signatures.  Il  y  en  a  des 
milliers. 

On  sait  tout  le  parti  qu'André  Du  Chesne  a  tiré  de  ces  nomenclatures,, 
pour  élucider  toutes  les  questions  généalogiques  dont  il  a  eu  à  s'occuper, 
en  retraçant  les  annales  des  familles  dont  il  a  écrit  l'histoire.  Ce 
n'est  que  là,  en  effet,  dans  ces  listes  interminables  de  témoins,  qu'il  est 
possible  de  rencontrer,  à  l'ombre  des  châteaux  et  des  églises,  un  nombre 
considérable  de  chevaliers  et  d'écuyers,  de  prêtres  et  de  clercs,  de  doyens- 

1  Poùrimoi,  c'est  Eustache  III,  doDt  le  père  était  mort  depuis  1080,  environ. 


—    LUI    — 


^t  de  chanoines,  d'hommes  du  peuple  et  de  gens  de  métier  ',  qui  viennent 
donner  leur  témoignage  à  l'appui  des  stipulations  édictées  par  les  auteurs 
du  diplôme.  Est-ce  que,  par  exemple,  il  n'est  pas  intéressant  de  trouver 
dans  la  charte  d'Adroald,  avec  la  signature  du  bienheureux  pontife  Orner 
celle  de  ses  deux  archidiacres,  Agolfus  et  Ingobertus?  Est-ce  que  cette 
liste  de  quarante-huit  personnes,  parmi  lesquelles  se  trouve  un  abbé  in- 
connu, Leudolenus,  un  autre  prêtre,  Danoaldus,  ne  donne  pas  des  sug- 
gestions trop  négligées  jusqu'ici  sur  l'état  du  christianisme  à  cette  épo- 
que, dans  un  canton  rural,  dix  ans  à  peine  après  l'arrivée  du  saint  évêque 
dans  nos  contrées  ?  Est-ce  que  ces  divers  noms  d'hommes,  par  la  compa- 
raison de  leurs  formes,  latine  ou  franque,  ne  donnent  pas  une  idée  du 
degré  de  fusion  où  se  trouvaient  dans  notre  pays  l'élément  indigène  gallo- 
romain  et  l'élément  germanique  de  la  race  conquérante  ? 

C'est  la  curiosité  de  notre  siècle,  de  rechercher  ainsi  partout  dans  les 
anciens  documents  la  trace  laissée  par  les  classes  inférieures  de  la  société, 
•d'amener,  pour  ainsi  dire,  le  populaire  sur  la  scène  historique,  d'évoquer 
le  souvenir  de  ces  robustes  paysans,  de  ces  industrieux  bourgeois,  qui 
furent  nos  pères,  et  dont  l'honnête  el  féconde  activité  a  posé  les  bases  et 
préparé  les  destinées  du  monde  moderne  :  eh  bien,  qu'on  lise  attentive- 
ment les  chartes  de  Saint-Bertin,  et  l'on  y  trouvera  vivantes  et  animées 
les  traces  de  leurs  pas  et  l'empreinte  de  leur  main  virile  et  loyale. 

Et  tous  ces  chanoines,  ces  archidiacres,  ces  doyens  de  chapitres  et  de 
-chrétientés,  ces  chantres,  ces  écolâtres,  ces  officiaux,  tous  ces  dignitaires 
de  nos  anciennes  églises,  dont  les  archives  ont  été  dévastées  par  le  temps, 
parla  guerre,  par  les  révolutions,  leurs  noms  foisonnent  dans  les  chartes 
de  nos  monastères,  pendant  les  xi©,  xn»  et  xin®  siècles,  de  manière  qu'on 
puisse  en  dresser  la  statistique  et  en  établir  la  succession,  au  grand 
profit  du  diplomatiste,  qui  s'en  servira  pour  fixer  des  dates  incertaines  et 
pour  préciser  ces  rigoureuses  notions  chronologiques  qui  sont  l'œil  de 
l'histoire. 

Sous  ce  rapport  également,  les  chartes  de  Saint-Bertin  sont  de  nature 

1  Par  exemple  le  nom  des  monétaires  et  des  orfèvres  de  Saint-Omer,  vers  Tan  1132,  dans  la 
charte  n*  170  de  l'abbaye  d'Origny-Sainte-Benoîte  :  Wericus  moneiarius,  Robertus  Rufus  avrifaber. 


—    LIV  — 


à  rendre  aux  érudits  les  plus  signalés  services  ;  car,  malgré  les  publica- 
tions qui  ont  déjà  été  faites  des  documents  dont  nous  dressons  plus  loin  le 
répertoire,  les  chartes  originales  donnent,  à  cet  égard,  beaucoup  de  ren-. 
seignements  nouveaux.  En  effet,  lorsque,  par  exemple,  pour  le  diplôme. 
d'Adroald,  le  diacre  Folcwin  se  contente  de  reproduire  onze  signatures 
sur  les  quarante-huit  que  présente  la  charte  originale,  lorsque  l'honnête 
Tassart  lui-même  en  omet  cinq  encore,  dans  la  mauvaise  copie  qu'il  en  a 
faite  et  que  M.  Guérard  a  intercalée  dans  son  Cartul aire  l,  n'y  a-t-il  pas  un 
véritable  intérêt  pour  le  lecteur  à  se  trouver  en  présence  du  texte  véritable, 
bien  qu'il  ait  été  déjà  édité  par  Hennebert  et  Bréquigny  ?  Qu'on  juge  par  là. 
du  reste,  et  qu'on  ne  s'en  tienne  pas  aux  énumérations  écourtées  qui  se 
lisent  au  bas  des  chartes  déjà  connues,  dont  Folcwin  et  Simon  ont  défiguré, 
comme  à  plaisir  la  physionomie  originale,  en  supprimant  ou  en  altérant 
un  grand  nombre  de  signatures  testimoniales-  C'était  mon  devoir  de  les 
rétablir  toutes,  par  voie  de  rectification,  ainsi  qu'on  le  verra  sous  chaque, 
article,  pour  les  n<>*  3,  6,  8,  11,  21,  22,  26,  27,  30,  31,  32,  33,  35,  36, 49,. 
53,  55,  qui  ont  été  transcrits  par  Folcwin,  et  surtout  pour  les  n08  95, 98, 
103,  122, 1 34,  257,  284,  qui  ont  fait  partie  du  Cartulaire  de  Simon  \ 


i . 


XXII 


Ce  que  j'ai  fait  pour  les  noms  d'hommes,  il  était  plus  urgent  encore  de 
le  faire  pour  les  noms  de  lieux.  On  n'y  attachait  pas  autrefois  une  grande 
importance.  Il  suffit  de  parcourir  les  plus  anciens  recueils  de  chartes, 

1  Les  noms  omis  dans  le  texte  de  Tassart  (Guérard,  p.  19)  sont  ceux  de  Chunerici,  Mamssis, 
Aldeb...  CebereU,  Asilendi,  Basmi ;  ceux  modifiés  sont: Babbam  pour  BabbinijCrodmari pour  Ckrodman, 
Ormari  pour  ErmaH,  Ineufi  pour  Breulfi,  Tudobaldi  pour  Tiodoàaldi  casserui,  Astrorwaldi  pour  Osoro- 
waldi,  Gaiberti  pour  Gvoberti,  Madalgisi  pour  Madalgisili,  Badoni  pour  Baddord,  Anchaldi  pour  Ans- 
chiddi  ;  les  qualifications  altérées  sont  celles  de  sacerdotts  au  lieu  de  sacebaroms,  données  à  Radbaldus 
et  au  faux  Anchaldusj  tandis  qu'elles  appartiennent  à  Isbertus,  Chrodmarus  et  Asilendus. 

*  On  fera  la  même  remarque  pour  celles  des  chartes  de  Simon  que  M.D'Hoop  a  publiées  d'après  • 
les  originaux  conservés  en  Belgique.  * 


—   LV 


même  ceux  qui  ont  été  édités  par  les  Bénédictins,  tels  que  les  auteurs  du 
6 allia  christiana,  ou  ceux  qui  forment  la  collection  des  Opéra  diplomatica 
de  Miraeus  et  Foppens,  pour  se  convaincre  du  peu  d'exactitude  avec  lequel 
ont  été  imprimés  les  noms  des  diverses  localités  mentionnées  dans  les 
diplômes.  Ni  l'attention  des  érudits,  ni  celle  des  archivistes  de  profession 
ne  se  portait  de  ce  côté.  Chez  les  moines  eux-mêmes,  qui  avaient  tout  in- 
térêt h  la  savoir,  on  ignorait  généralement  la  situation  topographique  de 
beaucoup  de  domaines  dont  la  donation  remontait  aux  origines,  ou  aux 
premiers  temps  de  Pexistence  du  monastère.  Il  y  a  là-dessus  d'incroyables 
méprises  dans  certaines  interprétations  données  par  Dom  Dewitte  et  par 
ses  prédécesseurs1.  Il  y  a  aussi,  il  faut  le  dire,  bien  des  mauvaises  lectures 
dans  les  cartulaires. 

Tous  ceux  qui  se  sont  occupés  de  la  géographie  locale  connaissent  par 
le  texte  imprimé  de  M.  Guérard,  les  leçons  qui  ont  été  consignées  dans  le 
manuscrit  n°  721  par  le  scribe  du  xne  siècle  à  qui  l'on  doit  cette  copie  de 
Folcwin.  On  y  lit,  pour  n'en  citer  que  quelques-uns,  Hebrona  (p.  68), 
Therealdo  loco  (p.  53),  Istern  (p.  161),  Krokashem  (p.  124),  Lunchold 
(ibid.)i  Vampingaham  (p.  107),  Buoningahem  (p.  124),  fiscum  Morke 
(p.  150),  fluvio  Widolaci  (p.  65),  tandis  que  les  textes  originaux  portent 
Beborna,  ou  Bebrona  (acte  26),  Heroaldo  luyo  (acte  18),  ou  Heroaldo 
luco  (acte  19),  Stem  (acte  39),  Hrokashem,  Junchold  (acte  51),  Grampin- 
gaham  (acte  40),  ou  Ciampingaham  (acte  51),  Buoningahem  (ibid.),  fis- 
cum Merke  (acte  63),  fluvio  Widbaci  (acte  24).  On  comprend  l'importance 
que  présentent  des  variantes  aussi  considérables,  pour  l'étude  et  l'inter- 
prétation de  noms  de  lieux  qui  remontent  à  la  période  Carolingienne  !  En 
fait  de  textes  de  ce  genre,  —  et  il  y  en  a  beaucoup  d'autres,  —  un  édi- 
teur qui  se  respecte  et  qui  a  le  véritable  souci  d'être  utile  à  la  science,  doit 
se  montrer  scrupuleux  jusqu'au  dernier  iota! 

Et  ce  n'était  pas  assez  de  transcrire  fidèlement  les. formes  anciennes 


*  Le  Galha  christiana,  à  la  suite,  je  crois,  de  Mabillon  lui-même,  traduit  VAscio  de  la  charte 
d'Adroald  par  Aix,  locus  in  Morinis  inter  Pernas  et  oppidum  S.  PattÛ  (t.  III,  instrum.  eccl.  Àud., 
p.  HO,  m  margine).  Or,  il  n'y  a  dans  la  région  indiquée  aucun  autre  Aix  qtfEps,  dont  le  nom,  qui 
fi'est  écrit  Ayz,  dérive  authentiquement  d'Apibus  ! 


—    LVI    — 


des  noms  de  lieux,  il  fallait  les  traduire  par  l'expression  de  la  forme  ac- 
tuellement usitée,  toutes  les  fois  que  le  contexte  des  chartes,  ou  l'évidence 
du  rapport  étymologique  permettait  de  le  faire. 

Pour  les  noms  antérieurs  à  l'an  Mille,  la  chose  a  été  tentée  déjà,  soit 
par  les  moines  eux-mêmes,  dans  diverses  rédactions,  soit  par  M.  Cour- 
tois, dans  son  Dictionnaire  géographique  de  V arrondissement  de  Saint- 
Orner  \  soit  encore  par  M.  Louis  Cousin,  dans  son  étude  intitulée  Le 
Monastère  de  Stenetland9  publiée  en  1870  %  soit  enfin,  pour  les  noms 
Belges,  par  M.  d'Hoop,  dans  son  cartulaire  de  Poperinghe.  Mais  malgré 
ce  secours,  et  au  milieu  d'opinions  souvent  divergentes,  j'ai  du  me  frayer 
moi-même  la  route  à  suivre,  codifier,  en  quelque  sorte,  les  variantes  di- 
verses que  présente  un  même  vocable,  scruter  les  indications  données  par 
les  documents  similaires,  dépouiller  les  nomenclatures,  interroger  d'un 
œil  attentif  les  cartes  les  plus  complètes  et  les  plus  étendues,  pour  arriver 
à  identifier  d'une  manière  plausible,  sinon  tout  à  fait  certaine,  plus  de 
cinq  cents  noms  de  communes  —  sans  parler  des  noms  de  hameaux  — 
dont  trois  cent  soixante-trois  pour  la  France  \  quatre-vingt-dix  pour  la 
Belgique,  quarante-sept  pour  l'Angleterre  et  l'Allemagne 4. 


XXIII 


Cinq  cents  communes,  appartenant  aux  territoires  de  la  France,  de  la 
Belgique,  de  l'Angleterre  et  de  l'Allemagne,  tel  est  l'horizon  topographi- 

1  Mémoires  de  la  Société'  des  Antiquaires  de  la  Morime,  t  XIII.  Cet  ouvrage  a  obtenu  une  mention 
honorable  au  Congrès  des  Sociétés  savantes,  en  1865. 

'  Br.  in-£*  de  pp.  63,  Dunkerque,  V  B.  Kîen.  —  Cet  extrait  du  t.  XV  des  Mémoires  de  la  Société 
Diaûserquoise  est  une  des  œuvres  les  plus  laborieuses  qui  soient  sorties  de  la  plume  du  docte  anti- 
quaire qui  la  signée;  mais  le  caractère  en  est  trop  conjectural  pour  que  j'aie  pu  m'y  fier,  autrement 
que  sur  quelques  points,  dont  rinterprétation  ne  paraît  pas  douteuse. 

*  Sans  y  comprendre  les  noms  des  villes  étrangères  à  notre  région  du  nord,  mentionnées  inci- 
demment dans  nos  chartes. 

4  Je  ne  parie  pas  de  ceux  de  l'Italie,  qui  ne  figurent  dans  nos  listes  que  pour  la  datation  des 
actes  pontificaux. 


—  lvii  — 


que  des  chartes  de  Saint-Bertin,  durant  la  période  représentée  par  ce  seul 
premier  volume,  qui  s'arrête  à  Tan  1240  ;  et  il  s'en  faut  que  j'aie  pu  tra- 
duire la  totalité  des  noms  de  lieux  qui  y  sont  mentionnés  !  On  jugera  par 
là,  mieux  peut-être  que  par  toute  autre  démonstration,  quel  secours  les 
études  historiques  auront  à  tirer  de  la  publication  dont  la  Société  des  An- 
tiquaires de  la  Morinie  a  bien  voulu  me  confier  l'honneur,  en  même  temps 
que  la  responsabilité  ! 

Bien  que  beaucoup  de  ces  noms,  la  moitié  peut-être,  ne  se  rapportent 
qu'à  des  fiefs  ou  à  des  seigneurie?,  qui  titraient,  soit  les  bienfaiteurs  de 
l'abbaye,  soit,  les  témoins  de  ses  chartes,  il  n'en  reste  pas  moins  dans  les 
chiffres  énoncés  la  preuve  d'une  grande  puissance  territoriale,  représentée 
par  une  vaste  étendue  de  domaines  épars,  dont  les  titres  étaient  classés 
avec  soin  dans  les  archives. 

Je  ne  dirai  rien  ici  de  ceux  de  la  Belgique,  malgré  la  tentation  qui  me 
harcèle  de  refaire  l'Introduction  de  M.  D'Hoop,  écrite  trop  exclusivement 
au  seul  point  de  vue  de  l'histoire  de  Poperinghe  :  il  y  aurait  à  y  parler 
plus  longuement  de  Bas-Warnêton  et  de6  seigneurs  de  Comines,  sans 
négliger  ni  Couckelaere,  ni  Lisseweghe,  ni  Ruysselede,  ni  Roxem,  ni  tant 
d'autres  lieux  dont  on  trouvera  les  noms  dans  mon  Index  topographique. 
J'y  reviendrai  peut-être.  En  attendant,  jetons  un  coupd'œil  sur  la  géogra- 
phie Bertinienne  de  la  France. 

En  première  ligne,  dans  le  Pas-de-Calais,  c'est  la  ville  de  Saint-Omer 
et  ses  environs,  dont  la  vie  historique  se  confond,  pour  ainsi  dire,  avec 
celle  du  chef-lieu.  Tels  sont  les  domaines  d'Arqués,  de  Quelmes,  d'Acquin, 
de  Wizernes,  de  Coyecques,  d'Herbelles,  ce  dernier  particulièrement 
illustré  par  la  magnifique  donation  de  Richilde  de  Bruay  (acte  n0  64,  de 
975),  qui  est  resté  inconnu,  même  à  M.  de  Laplane.  Puis,  non  loin  de  là, 
c'est  le  groupe  d'Heuchin,  avec  ses  annexes  de  Bergueneuse,  d'Equirre,  de 
Prédefin,  de  Fontaine-les-Boulans,  de  Quevaussart  et  de  Fontaine-les- 
Hermans.  On  y  trouvera,  plus  sûrement  que  dans  la  plaine  de  Saint-Omer,. 
une  parti edes  noms  de  lieux  mentionnés  dans  la  charte  d'Adroald  V 


i1 


1  A  mon  sens,  Henchin  s'étant  appelé  Helaaco  (acte  n9  73)  et  Hèles  (^te  n*  2M>>  es*  Mvrivâlent 
absolu  d'  Alciaco.  De  même  Fléchin,  par  Felzi (acte  ne  94),  dérive  de  Feldacus  (acte  n«  66)  •?  de<mêri>e; 


—   LVIH    — 


'si 


J'ai  dit  plus  haut  combien  l'administration  de  cette  villa,  propriété 
héréditaire  de  Saint-Bertin,  causa  de  soucis  à  l'abbé  Bovon,  en  1051,  par 
suite  de  la  rapacité  des  comtes  de  Saint-Pol.  Cet  antagonisme  se  prolongea, 
malgré  le  soin  que  prit  l'évêque  Milon  I«  de  rappeler  à  Enguerrand  de 
Campdavaine,  en  1145,  les  engagements  souscrits  en  sa  présence  par  le 
comte  Hugues  III  (acte  n°  194)  ;  et,  pour  y  mettre  un  terme,  Thierry  d'Al- 
sace se  vit  dans  l'obligation  de  retirer  ce  fief  dans  sa  main  souveraine,  en 
l'échangeant  avec  les  religieux,  pour  ce  qui  regardait  le  domaine  temporel, 
contre  une  bergerie  située  dans  les  environs  de  Furnes  (acte  n^  210,  du 
29juillet  1151). 

Près  du  rivage  de  l'océan  britannique,  à  l'extrémité  des  plaines  basses 
où  de  patients  et  longs  travaux  avaient  discipliné  le  cours  de  l'Aa  et  de  ses 
diverses  branches,  o'est  le  groupe  de  Calais-Saint- Pierre,  déjà  nommé, 
mais  jusque-là  sans  histoire,  qui  émerge  tout-à-coup  des  brumes  de  la 
mer,  en  1180,  avec  sa  pêche  maritime,  sa  dîme  du  poisson,  si  chaudement 
controversée,  ses  églises,  sa  léproserie,  ses  bourgeois,  ses  justiciers, 
curieux  phénomène  d'une  soudaine  éclosion  et  d'un  développement  rapide, 
qui  jette  sur  ce  banc  de  pierrettes  et  sur  ces  dunes  de  sable  un  centre 
d'activité  commerciale  et  politique,  appelé  aux  plus  hautes  destinées. 

Dans  le  Nord,  c'est  le  groupe  de  Gravelines,  avec  ses  nuées  de  pêcheurs, 
disséminés  sur  tous  les  points  du  rivage  et  jusque  dans  l'intérieur  des 
terres,  au  moyen  des  voies  fluviales,  jusqu'aux  villages  de  Loon,  de  Saint- 
Folquin  et  de  Saint-Ninolas  ;  Gravelines,  avec  son  nouveau  port,  Novo 
jporiuj  dont,  l'insaisissable  topographie  se  révèle  dès  l'an  1099,  pour  devenir, 
par  sa  situation  à  l'embouchure  de  l'Aa,  l'entrepôt  naturel  des  marchan- 
dises qui  allaient  à  Saint-Omer,  ou  qui  en  sortaient  pour  l'exportation  ;  — 
Bourbourg,où  l'abbaye  de  Saint-Bertin  avait  un  Qhiselhus  et  un  centre  de. 
juridiction  civile  pour  les  campagnes  d'alentour. 

Dans  la  châtellenie  de  Lille,  Hantay  et  Salomé,  qui  nous  offriront  plus 
tard  de  curieux  documents  inédits. 

encore,  Hénin-Liétard,  par  Henny  (Mir.  II,  p.  1142),  se  relie  à  Eenniaco  (Mir.  I,  p.  172).  On  trouve 
encore  Badli  (acte  n*  191),  pour  BalUn,  auj.  Barlin  ;  Wenti  (Mir.  II,  p.  cit.)  pour  Wendin  etc.  etc.  Il 
y  a  là  un  procédé  de  dérivation  qui  semble  particulier  à  notre  pays,  et  que  je  n'ai  encore  vu  signalé 
nulle  part. 


—   LIX    — 


Dans  l'Ostrevand,  Annezin,  Barlin,  Verquin,  sont  l'objet  de  plusieurs 
chartes,  parmi  lesquelles  je  me  contente  de  signaler  celle  qui  constate  la 
fondation  de  l'église  de  Verquigneul,  en  1147  (acten0  203),  par  le  sei- 
gneur du  lieu,  qui  la  fait  démembrer  de  la  paroisse  mère. 

On  comprendra  que  je  ne  puisse  ici,  sans  fatiguer  le  lecteur,  énu- 
mérer  les  deux  cent  trente-deux  communes  du  Pas-de-Calais,  ni  les 
quatre-vingts  communes  du  Nord,  pour  l'histoire  desquelles  les  chartes 
de  Saint-Bertin  présentent  des  documents  à  consulter,  ou  des  indications 
à  recueillir;  mais  je  ne  puis  me  dispenser  de  dire  quelque  chose  des 
cinquante-cinq  communes  de  l'Aisne,  de  l'Oise  et  de  la  Somme,  dont  les 
noms  y  sont  également  consignés. 

On  les  trouvera,  pour  la  plupart,  dans  l'orbite  des  actes  qui  concer- 
nent l'important  domaine  de  Caumont,  situé  dans  le  canton  de  Chauny. 
Cette  propriété,  restée  longtemps  indivise  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
et  la  collégiale  de  Saint-Omer,  se  réclame  d'une  origine  illustre,  puisqu'on 
en  fait  remonter  la  donation  àCharlemagne  lui-même,  ainsi  que  je  l'ai 
dit  plus  haut. 

Quoi  qu'il  en  soit  de  ce  fait,  qui  paraît  contestable,  l'administration 
des  biens  de  Caumont  a  donné  lieu  à  un  grand  nombre  d'actes,  parmi  les- 
quels on  distingue  les  chartes  des  évoques  de  Noyon  et  de  leur  cour  ecclé- 
siastique, celles  des  châtelains  de  Coucy  et  d'autres  personnages  moins 
connus.  On  y  rencontre  beaucoup  de  détails  pleins  d'intérêt  sur  la  nature 
de  cette  propriété,  notamment  sur  le  régime  de  ses  bois  et  sur  plusieurs 
points  de  topographie,  dont  le  savant  et  consciencieux  archiviste  de 
F  Aisne,  M.  Matton,  aurait  tir£  bon  parti  pour  l'ouvrage,  excellent  d'ail- 
leurs, qu'il  a  publié  sous  le  titre  de  Dictionnaire  topographique  de  son 
département l. 


1  Dictionnaire  iopographique  du  déparUment  de  C  Aisne,  par  M.  Aug.  Matton,  gr.  in-4'  de  pp.  rarij- 
36*,  Paris,  imprimerie  nationale,  1871. 

vin 


■■  .-•» 


—   LX   — 


XXIV 


"uriui  les  documents  qui  figurent  dans  la  série  des  chartes  de  Saint- 
^i-ciu,  il  y  en  a  vingt  et  un  qui  sont  tirés  des  archives  du  prieuré  deSaint- 
tYv-lez-Béthune.  Cet  établissement  religieux,  sur  les  origines  duquel  on  ne 
savait  rien  jusqu'ici,  si  ce  n'est  qu'il  avait  été  soumis  en  1110,  par  l'évo- 
que Lambert  d'Arras,  au  prieuré  bénédictin  de  Saint-Pierre  d'Abbeville, 
n'est  entré  que  plus  tard  dansle  ressort  de  la  grande  abbaye  audomaroise1. 

Son  histoire  s'éclaire  vivement  des  lumières  que  la  publication  des 
chartes  inédites  de  Saint-Bertin  apporte  à  son  endroit.  Un  acte  de 
l'archevêque  Raoul  de  Reims,  daté  de  1123  (n<>  150),  nous  renseigne 
d'abord  sur  le  mystère  de  sa  fondation.  Il  y  est  dit  qu'un  jour,  par  suite 
de  circonstances  qui  ne  sont  pas  déterminées  %  les  religieux  de  Saint-Prix 
de  Saint-Quentin  sortirent  de  leur  monastère,  en  emportant  avec  eux  les 
reliques  de  leur  saint  patron,  et  trouvèrent,  je  ne  sais  comment,  un  asile 
sous  les  murs  de  la  ville  de  Béthune.  Là,  sollicité  par  la  confiante  piété 
des  populations  qui  accouraient  en  foule  pour  vénérer  ses  reliques,  le  saint 
martyr  fit  des  miracles,  et  on  lui  bâtit  une  chapelle,  que  les  moines  dotè- 
rent avec  munificence  de  tous  les  objets  nécessaires  au  culte  divin.  Cette 
action  si  simple  fit  du  bruit.  L'évêque  Lambert,  qui  n'avait  pas  été 
consulté,  ni  lui,  ni  son  archidiacre,  pour  l'ouverture  de  cette  nouvelle 
église  dans  son  diocèse,  en  prit  de  l'ombrage,  confisqua  le  sanctuaire  et  le 
donna  aux  moines  d'Abbeville.  Mais,  à  leur  tour,  les  religieux  de  Saint- 
Prix  se  montrèrent  offensés  de  cette  mesure,  et  ils  réclamèrent  un  juste 
dédommagement  pour  les  vases  sacrés, les  livres  et  les  ornements  dont  ils 
avaient  fait  l'abandon  à  la  chapelle.  C'est  cette  réclamation  qui  fait  l'ubjet 
de  la  lettre  de  l'archevêque,  devant  qui  l'affaire  fut  portée,  afin  qu'il  la 

1  Par  suite  d'une  convention  conclue,  le  3  septembre  1Ô98,  entre  les  religieux  de  Saint-Bertin 
ebeeux  de  Saint-Pierre  d'Abbeville  (Grami  CtHulain,  t.  I.  p.  163,  dans  la  note). 

•  Le  texte  porte  seulement  ces  mots  :  fognenlUms  alùj*amio  quiàusdâm  opoftumiaiAms. 


—   LXI    — 


jugeât  en  sa  qualité  de  métropolitain  ;  ce  qu'il  fit  en  donnant  raison  aux 
moines  fondateurs  contre  ceux  qui  prétendaient  garder  leur  héritage  sans 
bourse  délier. 

Les  autres  pièces  que  Dom  Dewitte  a  empruntées  au  Cartulaire 
de  cette  maison  donnent  un  heureux  appoint  au  contingent  de  nos 
chartes,  pour  l'importante  période  du  xn«  siècle.  Signalons,  en  particulier, 
celles  qui  regardent  l'autel  du  Haut-Bruay,  dans  le  doyenné  d'Houdain 
(actes  n<>s  163  de  1127, 166  de  1131),  l'autel  de  Lestrem  (acte  n°  181  de 
1140),  la  dîme  de  Fouquereuil  (acte  n°  189  de  1143),  la  création  de  la 
paroisse  de  Neuf-Berquin,  démembrée  de  celle  d'Estaires  (acte  de  1156 
no  227),  et  surtout  la  grande  affaire  de  l'autel  de  Pernes  et  de  ses  annexes 
de  Floringhem,  de  Sachin  et  de  Pressy. 

Ce  groupe  de  paroisses,  sur  lesquelles  il  n'existe  que  des  notions  peu 
explicites  dans  les  Cartulaires  de  Thérouanne  publiés  pour  notre  Société 
par  MM.  Duchet  et  Giry,  voit  s'étendre  l'horizon  de  son  histoire,  grâce 
aux  six  chartes  (n08  196,  197,  198,  199, 200,  202)  qui  les  concernent,  dans 
le  Cartulaire  du  prieuré  Béthunois.  Elles  nous  apprennent  que,  du  temps 
de  l'évêque  Jean  de  Comines,  Hugues  d'Amiens,  qui  fut  archevêque  de 
Rouen,  en  possédait  le  personnat,  qu'il  céda  à  l'abbaye  de  Marcigny-les- 
Nonnains,  pour  la  pension  de  sa  mère.  Cet  établissement,  fort  éloigné  de 
nos  contrées,  puisqu'il  était  situé  dans  le  département  de  Saône-efc- Loire, 
ne  pou  vaitque  très  difficilement  percevoir  les  fruits  de  cette  libéralité  ;  aussi, 
les  moines  de  Cluny,  qui  en  avaient  l'administration,  songèrent-ils  à  en 
céder  le  bénéfice  à  leur  prieuré  de  Saint-Pierre  d'Abbeville,  et,  par  suite, 
dux  religieux  de  Saint-Pry.  Ils  avaient  compté  sans  des  oppositions  de 
toutes  sortes,  de  la  part  de  certains  laïques  qui  se  jetèrent  à  la  traverse. 
On  y  remarque  notamment  un  échevin  de  Pernes,  Boson,  le  plus  ancien 
membre  que  l'on  connaisse  de  la  municipalité  de  cette  ville.  C'était  en 
l'an  1145.  Milon  I»,  évêque  de  Thérouanne,  dut  intervenir  à  plusieurs 
reprises,  dans  la  querelle.  On  écrivit  à  l'archevêque  de  Rouen  ;  on  inter- 
rogea les  prêtres  qui  avaient  *  chanté  »  dans  les  églises  en  litige,  et  l'on 
ne  parvint  qu'à  grand  peine  à  trancher  toutes  les  difficultés  de  l'affaire. 

C'étaient  là  les  graves  questions  du  temps.  On  se  disputait  la  possession 


■  .■» 


LXII   — 


des  oblations  ecclésiastiques,  la  jouissance  des  dîmes,  l'exploitation  des 
terres  concédées  aux  églises  à  titre  de  donation.  Des  nuées  d'ambitieux 
surgissaient  de  toutes  parts  pour  y  prétendre,  malgré  les  stipulations  les 
plus  authentiques,  malgré  les  chartes  les  mieux  libellées.  Chaque  jour, 
tout  était  remis  en  question,  par  les  fils,  les  petits-fils>  les  arrière-neveux 
ou  les  plus  problématiques  cousins  des  donateurs.  Ils  se  prétendaient 
lésés  dans  leurs  droits  d'héritiers,  et  ils  réclamaient  une  obole  que  l'ab- 
baye, en  fin  de  compte,  se  voyait  obligée  de  leur  départir,  pour  se  débar- 
rasser de  leurs  importunités.  Si  la  propriété  ecclésiastique  s'étendait  et 
s'accroissait  sans  cesse  aux  dépens  de  la  propriété  civile,  ce  n'était  pas 
sans  lutte  et  sans  peine,  tellement  alors,  dans  la  famille,  l'homme  et  la 
terre  semblaient  être  liés  l'un  à  l'autre  par  des  liens  indissolubles  ! 


XXV 


J'ai  peu  de  chose  à  dire  ici  des  chartes  allemandes  de  Saint-Bertin, 
où  le  lecteur  remarquera  une  lettre  inédite  de  l'empereur  Henri  IV, 
du  6  décembre  1056,  dans  laquelle  sont  énumérées  les  villas  que  les 
moines  de  Saint-Omer  devaient  aux  libéralités  d'Othon  le  Grand  et  de 
S.  Henri  ;  mais  il  convient  de  nous  arrêter  un  moment  sur  les  actes  nom- 
breux qui  concernent  ses  possessions  d'Angleterre. 

Comme  beaucoup  d'établissements  religieux  fondés  sur  le  continent, 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  eut,  en  effet,  une  colonie  monastique  dans  cette  îlet 
grâce  aux  libéralités  que  lui  fit  le  vaillant  capitaine  qui  s'appela  Guillaume 
d'Ypres.  C'était  un  membre  de  la  lignée  des  comtes  de  Flandre,  un  petit- 
fils  de  Robert  le  Frison,  qui  avait  suivi  le  comte  Etienne  de  Boulogne 
dans  ses  possessions*  d'Outre-Manche,  avec  de  nombreuses  bandes  de 
mercenaires  flamands,  auxquels  M.  Alph.  Wauters  rend  cette  justice 
qu'ils  se  montrèrent  constamment  ses  fidèles  défenseurs  *. 

Aussi,  de  même  que  Guillaume  le  Conquérant  avait  enrichi,  en  1066r 

*  Table  chronol.,  Introduction  an  tome  II,  pp.  vii,  viii. 


LXIII   — 

les  auxiliaires  de  sa  conquête,  de  même  le  roi  Etienne  se  montra  très 
libéral  envers  ceux  qui  venaient  lui  prêter  leur  indispensable  et  courageux 
appui,  pour  l'administration  du  royaume  dont  sa  femme  Mathilde  lui  avait 
apporté  l'héritage  ;  et  quand  ce  prince  mourut,  25  octobre  1 154  *,  Guil  - 
laumeput  rentrer  en  Flandrechargé  d'immenses  richesses  dont  les  mona- 
stères eurent  leur  part.  Il  s'était,  en  effet,  déjà  montré  fort  libéral  envers 
l'abbaye  de  Clairmarais  *,  et  il  le  fut  bien  davantage  au  regard  de  l'abbaye 
de  Saint- Bertin,  dont  il  contribua  plus  que  personne  à  relever  les  ruines 
et  à  reconstruire  les  bâtiments,  après  le  grand  incendie  de  l'an 
1152  3. 

C'est  précisément  l'époque,  et  non  en  1140,  comme  on  l'a  cru  long- 
temps à  tort  \  qu'il  donna  au  monastère  de  ses  prédilections  les  deux 
églises  de  Chilham  et  de  Throwley,  dans  le  comté  de  Kent,  dont  il  était  le 
gouverneur  général,  avec  le  titre  de  vicomte  (acte  n<>  216).  C'est  là  l'ori- 
gine du  prieuré  dont  l'abbaye  au domaroise  eut  la  jouissance  jusqu'au 
règne  du  roi  Henry  V,  et  dont  l'administration  fournit  l'occasion  d'un 
grand  nombre  d'actes  divers,  depuis  la  fin  du  règne  du  roi  Etienne  jus- 
qu'au commencement  du  xve  siècle  8.  Il  y  en  a  soixante-dix  pour  la  pé- 
riode comprise  dans  ce  premier  volume. 

Comme  la  plupart  de  ces  chartes  ne  sont  pas  datées,  et  que  Dom  De- 
witte  les  a  semées  fort  au  hasard,  de  ci  et  de  là,  sans  aucun  élément 
critique,  dans  l'ordre  de  son  classement,  j'ai  dû  me  livrer  à  de  longues 
recherches  pour  leur  donner  autant  que  possible  le  rang  qu'elles  m'ont 
paru  comporter.  J'avais  peu  de  secours  à  espérer  pour  me  faciliter  ce  tra- 
vail :  les  livres  les  plus  élémentaires  m'ont  presque  tous  fait  défaut.  On 
ne  les  trouve  même  pas  tous  sur  les  rayons  de  la  bibliothèque  nationale. 


1  Annales  de  Bermundeseia,  p.  439,  dans  les  Rerum  médit  œvi  scriptores. 

1  Gallia  christ.,  t.  III,  Instrum.,  col.  121.  Cf.  De  Smet,  Notice  sur  Guillaume  tfYpres,  dans  les 
Mém.  de  fAcad.  roy.  de  BeUgque,  t.  XV. 

*  Cartular.  Simonis,  Guérard,  p.  326  ;  Morand,  p.  94. 

4  La  confirmation  dn  roi  Etienne  (acte  n°  217)  qui  dut  suivre  de  très  près  le  fait  de  la  donation, 
invoque  le  témoignage  de  Robert,  évêque  de  Lincoln,  qui  fut  sacré  en  1151. 

*  La  plus  grande  partie  de  ces  chartes  a  été  transcrite,  au  xvi*  siècle,  dans  un  recueil  qui  fait 
partie  du  ms  n»  747  de  la  bibliothèque  de  St-Omer,  art.  31. 


_  ■?*.■* 


—    LXIV   — 


Fort  heureusement,  j'avais  près  de  moi,  dans  la  bibliothèque  de  Boulo- 
gne, le  Recueil  des  historiens  nationaux  de  l'Angleterre,  Rerum  mediiœvi 
scriptoreSy  édités  avec  un  grand  luxe  d'érudition  par  les  soins  du  gouver- 
nement britannique,  et  j'ai  pu  trouver  dans  la  bibliothèque  de  la  Société  des 
Antiquaires  de  Picardie  plusieurs  des  intéressants  volumes  dont  secom- 
posent  les  Mémoires  de  la  Société  archéologique  du  comté  de  Kent l,  qui 
m'ont  présenté  beaucoup  d'éclaircissements  utiles. 

Restait  la  détermination  topographique  des  localités  mentionnées  dans 
les  actes  en  question  ;  et  là  encore,  faute  de  trouver  dans  la  librairie 
anglaise  l'équivalent  de  nos  dictionnaires  géographiques  des  communes, 
ou  de  nos  dictionnaires  des  postes,  j'ai  dû  me  contenter  des  indications 
que  j'ai  pu  saisir  sur  YOrdnance  Map  des  hundreds  de  Faversham,  de 
Felborough  et  de  Wye,  dans  lesquels  sont  situés  la  plupart  des  domaines 
dont  j'avais  à  préciser  l'emplacement  *. 

Que  nos  voisins  d'Outre-Manche  se  montrent  donc  indulgents,  pour  les 
fautes  que  j'ai  pu  laisser  se  glisser  dans  l'édition  des  chartes  qui  concer- 
nent leur  pays  !  il  m'a  été  vraiment  impossible  de  mieux  faire  ;  et  je  n'y 
ai  épargné  ni  mon  temps,  ni  ma  peine. 

Au  reste,  si  peu  que  j'aie  pu  réussir  à  me  tirer  honorablement  de  ma 
tache  d'éditeur,  je  m'applaudis  d'avoir  pu  mettre  au  jour  cette  longue 
série  d'actes,  où  revivent  tant  de  souvenirs  de  choses  qui  ne  sont  plus.  Si 
les  touristes  nous  appreonent  que  la  vieille  église  de  St-Michel  deThrowley 
a  conservé  jusqu'aujourd'hui,  comme  une  relique  du  temps  passé,  les 
«  formes  »  dans  lesquelles  siégeaient  les  moines  bertiniens  du  prieuré  de 
ce  nom  %  je  ne  vois  nulle  part  qu'on  en  ait  dressé  les  annales,  avec  le  détail 
de  tout  ce  que  nos  chartes  nous  apprennent  au  sujet  des  péripéties  de  son 
existence.  11  y  a  là,  pour  ce  coin  de  terre,  une  source  d'information  aussi 
riche  que  variée,  qui  mériterait  d'être  le  sujet  d'une  monographie.  La 

'  ArchjrcJogia  Cantùma.  Mng  T+ti*$acti *ns  of  the  font  arehrtf-'yiea!  $-xvty%  ia-$\  1860-1876, 
toL  III.  IV.  Y.  YI,  Y  IL  X  :  dont  je  dois  la  communication  à  la  bienveillance  particulière  de  M.  Jo- 
seph Garnier.  le  très  savant  et  très  obligeant  secrétaire  perpétuel  de  la  docte  société  Amiénoise. 

1  Ond*d*c*  Svtw*  oftkt  ccAmty  of  Katf,  sheeis  n*  M,  i5,  55. 

*  Ato*'«  <*nd>  to  jfatf ,  in-18,  Edimbourg.  1976.  p.  359.  Of.  7V  Histey  ofKf*t,  %  John  H*ms, 
Londres.  1719.  in-f*.  p.  316.  col.  2. 


—   LXV   — 


liste  seule  des  chevaliers  qui  ont  signé  ces  chartes,  soit  comme  auteurs 
de  donations,  soit  comme  témoins  des  actes,  me  semble  offrir  un  ample 
sujet  d'étude  ;  car,  après  avoir  dépouillé  les  volumineuses  tables  onomas- 
tiques  dont  M.  C.  Roberts  a  enrichi  ses  Pedes  finium  du  comté  de  Kent, 
publiés  en  1836,  je  reste  convaincu  que  la  plupart  des  noms  d'hommes 
qui  se  lisent  au  bas  des  documents  dont  on  trouvera  ci-après  le  texte,  sont 
à  peu  près  inconnus  de  tous  ceux  qui  s'intéressent  à  l'histoire  de  ces 
contrées.  On  en  rencontre,  il  est  vrai,  quelques-uns,  représentés  par  leurs 
descendants,  dans  les  Assessments  to  knight  the  Black  Prince,  document 
de  Tan  1347,  savamment  commenté  par  M.  Greenstreet,  dans  le  X«  vol. 
de  V Archœologia  Cantiana  ;  mais  il  y  a  ici  bien  d'autres  noms  de  per- 
sonnes, et  surtout  plusieurs  noms  de  lieux,  sur  lesquels  la  lumière  n'est 
pas  faite. 

En  dehors  de  là,  la  collection  des  chartes  de  Throwley  donne  au  lecteur 
une  suite  remarquable  d'informations  sur  la  vie  religieuse  des  populations 
environnantes,  au  xme  siècle.  Nous  y  voyons,  en  effet,  rayonner  autour 
du  modeste  établissement  bertinien,  un  grand  mouvement  de  fondations 
pieuses.  Cest,  par  exemple,  le  seigneur  et  la  dame  de  Leaveland,  bâtissant 
une  chapelle  pour  l'usage  de  leur  maison,  et  la  faisant  ensuite  ériger  en 
succursale  de  l'église  de  Chilham  ;  ce  sont  les  seigneurs  de  Wilderton, 
d'Easture,  de  Shelvinghelde,  qui  réclament  le  mêms  honneur  pour  leur 
famille  et  leurs  descendants  ;  c'est  la  famille  de  Kings'Wood,  comblant 
de  ses  dons  la  chapelle  de  Molash,  succursale  de  l'église  deThrowley,  avec 
toutes  les  clauses  —  étranges  pour  nous  —  du  forisgabulum  et  delà 
gersuma  \  avec  la  stipulation  de  redevances  singulières,  comme  celle  de 
présenter  aux  donateurs  ou  à  leurs  représentants,  dans  le  cimetière  même 
de  la  paroisse,  le  jour  de  la  St-Michel,  unumpomum  phaseahum,  unum 
pomum  silvestre,  ou  quelque  obole,  à  titre  d'hommage  et  de  souvenir. 

Puis,  ce  sont  les  archevêques  de  Cantorbéry,  depuis  S.  Thomas  le 

1  Le  forisgabulum  est  la  redevance  dont  la  terre  vendue,  ou  donnée,  devra  rester  grevée  au  profit 
de  son  ancien  propriétaire  ;  la  gersuma  est  le  pot-de-vin,  payé  au  donateur,  comme  témoignage  de 
reconnaissance,  par  celui  qui  accepte  le  don  ;  et  souvent,  dans  une  vente  déguisée,  c'est  le  prix 
de  la  chose  vendue. 


—   LXVI   — 


martyr,  jusqu'à  Richard  Wethersed,  qui  interviennent  pour  assurer 
l'exécution  des  volontés  des  donateurs  et  qui,  dans  les  paroisses  soumises  à 
la  juridiction  des  moines,  instituent  des  vicaires  ou  des  chapelains,  dont 
les  émoluments,  les  droits  et  les  devoirs  sont  minutieusement  énumérés. 
Dans  les  cas  de  conflit,  entre  les  moines  et  leurs  paroissiens,  pour  les 
questions  de  dîmes  qu'on  se  dispute,  pour  la  fourniture  des  objets  néces- 
saires au  culte  divin,  pour  la  réparation  des  édifices,  lapide  etcalce,  pour 
l'ouverture  des  chapelles  particulières,  on  a  recours  à  des  arbitres,  qui 
examinent  l'affaire  et  qui  en  décident  sans  appel.  Il  n'est  pas  rare  d'y  voir 
intervenir  les  Souverains  Pontifes  :  Alexandre  III,  Honorius  III,  Gré- 
goire IX  ont  écrit,  sur  plusieurs  de  ces  sujets,  des  lettres  intéressantes. 
Tous  ces  actes,  sauf  deux  lettres  royales  (n08  614  et  615),  attribuées 
au  roi  Henri  III  et  à  un  prétendu  frère  qu'il  aurait  eu,  dont  personne 
n'a  jamais  entendu  parler,  tous  ces  actes,  dis-je,  sont  authentiques 
dans  leur  forme,  leur  date  et  leur  teneur  :  Ce  ne  sont  certainement 
pas  les  moins  recommandables  de  tous  ceux  dont  notre  recueil  pré- 
sente au  public  le  texte  ou  l'analyse. 


XXVI 


Tel  est,  en  un  rapide  et  succinct  aperçu,  le  mérite  du  recueil  dont  j'ai 
entrepris  la  composition  sous  le  patronage  de  la  Société  des  Antiquaires  de 
Saint-Omer.  Puisse-t-il,  en  éluoidant  les  annales  de  l'Église  et  des  corpo- 
rations religieuses,  éclairer  de  plus  en  plus,  suivant  la  remarque  de 
M.  Wauters,  le  développement  des  institutions  civiles  *  ;  et,  en  ce  qui  re- 
garde particulièrement  l'histoire  de  notre  vieille  Morinie,  justifier  la  de- 
vise et  continuer  la  tradition  de  nos  devanciers  :  Doctrina  investigando 
restituet  l 

Menneville,  30  novembre  1885. 


1  Table  chronol.  Introduction  au  t.  m,  p.  I. 


LES    CHARTES 


x  .- 


DE 


SAINT-BERTIN 


1. 

Orig.  sur  volin.  —  T.  I,  n*  1,  p.  z. 

648,  6  septembre.  —  Adroald  donne  aux  saints  pères  Bertin,  Mom- 
melin  et  Ebertramne,  sa  propriété  de  Sitdiu  dans  le  pagus  Taroanensis  (1). 

Villara  proprietatis  meae  noncupante  Sitdiu  supra  (luvium  Agniona*  cum  ornai 
merito  suo,  vel  adjacentiis,  seu  aspicientiis  ipsius  villae.  haec  sunt.   .villa  magnigeleca 

Wiciaco.  Tatinga  villa.  Amneio.  Masto.  Fabricinio.  Losantanas  et  adfundenis  seuMalros. 

»  

Alciaco.  Launardiaca  villa.  Franciliaco....  Actum  Ascio,  villa  dominica  publiée. 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  Diplomate,  cirtœ,  etc.,  t.  II,  n*  312,  p.  87,  et  dans  Hennebert,  Hisi. 
d'ArtcU,  t.  II,  p.  356. 

Transcription  des  signatures,  d'après  la  charte  originale,  rectifiant  le  texte  de 
Quérard,  qui,  pour  cette  partie  du  doctement,  est  emprunté  à  une  note  marginale  du 
ms  de  Tassart  n°  637. 

'    Ego  Adroald  us  hanc  donationem  a  me  factam  s.  s.  (").  In  xpi  nomine  peccator 

(*)  Abréviation  da  subscripsi,  ea  f  jrme  de  paraphe.  C'est  Dam  Dowitte  lui-môme  qui  indique  ici  remploi  des  capitales. 

1 


i  - 


2  LES  CHARTES 

j 

1  AUDOMARUS,    NOMINE  ABSQUE  OPERE  EPISCOPUS',    PRO  TESTIMONIO  S.   S.    EGO  AGOLFUS,    AC   SI 
INDIGNUS,    PRESBYTER,     S.    S.*  InGOBERTCS,    AC  .SI    INDIGNUS,    PRESBYTER,     S.     S.    X    Signum 

'  Chuneberti  grafionis.  X'  signum  Landeberti.  X'baboni  Xrmaurilionis  sacebaronis.  X*  Adal- 
baldi.  •"Chunerici.  +"Babkini.  X*signum  Bertolandi.  X'signum  Seoquini.  X^signum  Tio- 
dobaldi  casserai....  C).>jX  signum  Chrod mari  sac.  Xfi signum  manassis.  -p^ signum  Osoro- 
waldi.#irLEUDOLENus  abbas  -|— ;s*£num  Ermenberti.»X  Guoberti.  sig...  .?.  signum  maurini. 
XTsignum  Bainds  s.  s.  X'signum  Adalcharii.  -p Signum  Madalgisili.  ># signum  Rigoberti. 
n    +  signum   Bu rgasti.  iX  signum  'Chrodoboldi.'/signum  Waldegisili.  *;X  signum  Madalaulfi. 

;*  X  signum  Winigeri.  X» signum  Aldeberti.  X*Danoaldus  preseyter  s.  s.  >*X  signum  Tras- 

waldi 9?  signum  Ermari.^  signum  Macrini.  ^  sign.    Breulfi.  ^signum    Gislebertus 

s.  s.  ^f  signum  Baddoni.  >#  signum  Aldeb cebereti.    X*-signum  Charrici.  *$<  signum 

ki  Radbaldi  sacebaronis.    +.*'  Asilendi  sac.  signum  *X   Isberti  sac.  signum. +^Waldmari. 

///+  signum  Basini.  signum  4f-  Amalgarii.  ^  signum  Anschiddi  sacebaronis. 

In  xpi  nomine  Ragnulfus,  jubente  domno  Audomarp  episcopo  et  rogante  Adroaldo  inlustri 
viri,  hanc  donationem  scripsi. 

2. 

D'après  le  vel.  Foie.  —  T.   I,  n«  2,  p.  3. 

662,  1er  février.  —  Clotaire  III  confirme  un  échange  de  biens  entre 
S.  Bertin  et  S.  Mommelin  (2). 

Aliqua  locella...  tam  in  pago  Constantino  (Constance)  quam  in  Noviomaginse,  vel 
Cambracinse,  seu  Vermandinse....,  his  nominibus  Vallis,  etc.  (2). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n°  313,  p    121.  Cf.    Guérard,  p.  SO,  d'après  le  me  721. 

3. 

Orig.  parchemin,  écrit  en  caractères  romains.  —  T.  I,  n»  3,  p.  5. 

662,  14  avril.  —  Saint  Omer,  Audomarus  xpi  gratin  Taruanninsae 
ecclesiae  episcopus,  déclare  vouloir  être  enterré  avec  les  moines,  auprès  de  la 
basilique,  cpnstruite  en  l'île  de  Sitdiu  et  dédiée  à  sainte  Marie  ;  et  il  affranchit 
cette  basilique  de  la  juridiction  épiscopale  pour  la  soumettre  à  l'abbé  Bertin 
et  à  ses  successeurs  (3). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n°  311,  p.  123,  et  dans  Hennbert,  t.  II,  p.  359.  Cf.  Guérard,  p.  23 
avec  variantes,  d'après  le  ms  721 . 

Parmi  les  signatures  qui  suivent  celle  du  testateur,  et  dont  plusieurs  ont  dû  être 
apposées  postérieurement ,  en  signe  cF approbation,  on  lit,  comme  variantes  : 

In  xpi  nomine  Audebertus  indignus  episcopus  ('*)  subscripsi...  Cravangerus  ...  Audo- 
bertus  peccator  episcopus  subscripsi...  Amlacharius  etsi  peccator  episcopus...  Abel,  acsi 
indignus,  abbas,  privilegium  hoc  subscripsi.  Ego  Ramnebertus  peccator  rogatus  hanc  épis- 
tolam  relegi  et  subscripsi. 

(*)  Les  points  mis  en  cet  endroit  et  plus  loin  représentent  les  lacunes  de  l'original. 
(**)  Les  mots  en  italique  manquent  dans  Guérard. 


DE  SAINT-BERTIN 


4. 

T.  I,  n«  4,  p.  7. 

Note  historique  extraite  d'Ipérius,  sur  la  donation  d'Arqués,  que  l'on  sup- 
pose avoir  été  faite  par  le  comte  Walbert,  eu  668,  ou,  environ. 

Sanctus  autom  Walbertus,  etc.  —  (Gap.  I,  x,  d'après  le  tas  n°  626.). 

Cf.  Folcwin,  dans  Guérard,  pp  47,  147  ;  dans  Pertz,  SS.  xm,  n«  3S,  p.  613;  et  n»  108,  p.  630.  10. 

5. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n#  5,  p.  8. 

682,  23  octobre,  —  Thierry  III  signe  un  privilège  pour  les  biens  de  l'ab- 
baye infra  mero  Attiniacinse  (4). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n*  409,  p.   190.  Cf  Guérard,  p.  27,  d'après  le  ms  721. 


6. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n°  6,  p.  8. 

685,  8  février.  —  Amalfride  concède  à  l'abbaye  de  Sithiu  le  monastère 
dTJonnecourt  (5). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n°  401,  p.  197.  Cf  Guirard,  p. ,29,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  des  signatures  ;  X  Signum  Adalfridi.  Wulfahaldus.  Nivacio.  Anganbertus. 
Baldethramnus,  etc. 


7. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  7,  p.  10. 

687,  1«  avril.  —  Thierry  III  confirme  l'acte  qui  précède  (6). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n»  403,  p. -203.  Cf.  Guérard,  p.  32.  d'après  le  ms  721. 


LES  CHARTES 


8. 

D'après  le  vet  Foie.  —  T.  1,  n»  8,  p.   11. 

691,   1er  juin.  —  Clovis  III  confirme  les  privilèges  du  monastère  de 
Sithiu  (7). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n«  417,  p.  215.  Cf.  Guérard,  p.  31,  d'après  le  ms  721. 

Folcwin  a  écrit  :  Chlodoveus,  Chlothacarius,  Chrothechildis,  et  dans  la  signature  : 
Chrodechildis,  le  tout  en  caractères  mérovingiens. 

9. 

Mention,  d'après  Ipérius,  Lib.  I,  cap.  xiii.  —  T.  I,  n*  9,  p.  13. 

695,  1»  novembre  (*).  —  Héremàre  donne  à  saint  Bertin  sa  villa  de 
Wormhoudt. 

Omnibus  prœsentibus  et  futuris  qui  christiana  fide  censentur . . . .  Actum  Sithiu  mo- 
nasterio,  kalendis  novembris,  anno  I.  Hildeberti  régis. 

10. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  10,  p.  13. 

698,  1er  juin.  —  Childebert  III  confirme  les  privilèges  du  monastère 
de  Sithiu. 

Hildebertus  rex  Francorum.  Si  illa  bénéficia,  etc.  (comme  ci-dessus  dans  l'acte  de 
Clovis  IIIy  n°  8).  Actum  sub  die  kalendas  junias,  anno  III  regni  nos  tri. 

Cf.  Perts,  SS.  xin,  p.  610,  n»  10;  Guérard,  p.  36. 

11. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  11,  p.  13. 

704,  16  mai.  —  Eodebert  vend  à  Rigobert,  abbé  de  Sithiu,  des  biens  si- 
tués in  loco  nuncupante  Rumliaco  (Remilly),  in  pago  Taruanninse  (8). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n*  -160,  p.  261.  Cf.  Guérard,  p.  38,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  des  signatures  :  Signum  Erleberti.  Signam  Childolfi. 

O  Wauters,  Table  chronologique  des  diplômes  imprimés  concernant  l'histoire  de  Belgique,  1. 1,  p.  56,  date  de  694. 


i  .. 


DE  SAINT-BERTIN 


12. 


D'après  le  vet.  Foie,  —  T.  I,  n«  12,  p.  14. 


708,  2  mai.  —  Darmund  vend  à  Erlifride,  abbé  de  Sildiu,  deux  parts  de 
biens  qu'il  possédait  à  Suroadsclusa,  super  fluvio  Sumna,  in  pago  Ver* 
rnandïnse.  et  in  Appiliaco,  super  fluvio  Isara,  in  pago  Noviomense,  seu 
in  Diva  el  Corbunaco  (9). 

Imprimé  dans  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  n*  470,  p.  277.  Cf.  Guérard,  p    40,  d'après  le  ms  721. 


13. 

D après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  13,  p.  15. 

* 

717  ou  718.  —  Chilpéric  II  confirme  les  privilèges  du  monastère  de 
Sitdiu  (10). 

Imprimé  dans  Mabillon,  De  re  diplomatica,  n°  194,  p.  608.  Cf.  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  p.  314,  et  Guérard,  p.  42, 

d  après  le  ms  721. 

Folcwin  écrit  partout  :  Chlodoveus,  Chlodocharius. 

14. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n°  14,  p.  17. 

721,  3  mars.  —  Thierry  IV  renouvelle  la  confirmation  précédente  (11). 

Imprimé  dans  Mabillon,  op.  cit.,  n*  195,  p.  608.  Cf.  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  p.  327;  et  Guérard,  p.  44,  d'après 

le  ms  721 . 


15. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  15,  p.  18. 

721, 10  novembre.  —  Thierry  IV  renouvelle  les  dispositions  prises  par 
Thierry  III  (ci-dessus  no  5),  relativement  à  toutes  les  terres  que  l'abbaye  pos- 
sède, ou  qu'elle  pourra  acquérir,  dans  l'étendue  du  fisc  royal  (12). 

Imprimé  dans  Mabillon,  op.  cit.,  n*  199,  p.  60%  Cf.  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  p.  331;  et  Guérard,  p.  47,  d'après 

le  ma  721. 


t'.' 


V' 


LES  CHARTES 


16. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  16,  p.  19. 

723,  29  août.  —  Rigobert  vend  certains  biens  à  l'évêque  Erkembode, 
abbé  de  Sithiu,  et  à  ses  religieux  (13). 

Omnes  villas  meas  nuncupantes  Settiaco  super  fluvium  Agniona,  cum  adjacentiis  suis 
Kelmias  et  Strato  ;  et  infra  Mempisco  Leodredingas  m  an  si  o  nés,  seu  Belrinio  super  fluvio 
Quancia,  sitas  in  pago  Tarwaninse,  cum  adjacentias  suas  que  sunt  in  pago  Pontivo,  in 
loco  nuncupante  Monte,  super  fluvio  Alteia. 

Inédit  en  cette  forme.  Cf.  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  p.  310,  d'après  Malbrancq,  t.  I,  p.  570;  et  Guérard,  p.  49, 

d'aprè*  lo  ras  721. 

17. 

D'après  le  ret.\  Foie.  —  T.  I,  n«  17,  p.  20. 

743,  23  avril.  —  Ghildéric  III  confirme  et  renouvelle  Pacte  de  Thierry  IV, 
ci-dessus  n°  15  (14). 

Imprimé  dans  Mabillon,  op.  cit.,  n*  197,  p.  010;  Cf.  Bréquigny  et  Pardessus,  t.  II,  p.  384;  et  Guérard,  p.  51,  d'après 

le  ms?21. 

18. 

Original  parchemin.  —  T.  I,    n*  18,  p.  22. 

745,  25  juillet.  —  Le  prêtre  Félix  cède  à  Nanthaire,  abbé,  et  aux  reli- 
gieux de  Sitdiu  un  prieuré  (cellam)  qu'il  avait  fait  bâtir,  en  l'honneur  de 
saint  Michel,  in  loco  nuncupante  Hrochashem  (Roxem),  sive  Heroaldo 
lugOy  in  pago  Flandrinse  (15). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  Recueil  des  chartes  du  prieuré  de  Saint-Berlin,  à  Poperinahe,  1870,  n*  1,  p.  1,  arec  fac-similé, 

S.  B.  Le  texte  donné  par  Guérard.  p.  53,  d'après  le  ms  121,  est  absolument  fautif,  et  sa  liste  des  témoins 
fort  incomplète.  On  y  remarque  notamment  l'omission  de  Gumbarii  scateini,  dont  Folcwin,  on  ne  sait 
pourquoi,  a  passé  le  nom  sous  silence. 

19. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*.l»,  p.  24. 

769,  juillet  —  Chàrlemàgne  confirme  les  privilèges  de  l'abbaye  (16). 

Imprimé  dama  Mabilkm,  De  re  diplomatie* ,  n*  198,  p.  610.  Cf.  Guérard,  p.  57,  d'après  le  ma  721. 


i 
i 


DE  SAINT-BERTIN 


20. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n°  20,  p.  26. 

770,  janvier,  —  Sigherade  vend  à  Hardrade,  abbé,  et  aux  religieux  de 
Sithiu,  pour  leur  église  de  Saint-Michel  in  Heraldo  luco,  ubi  Fidgislns  près- 
biter  adesse  videtur,  tout  ce  qu'il  possédait  à  Hrocashem  (17). 

Actum  Heroaldo  luco...  Signum  Sigheradi,  etc. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  19,  d'après  le  ms  "721  ;  Cf.  D'Hoop,  n°  179. 

21. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«21,  p.  27. 

776,  juillet.  —  Waldbert  vend  aux  mêmes  tout  ce  qu'il  possédait  in  loco 
nuncupantein  Loningaheimo  (Leulinghen),  in  pago  Bononinse  (18). 

Actum  Sitdiu  monasterio  publiée,  etc. 

Imprimé  dans  Guérard,  pi  60,  d'après  le  ms  7*1. 

Variantes  des  signatures  :  Ego  Waldbertus....  Signum  Utmari...  Ego  Chenricus  dia- 
conus,  etc. 

22. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n°  22,  p.  27. 

788, 10  juin.  —  Sigeberte  vend  aux  mêmes  tout  ce  qu'elle  possédait  in 
loco  nuncupanle  in  Fresingahem  (Fersinghem),  situm  in  pago  Terwaninse, 
super  fluvium  Agniona  (19). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  62,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  des  signatures  :  X  Sig.  Madallebi.  Sig.  Bagini.  Sig.  Guntberti. 


23. 

I  D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  23,  p.  29. 

\ 

794,  26  mars.  —  Charlemagne  accorde  à  l'abbé  Odland  et  à  ses  religieux, 
pour  leurs  hommes  et  leurs  sujets,  le  droit  de  chasser  dans  les  forêts  du 


-*' 


8  LES  CHARTES 

monastère,  afin  de  se  procurer  des  peaux  pour  relier  les  livres  de  leur  biblio- 
thèque, comme  aussi  pour  se  confectionner  des  gants  et  des  ceintures  (20). 

Data  vu  kalendas  aprilis  anno  xxvi  (*)  regni  no  s  tri.  Actum  in  supradicto  loco  Sithiu  in 
atrio  sancti  Bertini. 

Imprimé  dans  Mabilloa,  op.  cit.,  n*  199,  p. 611  ;  Cf.  Guôrard,  p.  03,  d'après  le  ms  721,  où  l'acte  est  daté  anno  XX, 
26  mars  788. 


24. 

D'après  lo  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  24,  p.  30. 

800,  3  août.  —  Le  clerc  Déodat  vend  à  Odland,  abbé  de  Sithiu,  et  à  ses 
religieux  divers  biens  situés  à  Sains-lez-Fressin,  à  Aix-en -Issart,  à  Fressin  sur 
la  rivière  de  Cavron,  etc.  (21). 

In  locis  nuncupantibus  in  Sanctum,  et  in  Ascio,  super  fluvio  Widbaci,  et  in  Fre- 
sinnio  super  fluvio  Capriuno,  et  Hildwaldcurt,  et  in  Lonasto,  super  fluvio  Abbunfontana, 
in  pago  Teruaninse Actum  Sanctis  publiée. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  65,  d'après  le  ms721. 

25. 

D'après  une  ancienne  copie.  —  T.  I,  n°  25,  p.  31. 

800-814,  24  juin.  —  Charlemagnb,  empereur,  donne  aux  BB.  Orner  et 
Bertin,  et  à  leur  monastère  de  Sithiu,  le  domaine  de  Caumont  (Aisne),  avec 
toutes  ses  dépendances,  savoir  :  Grépigny,  Ganectancourt,  Demereio,  Ognes 
et  le  Breuil. 

Karolus,  gratia  Dei  rcx  Francorum  et  imperator  Romanorura.  Omnibus  illustribus 
viris,  ingenuis  sive  servientibus,  pax  et  jocunditas  adaugeatur.  Noverit  ergo  vestra  fra- 
ternitas,  présentes  atque  futuri,  quod,  gratia  divina  inspirante  cordi  meo,  condonavi 
atque  tradidi,  per  hanc  paginam  donationîs,  villas  atque  terras  optatissimis  Christi  con- 
fessoribus  Audomaro  atque  Bertino,  ad  loca  eorura  quœ  Sithiu  appellantur,  pro  mercede 
mea  lucranda,  aeternaque  redemptione  promerenda  ;  pro  eoque  quia  summus  ille  pon- 
tifex  generis  mei  fore  dignoscitur,  magis  complacuit  ejus  ditando  locum.  Tradidi,  in- 
quam,  eis  hereditatem  et  delegavi,  nu  lu  Dei  exigente  spontaneaque  mente,  qui  Kalomons 


S&i  in- 
duire  —   ._  .„ , 

Sickel,  cité  dans  Pertz,  SS.  xm,  p.  613,  noto2  .  Il  est  à  remarquer  que  le  titre  de  roi  des  Lombards,  Langobardorwn,  est 
repris  dans  l'intitulé. 


DE  SÀINT-BERTIN  9 

nuncupatur,  cum  villis  ei  pertinentibus,  hiis  nominibus  :  Crispiniaco,  Canatunocurte, 
Demereio,  Undiaco  Brinloque  (*)  terra,  cum  omnibus  aspicientiis,  tam  terris  cultis  quam 
incultis,  edificiis,  ma  n  si  s,  vineis,  pratis,  pascuis,  aquis  aquarumve  decursibus,  manci- 
pîis,  ingenuis  atque  servientibus,  peculiis,  presidiis,  perviis,  quadriscapiis  (**),  omnia  et 
ex  omnibus  mobilîa  et  immobilia,  rem  inexquisitam  et  quaeque  dici  vel  norninari  possunt 
specialiter,  absque  ulla  contradiitione,  ad  possidendum;  ut  quicquid  exinde  ipsi  qui  hiis 
deserviunt  in  locis  facere  [  (***)  ]  supradictorum  patronorum  licitum  habeat  atque  in- 
dultum.  Si  quis  vero,  quod  minime  estimo,  sive  ullus  de  successoribus  meis,  huic  obviare 
et  contraire  nisus  fuerit,  vincialur  anathemate  Dei,  simulque  cum  Zabulo  demergatur  in 
turgentibus  caribdibus  infernique  voraginibus.  Ut  haec  authoritasnostrae  donationis  firmior 
per  omnia  habeatur  tempora  et  conservetur,  annuli  nostri  impressione  assignavimus.  X 
Actum  Crissiaco  palatio,  vin0  kalendas  julii.  Audacer  notarius  ad  vicem  Fridigisi  scripsi. 


N.  B.  Cette  charte  porte  des  caractères  évidents  de  supposition   Les  chanceliers  de  Char  le  magne  n'écri- 

nt  pas  dans  ce  style    D'ailleurs,  Fridogise  appartient  au  règne  de  Louis  le  Débonnaire,  et  Audacer  n'est 

connu  que  comme  notaire  de  Milcardus,  pour  la  même  époque.  Il  a  aussi  existé  un  notaire  de  même  nom  sous 
Charles  le  Chauve,  et  sa  signature  se  trouve  inscrite  dans  les  chartes  ci-après  n'  42,  de  866,  et  n0>  51,  52,  de 
ST7.  Il  est  à  remarquer  néanmoins  que  la  propriété  du  domaine  de  Caumont,  restée  indivise  entre  les  deux 
églises  de  SqûttOmer  et  de  Saint-Bertin,  aci-use  une  origine  carloviugienne. 


26. 

D'après  le  vel.  Foie.  —  T.  I,  n°  28,  p.  32. 

806,  octobre.  —  Erlhaire  cède  à  Nanthaire  II,  abbé  de  Sithiu  et  prieur 
de  Beborna,  certains  biens  situés  in  loco  nuncupante  Fletrinio  in  pago 
Isseretio  (22). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  63,  d'après  le  ras  721;  Cf.  D'Hoop,  n°  180. 

Variantes  du  texte  :  lin.  2  :  De  cella  que  dicitur  Bebrona,  ubi  Ebrogerus  prepositus 
esse  videtur.  —  Var.  des  signatures  :  X  Sign.  Folcwini...  X  Sig.  Gerbadi.  X  Sig.  Elfha- 
rii.  X  Sig.  Rantwigi...  Sig.  Grimhardi. 


27. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  27,  p.  33. 

808,  1 1  octobre.  —  Lebdrude  cède  aux  mêmes  abbé  et  religieux  de  Sithiu 
les  biens  qu'elle  possédait  in  loco  nuncupante  Gisna,  sive  Totingeturi,  in 
pago  Bononensi,  super  fluvium  Wasconinga   wala,  et  en  retour,   elle 

(*)  Je  crois  qu'il  faut  lire  plutôt  Bruttoque. 

(♦*)  Il  faut  lire  avec  le  g  pour  w,  guadriscapiis . 

(***)  Lacune  de  deux  ou  trois  mots.  * 


f 


r  -. 


10  LES  CHARTES 

reçoit  de  Pabbaye,  à  titre  de  bénéfice,  une  terre  in  loco  nuncupante  Eclohum 
in  ipso  pogo  Bononensi  (23). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  70,  d'après  le  ms  721  ;  Cf.  Du  Chesne,  Maison  de  Gaines,  preuves,  p.  4. 

Variantes  des  signatures  :  X  Signum  Odelonis.  X  Signum  Igelberti. 


28. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  23,  p.  31. 

810,  ou  812,  avril.  —  Folbert  cède  aux  mêmes  abbé  et  religieux  cinq 
bonniers  de  terre  et  un  pré  nommé  Brattingadala  qu'il  possédait  in  loco 
noncupante  in  Campanias,  in  pogo  Terwaninse  (24). 

Actum  in  Bagingatun  in  mense  aprilio,  anno  xliiii,  régnante  Karolo  glorioso  rege, 
et  anno  x  imperii  ejus  (*). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  72,  d'après  le  mi  721. 

29. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  29,  p.  3". 

820,  18  septembre.  —  Louis  le  Débonnaire  confirme  le  privilège  de  Char- 
lemagne,  ci-dessus  n°  23  (25). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  70,  d'après  le  ms  7sl. 

30. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  30,  p.  37. 

826.  —  Goibert,  sur  le  point  de  partir  pour  Rome,  dispose  des  biens 
qu'il  possédait. 

Ces  biens  étaient  situés  :  in  Embriaco,  in  Curmontis  et  in  Humbaldingahem,  in 
Hethenesberg,  in  Tatingahem,  in  Ganape,  in  Middelhem,  in  Aganesberga  et  inSelis,  el 
in  Vostringe. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  158,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  :  lin.  22,  Hlotwinus  ;  lin.  25,  Jeodone  ;  lin.  27,  comparai i,  Jeodo. 


(*)  Wauttrs,  suivi  par  M.  Desplanques,  propose  de  lire  anno  XL1I,  et  de  dater  de  l'an  810.  On  peut  aussi  bien 
proposer  de  lire  anno  Xtl  imperii  ejus,  puisqu'on  ne  sait  lequel  des  deux  chronogrammes  est  erroné. 


DE  SÀINT-BERTIN  11 


31. 

D'ap  es  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  31,  p.  37. 

828,  8  novembre.  —  Goibert  donne  à  la  basilique  de  Saint-Sauveur,  in  loco 
noncupante  Sanctum  Salvatoris,  sive  Steneteland%  des  biens*  et  des  serfe. 

In  loco  noncupante  super  Ennena  Araca,  et  inter  Henrikengahem  et  Lonastinga- 
hem,  et  in  alio  loco  cojus  vocabulum  est  Hiddigareca  et  Marisca. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  150,  d'après  le  mi  721. 

Variantes  :  lin.  19,  Wineburgam.  Signatures  :  Gundberti.  Vrascolfi. 

32. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  32,  p.  38. 

830, 19  mars.  —  Louis  le  Débonnaire  confirme  les  privilèges  de  l'abbaye 
de  Sithiu  (26). 

Imprimé  dans  Mabillon,  op.  cit.,  n°  200,  p.  61S;  Cf.  Guérard,  p.  77,  d'après  le  ma  721. 

Variantes  :  Durandus  diaconus  ad  vicem  Fridugisi,  etc. 


33. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  33,  p.  40. 

831,  août.  —  Goibert  et  son  fils  Guntbert  donnent  àFridogise  (Fride- 
giso),  abbé  de  Sithiu,  le  domaine  qu'ils  possédaient  in  loco  qui  dicitur  Cur- 
montium  (Cormont),  in  pago  Bononensi,  super  fluvium  Edivinia  (27). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  156,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  :  lin.  22,  Ellenfridum  ;  p.  157,  lin.  5,  Stenetland  ;  —  signatures  :  Grunt- 
berti...  +  Signum  Gabrihelis.  +  Signum  Requionis.  +  Signum  Egeboldonis, 


34. 

D'après  le  vet.  Foie  —  T.  I,   n«  34,  p.  4s. 

835, 13  août.  —  Louis  le  Débonnaire  renouvelle  le  privilège  ci-dessus 
Vfi  32  (28). 

Imprimé  dans  Mabillon,  op.  cit.,  n*  201,  p.  613;  Cf.  Guérard,  p.  81,  d'après  le  ma  721. 


13  LES  CHARTES 

35. 

Original  en  parchemin  (*l.  —  T.  I,  n»  35,  p.  44. 

839,  20  juin.  —  Saint  Folquin,  évêque  des  Morins,  restitue  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  la  basilique  de  Notre-Dame  (29). 

Imprimé  dans  Hennebert,  Hist.  d'Artois,  t.  II,  p.  262  ;  Cf.  Guérard,  p.  85,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  des  signatures  :  S.  Unroci  comitis S.  Everwini  militis 

36. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  36,  p.   45.  { 

839,  29  juin.  —  Hugues  I<*  abbé  de  Sithiu,  déclare  avoir  rendu  à  ses  re- 
ligieux l'église  de  Notre-Dame  (30). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  87,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  des  signatures  :  -|-  Adelardi  monachi....  +  Unroci  comitis.  +  Odgrimi  advo 
cati.  +  Everwini  militis....  +  Gundelberti.  -f-  Angonis,  etc.  Ego  Gundbertus  levita,  etc. 

37. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  38,  p.  48. 

853,  5  septembre.  —  Adalard,  abbé  de  Sithiu,  concède  à  Odwin,  à  sa 
femme  et  à  ses  enfants,  trois  bonniers  de  tene  in  pago  Bononensi,  in  loco 
nuncupante  Mighem,  outre  le  bénéfice  qu'il  possédait  m  Cafitmere  (31). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  93,  d'après  le  ms  721. 

Variantes  :  lin  9,  Thiodbert,  Jolithan,  Liodbargan.  —  Signatures  :  Ego  Gundbertus, 
etc.  Amelbertus  decanus.   Bavo  monachus  et  presbiter.  Gundbertus  scripsit  et  subscribsit. 

38. 

D'après  le  vet.  Foie,  —  T.  I,  n»  37,  p.  47. 

854,  environ  (D.  W.).  —  Extrait  du  cartulaire  de  Folcwin  constatant 
que  le  comte  Hunrocus  a  donné  à  l'abbaye  la  plupart  de  ses  biens,  parmi 
lesquels  se  trouvait  le  village  de  Houlle,  Villa  Hunela  dicta. 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  xm,  p.  620,  n»  66;  et  dans  Guérard,  p.  110,  d'après  le  ms  7;>1. 

(*)  Cette  pièce,  qui  fait,  en  quelque  sorte,  double  emploi  avec  la  suivante,  est  suspectée  de  faux,  spurium  tndetxtr,  rme 
l'éditeur  allemand  des  Oesta  abb.  Silh.  (Pertz,  SS.  xm,  p.  616,  note  11).  Mais  que  devient  cette  critique,  en  présence  <r  un 
original  qui  a  été  tenu  pour  authentique  par  tous  ceux  qui  l'ont  vu? 


,  y 


DE  SAINT-BERTIN  13 


39. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  39,  p.  49. 

857,  27  mars.  —  Adalard,  abbé  de  Sithiu,  confirme  les  donations  faites 
parGoibert  à  Saint-Sauveur  de  Slenetland  (ci-dessus  nos  31  et  33),  et  il  en 
garantit  l'usufruit  à  Gundbert,  fils  du  donateur  (32). 

Scilicet  in  ipso  Stenetlant,  in  Rikolvingahem,  in  Hisdenne,  in  Henrikingahem  sive 
Milnhem  et  alio  Henrekingahem,  in  Ebresingahem,  in  Winningahem,  in  Curmontium, 
in  Sinningahem  et  in  Stem,  in  Hokningahem,  in  Hostede,  in  Lampanesse,  in  Simpiaco, 
in  Burhthem,  in  Reka,  in  Strate,  in  Hemmawic,  in  Kiltiaco,  in  Hethenasberg,  in  mo- 
nasterio,  in  Ariaco  ;  in  Terwana,  in  Quentwico  ;  in  Kessiaco,  Squerdia,  Wesarinio,  Vos- 
tringe,  Tingriaco,  Wilere,  Mellingasele,  Loclesse,  Lonaslingahera  ;  in  Gruonomberg, 
in  Dagmaringahem. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.    161,  d'après  le  ras  721. 

40. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  no  40,  p.  50. 

844-864.  —  Le  même  Adalard  dresse  le  polyptyque  des  biens  de  l'ab- 
baye affectés  à  l'usage  des  moines. 

In  Kelmis,  in  Fresingahem,  in  Loningahem,  in  Elciaco,  in  Morningehem,  in  Ber- 
iningahem,  in  Atcona,  in  Selem,  in  Bodningahem,  in  Beinga  villa,  in  Coiaco,  in  Rumin- 
gaheni,  in  Pupurninga  villa,  in  Pascandala,  in  Weserinio,  in  Aldomhem,  in  Scala,  in 
Gisna,  in  Terwanna,  in  Thorbodeshem,  in  Widingaham,  inter  Mighem  et  Huolingaham, 
in  Boningataam,  inter  Grampingaham  et  Hilsferod. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  97  et  suiv.,  avec  de  nombreuses  variantes  dans  l'orthographo  et  dans  les  chiffres,  d'après 
le  nos  7Î1. 

41. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n*  41,  p.  58. 

865  ou  866.  —  Hrdadwald  donne  à  l'évêque  Humfride,  abbé  de  Sithiu, 
la  portion  de  ses  biens  située  in  pogo  Bononensi,  in  loco  noncupante 
Diortcaldingatun  super  fluviolum (*)  (33). 

Imprimé  dans  Guéiard,  p.  III,  d'après  le  ms  721. 
(*)  Lacune  d'un  mot. 


14 


LES  CHARTES 


Vantantes  des  signatures  :  -f-  Signum  Hruodwaldi,  qui  hanc  donationem,  etc.  -f-  Sign, 
Hugberti  advocati.  ..  +  Sign.  Gunthardi....  +  Regemmari....  -\-  Sign.  Folemari. 


42. 

D'après  le  vel.  Foie.  —  T.  I,  n\42,  p.  58  bis. 

866,  25  juillet.  —  Charles  le  Chauve  décrète  que  les  deux  prieurés 
fondés,  l'un  in  loco  nuncupato  Sancto  Salvatoris*  sive  Stenetland,  par 
Bertrude  et  son  fils  Goibert,  l'autre,  par  Gundbert,  in  alio  loco  in  insula 
super  Agnionem  jvxta  monasterium  Sancti  Bertini,  seront  gouvernés 
par  un  seul  supérieur  (34). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  162,  d'après  le  ms  721 . 


43. 

D'après  le  vel.  Foie.  —  T.  I,  n°  43,  p.  60. 

867,  ter  septembre.  —  Enumération  des  biens  meubles  et  immeubles  de 
Péglise  de  Saint-Sauveur  de  Stenetland,  enlevés  injustement  des  mains  de 
Guntbert  par  Hilduin,  abbé  de  Sithiu. 

Imprimé  dans  Guérard,  jr.  164,  d'après  le  ras  721. 

Variantes  principales  :  Inter  araco  et  terra  Trudbaldi  ;  —  in  Kiltiaco;  —  in  Set- 
liaco  ;  —  in  Quentwico  ;  —  in  Gruononberg  ;  —  in  Bononia  ad  materiam  altaris. 


44. 


D'après  le  vel.  Foie.  —  T.  I,  no  45,  p.  63. 

» 

867,  28  novembre.  —  Héribert,  sa  femme  et  ses  deux  fils,  cèdent  à  Hil- 
duin, abbé  de  Sithiu,  les  biens  qu'ils  possédaient  à  Campagne  et  à  Carly,  à  la 
condition  d'en  recevoir  d'autres  à  cens,  à  Wierre-Efifroy  (35). 

Les  biens  cédés  étaient  situés  :  in  pago  Terwanensi,  in  loco  noncupante  Campa - 
niam,  item  que  in  alio  loco  noncupante  Quertliaco,  vel  Broma,  sive  Minthiaco,  in  pago 
Bononensi  super  fluvio  Elna  ;  —  les  autres,  in  loco  noncupante  Uphem,  in  pago  Bono- 
nensi,  super  fluvium  Helicbrunna,...  et  in  alio  loco  noncupante  [lacune]  vel  Wileria  in 
ipso  pago,  juxta  predictum  rivulum. 

Imprimé  dans  Guérard,  y.  113,  d'après  le  ms  721. 


DE  SAINT-BERTIN  15 


45. 

D'après  le  vet.   Foie.  —  T,  I,  no  46,  p.  64. 

867,  28  novembre,  —  Liodric  cède  au  même  abbé  les  biens  qu'il  possé- 
dait en  Flandre,  à  la  condition  d'en  recevoir  d'autres  à  cens  dans  le  pays  de 
Thérouanne  (36). 

Les  biens  cédés  étaient  situés  :  in  loco  noncupante  Mekerias,  in  pago  Terwaninse, 
infra  Mempiscum,  et  in  alio  loco  noncupato  Heingasele,  in  pago  suprascripto,  super 
fluvium  Isera  ;  —  les  autres,  in  loco  nuncupato  Waldringahera,  in  pago  Taruennensi, 
super  fluvium  Dilgia. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  115,  d'après  le  ras  721. 


46. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  44,  p    68. 

868,  27  juillet.  —  Dispositions  prises  touchant  les  biens  qui  avaient  ap- 
partenu à  Goibert,  in  Humbaldingahem  et  in  Ernbrica,  in  pago  Tarioa- 
ninsi. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  167,  d'après  le  m&  721. 


47. 


D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  47,  p.  65. 


868.  —  Horodwald  donne  à  l'abbaye  de  Sithiu,  pour  son  fils  Mégen- 
frîde,  une  partie  de  terre  située  à  Flidmum,  ou  Flitmum. 

Résumé  d'un    acte  en  déficit,  imprimé  dans  Pertz,  SS.  xm,  p.  621,  no  78;  Cf.  Guérard,  p.  118,  d'après  le  ms  721. 


48. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n<>  49,  p.  67. 

87  3.  —  Le  trésorier  de  l'église  de  Saint-Sauveur  de  Stenetland  et  Odbert, 
avoué  de  Notre-Dame  de  Thérouanne,  font  entre  eux  un  échange  de  terres  à 
Cléty. 

In  nomine  Domini  Salvatoris.  Oportunum  visum  est  custodi  Domini  Salvatoris.de 


•*.' 


?■ 


16  LES  CHARTES 

basilica  ejus  que  est  in  loco  qui  vocatur  Stenelland,  et  illustri  viro  Odberto,  advocato 
Sancte  Marie  de  civitate  Taruenne,  ut  quaudam  partem  terre  concambiarent.  Et  dédit 
Odbertus  ex  proprietate  sua,  in  Kiltiaco,  in  pago  Taruenninsi,  ad  custodiam  Domini 
Salvatoris,  de  prato  in  longum  habens  virgas  vin,  inlatum  similfter  :  que  terra,  habens 
ex  fronte  australi  terrara  Domini  Salvatoris,  ex  brientali  ipsius  Odberti,  ex  occidente  et 
borea  terram  Sancti  Audomari.  Et  accepit  e  contra,  de  terra  pertinente  ad  custodiam 
Domini  Salvatoris,  in  longum  virgas  v,  in  latus  virgas  m  :  que  terra,  habens  ex  orientali 
parte  terram  ipsius  Odberti,  ab  austro  et  occidente  terram  Sancti  Audomari,  ab  aquilone 
viam  publicam  et  terram  Domini  Salvatoris.  Hoc  autem  concambium  1  égal i ter  utrimque 
corani  testibus  firraatum  est,  datis  bine  inde  wadiis  ut  qui  deinceps  pare  m  suum  aliqua 
occasione  commoverit,  argenti  solidos  c  coactus  exsolvat,  nec  sic  quod  repetiit  evindicet, 
sed  boc  concambium  perenniter  maneat  inconvulsum.  Actum  Kiltiaco,  in  ipsa  terra, 
anno  xxxiu,  régnante  domnoKarolo  rege.  Grimbaldus  presbiter  recognovit. 

49. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n*  48,  p.  66. 

874,  12  février.  —  Charles  le  Chauve  confirme  les  privilèges  de  l'abbaye, 
et  il  y  ajoute  le  droit  d'ouvrir  un  marché,  le  vendredi,  à  proximité  du  mo- 
nastère (37). 

Imprimé  dans  Guér&nl,  p.  119,  d'après  le  ma  721. 

Variantes  :  Gammo  notarius,  ad  vicem  Goizleni,  recognovit  et  subscribsit. 

50. 

D'aprte  le  ret.  Foie.  —  T.  I,  no  50,  p.  «8. 

875, 16  mars.  —  Hilddin,  abbé,  et  les  moines  de  Sithiu,  font  avec  Hrod- 
frid  un  échange  de  biens  (38). 

Ces  biens  étaient  situés  :  in  loco  noncupato  Stratsele,  super  flavio  Niopa,  in  pago 
Tenvaninse  intra  Mimpiscum , 

et  :  in  loco  noncupante  Crumbeke,  in  pago  Tenvaninse  intra  Mempiscum,  super 
fluvium  Fleterna. 

Actum  Sitliiu  monasterio  pub  pli  ce,  etc. 

Imprime  dans  Guérard,  p.  11  A,  d'après  le  ma  7»1. 

Variantes  des  signatures  :  +Signum  Tertstorni...  +  Sig.  Enoc  etc. 


t. 


DE  SÀ1NT-BERTIN  17 


51. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  no  51,  p.  6». 

877,  20  juin,  —  Charles  le  Chauve,  après  la  mort  de  Hilduin, 
abbé  de  Sithiu,  énumère  les  domaines  appartenant  à  ce  monastère,  décrète 
«que  les  moines  y  seront  à  perpétuité  au  nombre  de  cinquante,  et  règle  le 
mode  d'élection  des  officiers  conventuels  (39). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  123,  d'après  le  ms  721.  —  Cf.  Gall.  Christ.,  t.  111,  inst.,  col.  110. 

Variantes  :  Ciampingaham  cum  Junchold,...  Thornbodashem...  et  in  marisco  Buosin- 
£ahem...  in  Calmuntis...  Rumingahem...  Hrokashem  cum  Wistkirka...  in  Gefwaldasthorp... 
in  Casello  ultra  Rhenum...  in  pago  Vermandinse  in  loco  noncupato  Hebbencurt  etc. 

Audather  notarius,  ad  vicem  Goisleni,  recognovit. 


52. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n»  52,  p.  71. 

877,  27  juin.  - —  Charles  le  Chauve  attribue  à  l'entretien  des  religieux  de 
Saint-Bertin  les  biens  du  monastère  situés  in  pago  Terrien  si,  in  villa  Tur- 
ringahem  et  in  Menolvingahem...  et  in  Belrinio...  et  in  Menteca...  et 
in  Vertuno  (40). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  121,  d'après  le  ms  721. 


53. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  53,  p.  72. 

883,  8  septembre.  —  Rodinds  cède  à  Rodulfe,  abbé  de  Sithiu,  diverses 
propriétés  qu'il  avait  eij  Ponthieu  et  en  Santerre,  et  il  reçoit  en  échange 
«certains  autres  bioas. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  127,  d'après  le  ms    721. 

Variantes  des  signatures  :  ...  X  Anshelmi.  X  Gunthardi.  X  Odgrimi  advocati. 
X  Thiodradi  scavini.  X  Adaluini  si  militer. 


54. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.   I,  &•  54,  p.  74. 

887,  1 1  avril.  —  Rodulfe,  abbé  de  Saint-Bertin,  reconnaît  qu'Odgrime, 

3 


*  \j  *.  _ 


18  LES  CHARTES 

avoué  de  son  monastère,  lui  a  cédé  quelques  biens  situés  in  loco  noncupante 
Hamma%  super  fluvio  Marsbeke*  in  pago  Afempisco  (41). 

Imprimé  dans  Ouérard,  p.  129,  d'après  le  ma  721. 


55. 

D'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  55,  p.  75. 

889,  28  mars,  —  Roddlfe,  abbé  de  Sithiu,  et  les  religieux  de  son  mo- 
nastère, concèdent  à  Hucbald,  moine  de  Saint- Amand,  le  village  nommé 
Hildincurtern  in  pago  Vermandinse  (42). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  J31,  d'après  le  ms    721 . 

Signatures  :  X  Dodsolonis  decani.  X  Engelgoti  presbiteri.  X  Hereberti  presbiteri. 
X  Hildradi  prepositi.  X  Marchardi  presbiteri.  X  Gislemari  presbiteri.  X  Liodfridi  diaconi. 
X  Adalardi  decani.  X  Megenfridi  presbiteri.  X  Liobwini.  X  Herrici  presbiteri.  X  Arnolfi 
presbiteri.  X  Grimbaldi.  X  Winedbaldi.  X  Gundwini  diaconi.  X  Sigeberti.  X  Erbaldi 
diaconi.  X  Wendelberti.  X  Leodgisi.  X  Trudbaldi  presbiteri.  X  Nordberti  subdiaconi. 
X  Trudberti  subdiaconi.  X  Giselberti  diaconi.  —  Regeno  indignus  sacerdos  etc. 


56. 

Résumé,  d'après  le  vet.  Foie.—  T.  I,  no  56,  p.  77. 

938,  23  avril.. —  Arnoul  le  Vieux,  comte  de  Flandre,  donne  à  l'abbaye 
de  Sithiu  le  domaine  de  Marck-en-Calaisis,  Fiscum  Merki  cum  omnibus  ad- 
jacent ii  s  (43). 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  628.  Cf.  Ouérard,  p.  141,  d'après  le  ms  721. 

57. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  57,  p.  79. 

952,  21  mai.  —  Le  même  comte  rend  à  l'abbé  Hildebrand  et  à  ses  religieux 
villam  nuncupatam  A  recas,  c'est-à-dire  la  seigneurie  de  la  ville  d'Arqués» 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  630.  Cf.  Gaéraid,  p.  116.  d'après  le  ms  721. 

58. 

Mention,  d'après  le  vet.* Foie.  —  T.  I.  n»  58,  p.  79. 

954,  environ  (d.  w.).  —  Regenold,  abbé  de  Sithiu,  achète  à  un  nommé 


DE  SÀINT-BERTIN  19 

Hugues  l'église  bâtie  en  l'honneur  de  saint  Michel,  nuncupatam  Wachun- 
villare  (Le  Wast),   sitam  in  pago  Bononensi. 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  630.  Cf.  Guérard.  p.  148,  d'après  le  ms  721. 


59. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  59,  p.  80. 

956,  environ.  —  Othon  le  Grand  donne  à  l'abbaye  de  Sithiu  ecclesiam 
tn  Frekenias,  c'est-k-dire  l'église  de  Vrechen,  près  de  Cologne. 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  631.  Cf.  Guérard,  p.  149,  d'après  le  ms  721. 


60. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  no  60,  p.  80. 

959,  environ  (d.  w.).  —  Roddlfus,  ipsius  castelli  pretor urbanus ,  donne 
une  terre  à  Saint-Bertin. 

y 
Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  pp.  628-631.  Cf.  Guérard,  pp.  142-152,  d'après  le  ma  721. 


61. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n«  61.  p.  80. 

959,  environ  (d.  w.).  —  Waldo,  père  de  Rikélin,  donne  à  l'abbaye  un 
l)ien  situé  in  villa  Granai. 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  631.  Cf.  Guérard,  p.  152,  d'après  le  ms  721. 


62. 

Mention,  d'après  le  vet.  Foie.  —  T.  I,  n»  62,  p.  80. 

961,  30  novembre.  —  Arnoul  le  Vieux,  comte  de  Flandre,  donne  à 
Saint-Bertin  Ecclesiam  quamdam  Petresse  dictam  (Saint-Pierre-lez- 
Calais). 

Imprimé  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  632.  G/.  Guérard,  p.  153,  d'après  lems  721. 


* 


20  LES  CHARTES 


63. 

Original,  parchemia.  —  T.  I.  n«  63,  p.  81. 

962,  7  janvier.  —  Le  roi  Lothaire  confirme  les  possessions  et  les  privi- 
lèges de  l'abbaye  (44). 

Fiscum  videlicet  Merke...  villam  etiam  Arakas  die  ta  m...  monasterium  quoque  Sancti 
Michaelis  Wachunvillare  dictum...  Petresse  quoque  ecclesiara.  —  Gezo  kancellarius 
recognovit. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  149,  d'après  le  ms  "21. 

64. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  v  61,  p.  84. 

975.  —  Richilde  donne  à  Walter,  abbé,  et  aux  religieux  de  Sithiu,  sa 
propriété  d'Herbelles(45). 

Domino  magnifico  iu  XPO  patri  Waltero,  abbati  de  monasterio  Sithiu,  quod  est 
constructum  in  pago  Terwaninse  super  fluvio  Agniona  in  honore  beatorum  apostolorum 
Pétri  et  Pauli,  seu  sancti  Martini  et  sancti  Bertini,  congregationi  etiam  ipsius  sancti  loci. 
Ego  Richildis  vidua>  cogitans,  ob  amorem  caelestem  vel  abluendis  facinoribus  meis,  mihi 
complacuitut  aliqua  munuscula  mee  parvitatis  Domino  conferre  deberem,  quod  ita  et 
feci.  Ego  dono  omnem  rem  mee  proprietatis  in  loco  noncupante  Hardbere,  scilicet  eccle- 
siam  cum  ipsius  ville  adjacentiis,  casis,  casticiis,  ediûciis,  pratis,  pascuis,  terris,  perviis 
et  wadriscapis,  vel  quicquid  ibidem  aspectum  vel  subjectum  esse  videtur,  et  mihi  légi- 
time in  dotis  titulo  ab  Everwino,  seniore  meo,  fuit  traditum,  ad  integrum  hecomnia  ad 
praefatum  monasterium  per  hanc  paginam  tradicionis  dono,  trado  atque  transfirmo  per- 
petualiter  ad  possidendum  ;  in  ea  vero  ratione  ut  ipsas  res  ego  et  filii  mei,  dum  advi- 
vimus,  pro  vestro  beneficio  ad  usum  fructuum  excolere  debeamus  ;  unde  quoque  pro 
eodem  usu  annis  singulis  ad  sollempnitatem  sancti  Bertini,  nonis  septembris,  duos  solidos 
transsolvere  debeamus  ;  et  non  habeamus  pontificium  ipsas  res  alienare,  nisi  tantum 
pro  beneûcio  vestro  ad  usum  fructuum  excolere  debeamus  ;  et  post  nostrum  omnium 
obilum  predictas  res  rectores  monasterii  vestri  presentaliter  perpétua  portione  potiantur. 
Si  quis  vero,  quod  fieri  minime  credo,  si  ego  met  ipsa,  aut  ullus  de  heredibus  meis,. 
seu  quelibet  obposita  persona,  que  contra  hanc  donations  venire  voluerit  aut  infringere 
presumpserit,  iram  Dei  atque  prescriptorum  sanctorum  incurrat,  et  ab  universali  fide 
excommunicatus  appareat,  et  insuper  distringente  fisco,  auri  uncias  vi,  argenti  pondéra 
multa  componat,  et  quod  repetit  evindicare  non  valeat. 


DE  SÀLNT-BERTIN  21 

Actum  Bruhaio  pupplice,  anno  Domini  dcccc.  lxxv,  indictione  m,  régnante  Hlo- 
thario  anno  xxn,  coram  his  tes ti bus.  +  Signum  Evor hardi  advocati  +  Sign.  Rodulfi. 
Rorici.  Gerbodonis.  Gerhardi.  Àdelelmi.  Wibezonis. 

Dedi  etiam  duo  monilia  aurea  pro  loco  sépulture  mee. 

On  lit  ensuite,  sous  la  date  986  : 

Anno  post  hec  incarnatiônis  Domini  dcccc.  lxxxvi,  defuncta  matre  mea,  ego  Ger- 
hardus  ipsam  hereditatem  cum  ecclesia  et  munilibus  eidem  loco  sancto  contuli,  sepulta 
ibidem  eadem  matre  mea,  imprecans  Dei  offensam  contradicentibus,  coram  his  testibus. 
-h  Sign.  Gerhardi.  +  Sign.  Gerbodonis  advocati.  Balduini.  Waldberti.  Rumoldi.  Regeneri. 

Puis  enfin,  sovs  la  date  993  : 

Igitur  anno  Domini  dcccc.  xciii,  ego  Odbertus  abbas,  datis  xx  libris,  eandem 
hereditatem  Hardbere  cum  ecclesia  et  alia  hereditate  in  Weserinio  redemi  ad  usus  fra- 
trum  excolendas,  his  testibus  presentibus  \l*s  noms  manquent] .  **"";• 

Ego  Dodolinus,  presbiter  et  monachus,  acsi  indignus,  scripsi  et  subscribsn,  avec 
paraphe. 

65. 

D'après  le  tel.  Foie.  —  T.  I,  n«  64  bis,  p.  85. 

987,  environ.  —  Note  constatant  que  du  temps  du  roi  Hugues,  père  du  roi 
Robert,  l'abbaye  de  Saint-Bertin  possédait  une  certaine  terre  :  in  pago  Belva- 
censi,  dictam  HumberMsin,  super  fluviolum  Tera. 

Imprimé  en  Additamentum  dans  Pertz,  SS.  XIII,  p.  031.  Cf.  Guérard,  p.  108,  Morand,  p.  xix. 


66. 


Original  parchemin.  —  T.  I,  n*  05,  p.  80. 


994,  environ  (d.  w.).  —  Odbert,  abbé  de  Saint-Bertin,  confirme  à  Lotmar, 
fils  et  héritier  du  chanoine  Atzon,  le  domaine  de  Fléchinelle,  qui  leur  avait 
été  donné  à  cens  viager  par  les  précédents  abbés  Walter  et  Trutgaude. 

Manifestum  sit  cunctis  hec  perlegentibus  scripta  quod  quendam  ruris  parciunculam, 
Felciacus  dictam,  quidam  canonicus,  Atzo  nomine,  secularis  vite,  stipendiis  deditus,  a 
domno  emerat  abbate  Wallero,  ea  ratione  ut  annis  singulis  censum  duorum  solidorum 
solveret,  et  quamdiu  vitalis  existeret,  illam  possideret,  hac  (sic,  pro  ac)  unus  ex  sobolis 
ejus  qui  superstes  foret,  Lolmarus  nomine,  quam  et  toto  tempore  prefati  patris  usus  est 


• 


22  LES  CHARTES 

jure  sue  potestatis  ;  sed  cum  prefatus  de  bac  recessisset  vite  erumna,  a  venerando  suc- 
cessore  suo  Trutgaudo  eandem  parciunculam  sub  eadem  constitucione  subrogatus  est* 
Post  et  hujus  discessum,  quia  exiguum  in  pastorali  excubitu  inerat  tempus,  succeditur 
preelectus  castor  Odbertus,  a  quo  et  impetratus  est  illam  consimili  ratione  uti.  Quod 
et  actura  est  in  presentia  fratrura  et  advocati  ejusdem  loci.  X  Signum  Walteri  abbatis  (*). 
X  Signum  Trudgaudi  abbatis.  X  Signum Odberti  abbatis.  X  Signum  Gerbodonis.  X  signum 
Rumoldi.  X  signum  Eremboldi.  X  signum  Wagonis.  Une  ligne  d'écriture,  en  grandes 
lettres  tronquées  par  incision,  donnait  à  lire  sur  la  marge  supérieure  :  Carta  intégra 
emptionis  felciaci. 


67. 

D'après  le  vet.  Simon,  fol.  26  v.  —  T.  I,  n»  "66,  p.  87. 

1015,  28  novembre.  —  S.  Henri,  empereur  des  Romains,  confirme  les 
possessions  des  moines  de  Saint-Bertin  et  des  chanoines  de  Saint-Omer  dans 
ses  Etats  (46). 

In  certis  villarum  locis  jacentium  in  Davandra,  in  Hosanheim,  in  Frechana,  in 
Godolfasseim,  in  Herebach,  in  Casello,  in  Gesoldesdorpf,  in  Prodaca. 

Imprimé  dans  Ouérard,  appendice,  p.  xci/  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637. 

N.  B.  L'année  de  Vindiction  qui  est  xiv  dans  Guérard,  est  xiii,  régulièrement,  dans  la  copie 
tirée  de  Simon. 

68. 

D'après  le  vet    Simon,  fol.  5.  —  T.  I,  n«  67,  p.  88. 

1026.  —  Baudouin,  évêque  de  l'église  de  Thérouanne,  cède  à  Roderic,  abbé 
de  Saint-Bertin,  les  autels  d'Herbelles,  de  Tubersent  et  de  Petresse,  en  échange 
d'une  terre  k  Lumbres  et  de  plusieurs  autres  biens,  situés  à  Camiers,  k 
Etaples  et  à  Dannes  (47). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  175,  d'après  le  ms  de  Tassait  no  637.  Cf.  Morand,  p.  4,  76,  d'après  le  ms  n»  723. 

69. 

D'après  le  vet.  Simon,  fol.  7.  —  T.  I,  n-  68,  p.  89. 

1026,  environ.  —  Harduin,  évêque  de  Tournai,  donne  à  Roderic  et  à  ses 

(♦)  Les  signatures  de  Walter  et  de  Trutgaude,  tous  deux  décédés  avant  la  confection  de  cet  acte,  sont  évidemment 
1  œuvre  du  grenier,  et  n'infirment  en  aucune  manière  l'autorité  du  document. 


DE  SAINT-BERTIN  23 

moines  les  autels  d'Ichteghem,  d'Ettelghem,  de  Westkerke  et  de  Roxem,  dans 
la  Flandre  occidentale  (48). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.   176,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«  637  ;  Cf.  D'Hoop,  n*  181  ;  et  Morand,  pp.  7,  76,   d'après 
le  ma  n°  728. 

N.  B.   Le  docte  éditeur  du  Chartu/arium  Sithiense  a  tort  de  chercher  à  confondre    (p.   H6,  note3J, 
Harduin  de  Tournai  avec  Baudouin  de  Thèrouaune,  auteur  de  la  charte  n*  68. 


70. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n°  69,  p.  91. 

1040,  16  septembre.  —  Drogon,  évêque  des  Morins,  définit  et  régularise 
la  situation  des  autels  que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  possédait,  sub personatu , 
dans  son  diocèse  (49). 

In  nomine  Palris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ego  Orogo,  deifice  Trinitatis  gratia 
Morinorum  presul,  omnibus  fidelibus  tam  futuris  quam  presentibus,  post  hanc  vitam  vite 
caelestis  beatitudinem.  Antiquorum  nostrorum  prudens  et  adeo  utilis  extitit  scientia  que 
litterarum  nodis  factorum  suorum  illigare  studuit  gesta,  que  non  solum  suo  sed  etiam 
posleriori  tempore  per  providentiam  1HV  XP1  inconvulsa  manerent  in  secula,  ne  scilicet 
res  suas  juste  sibi  traditas  sancta  Dei  Jîcclesia  injuste  perderet  pro  pigra  eorum  inso- 
lentia.  Unde  ego  Drogo,  Dei  gratia  Morinorum  presul,  notificare  cupio  cunctis  fidelibus 
tam  futuris  quam  et  presentibus  quod  omnia  altaria,  que  in  parroechiis  mee  diocesis 
videtur  habere  aecclesia  sancti  Bertini,  nova  innovatione  ipsi  loco  ubi  idem  sanctus  cum 
ceteris  sanctis  requiescit  confirmaverim,  quorum  altarium  tria  tradiderat  antecessor 
meus  Balduinus,  terris  in  cambio  acceptis,  que  hic  subnectuntur. 

Tradidit  altare  unum  in  villa  Torbodeshem  vorata,  aliud  vero  in  villa  Harbela,  pro 
quibus  dédit  ei  abbas  Rodericus  in  cambio  terram  positam  super  fluvium  Agniona,  que 
nuncupatur  Laurentia.  Dédit  item  predictus  episcopus  Balduinus  altare  in  villa  que 
vocatur  Petressa,  pro  quo  concessa^at  ei  terra  sita  in  villa  que  dicitur  Casmera,  alia 
etiam  que  jacet  in  villa  Stapulaâ,  alia  quoque  que  jacet  in  villa  Dalnas.  De  altare  vero  in 
Weserna  et  Kelmes  constituit  sepedictus  episcopus  Balduinus  dari  omni  anno  episcopo 
Tarwanensi  aecclesie  presidenti,  in  Cena  Domini,  cambuttam  duodecim  denariorum 
argentum  in  se  habentem  et  duas  pelles  hyrcinas  et  duo  sextaria  vini. 
'  v  Ceterum,  altaria  que  meo  tempore  supradictus  abbas  Rodericus  a  me  rationabili  et 
humili  petitione  adquirere  potuit,  firma  traditione  aecclesie  prefati  sancti  Bertini  sub 
personarum  testimonio  contradidi,  ut  videlicet,  quamdiu  ipse  persone  advixerint,  pre- 
dicta  aecclesia  absque  ullius  inquietudinis  molestia  teneat  altaria  que  hic  cum  nominibus 
personarum  subponuntur.  De  altare  in  villa  Helcin,  persona  est  Odbertus.  De  altare  in 
Weserna  et  Loconessa,  persona  Grimboldus.  De  altare  in  villa  Kelmes,  persona  est  Od- 


Ai ijf. 


24  LES  CHARTES 

winus.  De  altare  in  villa  Archas,  persona  est  Willeboldus.  De  altare  in  villa  Poparin- 
gehem  sunt  due  perso  ne,  Rothardus  et  Osmundus.  De  altare  in  villa  Hunelas,  persona 
est  Eremfridus.  De  altare  in  villa  Seal  as,  persona  est  Rodulfus.  De  altare  in  villa  Bo- 
vorkem,  persona  est  Herlandus.  De  altare  in  Brochburh,  persona  est  Bruntetus.  De 
altare  in  Lho,  persona  est  Ardulfus.  De  aecclesia  sancti  Folquini  in  Gravenenga  sita  sunt 
due  persone,  Malgerus,  presbiter  aecclesie  sancti  Johannis,  et  Dodo,  diaconus  aecclesie 
sancte  Margarete.  De  Stena  aecclesia  sita  in  territorio  Furnensi,  persona  est  Hellinus. 
De  altare  in  villa  Coico,  persona  est  Clarboldus. 

Que  omnia  ut  firma  et  in  perpetuum  inconvulsa  maneant,  interveniente  abbate  Ro- 
der ico,  pro  redemptione  anime  mee,  in  publica  alque  legali  synodo,  coram  archidiaconis 
meis  Hubcrto  et  Johanne  atque  omni  conventu  clericorum,  ut  prelibatum  est,  confirmavi. 
Que  si  quis,  quod  absit,  in  (Vin  gère,  vel  adnichilare,  aliquando  presumpserit,  sit  ana- 
thema  et  a  regno  Dei  a  lien  a  tus,  nisi  digna  satisfactione  resipuerit.  Acta  est  autem  haec 
traditionum  confirmatio  anno  Dominice  Incarnationis  m.  xl,  indictione  vm,  anno  vero 
episcopatus  mei  Drogonis  xi,  in  aecclesia  Sancte  Marie,  xvi  kalendas  octobris. 

Nomina  clericorum  Taruanensis  aecclesie  qui  huic  confirmationi  interfuerunt .  Ego 
Hubertus  subscripsi.  +.  Ego  Johannessubscripsi.  +.  S.  Geroldi.  S.  Uberici.  S.  Odonis. 
S.  Anskeri.  S.  Evcrardi.  S.  Haimonis.  S.  Grimlandi.  S.  Milonis.  S.  Odberti.  S.  Rumoldi 
monachi.  S.  Bovonis.  S.  Winradi.  S.  Raineri.  +  Ego  abbas  Rodericus,  nomine  nonmerito, 
hanc  kartam  ex  precepto  episcopi  Drogonis  recensere  audivi  et  subscripsi.  Plus  bas  était 
en  capitales  la  signature  :  drogo  tàrwanensis  eps. 


^  71. 

D'après  le  tel.  Simon,  fol.  5v.  —  T.  1.  n«  70,  p.  93. 

1042,  6  janvier.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  détermine  les  droits  et 
les  redevances  dont  les  avoués  de  Saint-Bertin  doivent  jouir  dans  la  sei- 
gneurie d'Arqués. 

In  nomine  Patris  etc.  Ego  Balduinus,  Dei  gratia  Flandrensium  cornes,  reputans 
mecum  etc.  comme  dans  Vacte  n°  76  (Guérard,  p.  184-185)  jiisquà  auxilium  non  sub- 
trahal  (lin.  15).  Puis  :  De  submanentibus  autem  (p.  186,  lin.  27)  jusqu'à  legumpre- 
varicator  (ibid,  lin.  33^.  Ensuite  :  Hec  omnia  ob  salutem  meam  a  me,  ut  prelibatum  est, 
décréta  et  instituta,  Drogo  etiam  episcopus  ex  precepto  meo  sua  excommunicatione  coq- 
Grmavit,  et  omnes  illos  qui  hec  fallàciter  aliquando  aut  violenter  infringerent,  abbati  et 
sepememorati  cenobii  monachis  excommunicandi  licentiam  contradidit.  Pustquam  ergo 
singula,  quemadmodum  hic  continentur,  in  presentia  omnium  recitari  le  ci  m  us,  cunctis 
assensum  prebentibus,  tandem  ea  sigilli  nostri  impressione  subtersignavimus.  Quicumque 


DE  SAINT-BERTIN  25 

vero,  suadente  diabolo,  horum  omnium  confirmatioaem  fuluris  temporibus  in  aliquo 
violare  presumpserit,  accusante  se,  iniquitate  sua  convictus,  v  libras  auri  principi  terre 
persolvere  cogatur,  et  irritum  iiet  quodcumque  presumpsit. 

Acla  est  hec  confirmatio  a  me  Balduino,  Flandrensium  Dei  gratia  marchione,  anno 
dominice  incarnationis  m.  xlii°,  indictione  x,  régnante  Rodberto  (*),  Francorum  rege, 
in  villa  Sancti  Audomari,  in  basilica  sancti  Pétri,  die  sancto  Epiphanie,  astantibus  hujus 
rei  testibus  strenuis  viris  quorum  nomina  cum  subscriptionibus  vel  signaculis  subterte- 
nentur  inserta.  +  S.  Balduini,  incliti  marchionis.  +  S.  Drogonis  episcopi.  +  S.  Gerardi 
Cameracensis  episcopi.  +  S.  Roderici  abbatis.  +  Signum  Leduini  abbatis.  +  S.  Eustachii 
comilis.  +  S.  Rodgerii  comitis.  +  S.  Ingelramni  comitis.  +  Signum  Rodberti  de  Betune. 
+  S.  Rodulfi  Gandensis.  +  S.  Gerbodonis  advocati. 


72. 


Original,  parchemin.  —  T.  I,  n°  71,  p.  95. 


1042,  1er  mars.  —  Roderig,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Baudouin,  prévôt 
de  Saint-Omer,  font  échange  de  quelques  parcelles  de  terre,  pour  rétablisse- 
ment d'une  église  paroissiale  dans  l'enceinte  du  château  (50). 

+  In  nomine  sanctae  et  individuae  Trinitatis.  Rodericus,  XPI  favente  clementia, 
abbas  coenobii  Sancti  Bertini.  Notum  sil  omnibus  tam  praesentibus  quam  et  futuris 
quod  ego  atque  Balduinus,  praepositus  ecclesiae  sanctae  Dei  genitricis  sempei  que  Vir- 
ginis  Mariae  et  sancti  Audomari  pontificis,  de  rébus  ecclesiarum  nostrarum  unam  inter 
nos  commutationem  fecimus,  quam  etiam,  ne  lateret  posteros,  memoria  litteraii  firmare 
volumus.  Praefato  namque  praeposito,  ejusdem  rogatu  et  marchionis  noslri  Balduini 
jussu,  terram  quamdam  intra  ambitum  hujus  cas  tel  li,  in  qua  ecclesiam  parrochialera 
construeret,  an  nui  m  us,  pro  qua  in  cambio  tantumdem  terrae,  similiter  intra  castellum 
sitam,  ab  eodem  praeposito  recepimus,  de  qua  annalis  exit  census  iiuor  denarii  et  obolus, 
quem  censum  eo  tempore  solverunt  Sigerus  et  Mantetus.  Quam  commutationem,  ne  qua 
fraudari  possit  calliditate,  seu  dolositate,  sed  ut  stabilis  permaneret,  ut  jam  dictum  est, 
studuimus  litleris  firmaref,  testibus  adhibitis  quorum  nomina  subscribimus  pro  astipu- 
latione.  Ego  Rodericus,  gratia  Dei  abbas,  hanc  commutationem  feci  et  cartam  hanc  scri- 
bere  jussi,  et  signum  meum  subposui  +. 

+  Leduini  decafl£èt  monachi.  X  Bovonis  monac.  +  Suanini  mon.  +  Raineri  mon. 
X  Winradi  mon.  X  Vulfardi  monachi.  X  Wazonis  mon.  X  Gerbodonis  monach.  +  Domni 
Drogonis  Episcopi.  X  Hucberti  archidiaconi.  X  Balduini  prepositi.  f  Gunfridi  canonici. 

(*)  Lisez  Ht»nrico,  Robert  était  mort  depuis  l'an  1031 . 


26  LES  CHARTES 

X  Sechardi  clerici.  +  Alberti  canon.  X  Waldonis  canon.  X  Goteri  cano.  X  Nordbertî 
canon.  X  Odberti  canon.  +  Gerbodonis  advocati.  X  Landberti  castellani.  +  Baldulfi. 
X  Gozelini.  +  Hezelini.  X  Regenmari  telonearii.  +  Landberti  qui  suis  sumptibus  pre- 
fatam  ecclesiam  construxit.  X  Adelelmi  tatan. 

Actum  est  autem  hoc  puplice  in  claustro  patris  Bertini,  anno  incarnati  Verbi 
m0  xlii°,  indictione  x,  kalendis  martii,  feria  na  primae  ebdomadae  xl,  anno  quoque 
regni  Henrici,  régis  Francorura  xn,  et  dojminicatus  Balduini  marchionis  vu. 

Ego  Rainer  us,  humilis  sacerdos  et  monachus,  jussus  scripsi  et  subscripsi. 

N.  B.  Cet  acte  a  été  publié  par  M.  A.  Giry  dans  son  Ilist.  de  la  vifte  de  St»Qmer  et  de  ses  institution* 
municipales  jusqu'au  XÏV*  siècle,  1877,  pièces  justif.  I,  p.  370,  avec  plusieurs  omissions  dans  les  noms  des 
témoins,  et  celle  plus  importante  du  mot  XL  (quadragesime)  dans  la  date. 


73. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n«  72,  p.  97. 

1051.  —  Bovon,  abbé  de  Saint-Bertin,  conclut  avec  Roger,  comte  de 
Saint-Pol,  une  convention  relative  à  l'administration  du  domaine  d'Heuchin 
et  de  ses  dépendances,  savoir  :  Fontaine-les-Boulans,  Bergueneuse,  Equirre, 
Prédefin  etc.  (51). 

In  nomine  sanctae  et  individuae  Trinitatis.  Cum  aliqua  res  stabilitur,  propterea 
litterarum  notis  commendatur  quoniam  a  suis  auctoribus  perpetuis  verborum  assertio- 
nibus  stabiliri  non  posse  comprobatur.  Hinc  ego  Bovo,  abbas  loci  Sancti  Bertini,  cunclis 
presenlibus  et  posteris  notum  facio  quoniam  cornes  Kodgerus  quandam  conventionem 
iniit  mecum  de  quadam  villa  nostra,  dicta  Hilciaco,  que  âcilicet  villa  hereditarium  jus 
sancti  Bertini  dinoscitur  esse,  sed  comitatura  et  cetera  forensia  jura  idem  cornes  Rod- 
gerus  in  beneficio  tenebat  de  seniore  nostro  Balduino  comité.  Undeet  eadem  villa,  fugalis 
colonis,  propter  iniquas  leges,  multum  erat  adtenuata  et  ex  hoc  utrisque  minus  proiicua. 

Cornes  ergo  Rodgerus,  anime  sue  consulens,  hanc  conventionem  nobis  fecit  ut,  cum 
ipso  communicata  omni  medietate*predicte  nostre  hereditatis,  ecclesie  et  altaris,  cum 
omnibus  appenditiis  ejus,  scilicet  Fontanis,  Vacrie,  Bergenehove,  Scire,  Rosel,  Presbî- 
teri  fenum,  in  vita  sua  solummodo  ipse  [advocatiam,  comitatum  ceterosque  (*)]reditus 
suos  nobiscum  similiter  ad  totam  medietatem  partiet;  sed  post  decessum  suum  totam 
ipsam  [villam,  advocatiam  et  quicquid  inea  habebat,  excepta]  parte  banni  et  inventi  et 
latrocinii  et  foradgii,  que  cuidam  suorum  militum  est  beneficiatus,  Sancto  Bertino  quieta 
et  solida  relinqueret. 

Cui  conventioni  hoc  etiam  duxit  quod,  ad  convocandos  colonos  et  villam  revestien- 

(*)  Les  parties  entre  crochets,  qui  manquaient  dans  l'original,  ont  été  suppléées  par  Dom  Dewitte  à  l'aida  d'une  an- 
cienne copie,  insérée  dans  un  cartulaire  chiffre  t.  IX. 


DE  SAJNT-BERTÏN  27 

dam,  jura  et  leges,  que  convenientes  nobis  viderentur,  ipse,  quoad  viveret,  admitteret  et 
stabiliret,  et  ministeriales,  quos  communiter  eligeremus,  facta  ambobus  tantum  securi- 
tate,  firmaret,  etipsam  partem  alodii  et  cetera  que  in  vita  sua  ei  annuimus,  et  quicquid 
horum  que  Sancto  Bertino  in  decessu  suo  tradit,  post  hujm  scripti  legitimam  confirma- 
tionem,  pro  posse  suo  meliorabit.  Que  scilicet  omnia  hoc  tenore  facit  ut  ei  vivo  et  mor- 
tuo  idem  orationum  oflicium  laudemus  quod  nostro  fratri  vivo  et  mortuo  facimus. 

Hec  omnia  in  paschali  curia  coram  seniore  nostro  Balduino  comité  et  curialibus 
ejus  confirmavit;  et,  uti  predictum  est,  compos  sui  et  vivus  et  voluntarius  manumissione 
voluntariase  foras  misit;  et  cornes  Balduinus  ejus  traditione  et  peticione  Sancto  Bertino 
concessit,  manuque  sua  cum  filio  suo  huic  scripto  cum  eo  subscripsit.  Domnus  etiam 
episcopus  Taruennensis  ecelesie,  Drogo,  huic  rei  interfuit,  cujus  rei  infractorem  sub 
anathemate  redigens,  episcopali  interminatione  subscripsit.  Omnis  autem  ejusdem  alodii 
porlio  quam  ei  annuimus,  ita  ex  integro  ut  in  ejus  decessu  inventa  fuerit,  plenaria 
[domibus,  horreis,  carrucis,  palefridis,  bobus,  pecudibus  et  pecoribus  ad  Sanctum  Ber- 
tinum  redibit].  S.  Drogonis  episcopi.  S.  Huberti  archidiaconi.  S.  Johannis  arcbidiaconi. 
S.  Balduini  comitis.  S.  Athele  co  mi  lisse.  S.  Rodgeri  comitis.  S.  Manasse  filii  ejus.  S.  Alelmi 
Blundi.  S.  Hildeberti.  S.  Warini.  S.  Balduini.  S.  Ardonis.  S.  Tedsonis.  S.  Alulfi.  S.  al- 
terius  Balduini. 

Anno  incarnationis  dominice  millesimo  quinquagesimo  primo  (*). 

74. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n«  73,  p.  99. 

1052,  2  mai; —  Procès-verbal  de  l'élévation  du  corps  de  saint  Bertin, 
trouvé  deux  ans  auparavant  sous  l'autel  majeur  de  l'église  abbatiale  (52). 

Imprimé  dans  les  Acta  Sanctorum  des  Bollandistes,  septemb.  II,  p.  5S3,  n°  151. 

75. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n°  74,  p.  100 

1054v  environ  (d.  w.  (**).  —  Gerbodon  et  sa  femme,  Ada,  donnent  à 
Dieu,  à  S.  Pierç^et  à  S.  Bertin,  un  alleu,  consistant  dans  le  tiers  tocius 
ville  Ostraseld  (oo). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  201,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°  637.  Cf  Morand,  p.  79. 

(*)  Cette'  date  est  inscrite  au  bas  de  la  page  98,  hors  texte,  en  gros  caractères,  sous  forme  de  fac-similé. 
(**)  La  date  1081  donnée  par  Guérard  est  inadmissible  en  présence  de  la  charte  de  1063,  ci-après  n*  80  • 


L  . 


\ 


28  LES  CHARTES 

Rectification  des  signatures  :  +  Signum   Elnardi.  +  Signum   Huberti.   +  Signum 
Raineri  Haketh.  +  Signum  Odgrimi. 


76. 

Original  scellé.  —  T.   I,  n«  "5,  1»,  p.  101. 

1056,  6  janvier.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  renouvelle  le  privilège 
de  1042  (ci-dessus  n<>  71)  et  il  y  ajoute  la  reconnaissance  des  droits  de  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  sur  la  rivière  de  PAa,  les  pâturages  de  Suinard,  la  forêt 
de  Buholt,  les  dîmes  de  Bourbourg  etc.  (54). 

+  In  nomine  Patris  etc.  Ego  Balduinus  etc.,  comme  dans  Guérard  (p.  184)  jusqu'à 
(p.  485,  lin.  45),  auxilium  non  subtrahat.  Puis  :  Hiisita  statutis  (Guérard,  p.  486, 
lin.  12),  jusqu'à  :  Sancti  Bertini  vendicante  (ibid.,  lin.  27).  Ensuite  :  Insuper  de  pas- 
cuis  porcorum  (p.  485,  lin.  26),  jusqu'à  :  légitime  optinuerit  (p.  486,  lin.  42).  Enfin: 
De  submanentibusautem,  et  rcliqua  (p.  486,  lin.  27,  et  487,  lin.  4-25). 

Sceau  rond,  70  mm.,  type  équestre  (PI.  1,  n*  28).  Cf.  Vredius,  pi.  3. 


77. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n*  75.  2»,  p.  105. 

1056,  6  janvier.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  reproduit  la  charte  pré- 
cédente, en  la  complétant  par  une  nouvelle  addition,  relative  à  l'origine  de  la 
propriété  d'Arqués,  qu'il  dit  provenir  d'une  donation  faite  par  le  comte 
Walbert  (55). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  184,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«  637.  —  Cf.  Morand,  pp.  6,  77,  78,  d'après  le  ms  n»  728r 
qui  parait  être  uie  copie  éclectique  des  trois  articles  71,  76  et  77. 

N.  B.  L'addition  qui  caractérise  cette  troisième  pièce  est  celle  des  12  lignes  :  Praeterea...  perma- 
neat  de  la  p.  185  de  Guérard,  lignes  15-26. 


78 


.A-*-*  D'après  un  cartulaire,  coté  Tom.  *5.  —  T.  I,  n«  76,  p.  109. 

1056,  6  décembre.  —  Henri  IV,  roi  des  Romains,  confirme  les  propriétés 
que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  possédait  dans  ses  Etats  (56). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Henricus  divina  favente  clementia  rex.  Si 
res  ecclesiasticas  regiae  benignitatis  aflectu  sublevare  desideramus,  et  ad  temporalem  nos- 
trae  salutis  profectum  et  ad  perpeluae  felicitatis  praemium  nobis  provenire,  non  dubitamus 


DE  SAINT-BERTIN  29 

quia  propter  omnium  XPI  necessaria,  fîdelium  tam  futurorum  quam  praesentium  solers 
industria  noverit  qualiter  nos,  pro  amore  nostri  spiritualis  patris  et  merito  semper  dilec- 
tissimi,  videlicet  Victoris  II  papae,  et  pro  remedio  nostri  carnalis  patris,  scilicet  Henrici 
tertii  régis,  secundi  Romanorum  imperatoris  augusti,  nec  non  ob  interventum  nostrae 
dilectissimae  matris  Agnetis,  lmperati  icis  augustse,  et  ob  petitionem  venerabilis  abbatis 
Bovonis  Sancti  Bertini,  et  canonicorum  Sancti  Audomari  episcopi,  ac  pro  vitae  nostrae 
salute  et  animae  remedio,  duobus  monasteriis  in  loco  Sithiu  dicto  constructis,  quorum 
unum  est  monachorum,  alterum  est  canonicorum,  sub  nomine  et  veneratione  sanctorum 
Christi  confessorum  Audomari  episcopi  et  sancti  Bertini  abbatis,  omnia  quaecumque  ha- 
bere  videntur  infra  regni  nostri  metas  regia  nostra  auctoritate  confirmamus  et  corrobo- 
ramus,  vel  quicquid  visï  sunt  jure  possidere  in  certis  villarum  locis  jacentium,  in  Da- 
ventra  xn  mansos,  in  Hosanghem  n08,  in  Frekena  vin,  in  Godolfashem  il,  in  Herebac  h, 
in  Casello  xn,  in  Gesoldestorp  vi,  in  Prodoca  i  mansum  et  vineam  suprapositam.  Insuper 
etiam  concedimus  eisdem  fratribus  utriusque  monasterii  ut  libero  deinceps  arbilrio, 
firma  pace  et  quiète  perfruantur  quicquid  a  fidelibus  Christi  supra  nominatis  traditum 
est  sanctis,  et  quocumque  terrarum  regni  nostri  homines  illorum  pro  necessitale  sua 
fuerint  transmissi,  nusquam  theloneo  constringantur,  nec  illud  a  quoquam  persolvere 
cogantur. 

Et  ut  haec  regiae  nostrae  confirmationis,  sive  concessionis,  auctoritas  stabilis  et  incon- 
vulsa  permaneat,  hanc  carlam  inde  conscriptam,  ut  infra  videtur,  manu  propria  corro- 
borantes, sigilli  nostri  jussimus  impressione  signiri.  Data  vm  idus  decembris,  anno 
dominicae  incarnationis  m.  lvi,  indictione  ix,  anno  autem  domni  Henrici  IV  régis,  ordi- 
nationis  ejus  ni,  regni  r.  Actum  Colonise,  in  Dei  nomine  féliciter,  Amen.  Winitherius 
cancellarius,  vice  Hucbaldi  archicancellarii  et  archiepiscopi,  recognovi. 

fa***,  vu  f>  /3y 

79. 

Original,  parchemin.  —T.  I,  n«  77,  p.  110. 

1057, 13  maû  —  Le  pape  Victor  II  accorde  un  privilège  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin(57). 

Imprimé  dans  Guérard,  d'après  le  m  s  de  Tassart,  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  8,  76.  —  Jaffé,  n«  3311. 

N.  B.  Cette  bulle,  en  tête  de  laquelle,  avant  renoncé  du  nom  du  Pontife,  se  trouvaient  les  deux 

lettres  entrelacées  X  et  P,  monogramme  de  CHRISTUS,  que  D.  W    traduit  à  tort  par  In  perpetuum, 

portait  l'inscription  d'un   double  cercle  concentrique,  divisé  par  une  croix,   cantonnée  des  lettres 

IHC,  XPC.   PETRVS,  PAVLVS,  avec  cette  légende  circulaire:  VICTORIS.  II.  ROMANAE  SCAE  ET 

APOSTOLICAE  SED1S  PAPAE,  et  le  monogramme  ordinaire  BENEVALETE. 

Les  signatures  d* Hildébrand  et  de  Frédéric  de  Lorraine  doivent  être  rétablies  ainsi  : 

Ego  Hildebrandus,  subdiaconus  sanctae  Roman ae  aecclesiae,  cognovi  et  subscripsi.  Ego 
Predericas  diaconus  subscripsi  et  confirmavi. 


30  LES  CHARTES 


80 


Original,  parchemin.  —  T.  I,  n«  78,  p.  114. 


1063.  —  Bovon,  abbé  de  Saint-Bertin,  déclare  consentir  à  ce  qu'Arnulfe, 
frère  de  Gerbodon,  jouisse,  sa  vie  durant,  de  la  portion  du  bien  iïOstrasele  que 
ce  dernier  avait  donnée  à  l'abbaye  (58). 

In  nomine  sanctae  et  individuae  TrinitaLis,  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Pax  et 

dilectio  omnibus (*)  Cura  humanum  ingenium  simulandiet  dissimulandi  artiûriosum 

in  omne  se  tergiversationis  et  calliditatis  vertat  argumentum,  utile  valde  ac  necessarium 

est  littérale  testamenJwm (*)  coMvenlionis  solidum  servetur  monimentum,  utnilcor- 

rigi,  nil  mutai  i,  nil  addi,  nil  minui  possitpost  bipertitum  utriusque  partis  cirographum. 
Complacitum  et  confirmatura  est  interme,  (**)  sancti  caenobii,  nomine  nonmerito,  abba- 
tem  Bovonem,  et  inter  Arnulfum  virum  illustrem,  ut  tertiam  partem  villae  Ostreselae, 
hereditariam  scilicet  fratris  sui  portionem  Gerbodonis,  quam  is  vivens  Deo  et  sancto 
Bertino  contulerat  in  aeternam  videlicet  et  propriam  sibi  mercedem,  ut  hanc  ipsam  sibi, 
quamdiu  in  vita  superesset,  ea  lege  et  ratione  prestarem  quatinus  post  ejus  mortem 
omnem  suae  hereditatis  partem  una  cum  nostra  ad  integrum  reciperemus  ;  hac,  inquam, 
grata  complacitum  est  vicissitudine  ut,  sicut  ipse  nunc  utramque  possidet  portionem 
vivens,  ita  nobis,  cum  omni  copia  rerum  et  fructu  cuncti  generis,  tam  animantîum 
quam  frugum,  relinquat  moriens  ;  ut  et  hic  habeat  necessitatis  suffragium,  et  apud 
Deum,  pro  sua  parte,  mercedem  in  perpetuum.  Hinc  plurimi  testes  adsunt,  qui  inter- 
fuerunt,  utriusque  partis  viri  clarissimi,  quorum  hic  placuit  nomina  cum  signis  adnotari. 
S.  Balduini  marchionis,  in  cujus  praesentia  haec  acta  sunt.  S.  Balduini  filii  ejus.  S.  Rod- 
berti  filii  ejusdem  marchionis.  S.  Johannis.  S.  Anselmi.  S.  Rodberti  advocati.  S.  Gilbo- 
donis.  S.  Clareboldi.  S.  Raingoti.  S.  Raingeri.  S.  Arnoldi.  S.  Walteri  Lotharingi.  S.  Wa- 
lonis.  S.  Eustachii  comitis.  S.  Lanberti  castellani.  S.  Vulfrici  filii,  «jus. 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Pax  et  veritas.  Suprascriptam  tradi- 
tionem,  quia,  post  tan  tam  commendationem,  nécessitas  erat  rationando  defendere,  fuit 
quoque  consilium  ejus  defensionis  fidem  subjunctis  reconsignare  litteris,  quae  eo  nunc 
artius  postulat  religari  quo  violentius  pridem  timuit  dissolvi  ;  nam  et  avi  tradîtionem  et 
patris  cqnfirraationem  Gerbodo,  junior  et  aetate  et  consilio,  cum  temptaret  occasione 
temerana  sibi  vendicare,  pêne  anathematis  jugulandus  mucrone  ;  ego  sancti  hujus 
conventus,  licet  indignus,  abbas  nomine  Bovo,  coram  inclito  marchione  Balduino  et  rege 
adhuc  puero  Philippo,  in  plena  procerum  curia  causam  nostram  exposui,  atque  ipsas 

(*)  Lacunsx. 

(**)  Je  supprime  ici  et,  qui  est  surabondant. 


DE  SAINT-BERTIN  31 

duas  partes  toi i us  villae  cum  omnibus  appenditiis  suis,  ita  quidetn  intègre  ut  prescriptum 
est,  nonnullis  primatum  testibus  evici,  et  sic  demum  sine  alicujus  reclamatione  nostrae 
cessit  ditioni.  Inde  ego,  annuente  tam  regc  quam  comité,  hanc  secundam  cartam  primae 
supponere  feci,  ut  certo  indicio  veritas  semper  possit  defendi,  et  ut  sciât  cui  perditioni 
obnoxius  erit,  si  quis  ultra  haec  aliquid  praesumpserit.  Ego  Philippus,  gratia  Régis 
aelerni,  rex,  huic  confirmationi  subscripsi.  Ego  Balduinus  cornes  subscripsi,  meoque 
jussu  hi  proceres  mei  testimonio  hujus  confirmationis  testes  sunt  appel lati,  in  quorum 
presentia,  una  cum  domino  rege,  hanc  auctorizavi.  S.  Balduini  juvenis  comitis.  S.  Jo- 
hannis.  S.  Anselmi.  S.  Rodberti  advocati.  S.  Raingoti.  S.  Arnoldi.  Actum  apud  Islam, 
coram  rege  et  marchione  Balduino,  anno  Domini  millesimo  lxiii. 

81. 

Original,  parchemin.  — T.  I,  n°  79,  p.  115. 

1065,  environ  (d.  w.).  —  Les  deux  frères  Roger  et  Etienne  donnent  à 
Dieu  et  à  saint  Bertin  leur  alleu  de  Cvnes,  dans  le  comté  de  Guînes. 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Nos  duo  fratres  Rodgerus  et  Stephanus, 
ob  praemium  vitae  aeternae  allodium  quoddam  cum  décima  Deo  et  sancto  Bertino  heredi- 
tarium  tradidimus;  et  ut  firmior  essetctfirma  apud  posteros  eadem  traditio  maneret, 
adnotare  cartulae  dignum  duximus.  Adjacet  autem  hoc  allodium  villae  Cunes  dictae,  et 
baec  traditio  facta  est  <  oram  comité  Gisnensi  Balduino  et  coram  principibus  ejusdem 
castelli,  scilicet  coram  Heleberto  vice  comité,  Heremanno,  Balduino  Bozardo,  Mauritio, 
Hugone  Blancardo,  Eustachio,  Walone,  Normanno,  Balduino,  Rainero.  Verum,  dum 
vixerimus,  idem  allodium  in  nostra  manu  tenebimus,  et  pro  recognitione  omnibus  annis 
duos  solidos  solvemus,  et  post  mortem  nostram  sanctus  Bertinus  ipsum  allodium  aeter- 
naliter  possidebit.  Igitur,  si  aliquis  id  finnum  idque  auctoritate  litterarum  ratum  infrin- 
gere  temptaverit,  convictus  publiée  bannum  trium  librarum  solvat,  et  pro  ausu  judi- 
cium  Dei  omnipotentis  sentiat,  quem  omnis  bonus  oret  utaeterno  anathemati  subjaoeat. 
Verum,  quod  maxime  utile  erit  nobis,  quicumque  abbas  illo  tempore  hune  bonum  rexerit, 
nobis  defunctis  exequias  faciet,  illoque  corpora  nostra  a  monachis  deferentur  tumulanda, 
quorum  anime  concédât  Deus  ut  celi  fruantur  gloria.  Amen. 

N.  B.  Reposait  dans  la  boite  d'Audenfort.  Dom  Deuitte  croit  que  ce  n'est  là  qu'un  projet  d'acte. 


33  LES  CHARTES 


82. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n°  80,  p.  117. 

1066,  environ  (d.  \v.).  —  Lidbert  de  Cosebronne  donne  sa  terre  à  l'ab- 
U)J0ty-  'W*       baye  de  Saint-Bertin  (59). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Ego  Lidbertus  de  villa  que  dicitur  Cosebrone 
// .  hmfÇ2js  Deo  sanctoque  Bertino,  pro  salute  ac  redernptione  auimae  meae,  terram  hereditatis 

meae  in  eadem  villa  jacentem  dedi,  ut  post  obitum  celorum  beres  merear  fie  ri.  Àttamen 
ita  a  me  est  constitutum  ut  sancto  Bertino,  omni  anno,  dum  vivo,  pro  eadem  terra  du- 
orum  solidorum  persolvam  censura  ;  quin  etiam  hanc  eandem  terram,  quamdiu  vixerint, 
filii  mei  tenebunt,  et  censum,  id  est  septem  solidos  omni  (*)  anno  solvendo  dabunt.  Ad 
confirmationem  hujus  traditionis  testes  adfuerunt,  quorum  nomina  cartulae  annotata 
sunt  :  Galandus  de  Liscas.  Rodbertus  de  Oudenhem.  Gerlo  de  Diffeke.  Titboldus  de  Kose- 
brone.  Siwoldus  de  Oudenfort.  Ivo  et  Hildebertus  frater  ejus.  Quicumque  de  hac  tradi- 
tione  injusticiam  fecerit  sancto  Bertino,  anathema  sit.  +  Heribertus.  Lidbertus  pacem 
cum  XPO  semper.  Amen. 

83. 

D'après  un  vidimus  du  13  janvier  1372.  —  T.  I,  n*  81,  p.  118. 

1075,  17  octobre.  —  Drogon,  évêque  des  Morins,  confirme  à  Héribert, 
abbé  de  Saint-Bertin,  la  possession  des  autels  de  Brodborch  et  de  Lon  (60). 

Imprime  dans  Ouérard,  p.  192,  d'après  le  ms  de  Tass&rt,  n4  637.  Cf.  Morand,  pp.  9,  10,  78,  79. 

Le  texte  du  vidimus,  qui  date  fautivement  de  1070,  ajoute,  après  les  mots  vicinis 
locis  (p.  192,  lia.  29)  :  Preterea  vero,  ad  petitionem  memorati  abbatis  et  fratrum,  una  cum 
voluntate  et  assensu  Gerbodouis  advocati,  sacra vi mas  priacipatis  ecclesie  sancti  Bertini 
atrium,  ubi  idem  sanctus  corpore  quiescit,  ab  ipsa  videlicet  ecclesia  circumquaque  usque  ad 
médium  liuminis  Agnione,  quo  ejusdem  cenobii  insula  cingitur.  Si  quis  vero  etc. 

Ajoutez  aux  signatures  :  S.  Widonis  thesaurarii.  Ego  Warinus  cancellarius  hanc 
cartam  jussu  domni  Episcopi  recita  vi  et  sigilli  ejus  impressione,  eodem  jubente,  eam  subter- 
sigDavi. 

N.  B.  Le  vidimus  lit  indictione  VIII,  au  lieu  de  XIII,  et  date  néanmoins  Episcopii  anno  XLVI. 


f 

« 


(•)  D.  W.   Omnino. 


r. 


DE  SAINT-BERTIN  33 


84 


D'après  la  ma  723.  —  T.  I,  n»  82,  p.  120. 


1075.  —  Héribert,  abbé  de  Saint-Bertin,  assigne  diverses  propriétés  pour 
le  service  de  son  anniversaire  et  de  celui  de  ses  deux  prédécesseurs  (61). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  191,  d'après,  le  ras  de  T&ssart.  n°6T7.—  Cf.  Morand,  pp.  10,  79,  d'après  la  ms  723,  où  l'in- 
diction  est  xm,  ce  qui  infirma  la  conjecture  de  M.  Wauters  (T.   I,  p.  538)  quant  à  la  date. 


85. 

Original  parchemin.  —  T.  I,  no  83,  1*,  p.  122. 

1087.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  réclame  aux  deux  frères  Gerbodon 
et  Arnulfe,  l'alleu  que  l'abbaye  possédait  à  Ostrasele  (62). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  202,  d'après  le  ms  de  Tassârt,  n°  637.  Cf.  Morand,  pp.  12,  79. 

Rectifiez  les  signatures  :  Présente  Lamberto  Heiamensi  fibbate...  Balduinus  de  Ganda. 
Razo  de  Gavera.  Razo  et  Asricus  frater  suus  de  Monela.  Rot  h  ardus  de  Sotthigehem  et  Rot- 
nedh  frater  suus  et  Sigerusde  Westernehem  et  Rothulfusde  Hervethiagehem.  Gérard  a  s  de 
Oymbresaca  et  Godeverhd  de  Lahthem.. 

Sceau  (pi.  I,  n*  28),  dessiné  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  dans  VHist.  sigill.  de  la  ville  de 
St-Omer,  p.  101  et  pi.  XXX,  n°  232. 

86. 

D'aprêfe  un  titre  de  l'abb.  d'Auchy.  —  T.  I,  n*  83,  2>,  p.  121  bis. 

1088,  5  septembre.  —  Procès- verbal  de  la  translation  du  corps  de  saint 
Silviii  dans  une  nouvelle  châsse. 

Cunctis  fidelibus  tam  futurîs  quam  presentibus,  notum  habeatur  beati  antistitis 

Silvini   sacrosanctum   corpus    de  locello    in  quo    ha-  tenus  reconditum  venerabatur 

translatum  fuisse,  atque  in  hoc  scrinio  noviter  quidem  repositum.  Factum  est  autcm 

hoc  in  presentia  astantis  videlicet  cleri  et  populi,  nonis  septembris,  anno  incarnationis 

Domini  nostri  Jesu  Christi  millesimo  octogesimo  octavo,  indictione  nona  (*),  anno  vero 

imperii  Philippi  régis  Francorum  xxn  (*)...,  Gerardi  vero  Morinensis  episcopi    anno  v, 

Roberto  autem  inclito  Flandrensi  principe  jam  xvn  annis  monarchiam  obtinente,  regi- 

minis  quoque  domini  Johannis  abbatis  anno  vu,  ipso  astante  cum  venerabilibus  per- 

sonis  utriusque  ordinis,  scilicet  Arnulpho,  archidiacono  Teruanensis  ecclesie,  etprepo- 

sitiSancti  Audomari  et  Norberto  abbate  Alchiacensis  ecclesie. 

s 

(*)  L'année  1088  concorde  avec  l'indiction  xi  et  avec  la  xxvm*  ou  la  xxixe  année  du  roi  Philippe  1".  Les  autres 
«ynchronismes  sont  exacts. 


7- 


34  LES  CHARTES 


y 


*/ 


87. 

D'après  le  ros  762.  —  T.  I,  n*  &i,  1%  p.   124. 

1091,  —  Je^n,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Manassès,  comte  de  Guînes, 
signent  un  chirographe  touchant  la  condition  civile  des  gens  d'une  famille 
assujétie  à  la  capitation. 

Ego  Johannes,  De;  gratia,  abbas  de  Sancto  Bertino,  notifico  quoniam  Mariasses, 
cornes  Gisnensis,  calumpniatus  fuit  de  servili  conditione  et  de  ancillatu  Volwif  de  Hot- 
tingahem,  Riquaram  et  Hadwidem,  filias  ejusdem  Volwif,  Euslachium,  Willelmum, 
Hugonem,  filios  Riquare,  Hadwidem  et  Judittam  filias  ejusdem  Riquare,  Hugonem  et 
Cononem  filios  Hadwidis,  sororis  Riquare,  et  Hadwidem  filiam  supradicte  Hadwidis, 
cum  omni  posteritate  eorum,  qui  omnes,  sancto  Bertino  capitaneum  censum  annuatim 
reddentes,  ad  eundem  sanctum  pertinebant,  ea  conditione  ut,  dum  aliquis  eorum  mari- 
taverit,  v  solidos  sancto  Bertino  persolvat,  et  quinque  cum  obierit,  et  unum  nummum 
annuatim  in  depositione  ejusdem  sancli.  Cornes  vero,  post  illatam  calumpniam,  nostre 
voluntati  volens  salisfacere,  Bergis  ad  Pentecosten  in  curia  comitis  Roberti  senioris 
ejusque  filii  Roberti  junioris,  omnes  supradictos  heredesque  eorum  ab  injecta  caiumpnia 
servilis  conditionis  absolvit,  hiis  attestantibus  quorum  nomina  subjecta  sunt  :  Wido 
i  .  .  h* tff^  cornes  Pontivensis,  frater  ejus  Hugo  cornes  de  Sancto  Paulo,  Eustacbius  cornes  Bolo- 
'  J  niensis,  Robertus  Bituniensis,  Baldricus  de  Culhem, .  Rainaldus  advocatus.  Sigerus  de 

Witteke,  Elnardus  de  Siningehem,  Alardus  de  Menteca,  Teinardus  castellanas  Brobur- 
gensis,  Alolfus  de  Neles.  Actum  anno  m.  xc.  i  incarnationis  Domini. 

88. 

D'après  le  tet.  Simon,  p.  15.  —  T.  I,  n«  W,  2%  p.  124. 

1092,  ou  1093,  environ  (d.  w.).  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  rachète 
à  Baldric  de  Culhem  une  partie  du  comitafus  de  la   ville  d'Arqués  (63), 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  205,  d'après  le  ras  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  12,  SX 

Corrigez  (lin.  8)  :  Ymmonis  de  Bladringehem. 

89. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  85,  p.  Î25. 

1093,  7  décembre.  —  Rabode,  évêque  de  Noyon,  concède  à  Fabbaye  de 


DE  SAINT-BERTIN  35 

Saint-Bertin  Tautel  de  Caumont,  altare  de  villa  que  Calvus  Mons  in    Val- 
libus  dicitur  (64). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  206,  d'après  le  ras  de  T&ssart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  14,  205. 

Fragment  de  sceau  ogival,  d'environ  70  mill..  représentant  un  évéque,  tête  nue,  crosse,  bénissant,  avec  ce 
reste  d'inscription  *  is.  epc.  (pi.  II,  n*  30). 


90. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  87,  p.  128. 

1093.  —  Robert  le  Frison,  comte  de  Flandre,  confirme  l'abbaye  de  Saint- 
Berlin  dans  la  jouissance  de  ses  droits  et  privilèges  de  villa  eorum  que  di- 
citur Arcas. 

Première  rédaction,  incomplète  dans  sa  teneur*  remplacée  probab'ement  pir  V acte  qui  suit.  Le 
sceau  en  était  brisé 

91. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  86,  p.  126. 

1093.  —  Le  même  comte  renouvelle  et  complète  l'acte  qui  précède  (65). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  203,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°637.  Cf.  Morand,  pp.  12,  80. 

Ajoutez  (p.  204,  lin.  21),  #pr&  concessit  concedo  :  Preterea  villam  de  Wiserna  cum  tota 
arabili  terra  et  Wastina  que  extenditur  usque  ad  terminos  de  Edekin  et  Loconessa  concedo, 
Corrigez,  d'après  le  n°  90  :  Thidbaldi  de  Ipres  ;  et  d'après  le  n°  91  :  Tedbaldi. 

Sceau  rond,  108  rara.,  à  double  circonférence  concentrique.   La  figure,  au  tvpe  équestre,  est  inscrite  dans 
un  cercle  de  63  mm.,  bordé  d'une  bande  anépigraphe.  Suit  un  espace  vide,  puis  enfin  une  bande  marginale, 
avec  ces  mots  :  -f-  signvm  rodbkrti  incliti  marchiokis  flvndrib.  (PI.  II,  n*  31). 

92. 

Original  non  bulle.  —  T.  I,  n»  88,  1»,  p.  131. 

1095,  3  décembre.  —  Le  pape  Urbaln  II  confirme  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin,  par  une  bulle  privilège,  la  possession  de  ses  autels. 

Urbanus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilecto  fratri  Lamberto,  abbati  etc.  — 
Pie  postulatio  voluntatis  etc.   comme  dans  l'acte  n°  93,  sauf  Pénumération  qui  suit. 

Aecclesiam  videlicet  de  Stenkerka  in  Taruanensi  parrocbia.  Aecclesiam  de  Grave- 
ninga.  Aecclesiam  de  Broburg  cum  capellis  suis.  Aecclesiam  sanctae  Margaritae.  Sancti 
Johannis.  Sancti  Martini.  Aecclesiam  de  Pitarnesse.  Aecclesiam  de  Longanessa.  Aeccle- 
siam de  Chelmes.  Aecclesiam  de  Poparingahem,  cum  ipsa  villa.  Aecclesiam  de  Arcas, 


•*• 


36  LES  CHARTES 

cum  ipsa  villa.  Aecclesiam  de  Arbela,  cum  ipsa  villa.  Aecclesiam  de  Coica,  cum  ipsa  villa. 
Aecclesiam  de  Helcin,  cum  ipsa  villa.  Aecclesiam  de  Weserna,  cum  ipsa  villa.  Aecclesiam 
de  Aquina,  cum  ipsa  villa.  Aecclesiam  de  Turbodeshem.  Aecclesiam  de  Bosrihem,  cum 
eadem  villa.  Aecclesiam  de  Scalas,  cum  eadem  villa.  Aecclesiam  de  Hunela,  cum  eadem 
villa.  In  Noviomensi  parrochia,  aecclesiam  de  Calmunt.  In  Tornacensi,  aecclesiam  de 
Rukeshem.  Aecclesiam  de  Hetlingehem.  de  Hinninkehem.  de  Westkerke.  In  Coloniensî 
parrochia,  aecclesiam  de  Frekene.  de  Gildestorp.  In  Cameracensi,  villam  de  Ostrosela, 
cum  omnibus  eorum  pertinentiis  seu  appenditiis.  Decernimus  itaque  etc. 

Datum  apud  Celsiniacum  per  ma  nu  m  Johannis  sanctae  Rom.  Aecclesiae  diaconi  Car- 
dinalis,  m  nonas  dccembris,  indictione  m,  anno  dominice  incarnationis  m  xc  vi,  pon- 
tificatus  vero  domni  Urbani  secundi  papae  anno  viu°. 

N.  B.  Cette  date,  calculée  suivant  le  système  Pisan,  est  précédée  du  cercle  concentrique,  placé  à  gauche, 
avec  la  lèpende  :  -j-  Bened ictus  Deux  et  î*atcr.dni  nri  ihv  xpi  amen;  et  dans  les  quatre  quartiers  du 
champ  divisé  par  la  croix  :  ses  peîrvs.  ses  pavlvs.  vrba^ys.  pp.  ii.  —  A  droite,  le  monogramme  Benevalete . 


93. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n*  88,  2»,  p.  134. 

1 096,  24  mars  (*).  —  Le  même  pape  donne  une  autre  bulle  privilège  pour 
le  même  objet  (66). 

Pie  postulatio  voluntatis  etc 

Datum  Turonis  per  manum  Johannis  sancte  Romane  Ecclesie  diaconi  Cardinalis, 
ix  kal.  aprilis,  indictione  nu,  anno  dominicœ  incarnationis  m°  xc  vi°,  pontificatus 
autem  domni  Urbani  secundi  pape  viui. 

Imprima  dans  Guerard.  p.  214.  d'après  le  ms  d«  Tassart  n*  637,<*oas  la  faussa  date  marginale  dn  23  mars  1003.  Cf. 
Morand,  pp.  20,  Si. 

Variantes  de  Voriginal  :  Ecclesiam  do  Pitarnesse...  de  Poparingrahem...  de  Arcas,  de 
Arbela,  de  Coica,  de  Helciii,  de  Gueserna,...  deScalae,...  de  Turbo  tes  hem...  de  Cal  mont... 
de  Rukeshem...  de  Hinninkehem,  de  Guestkerke,  et  decimam  de  Clemeskerke...  de  Fre> 
kena...  de  Gutldestorp. 

Le  cercle  corn  onirique  et  le  Beneralete.  comme  dans  l'acte  précédent.  La  bulle  de  plomb,  à  deux  faces, 

K»rte  se*  inscriptions  sans  autre  emblème  qu'une  croix,  conformément   au  tvpe  donné  par  Heineccius  (" — 
trie.  t'hi*OHOlo<jie  ttes  papes,  dans  V  An  h  mure  historique  de  la  Soc.  de  l'fiUst.  de  Fr..  1852.  p.  115). 


94. 

Original  parcfeeuùft.  —  T.  I.  n'  91.  p.  13$. 

1096,  30  juillet,  —  Alolfus,  fils  de  ^f^iltrudism  reconnaît  avoir  reçu  de 

(*)  Jaffe,  a*  4?11.  date  du  33.  d'après  Goerard,  qui  a  la  *6w»  WrwAu  ;  U'autera.  du  &.   quoiqu'il  ait  tu 
Xkwua,  qui  a  lu  «mm  est  seul  d'accord  arec  l'oriçuMl  (t.  III,  p.  SU. 


_.  A 


DE  SAINT-BERTIN  37 

l'abbaye  de  Saint-Bertin,  deux  terres,  situées  à  Fléchin  et  à  Cuhem,  qui  doi- 
vent, après  sa  mort,  faire  retour  au  monastère  (69). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ego  Alolfus,  filius  Maltrudis,  notitico 
tara  futuris  quam  presentibus  factam  inter  me  et  abbatem  Sancti  Bertini,  Heribertum 
nom i ne,  subscriptam  conventionem.  Sanctus  Berîinus  habebat  duas  terras,  unam  in  loco 
dicto  Felzi,  et  aliam  in  loco  dicto  Culham.  Interpellavi  sepe  predictum  abbatem  ut  michi 
illas,  tantum  in  vita  mea,  tenere  concederet,  quia  videlicet  eedem  terre  magis  michi  ad 
meum  quam  sibi  ad  suum  videbantur  adjacere  profectum.  Tandem,  adquiescens  mee 
super  hoc  petitioni,  annuit  michi  illas  et  concessit,  in  presentia  (ratrum  simul  et  mili- 
tum  suorum,  cum  parte  prati  quod  est  in  villa  Coika;  sed  ea  interposita  conditione  ut 
quoad  viverem  ipsas  tenerem,  excolerem  et  in  quantum  possem  fructuarie  possessions 
augmentationibus  ampliarem,  et  monitus  ab  abbate  Sancti  Bertini  hanc  conventionem 
plenarie  recognoscerem  ;  post  mortem  autem  meam,  nec  aliquis  eorum  qui  ex  me  nati 
fuerint,  nec  aliquis  qui  michi  consanguinitate  vel  vicinitate  aliqua  pertinuerit,  vel  perti- 
nere  visus  fuerit,  easdem  terras  repetere,  vel  aliquo  ingenio  requirere  audeat,  nec  ali- 
quod  impediraentum  aecclesie  facial,  sed,  sicut  fuerint  die  mortis  mee,  vel  exculte,  vel 
frugifere,  in  proprietatem  et  potestatem  Sancti  Bertini  reveniant  cum  plenaria  carruca- 
liuirf,  palefridorum  et  boum  ampliatione.  Post  concessionem  vero  hujus  convcntionis, 
mortuo  predicto  abbate  Heriberto,  poslea  a  successore  ejus,  abbate  Johanne,  coram  pie- 
risque  beneficiatis  militibus  suis  et  aliis  multis  boni  testiinonii  viris,  ammonitus,  ita  ut 
superius  dictum  est,  eam  factam  et  a  me  recognitam  laudavi.  Tempore  denique  abbatis 
Lamberti,  coram  ipso  conventionem  recognovi  ;  et,  ne  causa  mei  aliquando  ecclesia 
laborem  sustineret,  predictum  abbatem  petii  ut  hanc  conventionem  sub  cyrographo  con- 
firmaret,  sic  tamen  ut  ipsas  terras,  sicut  fenueram,  tenerem  usque  ad  mortem  meam,  et 
post  mortem  meam  Sanctus  Bertinus  easdem  terras  reciperet  et  rehaberet  absque  aliqua 
aliqùorum  controversia  et  calumnia.  Recognita  atque  concessa  est  hec  conventio  in  ca- 
méra abbatis  Sancti  Bertini,  concordante  super  hoc  utriusque  partis  voluntate,  3U  kal. 
augusti,  présente  abbate  Lamberto  cum  aliis  boni  Q  testimonii  viris.  S.  Willelmi  qui  tune 
in  loco  advocati  fuit.  S.  Alardi  de  Menteca.  S.  Hugonis  de  Arcas.  S.  Landberti  de  Rein- 
guenescura.  S.  Heli.  S.  Eleberti  de  Kelmes.  S.  Heremari  Garettir.  S.  Balduini  de  Arcas. 
S.  Artoldi.  S.  Acelini  et  aliorum. 

N.  B.  L'endenture  du  chirographe  donnait,  eu  lettres  onciales  rognées,  la  date  :  Actum  hoc  anno  dni 
m.  xc.  vi. 


(•)  D.  W.    Bonis. 


■.*  ' 


38  LES  CHARTES 


95. 

Original  parchemin.  —  T.  1,  n»  89,  p.  137. 

1096.  —  Lambert,  abbé  de  Saiat-Bertin,  et  Baudouin  de  Salperwich 
signent  une  convention  relative  à  une  rente  assise  sur  la  bourse  du  Cellier  (6 7). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  24-1,  d'après  le  ma  de  Tassart  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  34,  83. 

Ajouter,  avant  la  datation  :  Quorum  hominum  nomina  subscripta  sunt.  Baldricus  de 
Culhem.  Willelmus  de  Sancto  Bertino.  Alard  de  Menteke.  Hugo  de  Arkes.  Eiembertus  de 
Kelmes.  Eli  ûlius  Heinfridi.  Heremarus  Gartir.  Artaldus  de  Campania.  Baldricus  de  Wer- 
dric.  Winemannus  de  Coïke.  Postea  recitata  est  hec  conventio  coram  fratribus  in  capitulo, 
et  ante  al  tare  per  excommunicationem  confirmata,  ut  quicumque  eam  infregerit,  à  Pâtre  et 
Filio  et  Spiritu  Sancto  e  ter  ne  malédiction  i  subjaceat,  nisi  resipiscat  et  ad  emendationem 
veniat. 


96. 

Original  parchemin.  —  T.  I,  n°  90,  p.  138. 

1096.  —  Les  deux  frères  Arnulfe  et  Gerbodon  vendent  à  Lambert,  abbé 
de  Saint-Bertin,  pour  le  prix  de  14  marcs  d'argent,  l'alleu  qu'ils  possédaient  à 
Roquetoire  (68). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Perspicax  illorum  qui  apte  nos  fuerunt 
hoc  excogitavit  prudentia,  ut  quod  facere  disposuissent  futuris  memorabile  temporibus, 
hoc  litterali  adhibita  testificatione  confirmatum  permaneret  stabilius.  Unde  ego  Arnulfus 
notiflco  ta  m  futuris  quam  presentibus  quod,  inter  me  et  abbatem  Sancti  Bertini  Lantber- 
tum  facta  conventione,  et  reconsignatis  michi  quatuordecim  marc  argenti  ab  eodem  ab- 
bate,  allodium  illud  quod  ego  et  frater  meus  Gcrbodo  in  villa  Rokostorn  ab  antecesso- 
ribus  nostris  habuimus  hereditarium,  predicto  fratre  meo  partem  suam  michi  annuente, 
Deo  et  sancto  Bertino,  pro  salute  anime  mee  et  uxoris  mee  Athelaidis,  ex  integro  ut  ego 
possederam  tradidi  possidendum  ;  ita  hoc  coram  Rodberto  et  coram  aliis  idoneis  per- 
sonis  et  testibus  laudatum,  datum  et  confirmatum,  ne  aliquis  unquam  infringere  audeat, 
alligatione  etiam  anathematis,  me  volente  et  petente,  est  corroboratum.  Testes  :  Eusta- 
chius  cornes.  Robertus  Bituniensis.  Alardus  pincerna.  Amalricus  conestabulus.  Alardus 
de  Menteca.  Eiembertus  de  Kelmes.  Folberlus  camerarius  et  alii  quamplures.  Actum 
anno  Domini  m°  xevi,  indictione  un. 


DE  SAINT-BERTIN  39 


97. 

D'après  le  ms  726  p.  131  v.  —  .  T.  I,  n«  92,  l\  p.  110. 

1097,  5  septembre.  —  Procès- verbal  de  la  translation  du  corps  de  saint 
Folquin  dans  une  nouvelle  châsse  (70). 

Imprimé  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Guities,  preuves,  p.  62. 

98. 

Original  parchemin.  —  T.  I,  n®  92,  2»,  p.   140. 

1097,  18  octobre.  —  Gérard,  évêque  des  Morins,  confirme  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  dans  la  possession  de  ses  autels,  et  relate  que  l'abbé  Lambert  lui 
a  rétrocédé  une  terre,  près  de  la  ville  de  Thérouanne,  et  l'autel  de  Guînes  (71). 

Imprimé  dans  GuérarJ,  p.  212,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°  637.  Cf.  Morand,  pp.  26,  83. 

Variantes  de  V original  :  Stenkerca,  Graveninga  . ..  aecclesia  de  Chelmes,  aecclesia  de 
Popeligehem,  aecclesia  de  Archas.  .  aecclesia  de  Coica...  aecclesia  de  Weserna...  aecclesia 
de  Turbodessem,  aecclesia  de  Bo  tri  hem. 

S.  Gérard i  episcopi.  S.  Garini  decani.  S.  archidiaconorum  Hugonis,  Arnulphi.  S.  Gal- 
teri  teshaurarii.  S.  canonicorum  Taruannensium  :  Fulcuini  cantoris.  Udonis.  Lamberti.  Al- 
chéri.  Goscelini.  Alulfi.  Richeri.  Hermari.  Hugonis.  Raiueri.  Drogonis.  Tetbaldi.  Erluini. 
Ingelramni.  Eustachii.  Rotberti.  S.  Gérard  i  abbatis  Hamensis.  S.  Floridi  abbatis  Sancti 
Johannis.  3.  Hugonis  abbatis  Blangiacensis.  S.  Ravengarii  abbatis.  S.  Bernulfi  p repos iti 
Vateniensis.  S.  Lamberti  prepositi  Casseiensis. 

N.  B.  —  La  datation  de  l'original  porte,  comme  celle  de  l'imprimé,  ind idiotie  iiii  ;  et  renonciation  de 
Tannée  est  aussi  exprimée  en  chiffres-lettres,  m.  xcvii. 

* 

99. 

D'après  le  ms  723.  —  f .  I,    n»  9t,  p.  112. 

1098.  —  Sainte  Ide,  comtesse  de  Boulogne,  concède  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  omne$  consuetudines  et  comitatum  de  terra  quam  Ongyr  et  Bere- 
tcoldus  ont  donnée  à  ce  monastère,  sur  le  territoire  de  Marck-en-Calaisis  (72). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  227,  d'après  le  ms  de  Tassart,  n°  637.  Cf.  Morand,  pp.  34,  82. 

100. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n"  04,  p.  143. 

1100,  environ  (d.  w.).  —  Jean,  évêque  des  Morins,   rend  à  l'abbaye  de 


40  ,  LES  CHARTES 

Saint-Bertin  la  terre  qu'/4  lelmus  Mustela  avait  tenue  a  cens,  et  que  l'abbé 
Lambert  avait  inconsidérément  cédée  à  l'église  de  Thérouaune,  sous  l'épiscopat 
de  Gérard  (73). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  237,  d'après  le  ms  de  Tassart,  n*  637.  Cf.  Morand,  p.  26,  83. 

N.  B.  Il  est  impossible  de  reculer  jusqu'à  Tan  1114  la  date  de  cette  pièce,    à  cause  de  la  signature  de 
l'archidiacre  Achard,  collègue  d'Arnulfe  avant  Herbert,  c'est-à-dire  entre  1098  et  1105. 

Sceau  ogival,  H.  78  mm.,  L.  54,  représentant  un  évoque,  tête  nue,  crosse,  hérissant,  assis  sur  un  esca- 
beau, avec  la  légende  :  iohannbs  di  geutia  mokinorvu  episcoe'vs,  dessiné,  pi.  II,  n*  34. 


101. 

Chirographe  scellé."—  T.  I,  n»  07,  p.   137. 

1100,  environ.  —  Le  même  prélat  déclare  que,  par  son  intermédiaire,  la 
comtesse  Clémence  a  obtenu  de  l'abbé  de  Saint-Bertiiî,  pour  le  monastère  des 
religieuses  de  Bourbourg,  un  cimetière  où  serent  ensevelis  les  sœurs  et  leurs 
serviteurs  (76). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  236,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°  637.  Cf.   Morand,  pp.  26,  83. 

N.  B.  La  date  de  1120,  proposée  par  Guérard  et  suivie  par  tous  ceux  qui  sont  venus  après  lui,  est  in- 
admissible, à  cause  de  la  signature  de  1  archidiacre  Achard.  —  D.  W.,  d'après  Tassart  et  liersacques,  date  de 
1103  environ.  Cf.  E.  de  Coussemaker,  Notice  sur  les  archives  de  l'abbaye  de  Bourbourg,  in-8,  1869,  p.  1. 
note  3. 


102. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  9\  p.  141. 

1102,  26  mai.  —  Clarembald,  archidiacre  d'Arras,  donne  à  Saint-Bertin 
l'alleu  qu'il  possédait  in  villa  Lustinkehem  dicta,  c'est-à-dire  à  Lottinghen 
en  Boulonnais  (74). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  220,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*637.  Cf.  Moraad,  pp.  28,  81,  82. 

Sceau  rond  du  comte  Robert  II,  type^questre  (pi.  Il,  n°  35).  Voyez  Demay,  Flandre,  n*  135;  De  Vree, 
pi.  V. 

103. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  96,  p.  145. 

1102.  —  Robert  II,  comte  de  Flandre,  confirme  les  privilèges  de  l'abbaye 
de  Saint-Bertin,  en  ce  qui  concerne  les  moulins  d'Arqués  (75). 

Imprimé  dans  GuérarJ,  p.  222,  d'après  le  ms  de  Tassart,  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  28,  82. 

Variantes  des  signatures  :  Signam  Rodberti  comitis.  S.  Rodberti  advocati.  S.  Eve- 


DE  SAINT-BERTIN  41 

rardi.  S.  Frumoldi  Insulani.  S.  Rodberti  castellani.  S.  Adam.  S.  Alardi.  S.  Arnoldi.  S.  Eu- 
stachii.  S.  Fmmoldi  de  Ipres.  S.  Rodgeri  castellani.  Presentibus  etiam  aliis  quampluribus 
spectabilibus  vins,  Bertalfus  Brugensis  prepositus  his  interfuit,  et  Gummaras  cancellarius. 
Rainerias  capellanus.  Rotbertus  canonicus. 

N.  B.  Une  copie  ancienne  de  cet  acte  se  trouve  dans  le  Trésor  des  chartes  d'Artois,  sous  la  cote  A  4  n*  1. 


104. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  98,  p.   148. 

1104.  —  Accord  passé  entre  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  pt  le  clerc 
Everard,  fils  d'Odbert  d'Heuchin,  pro  altari  de  Helcinio  cum  capellis  suis  (77). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  841,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  26,  83. 

Ajoutez  aux  signatures  :  Monachis  vero  Sancti  Bertini  Azelino  atqae  Rodulfo.  homi- 
nibas  etiam  abbatis  Roberto.  Fulberto.  item  Roberto. 


105. 

D'après  le  ms  723   —  T.  I,  n*  100,  p.  150. 

1105,  ou  environ  (*),  11  octobre.  —  Le  pape  Pascal  II  écrit  à  Walon, 
évêque  de  Beauvais,  touchant  la  propriété  que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  avait 
in  villa  Buri,  sous  le  nom  ftHubertvisin. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  251,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  24,  84.  Jaffé,  n*  4505. 


106. 

D'après  le  vet.  Simon,  fol.  25  v\  —  T.I,  na  101,  p.  151. 

1 105.  —  Accord  passé  entre  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Gislebert, 
abbé  d'Andres,  touchant  une  terre  qu'on  appelait  Winemari  campus. 

Iwsjrimé  dans  Qaérard,  p.  241,  d'après  le  ms  do  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  28,  83. 


$  107. 


-jk 
i 


Chirographe  soellé.  —T.  I,  n*  103,  p.  152. 

1106.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  d'accord  avec  l'abbé  de  Saint-Bertin 
et  le  prévôt  de  Saint-Omer,  attribue  à  la  maison  des  Lépreux  de  cette  ville  les 

(♦)  C'est  la  date  proposée  par  Waute»,  t.  II,  p.  22;  Migne,  t.  163,  col.  160.  Dom  Dewitte  datait  del  104. 

6 


\ 


\ 


42  LES  CHARTES 

dîmes  du  lieu  où  elle  vient  d'être  fondée,  et  règle  les  conditions  relatives  à 
l'usage  de  son  cimetière  (80). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  237,  d'après  le  ms  de  Tastart  n»637.  Cf.  Morand,  pp.  27,83.  Voir  encore  :  L.  Deschamps 
de  Pas,  Recherches  historiques  sur  les  établissements  hospitaliers  de  la  ville  de  Saint- Orner,  in-8%  1877,  pièces  instif. 
n»  1,  p.  381,  d'après  le  Grand  Cartulaire. 

Sceau  rond  (pi.  II,  n*  38).  Voyez  Demay,  Flandre,  n*  5938. 

108. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n«  101,  p.  154. 

1106.  —  Baudry,  évêque  deNoyon  et  de  Tournai,  donne  à  Saint-Bertin, 
sous  certaines  conditions,  les  églises  de  Couckelaere  et  de  Ruysselede  (8 1  ). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  2,  p.  3.  —  Cf.  Guérard,  p.  223,  d'après  le  ms  de  Tassait  n*  637,  et  Morand,  pp.  32,  82. 

Sceau  ogival  fpl.  II,  n°89).  —  Demay,  Flandre,  n*  5944. 

L'endenture  du  chirographe  portait  l'inscription  -f-  privilbgivm  sancti  bebtini  abbatis,  dont  le  bas  des 
lettres  était  rogné. 

109. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n#  105,  p.  155. 

1107,  25  mai.  —  Le  pape  Pascal  II  confirme  par  une  bulle  privilège  les 
biens  et  les  possessions  de*  Saint-Bertin,  dont  il  donne  rénumération  (82). 

Datum  Trecis,  per  manum  Joi:annis  sancte  Romane  Ecclesie  diaconi  cardinalis  ac 
bibliothecarii,  vin  kalendas  Iunias,  indictione  xv,  anno  Dominice  lncarnationis  m0,  c.  yh°, 
pontificatus  autem  do  mi  ni  Pascbalis  secundi  Pape  vin0. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  217,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«637.  Cf.  Morand,  pp.  22,  81.  —  Migne,  t.  163,  col. 243, 
classe  la  pièce  sous  le  25  mai  11<  8,  à  cause  des  fausses  notes  chronologiques  données  par  Guérard. 

Variantes  de  V original  :  1°,  p.  218,  lin.  5,  après  excepimn s,  retranchez  toute  V in- 
terpolation et  a  cura  ejusdem  monasterii,  jusqu'à  permanere  deceroimus  (lin.  15);  — 
2°,  dans  Vénumération  des  propriétés,  lisez  :  Ecclesiam  de  Piternesser...  de  Torboteshem  .. 
de  Arcas...  de  Poparingahem...  de  Seal  as...  de  Boverinkehem...  villam  de  Aldenvorh...  de 
Rukestorb...  villa  Lustringehem...  ecclesiam  de  Koica...  Elcin...  de  H  unie  la...  al  tare  de 
Merkhem...  de  Canette  Curthim...  Rukeshem...  Hedingehem...  Hiningehem...  Frekene... 
Gildestorph...  Cloclers. 

3°  Après  persistere  (p.  219,  lin.  14)  ajoutez  :  quamdiu  apud  vos  regalaris  ordinis 
vigor,  Domino  prestante,  permanserit. 

4°  Supprimez  les  clauses  :  Station  es...  assumendi  (p.  219,  lin.  14-24)  ;  —  Demum... 
possedistis  (lin.  28-32  et  p.  2*0,  lin.  1)  ;  —  Scriptum...  palatii  (p.  220,  lin.  15  et  16)  et 
remplacez  cette  phrase  par  deux  Amen  supplémentaires. 

Le  cercle  concentrique,  placé  avant  la  datation,  à  gauche,  porte  l'inscription  :  Verbo  dni  caeli  /îr- 
mati  ê.  ;  dans  le  champ,  ss  petrvs,  sspavlvs,  superposés  ;  puis  pascha-lis  pp.  II.  —  Il  est  séparé  du  Bene- 
valete  parla  signature  :  Ego  Paschalis  catholice eccle  eps. 

La  bulle  de  plomb  (pi.  II,  n*  40)  représente  les  têtes  des  SS.  Apôtres,  séparées  par  une  croix,  au-dessus  de 
laquelle  sont  gravées  les  lettres  s.  pa.  s.  pe,  et  au  revers,  pas-chalis-pp.  u. 


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i 


DE  SAINT-BERTIN  43 


110. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  106,  p    1£8. 

1107.  —  Lambert  de  Rinigelle*,  ministerialis ,  c'est-à-dire  bailli,  ou 
maire  de  Poperinghe,  signe  une  convention  avec  l'abbé  de  Saint-Bertin  tou- 
chant Pexercice  de  sa  charge  (83). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n»  3,  p.  5.  —  Cf.  Guérard,  p.  218  d'après  le  ras  de  Tassart  n*  637,  et  Morand,  pp.  40,  84. 

Sceau  de  l'abbaye  (pi.  II,  n*  41),  analogua  à  celai  figuré  plus  haut  sous  le  n"  23  (art.  85)  et  reproduit  par 
M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigill.  ùt-Om.)>  pi.  XXX,  n*  233  ;  voir  la  note  2  de  la  p.  101. 

111. 

D'après  une  copie  dans  le  ms  762.  —  T.  I,  n«  107,  p.  160 

1107.  —  Menasses,  comte  de  Guînes,  fait  don  de  deux  serves  à  l'abbaye 
de  Saint-Bertin. 

• 

Cognitum  sit  tara  presentibus  quam  futuris  qijod  ego  Mariasses,  cornes  Gisnensis, 
pro  remedio  anime  mee,  du  as  sorores  Hadwifh  et  Fredesmund,  filias  scilicet  cujusdam 
Lancive,  Deo  et  sancto  Bertino  a  bb  a  tique  Lamberto  firma  donatione  tradiderim,  tam  eas 
quam  quicquid  juris  ex  eisdem  habere  consueveram,  ea  videlicet  interposita  conditione 
ut  tara  ipse  prenominate  due  muliercule  quam  omnis  posteritas  earum,  orani  anno,  in 
Nativitate  Sancte  Marie,  pro  capitaneo  censu,  quamdiu  vixerint,  preposito  de  Archas, 
Oddoni  ejusque  successoribus,  très  obolos  persolvant  singulî  vel  singule;  et  dum  quilibet, 
vel  quelîbet  ex  ipsis  nupserit,  xu  nummos,  et  in  obitu  singulorum  xu  preposito  ejus- 
dem  ville  persolvat.  Testes  hujus  donationis  sunt  :  Alelmus  de  Archas.  Haro Id us.  Mem- 
bodo.  Acelinus.  Petrus  frater  ejus.  Foubertus.  Actum  ante  altare  sancli  Bertini,  anno 
Dominice  Incarnationis,  m0  c°.  vii°. 

112. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  1 W,  p,  160. 

1109.  —  Je  au,  évêque  des  Morins,  notifie  l'accord  conclu  entre  Lambert, 
abbé  de  Saint-Bertin,  et  Manassès,  comte  de  Guînes,  concernant  la  forêt  de 
ce  nom  (84). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  931,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  18,  83. 

Ajoutez  aux  signatures  :  Otto  scolasticus.  Richerias  de  Lisces.  Lambert  as  nepos  epi- 
scopi.  Widp  de  Elembon.  Elembertas  vicecomes.  Manassès  dapifer.  Rodbertus  de  Jurniaoo. 
Heremaras  de  Bavelingkehem. 


44  LES  CHARTES 


113. 

Petit  Cartulaire  de  Saint-Pry.  — JT.2JI,  n«  110,  p.  163. 

1110,  25  juillet.  —  Lambert,  évêque  d'Arras,  donne  à  Guarin,  prieur 
d'Abbeville,  le  prieuré  de  Saint-Pry-lez-Béthune,  avec  le  patronat  de  la  pa- 
roisse de  Fouquières  (86). 

Imprimé  dans  Mirœus  et  Foppens,  t.  II,  p.  1313. 

114. 

Original  scellé.  — "JT.  I,  n»  109,  p.  162. 

1110.  —  Robert  II,  marquis  de  Flandre,  définit  les  droits  respectifs  de 
l'abbaye  et  les  siens,  en  ce  qui  concerne  la  justice  de  Poperinghe  (85). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  4,  p.  6.  —Cf.  Guérard,  p.  247,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«  637  ;  Morand,  pp.  40,  84. 
Sceau  rond  (pi.  II,  n*  42).  Voy.  Demay,  Flandre,  n*  184  ;  de  Vree,  pi.  5,  2*. 


115. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*99,  p.  140. 

1111,  environ  (*).  —  Jean,  évêque  des  Morins,  déclare  qu'un  laïc  nommé 
Idesbald,  voulant  augmenter  la  dotation  d'une  chapelle  fondée  par  son  père 
Eggafrid,  a  donné  à  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  80  mesures  de  terre  et 
sept  vaches,  à  l'usage  des  frères  servant  Dieu  dans  ladite  église  (78). 

Imprimé  dans  D'Hoop ,'n«  5,  p.  7.    —  Cf*  Guérard,  p.  232,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«  637  ;  Morand,  pp.  30,  82. 

Scellé  de  trois  empreintes,  qui  paraissent  avoir  été  plaquées,  d'un  sceau  ovale,  H.  25  mm.,  [L.  29,  repré- 
sentant deux  bustes  affrontés,  avec  la  légende  :  petrvs  pbk  cabdinalis  bt  legatvs. 


116. 

Chirograpbe  scellé.  —  T.  I,"n*  115,  p.  170. 

1112,  environ.  —  Le  même  prélat  donne  aux  religieux  de  Saint-Bertin  la 
chapelle  nommée  Egkefridi  (**)  Capellam,  ou  Eggewaertscappelle  (89). 

Imprimé  dans  D  Hoop,  n«  6,  p.  9.  —  Cf.  Guérard,  p.  233,  d'après  le  mefde  Tassart  n«  637  ;  Morand,  pp.  30,  8r. 

(•)  D.  W.  date  de  1104,  circiter. 

(**)  D'Hoop  a^u  Bgletfridi.  D.  W.  date  de.1113,  circiter. 


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DE  SAINT-BERTIN  45 


117. 

D'après  le  ras  723.  —  T.  I,  n»  111,  p.  164. 

1112,  environ,  —  Le  même  prélat  écrit  au  pape  Pascal  II  pour  lui  donner 
connaissance  des  bulles  de  Victor  II  et  d'Urbain  II,  qui  assurent  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  la  liberté  de  ses  élections,  contre  les  prétentions  soulevées  par 
rabbé  de  Cluny. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  25?,  d'après  le  ma  do  Tassait  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  22,  84. 

N.  B.  La  date  que  je  propose  pour  cette  pièce  est  celle  de  D.  W.  —  Guérard  date  de  1115,  je  ne  sais 
d'après  quels  indices  ;  et  il  fait  de  même  pour  la  réponse  du  pape,  qu'il  met  par  inadvertance  au  20  avriL  — 
M.  W  au  tei  8,  qui,  6e  ralliant  à  l'opinion  de  Jaffé,  a  mis  la  date  de  la  bulle  n*  118  au  20  mars  1114,  aurait  dû 
redresser  aussi,  pour  la  lettre  épiscopale,  la  méprise  de  son  maître,  et  ne  pas  rejeter  à  l'an  1115  une  lettre  à 
laquelle  il  avait  été  fait  réponse  en  1114  (t.  Il,  pp.  1\  et  83;. 


118. 

D'après  le  ma  723.  —  T.  I,  n»  112,  p.    65. 

1112,  20  mars.  —  Le  pape  Pascal  II  répond  à  l'évêquedes  Morins,  en 
l'invitant  à  regarder  comme  nul  tout  ce  qui  a  été  fait  par  le  comte  de  Flandre 
et  l'abbé  Lambert,  au  détriment  de  l'autonomie  de  Saint-Bertin. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  253,  d'après  le  ms  de  Tassait  n*  637,  sous  la  fausse  date  du  20  avril  1115.  —  Cf.  Morand, 
pp.  24,  **  ;  Migne,  t.  163,  col.  340  (  .0  mars  1 1 14)  ;  Jaffé,  n-  4724. 

N.  B.  Cette  pièce  est  datée  de  1112  par  D.  W.  —  Je  ne  sais  comment  il  a  pu  se  faire  que  Jaffé  et  les 
autres  en  aient  reculé  la  date  jusqu'à  Tan  1114,  lorsqu'il  y  a  un  acte  du  même  pape,  du  19  juin  1112,  témoignant 
du  revirement  qui  s'était  fait  dans  l'opinion  du  Saint-Siège  sur  la  question,  depuis  le  jour  où  (16  octobre  1109) 
le  même  pape  Pascal  II,  à  l'instigation  de  la  cour  de  Flandre,  avait  enregistré  les  Bertiniens  parmi  les  affiliés 
des  Clunistes.  V.  Bibliotheca  Cluniac,  col.  569. 

119. 

Original Jnon  bulle.  —  T.  I,  n*  113,  p.  16?. 

1112,  19  juin.  —  Le  même  pape  écrit  à  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin, 
pour  confirmer  son  abbaye  dans  la  liberté  de  ses  élections  (87). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  250,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  20,  81.  Jaffé,  n*  4600. 
Le  cercle  concentrique  et  le  Benevalete,  comme  ci-dessus,  art.  109. 


120. 

Original  sud  plumbo.  —  T.  I,  n»  114,  p.  167. 

1112,  28  octobre.  —  Le  pape  Pascal  II  confirme  de  nouveau,  par  une 


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46  LES  CHARTES 

bulle  privilège,  l'autonomie  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  et  il  prend  sous    la 
protection  du  Saint-Siège  les  biens  qu'elle  posséderont  il  fait  rémunération  (88). 

Datum  Laterani,  per  manum  Johannis  sancte  Romane  Ecclesie  diaconi  cardinalis 
ac  bibliothecarii,  v  kalendas  novembris,  indictione  vi,  Incarnationis  Dominice  anno 
m.  c.  xi  il,  pontificatus  autem  domni  Paschalis  h  Pape  xiiii. 

La  teneur  de  cette  bulle  est  conforme  au  texte  imprimé  de  celle  du  25  mai  1107, 
dans  Guérard  (pp.  217-2i0),  et  c'est  d'elle  que  sont  tirées  les  interpolations  qui  y  ont 
été  signalées.  Vénumération  des  biens  y  est  aussi  presque  toute  semblable,  sauf  les  va- 
riantes qui  suivent  :  Ecclesiam  de  Peternesse...  de  Archas...  de  Poparingahem...  de  Sca- 
las...  de  Bo  vérin  kehem...  de  Rochestorp  eu  m  terra  quam  emisti  ab  Arnoldo  de  Wenti  et  aliia 
terris  adjacentibus...  villa  Lustringehem...  ecclesiam  de  Koica...  Canetekurtim...  de  Rooes- 
kem  ..  de  Westkerce  et  decimam  de  Klemeskerce...  de  Frekene...  de  Koclers...  una  cam 
altari  de  Rusleta. 

N.  B.  C'est  sans  doute  de  cette  bulle  que  parle  Ipérius,  cité  par  Wauter*,  t.  IT,  p.  68,  sous  l'an  1113.  Il 
y  a  désaccord  entre  Tannée  de  l'Incarnation  et  celle  au  pontificat;  mais  il  faut,  suivant  toute  apparence,  s'en 
tenir  à  cette  dernière,  en  supposant  que  l'année  de  l'Incarnation  est  calculée  suivant  le  système  pisan,  et  que 
l'indiction  est  prise  du  1"  septembre,  ou  rapportée  à  Tannée  exprimée.  En  1118,  le  pape  était  à  Anagni. 


121. 

%  Original,  parchemin.  —T.  I,  n*  108,  p.  151. 

1112.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  témoigne  avoir  consacré  la  basilique 
de  Saint-Bertin  en  l'an  1 105,  et  avoir,  à  cette  occasion,  fait  une  procession  en 
barque,  au  milieu  de  la  rivière  d'Aa,  pour  bénir  Y  atrium  qui  en  dépend  (79). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  281,  d'après  le  ma  de  Taasart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  34,  88. 

Ajoutez  aux  noms  des  témoins,  après  la  mention  des  archidiacres  :  Goscelinas  de- 
canus.  Walteras  thesaurarius.  Lambertas  et  Rogerius  frater  ejus.  Lambertus  Insulanus  ;  et 
terminez  la  datation,  au  lieu  de  :  signum  Johannis,  par  ces  mots  :  presulatus  domni  Jo- 
hannis episcopi  anno  xx  (*). 

N.  B.  La  date  de  la  consécration,  dans  cet  acte,  est  bien  1105;  et  non  1106,  comme  le  veulent  Tassait, 
Bersacques  et  les  autres.  * 

122. 

Original,  parchemin.  —  T.  I,  n»  117,  p.  171. 

1114.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  reconnaît  avoir  cédé  à 
Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  une  bergerie  près  de  Furnes,  pour  recevoir 
en  échange  la  villa  d'Ostresele.  (91). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  254,  d'après  le  vas  de  Tassart  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  88,  84. 

Rectifiez  ainsi  la  liste  des  témoins  :  Ermes  abbas  Bergensis.  Clarembaldus  archidiaco- 

(♦)  Il  fait  lire  anno  XIII. 


DE  SAINT-BERTIN  47 

nus  Atrebatensis.  Everardus  archidiaconus  Cameracensis.  Gummarus  archidiaconus  Torna- 
censis.  Walterius  thesaurarius  Teruanensis.  Hugo.  Otto.  Rodgerius  cationici  Taruanenses. 
Drogo  decanus  Atrebatensis.  Norbertus  decauus  et  Heremarus  canon  ici  Sancti  Audomari* 
LitaJdu8  canonicus  Insulanus.  Rodbertus  de  Betunia.  Balduinus  de  Lens.  Walterius  Torna- 
censis.  Walterius  de  Lilirs  pincerna.  Balduinus  camerarius.  Ernolpbus  de  Arde.  Adam  de 
Formesel.  Lambertus  Nappin.  Willelmus  castellanus  Sancti  Audomari.  Winemarus  castel- 
lanus  Gandensis.  Walterius  castellanus  Brucgensis.  Walterius  castellanus  Curtracensis. 
Theinardus  castellanus  Brudborgensis.  Froolphu s  castellanus  Bergensis.  Bonefacius  de  Tinee. 
Lambertus  ôlius  Lidewif.  Lambertus  filius  Herebrandi. 


123. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n»  122,  p.  176. 

1114,  25  mars.  —  Le  pape  Pascal  II  confirme  l'acte  qui  précède,  relatif 
à  l'échange  de  la  villa  d'Ostresele  contre  la  bergerie  de  Wtepen.  Il  confirme 
également  la  donation  des  autels  de  Erkefridi  capella  et  de  Guamestun, 
dont  l'évêque  Jean  avait  doté  le  monastère  (94). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  258,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  6x7.  Cf.  Morand,  pp.  2\  84.  Jaffé,  n*  4725. 

Rectifiez  ainsi  les  lignes  15-18  de  la  p.  259  :  Daas  etiam  garbas  décime  de  nova  terra 
Dipesele  dicta  et  du  as  garbas  de  nova  terra  qaas  Berlindis  et  Folquif  viduae  eu  m  filiis  suis 
sancto  Bertino  dederunt  et  ab  eodem  comité  monasterio  vestro  collatae  sant,  quietas  vobis  et 
intégras  manere  sancimus. 

N.  B.  La  datation  porte  bien  :  anno  M\  C.  XV,  (contre  Wauter*,  t.  II,  p.  72)  indictiore  VIII  (contre 
Guérard,  p.  260)  et  Pontificatus  anno  itidem  (*)  XV.  —  De  quelque  manière  qu'on  s'y  prenne,  c'est  ce  der- 
nier chiffre  qui  doit  encore  ici  prévaloir  et  qui  ne  peut  se  rapporter  qu'à  l'an  1114  Les  autres  dates,  même 
celle  de  l'indiction,  sont  forcées,  pour  répondre  aux  exigences  du  calcul  pisan. 


124. 

* 

Original  sub  plumbo.  —  T.   I,  n*  123,  p.  178. 

1114,  25  mars.  —  Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la 
donation  d'une  terre  in  Furnensi  provincia,  et  d'une  autre  apud  Sanctum 
Willebrordum  (95). 

Paschalis  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis  Lamberto  abbati  et  fratribus 
Sancti  Bertini  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Officii  nostri  nos  hortatur  aucto- 
ritas  etc.  comme  dans  l'acte  précédent,...  annuimus,  et  terrain  illam  in  Furnensi  pro- 
vincia, juxta  morem  patrie  mensuras  triginta  continentem,  que  a  Balduino,  Flandrensi 
comité,  pro  anima  patris  sui,  Roberti  comitis,  et  Willelmi  fratris,  qui  apud  vos  sepultus 
est,  in  elemosinam  beato  Bertino  collata  est,  présente  scilicet  matre  sua  Clementia  et 
baronibus  terre,  Nos  elemosinam  illam  cum  parle  terre  apud  sanctum  Willebrordum 

(•)  M.  Wauters  a  imprimé  par  erreur  ibidem. 


i 


48  LES  CHARTES 

scripti  hujus  assertione  firmamus  et  vobis  vestrisque  successoribus  imperpetuum  possi- 
dendam  corroboramus.  Si  quis  igitur,  decreti  noslri  cognito  tenore,  quod  absit,  banc 
memorati  principis  elemosinam,  seu  terram  jamdictam,  a  monasterio  veslro  alienare 
presumpserit,  Nos  tam  eum  quam  oranes  hujus  mali  cooperatores,  aucloritate  aposto- 
Iorum  Pétri  et  Pauli,  excommunicationis  ultioni  subjicimus,  donec  presumptionem  suam 
digna  satisfactione  correxerit. 

Datum  La  ter  a  ni,  vm  kalendas  aprilis,  per  manum  Johannis  sancte  Romane  ecclesie 
diaconi  cardinalis  ac  bibliothecarii,  Incarnationis  Dominice  anno  m0,  c.  xv°,  indic- 
tione  vm,  pontificatus  autem  domni  Paschalis  secuudi  Pape  anno  itidera  xv°. 


125. 

Original,  annexe  de 'l'art.  102.  —  T.  I,  n»  95,  p.   145. 

11 14,  5  septembre.  —  Ràoui>;  archevêque  de  Reims,  confirme,  dans  une 
assemblée  conciliaire  de  sa  provirice,  Pacte  ci-dessus  n°  102. 

Imprimé  dans  Ouérard,  p.  221,  d'aprte  le  nu  de  Taasart  n°  637.  Cf.  Morand,  p.  82. 

Ajoutez,  après  episcopis  (p.  122,  lin.  1)  :  videlicet  Lisiardo  (*)  Saessionensi  episcopo, 
Balthomeo  Laudunensi  episcopo,  WiLielmo  Catalauuensi  episcopo,  Huberto  Silnectensi  epi- 
scopo, anno  scilicet  Verbi  incarnati  m.'  c.  xun,  indictione  vu,  m  nonas  septembres,  presen- 
tibas  etc.  ' 


126. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  116,  p.  171 


i 


1114.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  accorde  le  privilège  d'un  cimetière 
Ecclesiole  sancti  Nicolai  juxta  Graveningam  in  Brucburch  site  (90). 

Imprimé  dans  Onérard,  p.  225,  d'après  le  ras  de  Tassait  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  34,  82. 

Variantes  de  Voriginal  :  (p.  226,  lin.  4)  unam  libram  que  de  Brudbruch  ;  —  lin.  5, 
6)  hec  parroechiola  a  Brudborch  dividebatur  ;  —  (lin.  9)  inter  hanc  parroechiam  et  Bruc- 
burch, terra  Rodberti  filii  Folkeri. 


127. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  121,  p.  175. 

1115.  —  Le  même  prélat  donne  à  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  le 

p)  D.  W.  Liêtardo. 


4 


DE  SAJNT-BERTIN  49 

village  d'Oxelaëre  (Nord),  locum  qui  dicitur  Osclarum,  in  pago  Mempisco, 
juxta  montera  Cassel  situm  (93). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  231,  d'après  le  ma  de  Tassart  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  3?,  82. 


128. 

D'après  le  vet.   Simon,  folo  ?  y.  —  T    I,  n»  118,  p.  173. 

1 1 1 5  ou  1 1 16,  environ.  —  Le  même  prélat  écrit  au  pape  Pascal  II,  pour 
lui  notifier  la  réconciliation  des  abbés  de  Cluny  et  de  Saint-Bertin. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  254,  d'après  le  ms  de  Tassait  n*  637:  Cf.  Morand,  p.  24. 

N  B.  Cet  acte  doit  avoir  été  écrit  peu  de  temps  après  l'incident  rapporté  dans  la  chronique  de  Simon,  (II, 
99,)   et  ne  peut  être  reculé  jusqu'à  Tan  11  H,  comme  l'a  supposé  Guérard.  —  D.  W.  date  de  1115,  circiter. 

129. 

Original  sub  plumbo.  —T.  I,  nt  110,  p.  174. 

1116,  8  octobre.  —  Le  pape  Pascal  II  recommande  à  Lambert,  abbé  de 
Saint-Bertin,  de  suivre  fidèlement  les  observances  de  Cluny,  quant  à  la  disci- 
pline, et  il  confirme  en  même  temps  l'indépendance  de  son  monastère  (92). 

Data  Priverai  (et  non  Viterbii),  vur  idus  octobris. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  251,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  22,  81.  —  Jaffé,  n*  4828. 

130. 

D'après  le  vet.  Simon,  fol»  2,  v».  —  T.  I,  n»  120,  p.  175. 

1116,  8  octobre.  -  -  Le  même  pape  écrit  à  Tévêque  Jean,  pour  blâmer  un 
prélat  qui  avait  excommunié  certains  moines  de  Saint-Bertin. 

Paschalis  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabili  fralri  Johanni,  Morinorum  epi- 
scopo,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Litteras  tuas  sicut  karissimi  fratris  débita 
benignitate  suscepimus,  et  de  tua  plurimum  sospitate  gaudemus.  Mirati  autem  sumus 

quod  iu  eis  de   quodam  contraire  significatum  est,  quia  parochianos  [(*) ]  beati 

Bertini  monachos  excommunicaverit.  Que  nimirum  senlentia,  cum  nullius  momenti  sit, 
amplius  fetoris  protulit  quam  odoris,  quoniam  in  ea  stultitia  proferentis  apparuit.  Si 
enim  inlellexisset,  ori  suo  digitum  apposuisset.  Commendamus  nos  orationibus  vestris, 

(*)  Un  mot  en  blanc. 


Bf  J.". 


50  LES  CHARTES 

ut,  prestante  Deo,  per  vestras  et  aliorum  religiosorum  fratrum  preces,  et  temporalia 
sine  crimine  pertransire,  et  ad  eterna  mereamur  gaudia  pervenire.  —  La  date  est  donnée 
en  marge  :  Data  Priverai,  vin  idus  oetobris. 


131. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n«  124,  p.  179. 

1116.  —  Lambert,  évêque  de  Tournai,  concède  à  l'abbaye  de  Saint-Bertiu 
l'autel  de  Rumbeke,  avec  ses  chapelles  de  Cachtem  et  de  Ouckene  dans  la 
Flandre  occidentale  (96). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  7,  p.  9.  —  Cf.  Guérard,  p.  229,  d'après  le  ms  de  Tassart   n»  637;  Morand,  51,  82. 
Sceau  ogival  de  H.  68  mm.,  L.  50,  représentant  un  évéque,  assis,  tête  nue,   crosse,  bénissant  Légende  : 

LAMBEKTVS   TOKNAC  ET  NOV10MBNSIV  KPS    (pi.    II,  n"  44}. 


132. 

Original.  —T.  I.  n«  125,  p.  18  J. 

1117.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  restitue  à  l'église  de  Saint- 
Bertin  le  privilège  du  tonlieu  de  Saint-Omer,  et  il  lui  confirme  la  possession 
du  village  de  Houlle  et  d'une  terre  à  Rolinghem  (97). 

Imprimé  dans  Giry,  Hist.  de  la  ville  de  St-0merf  pièce  ju si.  n»  II,  p.  370.  Cf.  Guérard,  p.  257,  d'après  Je  ras  de 
Tassart  n*  637  ;  Morand,  pp.  40,  84. 

Ajoutez  au  texte  de  Guérard,  après possideant  (p.  V58,  lin.  17)  :  Donatiooem  etiam  ville 
de  Honela  a  Hunroco  comité  jam  du  du  m  factam  eidem  ecclesie  confirmo.  Terrain  etiam  etc. 

N.  B.  La  date  1117  est  empruntée  à  une  note  marginale  de  Tassart. 


133. 

Original  scellé.  —T.  I,  n»  126,  p.  181. 

1118,  1er  juillet.  —  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  conclut  un  accord 
avec  un  nommé  Winrade,  touchant  une  terre  nommée  Hellescultra. 

+  Querela  habita  inter  abbatem  Sancti  Bertini  et  Winradum,  videlicet  pro  terra  que 
Hellescultra  dicilur,  quemadmodum  ad  finem  usque  perducta  et  termina  ta  sit,  Notum 
esse  volumus  tam  futuris  quam  presentibus.  Abbas  siquidem,  postquam  causam  suam  de 
eadem  terra,  dictante  justitia,  apud  Taruennam  judiciario  ordine  consecutus  est.  pre- 
dictus  Winradus,  una  cum  uxore  sua  Alsiade  et  filiis  suis  Winrado  atque  Balduino,  nec 
non  filiabus,  quicquid  de  ëadem  terra  ad  illos  pertinebat,  sancto  Bertino  super  altare 


DE  SAINT-BERTIN  51 

reddiderunt,  présente  scilicet  domno  Johanne  episcopo  et  archidiaccnis  atque  clericis 
Taruanensis  ecclesie,  ceterisque  boni  testimonii  viris.  Winradus  etiam,  filius  Winradi, 
sub  fidejussionis  pactione  omnino  pollicitus  est  quod  (rater  suus  Thomas,  qui  tune  aberat, 
post  reversionem  suam  infra  quindecim  dies,  si  militer  ejusdem  terre  redditionern,  remota 
omni  occasione,  facere  non  differret.  Unde  abbas,  magno  intuitu  misericordie,  Winrado 
patri,  tandum  in  vita  sua,  prebendam  concessit,  uxori  vero  similiter,  in  vita  sua  solum- 
modo,  singulis  annissex  raseras  f ru  menti,  itemque  sex  raseras  alterius  annone,  et  insuper 
très  tam  de  pisis  quam  de  fabis.  Quocirca,  ego  Johannes,  Dei  miseratione  Morinorum 
episcopus,  totius  discordie  occasionem  super  his  cupiens  in  posterum  sopitam  fore,  non 
solum  cartam  hanc  sigilli  nostri  impressione  munivi,  sed  ne  quis  eam  ulterius  infringeret 
anathematis  vinculis  innodavi.  Actum  in  basilica  sancti  Bertini,  anno  ab  incarnatione 
Domini  m\  g.  xviii,  indictione  xi,  kalendis  julii,  in  presentia  scilicet  domni  Johannis 
Taruanensis  episcopi.  Signum  Heriberti  archidiaconi.  Signum  Walteri  archidiaconi . 
S.  Gocelini  decani.  S.  Hugonis  canonici.  S.  Ottonis  scolastici.  S.  Lamberti  canonici. 
S.  Bernardi  canonici.  S.  Rotberti  Bituniensis.  S.  Ursi  de  Monte  Leheri.  S.  Willelmi  pin- 
cerne.  S.  Ellemberti  de  Chelmes.  S.  Stephani  de  Lumeres.  S.  Hugonis  de  Nouz.  S.  Pétri 
et  Fouberti  camerariorum. 


134. 

D'après  le  vet.  Simon,  fol.  19  v».  —  T.  I,  n*  1S9,  p.  185. 

1119,  avant  le  12  février.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  notifie  que 
quatre  frères,  enfants  de  Segard  de  Bayseu,  ont  donné  à  Saint -Bertin  leur 
domaine  de  Quevaussart  (100). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  315,  d'après  le  ms  de  Tassart  w  637.  Cf.  Morand,  p.  83. 

« 

N.  B.  M.  Wauters  (t.  II,  p.  97)  circonscrit  cette  date  entre  le  commencement  de  janvier  et  le  17  juin  1119, 
sans  tenir  compte  des  éléments  chronologiques  donnés  dans  la  datation,  où  il  est  dit  :  ante  quadragesime 
exordium,  grandis  tempore  nivis.  Il  n'a  pas  neigé,  que  l'on  sache,  en  juin  1119. 

Rétablissez  ainsi  la  liste  des  témoins  :  Hujus  rei  testes  saot  Ansel  de  Hestrut.  Bal- 
duinus  frater  ejus.  Hugo  de  Hestrut,  filius  Alolû.  Eustachius  filius  Isaac.  Ernulfus  de  Lis- 
burg.  Ingelramuus  frater  ejus.  Ingelramnus  de  Lisbarg.  Aloifus  de  Berganohovo,  filius 
Oerlaci.  Herman  frater  ejus.  Alem  de  Masinghem.  Reinerus  de  Cavalsart.  Baldewinus  filius 
ejus.  Walter  Haslin.  Ernulfus  Cavarel.  Walter  de  Fevin.  Eustachius  de  Homoroles.  Balde- 
winus de  Arde.  Rursus  de  Cavalsart.  Gérard  us  Raul  frater  ejus.  Heremeirus  cornes.  loge- 
lardus  Franco  frater  ejus.  Hescelinus  filius  Rumoldi.  Rursus  de  Hilcin.  Rumoldus  Gerolf 
filius  Ermenfroidi.  Gislebertus  de  Prestrefain.  Ertaldus  filius  ejus. 


52  LES  CHARTES 


135. 

Original  scellé.'—  T.  I,  n*  128,  p.  182. 

1119,  avant  le  17  juin.  —  Baudouin  Hapkin,  marquis  de  Flandre, 
confirme  la  charte  de  Baudouin  de  Lille,  son  bisaïeul,  concernant  les  posses- 
sions et  les  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  dans  la  ville  d'Arqués  et  dans 
la  châtellenie  de  Bourbourg  (99). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  255,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  30, 84. 

Corrigez  parmi  les  noms  des  témoins  :  S.  Teinardi  castellani  de  Brodburc.  S.  Hein- 
rici  filii  ejus.  et  ajoutez  :  item  S.  ministeralium  de  Brodburgensi  castellaria.  S.  Symonis 
vice  comiti8.  S.  Lambert i  ministri  de  Drenkeham.  S  Rodulfi  amman  de  Sancti  Folquini- 
kerke.  S.  Alfgeri  amman  de  Sancto  Georgio.  S.  Bernuldi  amman  de  Brodburc.  S.  Regemari 
amman  de  Lo.  Item  S.  Osmundi  de  Sancti  Audomarikerke. 

Sceau  roud  (pi.  III,  n°  46).  Demay,  Artois,  n*  46  ;  De  Vree,  pi.  5,  2". 


136. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  132,  p.  109. 

1119,  avant  le  17  juin.  —  Baudouin  Hopkin,  comte  de  Flandre,  en  sa 
dernière  maladie,  accorde  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  droit  d'acquérir  et  de 
posséder  en  pleine  liberté,  dans  ses  domaines  (103). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Ego  Balduinus,  Dei  misericordia,  Flandren- 
sium  cornes,  filius  Roberti  comitis  qui  sepulchrum  Domini  et  H  Jérusalem  cum  ceteris 
principibus  militie  christianorum,  Deo  coopérante,  armis  suis  devicit,  deliberansin 
animo  meo  me  propter  peccata  mea  a  Deo  juste  ilagellari  et  paterne  castigari,  maxime 
quia  ecclesiis  sanctorum,  quarum  defensor  a  Domino  sum  constitutus,  debitum  honorem 
non  impendi  et  eas,  sicut  debui,  non  defendi  ;  religiosorum  virorum,  quos  ad  me  visi- 
tandum  Dei  boni  tas  invita  vit,  usus  consilio,  ad  confessionis  et  penitentie  asilum  confugi, 
statuens,  in  presentia  tam  clericorum  quam  laycorum,  ut  Ecclesie  Dei  in  terra  mea  bona 
sua  libère  et  pacifice  possideant,  ut  per  hoc  pro  me  affectuosius  orare  debeant.  Et  quia 
in  monasterio  beatorum  apostolorum  Pétri  et  Pauli  et  beati  Bertini  in  Sithyu  sepulturam 
michi  et  requiem  in  Christo  elegi,  precipio  et  precipiendo  postulo  ut  idem  monasterium 
omnia  bona  sua  et  possessiones  per  tolam  terram  meam  pacifice  possideat,  indulgens 
eidem  ut  quicquid  per  elemosinam,  vel  emptionem,  vel  aliis  justis  modis,  tam  de  feodo 
meo  quam  de  feodis  hominum  meorum  et  eliam  alodiis  et  aliis  quibuslibet  possessio- 
nibus,  juste  acquirere  poterit,  absque  exactione  vel  molestia,  cum  summa  libertate  et 


/ 


DE  SAINT-BERTIN  53 

pace,  possidendi  plenam  habeat  facultatem.  Et  ut  hoc  perpetuo  ratum  permaneat,  pré- 
sentera paginam  sigilli  mei  auctoritate  confirme),  in  presentia  domini  Johannis  Mori- 
nensis  episcopi,  qui  hanc  concessionem  et  donationem  meam  sub  interminatione  anathe- 
matis  confirma  vit.  Eos  etiam  qui  interfuerunt  clericos  et  laycos  ad  majorem  testimonii 
adstîpulationem  subscribiprecepi.Signum  Ilerberti  archidiaconi.  S.  Walteri  archidiaconi. 
S.  Odgeri  prepositi  de  Sancto  Audomaro.  S.  Karoli  régis  Danorum  filii.  S.  Theinardi  ca- 
stellani  de  Broburg.  S.  Willelmi  castellani  de  Sancto  Audomaro.  Actum  anno  Dominice 
Incarnationis  millesimo  centesimo  nono  decimo,  indictione  duodecima. 

N.  B.  Il  existe  une  copie  ancienne  de  cet  acte  dans  le  trésor  des  chartes  d'Artois,  sous  la  cote  A  4,  n*  4. 


137. 

Chirographe  complet,  scellé.  —  T.  I,  n*  133,  p.  190. 

1119,  avant  le  1 7  juin.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  notifie  l'accord  conclu 
entre  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Theinard,  châtelain  de  Bourbourg, 
concernant  la  justice  (104). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  239,  d'après  le  ras  de  Tassait  n»  637.  Cf.  Morand,  pp.  30,83. 

Ajoutes  aux  noms  des  témoins  :  Lamberto  OttoLe  canonicis  Teruanensibus.  Balduino. 
Reinero  capellanis.  ..  Amalrico  de  Niuive.  Guillelmo  castellauo.  Balduino  de  Balliul.  Guil- 
lelmo  Hescelino.  Osmundo.  Symone.  Ministerialibus  Rodulfo.  Alfgero.  Bernoldo.  Regemaro. 


138. 

D'après  le  ms  723.  —  T.  I,  n«  135,  p.  193. 

1119,  31  octobre.  —  Le  pape  Calixte  II  confirme  par  une  bulle  privi- 
lège les  possessions  de  Saint-Bertin,  dont  il  fait  rénumération  (106). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  260,  d'après  le  ms  de  Tassart  n«  637.  Cf.  Morand,  pp.  24,  8-1.  Jaffé,  n»  4951. 

La  copie  du  grand  cartulaire,  revue  peut-être  sur  une  autre  source  (d.  w.  indique 
en  outre  un  Registre,  tome  21,  f°  16  v°),  donne  les  variantes  suivantes,  dans  lé-numération 
des  noms  de  lieux  :  Terram  de  Culham  et  Felcinel  et  Helescoltre...  ecclesiam  nuncupatam 
Osclare  et  Guarnetstun  et  Havescherke. . .  de  Eggefridi  capella.,1  de  Codera...  de  Lisguege  et 
de  Snelgirkerke...  de  Anasin...  de  Frekena...  Hubertusin. 

139. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  127,  p.  182. 

1119.  —  Manassès,  comte  de  Guînes,  notifie  que  Gui  d'Âlembon  a  fait 


54  LES  CHARTES 

l'abandon  du  droit  de  corvée,  qui  lui  était  dû  sur  les  terres  de  Saint-Berlin  (98). 

Imprimé  dans  Morand,  p.  36,  d'après  le  ms  723. 

Ajoutez  aux  noms  des  témoins,  après  Hugo  Malus  Vicinus  :  Balduinus  de  Liskes. 
Goflridus  de  Campanes.  Heinricus  f rater  ej us.  Pagauus  frater  ejus.  Rodbertus  de  Hamas. 
Eustachius  do  Bavlingehem.  Balduinus  frater  ejus.  alii  que  mulii. 

Sceau  rond  du  comte  Mariasses,  73  mm,  représentant  un  chevalier  galopant  à  droite  -J-  mamaSSBS  comes 
gmnbnsiv,  (pi.  III,  n<>  45).  Cf.  Du  Chesne,  preuves,  p.  39. 


140. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n°  130,  p.  186. 

1119.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  reconnaît  avoir  donné  à  Saint-Bertin 
l'église  de  Bas-Warnêton  et  subsidiairement  celle  de  Haveskerque  (101). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  238,  d'après  le  ms  de  Tassait  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  30,  83. 

Ajoutez  aux  noms  des  témoins  :  Item  Nicholai  Noviomensis  canonici. 


141. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I, ■•  131,  p.  187. 

1119.  —  Lambert,  évêque  de  Tournai,  donne  à  Saint-Bertin  les  autels 
de  Liswege,  de  Snelgerkyrken  de  Erninghem  et  de  Bovenkyrke,  c'est-à- 
dire  de  Lisseweghe,  de  Snaeskerke,  d'Eerneghem  et  de  Bovekerke,  dans  la 
Flandre  occidentale  (102). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n»  *,  p.  10.  —  Cf.  Guérard.  p.  230,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637;  Morand,  pp.  32,  82. 

N  B.  M.  D'Hoop  traduit  Snelgerkyrke  par  Snelleghem.  Miraeus  (t.  III,  p.  32,  notei  a  été  mieux  ins- 
piré; car  l'autel  de  Snelleghem  appartenait,  depuis  l'an  1102,  au  monastère  du  Mont-Saint-Quetitin,  auquel 
il  avait  été  donné  par  l'évoque  Baudry,  comme  on  le  voit  dans  une  charte  de  X Amplissitna  collectio  (t.  I, 
col.  539).  V.  Wauters  (t.  II,  p.  11). 


142. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  1?6,  p.  105. 

1 1 20.  —  Lambert,  évêque  de  Tournai,  cède  k  l'aumônerie  de  Saint-Bertin 
le  droit  cathédratique  qui  lui  appartenait,  à  titre  de  procuration,  sur  l'autel 
de  Snaeskerke. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  9,  p.  11. 


t 


\ 


DE  SAINT-BERTIN  55 


143. 

Original.  —  T.  I,  n»  137,  p    196. 

1121,  environ  (d.  w.).  —  Pierre,  cardinal  légat  du  Saint-Siège,  écrit  aux 
évêques  de  Thérouanne,  de  Noyon  et  d'Arras,  pour  les  charger  de  rappeler 
&  Tordre  ceux  qui  négligent  de  payer  régulièrement  le  cens  dû  aux  ecclésias- 
tiques. 

Petrus,  Dei  gratia,  Sedis  Apostolice  presbyter  cardinalis  et  legatus,  karissimis  in 
Christo  fratribus  Joanni  Morinensi,  Lamberto  Noviomensi,  Roberto  Atrebatensi,  epi- 
scopis,  salutem  et  dilectionem.  Ex  ministerio  nobis  a  Sede  Apostolica  injuncto  pro  eccle- 
siarum  utilitatibus  in  Flandriam  descendentes,  iamentabilem  ab  ecclesiasticis  personis 
querimoniam  accepimus.  Quidam  enim,  ecclesiarum  possessioncs  sub  censu  annuo  reti- 
nentes,  eundem  censum  predictis  personis  annuatim  reddere  contemnunt,  et  eas  in  ac- 
tionem  ponere  conantur,  quod  contra  justitiam  et  sacros  canones  fieri  videmus.  Aposto- 
lica, igitur,  cujus  legatione  fungimur,  auctoritate  et  Domini  nostri  Pape  Calixti  vicem 
(sic),  ne  id  amplius  fiât  omnimodis  prohibemus  ;  et  presenti  decreto  statuimus  ut  qui- 
cumque  eundem  censum  pcr  singulos  annos  reddere  contempserit,  et  infra  octo  dies 
emendare  distulerit,  duplum  componat.  Quod  si  in  mentis  sue  pertinatia  perstiterit,  nos 
in  eum,  tanquam  in  sacrilegum  rerum  ecclcsiasticarum  raptorem,  excommunicationis 
sententiam  promulgamus.  Mandamus  itaque  fraternitati  ves'.re  et  Romane  ecclesie  aucto- 
riiate  precipimus  ut  hoc  constitutionis  nostre  pro  ecclesiarum  utilitate  decretum  in  par- 
rochiis  vestris  annuntietis,  et  in  predictos  sacrilegos  et  raptores  viriliter  observetis. 

144. 

D'après  le  cet.  Simon,  fol.  33  v*.  —  T.  I,  n*  13$,  p.  197. 

1121,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  prélat  confirme  les  conventions  con- 
clues entre  l'abbé  Lambert  et  le  clerc  Gunzdinus,  au  sujet  du  cens  dû  par  ce 
dernier,  pour  l'église  de  Sainte-Marguerite. 

Petrus,  Dei  gratia,  Sedis  Apostolice  presbiter  cardinalis  et  legatus,  karissimo  ac 
venerabili  fratri  Lamberl o,  abbati  Sancti  Bertini,  salutem  et  sinceram  dilectionem.  Eccle- 
siam  béate  Margarete,  in  nostra  presenlia,  Gunzdino  clerico,  pro  censu  xvi  libi  as  (sic), 
fraternitas  tua  sub  hac  conditione  concessit  ut,  statutis  terminis  in  exitu  cujusque  anni, 
eundem  censum,  absque  ulla  contradictione,  persolutum  habeatur  ;  quam  conditionem 
idem  clericus  sub  pactione  fidei  in  manu  nostra  ita  posuit  ut,  si  censum  tuum,  sicut  pre- 
dictum  est,  non  persolverit,  ccclesiam  tuam  absque  ulla  reclamatione  dimittat.  Quia  ergo 


56  LES  CHARTES 

sub  tutela  Romane  ecclesie  monasterium  Beati  Bertini  cum  omnibus  appenditiis  suis 
specialiter  situm  est,  Apostolice  sedis  auctoritate  prefatam  conventionem,  ut  inconvulsa 
et  inconcussa  maneat,  corroborantes  confirmamus. 

Descriptio  terminorum  :  Ad  vincula  sancti  Pétri,  n  libras  ;  in  Decollatione  sancti 
Johannis,  n  libras  ;  in  festivitate  omnium  sanctorum,  n  libras  ;  in  octava  Dominice 
Nativitatis,  n  libras  ;  Cathedra  sancti  Pétri,  n  libras  ;  Isti  sunt  dies,  n  libras  ;  in  octava 
Pasche,  n  libras  ;  in  octava  Pentecostes,  n  libras.  Hoc  lamen  per  misericordiam  con- 
cessum  est  ut,  si  forte  in  prediclorum  quolibet  terminorum,  \  vel  x  solidi  solvendi  re- 
manserint,  infra  vin,  sive  ad  plus  xvdies  post  ter  mi  nu  m,  absque  errore  seu  qualibet 
occasione,  persoluti  sint. 

145. 

Original  scellé.  —  T.  I,  no  139,  p.  19?. 

1122.  —  Charles  le  Bon,  comte  de  Flandre,  notifie  que  Lambert,  prévôt 
de  Cassel,  a  donné  à  l'église  d'Oxelaëre  une  terre  située  à  Hazebrouck. 

Karolus,  Dei  misera tione,  Flandrensium  cornes,  universis  filiis  aecclesie  tam  presen- 
tibus  quam  futuris  in  perpetuum.  Notum  facimus  vestre  dilectioni  Lambertum,  Casselen- 
sem  prepositum,  quandam  terram,  quam  hereditarie  in  alodium  possidebat  in  cas  te  1- 
lania  Sancti  Au  do  mari,  apud  villam  Hasbruc,  aecclesie  sancti  Martini  de  Osclara  pro 
anima  sua  delegasse  ;  Radulfum  etiam,  fratrem  ejus,  cum  Philippo,  fllio  suo,  qui  ejus- 
dem  terre  comilatum  a  nobis  in  fedum  tenebant,  assensu  nostro  et  baronum  nostrorum, 
de  ejusdem  comitatus  jure  prefatam  aecclesiam  dotasse.  Testes  autem  hujus  rei  sunt  : 
Willelmus  filius  comitis  Philippi.  Balduinus  dd  Baliol.  Gerardus  Casselensis  castellanus. 
Albertus  Brugensis.  Ileinricus  de  Bruborg.  Heinricus  de  Osclara.  Teodericus  de  Rinigis. 
Gerardus  filius  ejus.  Walterus  de  Bavingahova.  Balduinus  Bard.  Ulricus  Vassal.  Clerici 
Radulfus.  Rainerus.  Actum  Casleti  anno  Domini  m0.  c°.  xxmo.  u°. 

Sceau  rond  (PI.  III,  n°  47).  Voy.  Demay,  Artois,  n*  47  ;  De  Vree,  pi.  6,  1°. 

146 

D'après  le  mi  723.  —  T.  I,  n«  1 10,  p.   199. 

1 122.  —  Eustache  III,  comte  de  Boulogne,  accorde  un  privilège  d'immu- 
nité, pour  la  terre  que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  possédait  infra  ministerium 
de  Merck. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  229,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637,  Cf.  Morand,  pp.  36,  82. 

N.  B.  Aubert  le  Mire,  t.  I,  p.  84,  donne  les  noms  de  sept  témoins  supplémentaires,  qui  ne  sont  pas  in* 
diqués  dans  le  texte  transcrit  par  D.  W. 


i. 


\ 

\ 


DE  SAINT-BERTIN  57 


147. 

Original  sub  plwnbo.  —  T.  I,  n«  141,  p.  200. 

1 123,  30  mars.  —  Le  pape  Calixte  II  confirme  les  possessions  nouvelle* 
ment  acquises  par  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (107). 

Imprimé  dam  Guérard,  p.  262,  d'après  le  ma  de  Tassart  n*  037.  Cf.  Morand,  pp.  24,  85.  Jaffé,  n»  5123. 

Variantes  de  l'original  :  De  sancto  Jacobo  de  Tatighem  et  de  Curmetes. 

Avant  la  datation,  se  trouve  dessiné  à  gauche  le  cercle  concentrique  (pi.  III,  49)  avec  la  devise  :  Firma- 
mentum  est  Domihus  timentibus  eum;  —  à  droite,  le  Benevalete,  séparé  du  cercle  par  la  signature  :  Ego 
Calixtus  catholice  ecclesie  epus . 

148. 

Original  subplumbo.—  T.  I,  no  142,  1»,  p.  202. 

1123,  30  mars.  —  Le  même  pape  écrit  à  Pévêque  Jean,  pour  le  prier  de 
tenir  la  main  à  l'exécution  de  la  bulle  qui  précède. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  294,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  p.  54,  87.  Jaffé,  n*  5124. 

149. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  143,  p.  203. 

1 123.  —  Robert,  évêque  d'Arras,  donne  à  Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin, 
les  autels  d'Ânnezin,  de  Verquin,  de  Salomé  et  de  Hantay  (108). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  226,  d'après  le  ms  de  Tassart   n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  34,82. 

Variantes  de  l'original  :  Salomomes,  Hantai.  Ajoutez  :  S.  Bernardi  et  Hubardi  cano- 
nicorum.  S.  Hugonis  decani. 

Sceanogival  (pi.  III,  n*  50).  Voy.  Demay,  Flandre,  n*  5791. 

150. 

D'après  le  W  cart.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  n*  141,  p.  205. 

1123.  —  Raoul,  archevêque  de  Reims,  prononce  une  sentence  sur  le 
différend  qui  existait  entre  les  religieux  de  Gluny  et  ceux  du  prieuré  de  Saint- 
Pry-lez-Béthune  (109). 

Ego  Rodulfus,  propicia  Divinitate  Remorum  licet  indignus  archiepiscopus,  contro- 

8 


if. 


-<i 


58  LES  CHARTES 

versiam  inler  monachos  Sancti  Prejecti  et  Cluniacenses  monachos  diu  ventilatam,  tandem 
examinas  nostri  moderamine  terminatam,  stilo  mandare  dignum  disposui  et  ad  notitiam 
omnium  presenti  pagina  protrahendam  curavi.  Ingruenlibus  aliquando  quibusdam  opor- 
tunitatibus,  contigit  a  monachis  Sancti  Prejecti  corpus  ejusdem  marlyris  in  episcopatum 
Atrebatensem  ad  caslellum  deferri  in  Bethunia  dictum(*),et  per  ejus mérita multa  signa 
et  miracula  Dominum  ibidem  operari.  Hec  videntes  terre  illius  incole,  simul  et  divine 
pietati  congratulantes,  nec  sancti  Prejecti  beneficiis  ingrati,  inibi  in  honore  illius  eccle- 
siam  construxerunt,  predia  et  possessiones  multas  ad  eandem  contulerunt;  monachi  vero 
argenteis  calicibus,  crucibus,  lextibus,  vasis,  palleis,  planetis,  aliis  vestibus,  cortinis, 
libris,  aliis  etiam  ornamentis  que  de  monasterio  suo  convexerant,  predictam  ecclesiam 
decoraverunt.  Domnus  Lambertus,  bone  memorie,  Atrebatensis  episcopus,  audiens  in 
parochia  sua,  absque  scitu  suo  et  archidiaconi  sui,  ecclesiam  constructam,  eam  sibi  ut 
propriam  vendicavit  et  ecclesie  Cluniacensi  ad  usus  monachorum  Abbatisville  contradidit. 
Hinc  irarum  et  discordie  fomes  pullulavit  ;  inde  scandalum  inter  Sancti  Prejecti  mona- 
chos exortum  et  Cluniacenses  invaluit  :  monachi  Sancti  Prejecti,  quia  gratia  divina  opitu- 
lante,  per  meritum  prefati  martyris,  et  quod  sumptu  et  labore  suo  jam  dicta  ecclesia 
fundata  fuerat,  suam  et  sui  juris  esse  dicebant  ;  Cluniacenses,  quia  episcopus  Atreba- 
tensis, ob  hoc  videlicet  quod  eam  in  episcopatu  suo,  eoinconsulto(**)etarchidiaconosuo, 
constructam  invenerat,  illam  eis  largitus  fuerat,  hanc  in  jure  sibi  deffensare  volebant. 
Hanc  litem  dirimere  volentes,  hoc  fine  terminavimus  quod  Cluniacenses  monasterio 
Sancti  Prejecti,  pro  ornamentis  in  ecclesia  illa  consumptis,  xncim  marcas  argenti  ad 
presens  recompensaverunt  ;  pro  censu  vero,  dimidiam  in  festo  ejusdem  sancti  quotannis 
eidem  resignabunt.  Si  vero,  accidente  casu,  legatus  qui  eam  detulerit  morte  vel  aliquo 
impedimento  preventus  fuerit,  monachi  Sancti  Prejecti  haut  minus,  omni  occasione 
sopita,  a  Cluniacensibus  prefixam  pactionem,  dimidiam  videlicet  marcam,  récipient  ;  et 
sic  Cluniacenses  sepefatam  ecclesiam  quietam  et  inconcussam  deinceps  retinebunt.  Hanc 
autem  testamentalem  scedulam,  ut  omnis  inter  eos  in  eternum  querela  exterminetur, 
signis  probabilibus  personis  (sic)  cum  nostre  ymagiuis  additamenlo  approbatam  esse 
statuimus.  Signum  Lisiardi  (***) Suessionensis  episcopi.  S.  Ebali  Calhalaunensis  episcopi. 
S.  Ingelramni  Ambianensis  episcopi.  S.  Odonis  abbatis  sancti  Remigii.  S.  Nicolai  Re- 
mensis  archidiaconi.  S.  Hugonis  Remensis  archidiaconi.  S.  Joffridi  decani.  S.  Frederici 
prepositi  S.  Leonis  cantoris.  Actum  Remis,  anno  incarnati  Verbi  m°.c0.xxiii°, indictione  1% 
régnante  Ludovico  venerabili  rege  Francorum  anno  xv%  archiepiscopatus  domni  Rodul- 
phi  xvi°. 


(•)  D.  W.   Dicitur. 
(••)  D.  W.   JnamstUlu. 
(•*•)  D.  W.  Listardi. 


DE  SAINT-BERTIN  59 


151. 

Original.  —  T.  I,  n«  115,  p.   206. 

1123.  —  Sigerus  et  sa  femme  Azela  donnent  à  Saint-Bertin  une  terre 
située  près  d'Aire,  au  hameau  de  Garlinghem  (110). 

Nullus  ignore t  fidelium  ad  quem  presens  spectat  negotium,  quod  Sygerus  et  uxor 
sua  Azela,  mundo  abrenuntiantes  et  monasterium  Sancti  Bertini  intrantes,  totam  terram 
suam  in  pago  Ariensi  apud  villam  Gerlingehem  si  tara,  cura  omnibus  usibus  ex  ea  proven- 
turis,  Karolo  comité  et  Johanne  Teruanensi  episcopo  presentibus  etassentientibus,  Deo 
et  prefato  sancto  ab  omni  calumpnia  liberam  libère  donaverunt  ;  prêter  vectigalium 
exactionera,  que  ex  decem  et  octo  jugeribus  debentur,  ceteris  terris  liberis  existentibus . 
Hujus  dationis  testes  bii  aderant  présentes  :  Balduinus  castellanus  de  Aria.  Balduinus 
Flagel  et  scabini  comitis  quinque.  lodo  videlicet.  Robertus  Barba.  Winemeir  Pasteiz. 
Ingelbert.  Ricardus  et  alii  quamplures  fidèles.  Actumanno  Domini  m°.c0.xx°.iii. 

Reddit  autem  bec  terra  annuatim  vu  polkin  avene  et  n  bustels  et  vin  solidos  comiti, 
et  quicumque  terram  pro  censu  tenuerit,  que  ad  justiciam  comitis  pertinent  universa 
ex  suo  procurabit. 


152. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  146,  p.  207. 

1124.  —  Manassès,  comte  de  Guînes,  autorise  le  rachat  des  prestations 
que  lui  devaient  les  hommes  d'Escalles  (111). 

Imprimé  dans  Morand,  p.  36,  d'après  le  ras  723.  Cf.  Du  Chesne,  Maison  de  Guines,  preuves,  p.  40. 

Ajoutez  aux  signatures  :  S.  Guffridi  de  Fercnes.  S.  Henrici  de  Campaniis.  S.  Willelmi 
de  Seiltun.  S.  Eustachii  de  Hammes.  S.  Roberti  de  Hammes. 


153. 

D'après  le  ms  723.  —  T.  I,  n»  147,  p.   209. 

1 1 24, 1 1  octobre.  —  Le  pape  C alixte  II,  par  une  nouvelle  bulle  privi  - 
lège,  confirme  les  possessions  de  Saint-Bertin  (1 12). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  292,  d'après  le  ms  de  Tassart  no  637.  Cf.  Morand,  pp.  M,  87.  Jaffé,  n*  5188. 

Variantes  des  noms  géographiques  :  Ecclesiam  Salomone*.  Ecclesiam   Hantai,   item 
altaria  Lisgaege,  Snelgirkerke. 


60  LES  CHARTES 


>  • 

:.'  1 


154. 

D'après  on  cartulaire  coté  tome  19,  fol.  14  ▼■.  —  T.  1,  n*  148,  p.  212. 

«  .  ■■§!  ■ 

1124,  12  octobre.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'évêque  Jean  pour  le  prier 
de  défendre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  contre  les  entreprises  des  méchants. 

Calixtus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabili  fratri  J  oh  an  ni,  Taruanensi  epi- 
scopo,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Indubitatum  est  quoniam  monasterium 
beati  Bertini  juris  beati  Pétri  est,  et  ad  Romanam  solum  spectare  videtur  ecclesiam.  Qui- 
cumque  ergo  in  partibus  illis  beati  Pétri  filius  esse  desiderat,  expedit  ut  monasterium 
predictum  et  dilectum  filium  nostrum  Jobannem  abbatem  cum  fratribus  ejus  honoret  et 
diligat.  Unde  fraternitati  tue  mandamus  quatenus  ipsum  monasterium  a  pravorum  homi- 
num  incursionibus  omnimodis  defendas,  abbatem  vero  et  monachos  nullis  molestiis  fati- 
gari  permitas.  Datum  Laterani,  mi  idus  octobris. 

155. 

D'après  le  même  cart.  fol.  15  y*.  —  T.  I,  anpp.,  n«  1,  p.  1. 

1124,  12  octobre.  —  Le  même  pape  invite  les  moines  de  Saint-Bertin  à 
recevoir  avec  obéissance  et  honneur  leur  nouvel  abbé,  Jean,  qui  vient  de 
visiter  «  sa  mère  la  sainte  Eglise  Romaine.  » 

Calixtus  episcopus,  servorum  Dei,  dilectis  filiismonasterii  sancti  Bertini  monacbis  sa- 
lutem et  Apostolicam  benedictionem.  Venientem  ad  matrem  suam  sanctam  Romanam 
Ecclesiam  et  ad  nos  dilectum  filium  nostrum  Johannem,  abbatem  vestrum,  paterna 
caritate  recepimus.  Quem  cum  Htterarum  nostrarum  prosecutione  ad  vestrae  fraternitatis 
collegium  rémittentes,  universitali  vestrae  rogando  mandamus  quatenus  unanimi  voto  et 
huraili  devotione  ipsi,  tànquam  proprio  abbati  et  animarum  vestrarum  pastori,subjectio- 
nem  et  obedientiam  deferatis;  quatenus,  ipso  apud  Deum  animarum  et  corporum  vestro- 
rum  rectore,  ita  regularibus  vita  et  moribus  instruamini  disciplinis  quod  cum  beato 
Benedicto  immarcessibilis  gloriae  coronam  percipere  valeatis.  Datum  Laterani,  4°  idus 

gbrta.  * 

156. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  149,  p    212. 

1125.  —  Charles  le  Bon,  comte  de  Flandre,  confirme  à  l'abbaye  de  Saint- 


DE  SAINT-BERTIN  <6i 

Bertîn  la  juridiction  qu'elle  avait  sur  la  terre  de  Bourbourg,  contre  les  récla- 
mations du  châtelain  (1 1 3).  ;  •• 

Imprimé  dans  Goérard.p.  205,  d'après  le  ms  de  Tassart   n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  54,  88. 

Ajoutez  aux  signatures  :  S.  Walteri  filii  Adhelardi.  S.  Baldoini  dapiferi.    S.  Razonis 
de  Gavres.  S.  Willelmi  castellani  Sancti  Audomari....  S.  Guidonis  de  Stenfort  S.  Lamberti 
Tâëljriiieheham.  S.  Balduini  Batel.  S.  Hugonte  de  Berges.  S.  Henrici  filii  Teinardi.  S.  Gis- 
leberti  ûsatris  ejus.  S.  Lamberti  de  Poperiagehem. 


.•  i  ■ 


157. 

"  .S 

D'après  les  cart.  t.  19  et  21.  —  T.  I,  n*  150,  p.  214. 

1125,  $6  avril.  —  Le  pape  Honorius  II  accorde  à  Lambert  (*),  abbé  de 
Saint-Bertih,  la  confirmation  de  plusieurs  biens  et  privilèges  (114). 

% 

!  » 

Honorius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filii  Lamberto  abbati  et  fratribus 
Sancti  Berti ni,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Equitatis  et  justicie ratio  persuadet 
nos  ecclesis  perpetuam  rerum  sua  ru  m  iirmitatem  et  vigoris  inconcussi  munimenta  conferre  ; 
non  enira  convenit  Cbristi  servos,  divino  {HfHitfatui  deditos,  perversis  pravorum  hominum 
molestiis  agitari  et  temerariis  quorumlibet  vexationibus  fatigari.  Quapropter  statuimus 
universa  ad  monasterium  beati  Bertini  pertinentia  vobis  vestrisque  successoribus  quieta 
sejaper  et  illibata  conservari,  precipue  terram  quam  cornes  Robertus,  pro  anime  sue 
remedio  et  filii  sui  Guillelmi,  vobis  dédit  in  parrochia  Sancti  Willibrordi  apud  Broburg 
supra  mare,  cum  omnibus  suis  pertinentes  seu  appenditiis.  Preterea  mansiones  et  anti- 
quas  ac  justas  consuetudines  et  relevationes  quinque  solidorum,  quas  in  Burgo  Sancti 
Audomari  habetis,  vobis  auctoritate  Apos  toi  ica  confirma  mus.  Similiter  berquariam  quam 
cornes  Balduinus,  qui  in  monasterio  vestro  sepultus  est,  adbuc  vivens  vobis  dédit,  et 
quam  Karolus,  ei  in  comitatu  succedens,  legali  donatione  concessit.  Liceat  autem  vobis 
eos  qui  vulnerati  sunt,  vel  aliqua  corporali  infirmitate  detenti,  nisi  forte  excommunicati 
vel  intërdicti  sint,  si  in  monasterio  vestro  babitum  voluerint  religionis  assumere,  in 
monachos  absque  alicujus  contradictione  recipere,  dum  tamen  liberi  et  compotes  sui  sint; 
et,  si  conjugati  fuerint,  uxores  eorum  ad  conversionem  accédant,  vel  judicio  Ecclesie 
perpetuam  voveant  castitatem.  Statuimus  etiam  ut  eos  qui  in  eadem  ecclesia  sibi  elegerint 
sepulturam,  nullus  audeat  prohibere.  Confirmamus  etiam  ecclesiam  de  Cocleirs,  quam 
Baldricus,  Tornacensis  ecclesie  episcopus,  tibi  tuisque  successoribus  ordinandam,  una 
cum  altari  de  Ruslet,  omni  exactione  liberam  tribuit,  prêter  decem  solidos  denariorum, 
qui  singulis  annis  pro  ambabus  ecclesiis,  quinque  videlicet  solidi  pro  ecclesia  de  Cocleirs, 
et  quinque  pro  ecclesia  de  Ruslet,  decano  Gandensi,  ad  opus  solummodo  episcopi,  de 

;         •?)  C  est  Paneton  abbé  de   Saint-Bertin,  reroplaoé  l'ann+e»Pf»oeaentet  «Q  redevenu  chef  de  la  faction*  des  pianistes, 
mttt  seulement  le  il  juin  1K&  ^^         *rwjr~. 7  rrr .      r 


,  ^     m  ■   ■■& 


6*  LES  CHARTES 

Ruslet  ecclesia  pro  ambabus  toti  decem  persolvuntur.  Ex  qaibus  omnibus  precipimus  ut 
nulla  per  episcopos,  aut  per  comités,  vel  eorum  ministros,  exactio  quibuslibet  occasio- 
nibus  exigatur.  Nulli  ergo  omnino  hominum  liceat  hanc  paginam  nostre  absolutionis  et 
confirmationis  infringere,  vel  ei  aliquatenus  contraire.  Si  quis  autem  hoc  attemptare 
presumpserit,  indignationem  omnipotentis  Dei  et  beatorum  Pétri  et  Pauli  apostolorura 
ejus  se  noveritincursurum.  Data  Laterani,  vi°  kalendas  mai,  anno  Incarnationis  Domi- 
nice  m#.c°.xx°.v°. 


158 

Chirographe  original.  —  T.   I,  n*  151,  p.  216. 

1125,  avant  le  29  septembre.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Etienne 
d'Acquin  signent  une  convention  relative  à  certaines  terres  que  ce  dernier 
donne  en  gage  à  l'abbaye,  contre  le  prêt  d'une  somme  de  vingt  marcs  d'argent. 

Talis  conventio  facta  est  inter  domnum  Johannem,  abbatem  de  Sancto  Bertino,  et 
Stepbanum  de  Aquin.  Idem  Stephanus,  filius  Evruini,  cum  uxore  sua  Ida  et  ûlio  suo 
Balduino,  invadiavit  domno  abbati  Johanni  omnia  que  possidebat  in  villa  seu  potestate 
de  Aquin,  pro  xx  marcis  argenti  usque  ad  xi  annos,  videlicet  terras,  cultas  et  incultas, 
hereditarias  seu  féodales,  domum  suam  et  horreum,  et  parlem  ne  m  o  ris,  et  prorsus  quio 
quid  ibidem  habebat  in  terra  et  super  terram,  eu  ai  tribus  summanentibus.  Si  vero  Ste- 
phanus, vel  uxor  ejus  Ida,  vel  filius  ejus  Balduinus,  sive  aliquis  beres  quem  de  ipso 
Stephano  eadem  Ida  genuerit,  in  ximo  anno,  seu  decimo,  vel  etiam  nono,  predictam  pos- 
sessionem  redimere  voluerint,  reddent  de  propria  pecunia  sua  xx  marcas  talis  argenti 
quale  Stephanus  accepit,  scilicet  pro  unaquoque  marca  très  fert[ones]  et  dimidium  clari 
argenti.  Insuper  et  de  -maria  cujusque  mensure  duos  solidos  reddet.  De  domo  ejus,  de 
horreo,  de  viridario,  talis  erit  consideralio  :  si  culpaabbatis  pessumdatafuerint.de  illo 
statu  in  quo  nunc  sunt,  bec  abbas  restituet,  secundum  estimationem  eorum  qui  veraces 
homines  sunt  et  de  tali  re  estimare  sciunt.  Verumtamen,  terre  ille  que  vocantur  Lange- 
berne  et  Duldehof,  quas  Stephanus  se  tenere  dicebat'  in  feodo  de  abbate  Lamberto,  in 
eadem  cal  u  m  nia  remanebunt  in  qua  fuerant  prius  quando  abbas  Johannes  eas  Stephano 
contradixit  et  diem  placitandi  si  inde  vellet  agere  constituit.  Quod  si,  transacto  unde- 
cimo  anno,  hec  redemptio,  sicut  prelocutum  est,  facta  non  fuerit,  sine  ulla  contradic- 
tione  vel  malo  ingenio  sepedictam  possessionem  Stephani  Sanctus  Bertinus  libère  et 
quiète  in  perpetuum  possidebit  ;  sed,  ne  de  numéro  annorum  hujus  conventionis  aliqua 
possit  oriri  contentio,  ipsi  anni  incipieat  numerari  ab  ista  festivitate  sancti  Michahelis, 
que  est  anno  Dominice  incarnationis  M°c°xxv°,  indictione  m.  Hujus  rei  testes  sunt  : 
Hezçlinus.  Petrus  ûlius  W.  Arnoldus  de  Serkes.  Balduinus  de  Kelmes.  Oliverius.  Alelmus 


."w 


DE  SAINT-BERTIN  63 

de  Arkâs.  Stephanus  Tenevel.  Stephanus  del  Wal.  Walterus  camerarius.  Fulbertus  came- 
rarius.  Willelmus  de  Hospitio.  Regemarus  de  Wiserna.  Ermenfridus  prepositus.  Ernol- 
dus.  Frudo.  Libertus  de  Kelmes.  Alelmus  del  Wal.  Balduinus  barbatus.  Guaricus.  et 
alii  quamplures. 

159. 

Original  scellé.  —  T.  I,  ■•   lot,  p.  818.  ' 

1125.  —  Simon,  évêque  de  Tournai,  renouvelle  la  concession  des  autels  / 

de  Lisseweghe,  de  Snaeskerke,  de  Bovekerke  et  d'Eerneghem,  faite  à  l'abbaye  ^ 

de  Saint-Bertin  par  Lambert,  son  prédécesseur  (115). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  10   p.  If.  Cf.  Guératd,  p.  895;  Morand,  pp.  54,  88. 

Sceau  ogival  de  l'évêque  Simon,  H.  66  mm.,  L.  46,  représentant  un  évêque  debout,  tôte  nue,  tenant  à 
droite  la  crosse,  à  gauche  un  livre  :  -|-  simon  di  or*  noviom.  et  tornacknsis  bps.  (PI.  III,  n*  51).  Cf.  De- 
may,  Flandre,  n*  5945,  qui  paraît  être  une  œuvre  différente. 

160. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  153,  p.  819. 


1126,  environ. —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  assigne  les  revenus  de 
l'autel  de  Lisseweghe  aux  frais  de  son  anniversaire. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  11,  p.  13. 

Sceau  de  l'abbé  (pi.   III,  n°  2),  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigill.  S.  0.),  p.  106,  et  pi. 
XXXI,  u-  241. 


161. 

Original  scellé.  —  T.  I,   )<•  151,  p.  820. 

1 126,  environ  (d.w.).  —  Le  même  abbé  accrédite  et  recommande  un  frère, 
nommé  Baudouin,  qu'il  envoyait  quêter  en  qualité  de  prédicateur,  pour  la 
construction  d'un  oratoire  dans  la  paroisse  de  Bas-Warnêton. 

Johann  es,  Dei  patientia,  abbas  Sancti  Bertini,  dilectis  in  Christo  presbyteris  ad  quos 
littere  iste  pervenerint,  in  Domino  salutem.  Dilectionem  vestram  rogamus  et  exortamur 
in  Domino  quatinus  fratrem  Balduinum,  monachum  nostrum,  qui  licentia  nostra,  pro 
construendo  novo  oratorio  infra  parrochiam  de  Bas  Warnestan,  officium  predicationis 
rascepit,  cum  ad  vos  venerit  bénigne  suscipiatis,  et  auxilium  ei  et  consilium  ad  promo- 
yendum  negocium  sibi  injunctum  fideliter  impendatîs,  et  sine  pecunie  exactione,  ut  a  Deo 


64  LES  CHARTES 

remunerationem  inde  exspectare  possitis,  et  nos  vobis  teneamur  ad  reddendas  gratiarum 
actiones  et  ad  vicissitudiaem  rependendam. 


162. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  155,  p.  280. 

1 127,  20  novembre.  —  Manàssès,  comte  de  Guînes,  notifie  avoir  repris  à 
Gui  d'Alembon  et  avoir  donné  à  Saint-Bertin  le  comitatus  des  hommes  de 
Pabbaye  à  Àudenfort,  à  Clerques,  à  Sanghen  et  à  Atecloke. 

Actumanno  Verbi  incarnati  m°.c0.xxvii°,  indictione  v.  Actum  vero  apud  Tornheem 
in  Castro,  xn  kalendas  decembris. 

Imprimé  dans  DuChesne,  Maison  de  Guînes,  preuves,  p.  41, 

Variantes  de  Voriginal  :  Brodbarch,  Balingehem,  Niles,  Jurni. 

163. 

Original  (arch.  de  S.-Pry).  —  T.  I,  n»  156,  p.  221. 

1127.  —  Robert,  évêque  d'Arras,  rend  au  prieuré  de  Saint-Pierre  d'Ab- 
beville  l'autel  du  Haut-Bruay,  usurpé  par  les  sires  de  Houdain  (1 16). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Robertus,  Dei  gratia,  ecclesie  Atrebatensis 
episcopus,  tam  presentibus  quam  futuris  in  perpetuum.  Evangelica  et  apostolica  imbuti 
auctoritate,  non  sine  divina  remuneratione  nos  fore  credimus,  si  utilitati  et  quieti  fideliura, 
iramo  religiosorum,  pro  nostri  ofticii  debito  providemus  :  unde  hoc  privilegium  poste- 
ritati  servandum  deslinamus.  Quidam  i  ta  que  miles,  Gunfridus  de  Hosden,  altare  de  Bruay 
superiori  nefarie  possidebat  ;  sed  domni  predecessoris  nostri,  bone  mémo  rie,  Lamberti 
episcopi  et  quorumdam  religiosorum  ammonitione  conversus,  altare  idem  ecclesie  beati 
Pétri  de  Abbatisvilla  tradidit,  immo  ab  ipso  episcopo  contradi  dévote  postulans  impetravit. 
Eadem  igitur  ecclesia  hoc  sic  suum  altare  ferme  xl  annis  libère  et  quiète  possedit.  Tan- 
dem vero,  Ebrardus  clericus,  predicti  Gunfridi  filius,  altare  prefatum  dyabolo  instigante 
corripuit  ;  sed  a  nostra  sollicitudine  increpatus,  et  ecclesie  altare  liberum  reddidit  et 
presumptionis  sue  veniam  humiliter  implorans  meruit.  Ne  quis  vero  deinceps  ecclesiam 
predictam  super  hujus  altaris  tam  légitima  possessione  perturbare  présumât  prohibemus , 
et  perturbatores,  donec  resipiscant,  cum  Juda  sacrilego  divina  ultione  dampnamus,  et 
altare  predictum  ecclesie  predicte  episcopali  auctoritate,  salvis  nostris  redditibus,  possi- 
dendum  confirmamus,  et  sigilli  nostri  appositione  confirmationem  munimus,  et  ydonea» 
rum  personarum  testificatione  corroboramus.  S.  Drogonis  archidiaconi.  S.  Roberti  archi- 


DE  SAINT-BERTIN  65 

diaconi.  S.  Stephani  abbatis  de  Ham.  S.  Pétri  prepositi  Atrebatensis.  S.  Bernardi  p repo- 
sai de  Duac3.  S.  Oilardi  decani  de  Hosden.  S.  Saswalonis  Capellani.  Actum  est  boc  anno 
incarnati  Verbi  m°.c0.xx0.vii°,  presulatus  vero  domni  Roberti  Atrebatensis  episcopi  xim, 
indictione  v. 

N.  B.  L'année  de  l'épiscopat  de  Robert  paraît  un  peu  forcée,  puisque  ce  prélat  n'a  pu  succéder  à  l'évéque 
Lambert  qu'après  le  17  mai  1115.  Il  faudrait  lire  anno  XII. 


164. 

D'après  lo  ms  762.  —  T.  I,  n«  1"7,  p.  222. 

1129.  —  Manassès,  comte  de  Guînes,  et  Emma,  son  épouse,  passent  un 
accord  avec  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  pour  que  ce  dernier  se  charge  de  faire 
gouverner  le  monastère  de  Saint-Léonard  par  des  religieux  de  son  abbaye,  sui- 
vant la  règle  de  Marcigny-les-Nonnains. 

Hec  est  conventio  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini  et  ecclesiam  Sancti  Leonardi  de 
Gisnes.  Ego  Manassès,  Gisnensium  cornes,  et  Emma  comitissa,  ecclesiam  Sancti  Leonardi, 
quam  in  proprio  allodio  in  territorio  Gisnensi  ad  opus  monialium  construximus,  ecclesie 
Sancti  Bertini  secundum  ordinem  et  consuetudines  monialium  de  Marcelliaco  regendam 
contradidimus,  et  Johannes,  abbas  sancti  Bertini,  cum  tota  congregatione  eandem  eccle- 
siam, secundum  prefatas  consuetudines  de  Marcelliaco,  jure  perpetuo  regendam  suscepit  : 
ita  sane  ut  ecclesia  Sancti  Bertini  provideat  ecclesie  Sancti  Leonardi  monachos  maturos 
moribus  et  religiosos,  qui  res  exleriores  in  manu  babentes  provideant  monialibus  omnia 
necessaria  tam  corporis  quam  anime  ;  et  ipsi  monacbi  nullatenus  ultra  senarium  numerum 
inibi  extendantur,  moniales  vero,  prout  divina  miseratio  bona  multiplicabit  exterius, 
multiplicabuntur  interius.  Hujus  rei  testes  Folquinus  abbas  Teruanensis.  Riquardus 
presbyter  de  Tornehem.  Everardus  p^esbyter  de  Bainghem.  Ernulfus  de  Sperleca.  Wil- 
lelmus  de  Seiltun.  Balduinus  de  Liskes  et  Robertus  frater  ejus.  Stephanus  de  Diffeca. 
Oylardus  de  Monekhove.  Goifridus  de  Lodebrune.  Wido  de  Inderham.  Otbertus  de  Recca. 
Walkerus  de  Yulfus  et  Robertus  frater  ejus.  Elembertus  Panetarius  et  fîlii  ejus  Balduinus 
et  Manassès.  01  i ver i us  de  Arkas.  Ernulfus  de  Segeka.  Stephanus  de  Ingelberga.  Actum 
anno  Verbi  incarnati  m4.  c\  xxix0. 


165. 

Original  icellé.  —  T.  I,  n*  158,  p    223. 

1130,  environ.  —  Thierry,  marquis  de  Flandre,  définît  les  droits  respec- 

9 


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••  • 


66  LES  CHARTES 

tifs  de  sa  juridiction  et  de  celle  de  l'abbé  de  Saint-BertiD,  sur  la  terre  de  Pope- 
ringhe(117). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  12,  p.  14. 

Sceau  rond  du  comte  Thierry  (PI.  III,  n*  53).  Voyez  Douët  d'Arcq,  Sceaux  des  archives,  n*  017;  De 
Vree,  pi.  10,  n*  2. 


166. 

Original  scellé  (arch.  de  S.-Pry).  —  T.  I,  n»  150,  p.  284. 

1131.  —  Alvise,  évêque  d'Arras,  fait  le  partage  des  revenus  paroissiaux 
du  Haut-Bruay  entre  le  curé  du  lieu  et  le  prieur  de  Saint-Pry  (118). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Ego  Alvisus,  Dei  miseratione, 
Atrebatensis  episcopus,  tam  futuris  quam  presentibus  notum  fieri  volo  quod  domnus 
Balduinus,  prior  ecclesie  Sancti  Prejecti  de  Bethunia,  et  Galterus,  presbyter  ecclesie  de 
superiori  Bruay,  querelam  in  conspectu  nostro  ad  invicem  habuerunt  de  jure  personatus 
et  presbyterii  prefate  ecclesie  de  Bruay.  Prior  enim,  quia  personatum  prefate  ecclesie 
habebat  et  tenebat,  duas  partes  omnium  messium  et  oblationum  et  quarumeumque  rerum 
que  presbytero  offerebantur,  vel  quoeumque  modo  dabantur  in  eïemosinam,  pro  jure  sui 
personatus  habere  volebat  ;  sed  presbyter  ei  summopere  obsistebat.  Qui  tandem,  post 
multos  conflictus,  nostro  consilio  quatuor  boni  testimonii  viros  elegerunt,  et  super  eos 
omne  negotium  sue  discordie  imposuerunt,  fidei  et  juramenti  interposition©  affirmantes 
quod  eorum  sententiam  ambo  absque  omni  contradictione  et  firmissime  per  omnia  tene- 
rent.  Prior  elegit  duos  presbyteros,  Bernardum  et  Johannem  de  Bethunia,  qui  aliquando 
in  prefata  ecclesia  cantaverant  ;  presbyter  vero  Galterus  accepit  Oilardum,  decanum  de 
Husdcn,  et  Balduinum,  presbyterum  de  Divion.  Hii  ergo  quatuor  fidei  sue  sacramento 
firmaverunt  quod,  pro  veritatis  inquisitione,  unicuîque  parti  suum  jus  rependerent  ;  et, 
ut  omnia  sane  fièrent,  venerabilem  virum  Petrum,  Attrebatensis  ecclesie  prepositura, 
quintum  sibi  socium  assumpserunt.  Hi  ergo  quinque,  facta  diligenter  negotii  hujus  inqui- 
sitione,  die  statuta  sententiam  suam  sic  in  conspeitu  nostro  exposuerunt  :  Prior  ecclesie 
Sancti  Prejecti  omnium  pro  certo  rerum,  tam  segetum  quam  quarumeumque  rerum  que 
ad  ecclesiam  de  superiori  Bruay  pertinere  videntur,  vel  quoeumque  modo  decimantur, 
medietatem  habere  débet,  et  presbyter  aliam.  Omnium  vero  rerum  que  ad  altare,  vel 
ad  manum  presbyteri,  quoeumque  modo  per  totum  annum  offeruntur,  vel  etiam  omnium 
elemosinarum  que  dimittumur  presbytero,  vel  quoeumque  modo  a  parochianis  suis  de 
Bruay  dantur  ipsi  presbytero,  medietas  prioris  est,  et  alia  presbyteri,  exceptis  denariis 
confessionum,  qui  solius  presbyteri  sunt.  Si  corpus  alicujus  defuncti  presens  fuerit,  omnis 
illa  oblatio  per  médium  dividetur,  et  prioris  erit  medietas,  et  alia  presbyteri.  Si  presbyter 


DE  SAINT-BERTIN  67 

privatis  diebus  pro  fidelibus  defunctis  cantaverit,  oblatio  solius  presbyteri  erit.  Segetes 
et  terragia  et  census  totius  terre  de  Brumal,  et  etiam  census  hospitum  qui  manent  super 
terram  ecclesie  et  atrii  de  superiori  Bruay,  inter  priorem  et  presbyterum  equaliter  divi- 
dentur,  ut  unus  medietatem  habsat  et  alter  aliam.  Sed  horum  omnium  requisitiones, 
investituras,  relevationes,  justitias  et  omne  prorsus  domiaium  prior  solus  habebit.  Huic 
prefatorum  quinque  virorum  testificationi  prior  Balduinus  el  presbyter  Galterus  assen- 
sum  suum  prebuerunt;  et  quia  bec  in  presentia  nostra  facta  surit,  volumus  et  precipimns 
ut  pax  ista  perpetuo  et  firmissime  teneatur,  et  ad  majorem  tenende  veritatis  cautelam, 
presentem  cartulam  inde  conscriptam,  prioris  et  presbyteri  petitione,  sigillo  nostro  et 
testibus  subscriptis  corrobora vimus,  et  omnes  hujus  pacis  et  concordie  violatores  auctori- 
tate  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti  et  omnium  sanctorum  excommunicavimus.  Actum 
anno  Domini  m  cxxxi,  episcopatqs  vero  domni  Al  vis  i,  Attrebatensis  episcopi  anno 
primo.  Testes  :  Robertus  arcbidiaconus.  Tbomas.  Rolland  us.  Basilius  canonici  et  sacer- 
dotes  Sancte  Marie.  Gotsuinus  abbas  Aquicincti.  Hugoabbas  de  Monte  Sancti  Eligii.  Ste- 
phanus  abbas  de  Ham.  Saswalo  et  Goscelinus  cappellani  episcopi. 

Sceau  rond,  58  mm.,  représentant  un  évéque  assis,  mitre,  crosse,  bénissant  :  -|-  alvisvs  atrebatbnsivm 
BPiscoPV8  (pi.  III,  n*  54). 


167. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  160,  p.  228. 

1132.  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  notifie  que  Baudouin,  fils  d'Elembert 
de  Kelmes,  a  donné  par  ses  mains  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  une  terre  de 
trente  mesures,  à  Tatinghem  (119). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ego  Theodericus,  Dei  gratia,  Fiandren- 
sium  cornes,  notum  esse  volo  tam  posteris  quam  presentibus  quia  Balduinus,  filius  Ellen- 
berti  de  Kelmes,  xxx  terre  mensuras  cum  comitatu  de  me  tenebat  in  feodo  in  villa  que 
dicitur  Tadiggahem.  Hanc  terram  michi  in  manus  ita  libère  reddidit  sicut  de  me  illam 
tenuerat  ;  et  ego  eandem  terram  jure  hereditario  dedi  ad  elemosinam  sancto  Bertino  ; 
abbas  vero  Sancti  Bertini  xxx  quoque  mensuras,  quos  habuit  simul  cum  comitatu,  in 
villa  Sancti  Audomarikerca  dicta  juxta  Herawega  si  tas,  michi  in  manus  dédit,  et  ego 
Balduino  prefato  dedi  in  feodum,  in  cambium  terre  quam  mihi  reddiderat.  Actum  est 
anno  Verbi  incarnati  m°.go.xxx.ii°,  régnante  rege  Ludowico.  Que  commutatio  ut  firma 
sit  in  perpetuum  sigillo  tirmavi  meo.  Signum  Theoderici  comitis.  S.  Ewani  de  Gand. 
S.  Willelmi  castellani.  S.  Host[on]is  et  Willelmi  fratris  ejus.  S.  Stephani  de  Siniggahem. 
S.  Gozwini  de  Niwakerca.  S.  Balduini  Botel.  S.  Gérard  de  Montaberg  et  Symonis  fratris 
ejus.  Reliqui  quoque  quamplures  interfuere  testes. 


v 


68  LES  CHARTES 


168. 

Original  scellé.—  T.  I,  n*  161,  p.  288. 

1 132.  —  Milon,  évêque  des  Morins,  met  fin  aux  réclamations  soulevées 
par  les  héritiers  d'Alolfe  de  Nielles,  touchant  la  propriété  d'une  terre  à  Cuhem 
et  d'un  pré  à  Coyecques  (120). 

In  nomine  sancte  et  individu©  Trinitatis.  Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus, 
notifico  tam  presentibus  quam  futuris  causam,  coram  antecessoribus  meis  diu  ventilatam, 
tandem  coram  me  de  ter  mina  tam.  Abbas  Beati  Bertini  Herbertus  Alolfo  de  Nieles  concessit 
terram  apud  Culham  et  Felcinel,  et  partem  prati  de  Koika,  in  vita  sua  tantum.  Quo 
monacho  effecto  apud  Sanctum  Johannem,  abbas  Lambertus  terram  ad  ecclesiam  retraxit. 
Inquiétante  autem  Hugone,  filio  Alolfi,  terram,  abbas  Lambertus,  proferens  cartam  inter 
ecclesiam  et  Alolfum  olim  factam,  terram  suam  derationavit,  et  Hugonem  nondum  ad- 
quiescentem  judicio  excommunicari  fecit.  Qui  tandem %  c  solidos  ab  eodem  abbate 
accipiens,  terras  cum  prato  in  perpetuum  quiète  possidendas  ecclesie  reliquit.  Evolutis 
autem  aliquod  annorum  curriculis,  idem  Hugo,  iterato  errore,  pratum  apud  Koika 
inquietavit,  dicens  hoc  esse  de  feodo  suo  quod  tenebat  de  castellano,  et  hoc  tenere  in 
feodo  a  se  Hugonem  Garetirh,  qui  et  ipse  idem  pratum,  in  quantum  potuit,  inquietavit. 
Unde,  ammoniti  ad  justiciam  coram  me,  de  injusticia  sua  convicti  sunt  testimonio  cleri- 
corum,  Herberti  archidiaconi,  Gocelini  decani,  Walteri  custodis  et  ceterorum,  laicorum- 
que  Arnoldi  Tirel  et  Balduini  de  Radomeis,  qui  olim  conventioni  intererant,  sicque  lege 
coacti  idem  Hugo  et  filius  ejus  Symon  prefatam  terram  de  Culham  et  Felcinel  et  pratum 
de  Koika  et  hospites  in  eo  manentes  reliquerunt,  et  ipse  Hugo  Garetirh  calumpniam 
quam  in  prato  fecerat  reliquit.  Tune  Symon  abbas,  cujus  tempore  hec  facta  sunt,  future 
quieti  ecclesie  prospiciens,  marcam  argenti  prefato  Hugoni,  filio  Alolfi,  dari  fecit  et 
firtonem  Hugoni  Garetirh.  Quicumque  igitur  hanc  nostre  dispensationis  paginam  sciens 
infringere  vel  aliquo  ingenio  contraire  presumpserit,  anathema  sit.  Testes  hujus  rei  sunt 
archydiaconi  Herbertus.  Lucas.  Gocelinus  decanus.  Walterus  custos.  Ganonici  Lambertus. 
Hermannus.  Filippus  precentor.  Clerici  :  Fulco.  Thomas.  Laici  :  Arnolfus  Tirel.  Balduinus 
de  Radomeis.  Balduinus  Alb[us]  de  Kelmes.  Warin  de  Koika.  Gozo  ministerialis  de 
Wiserna.  Ragemarus  et  Florentius  Fouberti  filius.  Actum  anno  Dominice  Incarnationis 

M°C0HX°II0. 

Sceau  ogival  (PI.  III,  n*  55)  V.  Demay,  Artois,  n*  2307. 


DE  SAINT-BERTIN  69 


169. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  162,  p.  230. 

1 1 32.  —  Milon,  évêque  des  Morins,  pourvoit  au  service  religieux  dans 
la  chapelle  des  Lépreux  de  Bourbourg,  de  concert  avec  Simon,  abbé  de  Saint- 
Bertin  (121). 

Imprimé  dans  les  Annales  du  Comité  flamand  de  France,  t,  VIII,  p.  325. 

170. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  163,  p.  230. 

1132,  environ  (d.  w.).  —  Emma,  abbesse  d'Origny,  notifie  avoir  renoncé 
à  la  possession  d'une  pêcherie  que  son  couvent  avait  à  Mardick. 

Ego  Emma,  Dci  miseratione,  Àuriniacensis  abbatissa,  paci  consultum  esse  volens  et 
consulere,  tam  presentium  quam  post  futurorum  transmitto  notitie  quia  inter  me  et  Sy- 
monem,  abbatem  Sancti  Bertini,  post  diutinam  dissentionem  sit  farta  concordia.  Inter 
nos  enim  multa  diu  habita  est  controversia  de  quadam  piscaria  Mai  die,  in  castellaria 
Broburgensi,  alterutrum  nobis  vendicare  illam  volentibus  ;  que  post  plurima  tandem 
placita,  in  synodo  Remensi,  présente  domno  Rainaldo,  ejusdem  loci  archyepiscopo,  est 
terminata  :  ita  sane  ut  ego  ipsam  eandem  piscariam  abdicaverim,  et  eam  «îeinceps  ec- 
clesie  beati  Bertini  quietam  clamaverim,  his  qui  subtitulati  sunt  episcopis,  an  hydiaconis, 
abbatibus,  qui  présentes  erant,  astipulantibus,  Alviso  videlicet  episcopo  Atrebatensi,  Petro 
episcopo  Belvacensi,  Goisleno  episcopo  Suessionensi,  Gauffrido  episcopo  Catalaunensi, 
Guillelmo  abbate  Sancti  Theoderici,  Anselmo  abbate  Sancti  Vincentii  in  Lauduno,  lo- 
ramno  abbate  Sancti  Nichasii,  Albrico  archydiacono  Remensi,  Hugone  etRoberto  archy- 
diaconis  Atrebatensibus. 

Deinde  ego,  una  cum  conventu  nostro  in  capitulo,  apud  Auriniacum,  eandem  pisca- 
riam werpivi  coram  subscriptis  abbatibus,  Balduino  Sancti  Quintini  de  insula,  Meinardo 
Sancti  Nicholai  de  Prato,  Heriberlo  Sancti  Prejecti,  Hugone  Humilirensi. 

Adhuc  etiam  tertio,  Atrebati,  coram  Alviso  ejusdem  loci  episcopo  et  clericis  suis  ean- 
dem abdicationem  conûrmavi  ;  que  ut  rata  indivulsaque  permaneat,  abbas  Sancti  Bertini 
mihi  per  monachos  suos  x  marcas  argenti  apud  Sanctum  Quintinum  dédit,  sicut  ante  me 
ut  darentur  prius  Remis  diffinitum  fuerat.  Cujus  dationis  hii  subscripti  sunt  testes  :  We- 
ricus  monetarius.  Boso  Pilet.  Robertus  Rufus  aurifaber.  Rodulfus  Longegoule.  Albertinus 
camerarius  abbatis.  Reinelmus  de  Nova  villa  et  Reinewardus.  Balduinus  abbas  Sancti 
Quintini,  Imbrammus  prior  ejusdem.  Oddo  et  Rainaldus  canonici  de  Auriniaco. 


^- 


70  LES  CHARTES 

Preterea  postmodum  ad  sepedictam  piscariam  veni,  eique  funditus  coram  circurama- 
nentibusrenuntiavi.  Hujus  renuntiationis  testes  :  Obertus  decanus  de  Broburg.  Raingerus 
presbyter.  Gomarus  presbyter.  magister  Rodulfus  Brugensis,  et  alii  quamplures,  tam  cle- 
rici  quam  laici.  Et  ut  de  ea  omnis  in  perpetuum  conquiescat  contentio,  presenlem  car- 
tam  sigillo  nostro  signa vi,  posterisque  inviolabiliter  servandam  conûrmavi. 

Sceau  ogival  de  la1» baye  d'Origny,  H.  70  mm,,  L.  50,  représentant  une  femme  debout  coiffée  eu  voile, 
tenant  un  livre  des  deux  mains  sur  la  poitrine  :  sioillv  scb  benrdicte  avriniacbnsis.  (PI.  III,  n*  56).  Yoy. 
un  type  analogue  dans  Douët  d'Arcq,  n°  8473. 


171. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n<>  1Ô5,  p.  233. 

1133,  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  fait  remise  du  cens  qui  lui  revenait 
sur  la  moëre  de  Ghistelles,  appartenant  à  Taumônerie  de  Saint-Bertin. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  vfi  13,  p    15. 

172. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  134,  p.  192. 

1137,  environ  (*).  —  Manassès,  comte  de  Guînes,  reconnaît  avoir  donné 
à  l'église  de  Saint-Bertin  un  revenu  de  16  sols,  assis  à  Audenfort  (105). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  246,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°  637.  Cf.  Morand,  pp.  38,  83. 

Rétablissez  ainsi  la  liste  des  témoins  :  His  in  testimonium  vocatis.  Abas  Andernensis 
Gregorius.  Arnulfas  de  Lisces.  Robertus  f rater  ejus.  Robertus  de  Vulhus  et  Walceras  frater 
ejus.  Gozo  de  Audenfort  et  Rainerus  de  Abatia.  Aelidis  de  Bavelingehem  cum  pluribas  aliis. 


173. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n#  166,  p.  235. 

1 138.  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  autorise  un  échange  de  terres  entre 
les  moines  de  Bas-Warnêton  et  Baudouin  de  Gommines. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  14,  p.  15. 


(*)  Cette  date  prête  à  controverse  (V.    Morand,  îoc.  cit.)  L'auteur  du  grand  Cartulaire  range  cette  pièce  sons  l'an 
1119;   et  Morand  fait  renarquer  que  l'abbé  Simm,  dans  sa  chronique,  l'a  classée  parmi  les  actes  qui  se  rapportent  au 
gouvernement  de  l'abbé  Lambert.  Ce  qui  est  certain,  c'est  que  le  futur  abbé  d'Andréa,  Grégoire  de  Balinghem,  était  pré 
sent  au  lit  de  mort  du  comte  Manassès,  et  que  son  élection,  qui  suivit  le  décès  de  l'abbé  Pierre,  fort  peu  de  temps  après, 
se  rapproche  singulièrement  de  cette  même  année  1137.  Si  l'acte  n'a  pas  été  rédigé  séance  tenante,  ce  qui  était,  je  crois. 


fréquent,  le  greffier  a  pu  donner  à  Grégaire,  au  moment  ou  il  écrivait,  une  qailité  qu'il  n'avait  pas  lorsque  le  con- 
trat fut  décidé  en  principe. 


•*•    .ii 


DE  SA.INT-BERTIN  71 


174. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  267,  p.  236. 

1138.  —  Le  même  comte  déclare  avoir  fait  passer  dans  le  domaine  de 
Saint-Bertin  dix  mesures  de  terre  que  Sibold,  fils  de  Werimbold,  avait  données 
à  l'abbaye  de  Lobbes. 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Ego  Theodericus,  Dei  gratia, 
cornes  Flandrie,  occasiones  perversas  adversus  ecclesias  in  terra  mea  precavens  in 
poste rum,  decem  mensnras  terre  quas  Siboldus,  filius  Werimboldi,  cum  Willelmo  filio 
suo,  Lobiensi  ecclesie  dederat,  meo  nutu  et  concessione,  quia  de  meo  feodo  erat,  ab 
eadem  Lobiensi  ecclesia  in  jus  ecclesie  sancti  Bcrtini  perpetuo  transisse  tam  futuris 
quam  presentibus  notificandum  curavi  ;  et  ne  a  malignis  quibuslibet  hec  datio  posset 
ulterius  violari,  apicibus  annotari,  sigillo  meo  signari,  testibusque  volui  roborari.  Testes  : 
Idesboldus  de  Graht.  Herbertus  de  Vulvringehem.  Siboldus  filius  Warimboldi.  Henricus 
filius  ejus.  Riquardus  Pal.  Stephanus.  Wido.  Riquardus  filii  ejus.  Riquardus  Blauuot. 
Eustachius  filius  Bade  loge.  Alwoldus  et  Adam  frater  ejus.  Actum  Furnis,  anno  Verbi 
incamati  M0.c°.xxx°.vin\ 


175. 

Chiro£raphe  original  (arch.  de  S.-Pry).  —T.  I,  n*  168,  p.  237. 

J 1 38,  environ  (d.  w.).  —  Guillaume,  avoué  de  Béthune,  donne  à  l'église  de 
Saint-Pry,  avec  le  consentement  de  sa  femme  Clémence,  une  brasserie  et 
diverses  propriétés,  sises  à  Béthune,  ou  dans  le  voisinage  (122). 

+  In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ne 
quod  dignum  memoria  est  oblivioni  tradatur,  stili  oiïicio  notum  facimus  tam  posteris 
quam  presentibus  quod  ego  Guilelmus,  jure  hereditario  Betuniensis  advocatus,  Clementia 
more  mea  filioque  meo  Roberto  annuentibus,  ecclesie  beati  Prejecti  martyris  Betuniensis 
cambam  Gunhardi,  et  hospites  infra  et  extra  Betuniam  liberos,  et  allodium  Bergarde  et 
Alandi  apud  Lockon,  quod  nostre  possessionis  erat,  et  pratum  cum  nemore  et  aqua  (*), 
quantum  pomerium  predicte  ecclesie  occupât,  usque  ad  fontem  Oiolt  pertinens,  firmiter 
concedimus.  S.  Hugonis  prepositi  Sancti  Bartholomei.  S.  Guiberti  canonici  et  sacerdotis. 
S.  Roberti  canonici.  S.  Gilleberti  de  Bergis.  S.  Symonis  de  Oisgi.  S.  Roberti  castellani 
Insulanensis.  S.  Seiheri  Betuniensis.  S.  Roberti  de  Fossa.  S.  Johannis  de  Bevri.  S.  Gua- 
rini  de  Anesin. 

(•)  D.  W.  A  quam. 


72  LES  CHARTES 


176. 

Original,  sub  plumbo.  —  T.  I,  n*  169,  p.  238 

1 1 39,  26  avril.  —  Le  pape  Innocent  II,  par  an  privilège  consistorial,  prend 
sous  la  protec  tion  du  Saint-Siège  les  biens  et  les  propriétés  de  Sain t-Bertin  (123). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  310,  d'après  le  ma  de  Tassart  n*  637.  Cf.  Morand,  pp.  61,  89.  Jaffé,  n»  5718. 

Variantes  des  noms  de  lieux  :  —  (p.  311),  ecclesiam  de  Herbela..,  de  Peternisse...  de 
Torbodeshem..,de  Broburch...  de  Poparingahem...  de  Stenkerka,..  de  Brusela...  de  Seal  a»... 
de  Boverinkehem...  villam  de  Aldenfort...  de  Rochestorp...  ab  Arnuldo  de  Wenti...  villa 
Lustringehem...  ecclesiam  de  Koica...  (rayez  id  est  Calmunt),  Roceshem,..  Hetlingehem... 
Westkerka...  Clemeskerce  ;  —  (p.  312),  Hittingehem...  Liswega...  Snelgerkerke...  Erni- 
ghem  ..  Wercbin  ..  Salomomes...  Hantai...  Frekene...  Ruslesta...  Oslara...  Warnestun... 
Egefridi  capella. 

A  gauche,  avant  la  datation,  le  cercle  concentrique,  avec  ces  mots  :  artiuva  nos  deus  salutaris  noster; 
—  à  droite,  le  Benevalete  ;  entre  deux,  la  série  des  signatures  consistorial  es  commençant  par  celle  du  pape  : 

Ego  Innocentius  catholice  ecclësie  episcopus  ss.  -f-  Ego  Conrad  us,  Sabinensis  episcopus  ss. 
+  Ego  Albericus,  Hostiensis  episcopus  ss.  +  Ego  Theodewinus,  Sancte  Rufine  episcopus  ss. 
+  Ego  Gregorius,  diaconus  cardinalis  sanctorum  Sergii  et  Bachi.  +  Ego  Otto,  diaconus  car- 
dinalis  S.  Georgii  ad  vélum  aureum.  +  Ego  Guido,  diaconus  card.  SS.  Cosme  et  Damiani 
juxta  templuni  Romuli.  +  Ego  Gerardus,  presbyter  card.  tituli  S.  Crucis  in  Jérusalem. 
+  Ego  Anselmus,  presb.  card.  tit.  S.  Laurentii  in  Lucina.  +  Ego  Litofredus,  presb.  card. 
titulo  Vestine  (*).  +  Ego  Lucas,  presb.  card.  tit.  SS.  Johannis  et  Pauli.  +  Ego  Marti  nus, 
presb.  card.  tit.  S.  Stephani  in  monte  Celio.  +  Ego  Guido,  S.  R.  E.  indignussacerdos.  +  Ego 
Azo,  presbyter  cardinalis  titulo  S.  Anastasie.  +  Ego  Scantius  ("),  presb.  card.  titulo  S.  Sa- 
bine. +  Ego  Ivo,  presb.  card.  S.  Laurentii  titulo  Damasi.  +  Ego  Crisogonus,  presb.  card. 
tit.  S.  Praxedis.  +  Ego  Gregorius,  diaconus  card.  S.  Angeli.  +  Ego  Hubaldus,  diac.  card. 
S.  Adriani. 


177. 

D'après  un  anc.  reg.,  coté  t.  19.  fol.  20,  v*.  —  T.  I,  supp.,  n8  2,  p,  1. 

1139,  26  avril.  —  Le  même  pape  écrit  au  comte  de  Flandre  et  à  ses 
barons,  pour  les  informer  qu'il  a  exempté  Pabbaye  de  Saint-Bertin  de  toute 
sujétion  à  l'égard  de  l'abbaye  de  Gluny. 

Innocentius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis  Theoderico  Flandrensium 
comiti,  illustri  viro,  Sibillae  comitissae  et  baronibus  per  Flandriam  constituas,  salutera  et 
apostolicam  benedictionem.  Dilectioni  vestne  etc.  comme  dans  l'acte  gui  suit,  sous  la 
même  date. 


(*)  D.  W.  Justine  et  plus  loin  Stantius. 


DE  SAINT-BERTIN  73 

178. 

D'après  le  ms  "«23.  —   T.  I,  supp.,  n°  2,  p.  2. 

1 1 39,  26  avril.  —  Le  même  pape  écrit  à  Pévêque  des  Morins,  à  ses  archi- 
diacres et  à  son  chapitre,  pour  leur  faire  la  même  notification. 

Imprimé  dans  Quérard,  p.  313,  d'après  le  ras  de  Tassait,  n*' 637.  Cf.  Morand,  p.  64.  Jaffê,  n»  5719. 

17&? 

D'après  le  reg.  t.  19,  f*  20  V.  —  T.  I.  supp.%  n°  3,  p.  2. 

1139,  27  avril.  —  Le  même  pape  écrit  au  châtelain  et  aux  maïeurs  et 
échevins  de  Saint-Omer,  pour  leur  faire  la  même  notification. 

Innocentius  etc.  dilectU  filiis  Willelmo  castcllano.et  tam  majoribus  quam  minoribus 
ville  Sancti  Audomari,  salutem  et  apostolicam  benedictionem.  Dilectioni  vestre  etc.  comme 
dans  l'acte  précédent.  Datum  Laterani.  v°  kalendas  maii. 

Imprimé  en  partie  dans  Marteneet  Durand,  Thés.  nov.  anecd.,  t.  III,  col.  639,  d'après  I  péri  as.  Jaffé,  n»5720. 

180. 

Original.   —  T.  I.  n«  170,  p.  243 

1140.  —  Léon,  abbé  de  Saint-Bertin,  .échange  avec  Rannulphe,  abbé  de 
Ham,  la  terre  de  Tatingloud  contre  une  autre  terre,  dite  de  Casnel  (124). 

Ut  diutina  altercatio  inter  ecclesias  Beati  Bertini  et  Sancti  Salvatoris  Hamensis  de 
commutatioae  cujusdam  terre  Tatinglo  nomine  habita  sopiretur,  in  hanc,  présente  epi- 
scopo  et  vicinis  abbatibus,  abbates  utrarumque  ecclesiarum  convenere  concordiam,  sci- 
licet  :  abbas  Léo  de  Sancto  Bertino  tradidit  abbati  Rannulfo  de  Sancto  Salvatore  Hamensi 
terram  Tatinglo,  quanti  prius  in  censum  sex  rasarum  frumenti  susceperat,  jure  possi- 
dendam  ;  abbas  autem  Hamensis  terram  de  Casnel,  quam  pro  supradicta  terra  de  Tatinglo 
commutaverat,  abbati  de  Sancto  Bertino  reddidit  libère  possidendam  ;  quam  itidem  ab 
eodem  in  censum  x  rasarum  frumenti  suscepit  pierpetuo  habendam,  ea  videlicet  condi- 
tione  ut,  si  infra  festum  omnium  sanctorum  censum  paratum  non  solverit,  judicium  ali- 
orum  censorum  abbatie  Sancti  Bertini  subibit  ;  quodsi  et  hoc  neglexerit,  secundo  tertiove 
commonitus,  si  non  satisfecerit,  terra  de  Casnel  penitus  carebit.  Ilec  autem  traditio  in 
utrisque  capitulis,  annuente  utroque  capitule,  facta  est  anno  Dominice  Incarnationis 

10 


\ 


-,j 


74  LES  CHARTES 

m°.c°.xl°.  Cujus  traditionis  testes  subtitulati  habentur  :  Milo  tune  temporis  Morinorum 
episcopus.  Philippus  et  Milo  archydiaconi.  Heremannus  decanus.  Léo  abbas  de  Sancto 
Berlino.  Ascelinus  prior  et  capitulum  Beati  Bertini.  Rannulfus  abbas  de  Sancto  Salvatore 
Hamensi.  Arnolfus  ejus  prior  et  capitulum  ejusdem  ecclesie.  Alfgerus  abbas  Bergensis. 
Balduinus  abbas  de  Sancto  Vulmaro.  Petrus  abbas  Andernensis.  Theodericus  abbas  de 
Capella.  Godescalcus  abbas  Alciacensis.  Albertus  decanus.  Gerardus  Zacheus.  Guffridus 
presbyter.  Frumoldus  rufus.  Hugo  clericus.  Olivarius  de  Arkas.  Lambertus.  Albertus. 
Lebbertinus.Guillelmus.  Gerardus.  Olivarius.  Bertramnus.  Alelmus.Drogo.  Petrus.  Hugo. 

181. 

Petit  cartul.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n©  4,  p.  3. 

1 140.  —  Alvise,  évêque  d'Arras,  donne  à  l'église  de  Saint-Pry  de  Béthune 
l'autel  de  Lestrem  (127). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Ego  Alvisus,  Dei  miseratione, 
Attrebatensis  episcopus,  tam  futuris  quara  presentibus  in  perpeluum.  Pastoral is  cure 
benignitas  oportunum  ducit  karissimorum  fratrum  in  sancla  Ecclesia  Deo  servientium 
juste  petitioni  pietatis  aures  in  clin  are,  et  pro  gratia  nobis  a  Deo  collata  eflectui  manci- 
pare,  ut  qui  religionis  vigore  prééminentes  sancte  Dei  Ecclesie  dévote  famulari  noscuntur, 
temporalia  ejusdem  bénéficia  misericorditer  sortiantur.  Nos  igitur  eminentia  caritatis 
animati  ecclesiam  beati  Prsejecti  martyris  de  Bethunia  ad  religionis  vigorem  promovere 
et,  prout  facultas  suppetit,  temporalia  fratribus  illic  Deo  militantibus  stipendia  providere 
curantes,  altare  de  Strumo,  in  Betbuniensi  pago  situm,  predicte  ecclesie  sancti  Praejecti 
tradendo  concedimus,  quamdiu  inibi  religionis  vigor  claruerit,  optinendum  et  usibus  fra- 
trum, Deo  miserante,  profuturum,  salvo  in  omnibus  jure  Attrebatensis  episcopi  et  mini- 
strorum  ejus.  Ut  autem  hoc  donum  firmum  et  stabile  manere  faciamus,  sygilli  nostri 
ymaginem  apponendo  roboramus.  Si  quis  vero  hujus  nostre  donationis  paginam  sciens 
temerario  ausu  contra  eam  insurgere  temptaverit,  divinae  animadversionis  ultioni  subja- 
cens,  anathema  sit.  Porro  ne  ab  aliquo  infirmetur  quod  agi  mu  s,  iidelium  testium  signa 
subnotare  curavimus.  Signum  Pétri  prepositi.  Signum  Nicolay  decani.  Signum  Thomae 
cantons.  S/ARollandi.  Basilii  canonicorum  sacerdotum.  S.  Gotsuini  abbatis  de  Aquicincto. 
S.  Lietberli  abbatis, Marcianensis.  S.  Hugonis  abbatis  de  Monte  Sancti  Eligii.  Ego  Alvisus, 
Dei  gratia,  Atrebatensis  episcopus,  hoc  donum  relegi,  subscripsi  et  in  nomine  Patris  et 
Filii  et  Spiritus  Sancti  propria  manu  confirmavi.  Actum  Atrebati,  anno  Domini  Jesu  Christi 
M0  c°  xl,  episcopatus  autem  domni  Alvisi  episcopi  Atrebatensis  anno  x. 


DE  SA1NT-BERTIN  75 


182. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  171,  p.  945. 

1140,  environ  (d.  w.).  —  Les  chanoines  de  Watten  prennent  à  cens  une 
terre  sise  à  Eperlecques,  appartenant  à  l'Aumônerie  de  Saint-Bertin. 

Nolum  sit  tam  modérais  quam  posteris  quod  canonici  Walinenses  terram  quamdam 
in  Sperleke  si  tam,  quam  prius  Eustachius  presbyter  tenuerat,  pro  censu  determinato 
receperint  ab  elemosinario  ecclesie  Sancti  Bertini,  per  assensum  domni  Leonis  abbatis 
ejusdem  loci,  et  preposito  suo  domno  Manasse  ita  fieri  admodum  postulantibus  (sic),  ea 
interposita  conditione  ut  virum  iidelem  exhibeant  qui  prefatum  censum  absque  lite  tem- 
pore  staluto  perso  1  va t,  nec  aliquid  amplius  de  terra  Sancti  Bertini  sine  consensu  ejus- 
dem ecclesie,  prêter  quod  modo  concessum  est,  sibi  vendicare  présumant,  et  quotquot 
in  futurum  novi  prepositi  sibi  successerint,  pro  eadem  terra  tenenda,  partim  (sic),  vel 
quod  vulgo  lie f  dictiuv,  semper  innovent.  Sicut  uutem  fratres  ecclesie  Sancti  Ricbarii  de 
terris  Sancti  Bertini,  absque  consensu  ejusdem  ecclesie,  sibi  usurpare  non  possunt,  ita 
fratres  Sancti  Bertini  de  terris  Sancti  Ricbarii  sine  eorum  consensu  invadere  nequeunt. 
Acta  sunt  bec,  testibus  domno  Leonio  abbate  Sancti  Bertini.  Domno  Godescalco  abbate 
de  Alci.  Erkembaldo.  Reingero.  Alexandro  monachis.  Domno  Manasse  preposito.  Alexan- 
dre decano.  Gerardo  canonico.  Lamberto  et  Ascelino  presbyteris.  Waltero  de  Eca.  Dro- 
gone,  scoutbeta  de  Sperleca.  Roberto  de  Hunela.  Alberto  filio  ejus.  Jodone  precone. 
Heinrico  fratre  Eustachii  presbyteri.  et  aliis  pluribus. 

Sceau  ronJ  de  53  mm.,  représentant  uns  Vierge  (?)  assise,  nimbée,  tenant  une  fleur  de  lys  dans  la  main 
droite,  un  livre  dans  la  main  gauche  :  sioill?  ses  m\rik  witimkjisis  kccls  (PI.  III,  n*  59). 

183. 

Original  scellé.  —T.  I,  n«  175,  p.  219. 

1140,  environ  (d.  w.).  —  Hugues  Clau,  chanoine  de  Cassel,  donne  aux 
moines  de  Saint-Martin  d'Oxelaëre  trente  mesures  de  terre  dans  la  paroisse 
de  Hardifort(128). 

In  nom i ne  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Notum  sit  tam  futuris  quam  presentibus 
sancte  matris  nostre  Ecclesie  filiis  quod  ego  Hugo  Clau,  filius  Hugonis  Clau,  Dei  gratia, 
canonicus  sancti  Pétri  Casselensis,  xxx  mensuras  terre,  parum  [plus]  minusve,  in  par- 
rochia  de  Hardintort,  ob  remedium  anime  mee  patrisque  mei  et  omnium  ûdelium  ani- 
marum,  concedo  monachis  in  monasterio  Sancti  Martini  de  Ocsclara  Deo  servientibus, 


it 


78  LES  CHARTES 


189. 

Petit  cartul.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n°  5,  p.  4. 

1143,  —  Alvise,  évêque  d'Arras,  après  examen  d'une  contestation,  adjuge 
à  Herbert,  prieur  de  Saint-Pry,  la  dîme  d'une  terre  située  à  Fouquières  (133). 

In  Domine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Alvisus,  Dei  miseratione,  Attreba- 
tensis  episcopus,  presentibus  et  futuris  in  perpetuum.  Noverit  omnis  noslra  posteritas 
quod  Herbertus,  prîor  ecclesiae  Sancti  Praejecti  de  Bethunia,  et  Adam,  prcsbyter  ejusdem 
parrochiae,  querelam  in  praesentia  nostra  ad  invicem  habuerunt  super  quadam  terra 
Sancti  Praejecti,  quae  est  infra  parrochiam  Sancti  Yedasti  de  Fuskires,  hinc  et  inde  super 
viam  publicam  versus  Esdinnul,  quae  etiam  circiter  (*)  xii  mencaldeas  terra,  parum  plus 
minus  ve,  estimatur  continere.  Hanc  terram  et  omnem  ejusdem  terne  decimam  prior  tene- 
bat  et  totam  sibi  ex  integro  vendicabat  ;  sed  et  presbyter  partem  aliquam  in  ea,  de  jure 
scilicet  presbyterii,  habere  volebat.  Auditis  itaque  multociens  partibus,  demum  prior, 
judicio  canonice  facto,  quia  prefatam  terram  cum  omni  décima  ipsius  terne  totam  ex 
integro  possederat  et  possidebat  de  jure  possessionis,  testes  ydoneos  in  praesentia  nostra 
produxit,  qui  légitime  examinati,  fidei  suas  et  juramenti  interpôsitione,  publiée  contestati 
sunt  quod  Sancti  Praejecti  ecclesia  praefatam  terram  cum  omni  ejusdem  terrae  décima 
jam  plusquam  triginta  septem  annos  in  pace,  seipsis  videntibus  et  absque  calumpnia, 
tenuisset  ;  sic  priori  et  ecclesiae  Sancti  Praejecti  prefata  terra  et  ipsius  terrae  décima  in- 
tégra et  libéra  sentencia  judiciali  tota  remansit.  Quia  igitur  hec  vidimus  et  audivimus, 
volumus  et  precipimus  ut  ecclesia  Sancti  Praejecti  et  monacbi  ejusdem  ecclesiae  praefatam 
terram  et  ipsius  terrae  decimam  ex  integro  totam  quiète  et  perpetuo  teneant  et  possi- 
deant  ;  et  ne  qui  s  ulterius  praefatam  ecclesiam  super  hiis  inquietare  vel  perturbare  pré- 
sumât, ad  tenendae  veritatis  cautelam  presentem  cartulam  inde  conscriptam  sigillo  nostro 
et  testibus  subscriptis  corroboravimus,  et  omnes  qui  ulterius  praefatam  ecclesiam  super 
hiis  inquietare  presumpserint,  Dei  et  sancte  Marie  omniumque  sanctorum  aucloritate  et 
nostra  excommunicamus.  Testes  Goscelinus  et  Saswalo  capellani  episcopi.  Thomas. 
Basilius.  Rollandus  canonici  Sancte  Marie.  Golsuinus  abbas  Aquicincti.  Hugo  abbas  de 
Monte  Sancti  Eligii.  Ranulfus  abbas  de  Ham.  Walterus  decanus  de  Husden.  Balduinus 
decanusde  Bethunia  et  alii  multi.  Actum  anno  Domini  m.  c.  xliii. 


(•)  D.  W.  Centra. 


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DE  SAINT-BERTIN  79 


190. 

Original  *ub  plumbo.  —  T.  I,  n»  178,  p.  252. 

1 1 44,  1 9  janvier.  —  Le  pape  Célestin  II,  par  une  bulle  consistoriale, 
confirme  les  biens  et  les  privilèges  de  Tatjbaye  de  Saint-Bertin  (131). 

Imprimé  dans  Gaérard,  p.  314,  d'après  le  ms  de  Tassart  n-  637.  Cf.  Morand,  pp.  64,  89.  Jaffé,  n°  6008. 

Variantes  de  F  original  :  —  (p.  315)  In  Teruanensi  parrochia...  ecclesiam  de  Her- 
bela...  de  Peternisse...  de  Torbodeshem...  de  Archas...  de  Poparingahem...  de  Stenkerka... 
de  Scala8...  de  Boverinkeem...  villam...  de  Rochestorp  ;  —  (p  316)  villa  Lustringeem,  eccle- 
siam de  Koica...  de  Walnas...  Aqoina...  Canetekurtim  (rayez  les  mots  id  est  Calmunt)... 
ecclesiam  de  Etlingehem,  de  Westkerke...  decimam  de  Clemeskerke,  ecclesiam  de  Hittin- 
gçhem...  de  Liswegua...  de  Snelgerkerke...  de  Eringhem.  .  de  Werchin...  de  Salomomes... 
Hantai...  Ru  si  esta...  M  era  et  Grabat...  Langha...  Oslara...  Warnastun...  Egefridi  capella  ; 
—  (p.  317)  Pratum  quoqne  Sancti  Martini  et  Femedit  Pétri  presbyteri  atque  Sarth  Al- 
berti...  Sancimus  insaper...  Decernimos  ergo  etc.  et  ajoutez  après  minuere  :  seu  quibaslibet 
aliis  molestationibus  vexare  et  toute  la  fin,  comme  dans  le  privilège  d'Innocent  II,  ci- 
dessus  n°  176. 

Ayant  le  Datum,  on  voit  à  gauche  le  double  cercle  concentrique,  dans  lequel  sont  inscrits  les  noms  des 
apôtres  et  celui  du  pape,  avec  la  devise  :  Fiat  pax  in  virtute  tua  et  habundantia  in  turribus  tuis;  à  droite 
le  Beneoalete  ;  entre  deux,  la  signature  :  Ego  Celestinus  catholice  ecc leste  episcopus,  suivie  de  celle  des 
cardinaux  : 

+  Ego  Qoizo,  pbr  card.  tit.  sce  Cecilie.  +  Ego  Habaldus,  pbr  card.  tit.  S.  Praxedis. 
+  Ego  Thomas,  pbr  card.  tit.  Vestine.  +  Ego  Petrus,  pbr  card.  tit.  S.  Snsanne.  +  Ego 
Hnbaldus,  pbr  card.  tit.  se.  Joh.  et  P.  +  Ego  Conradus,  Sabinensis  episcopus.  -j-  Ego 
Theodewinus,  S.  Ruflne  eps.  +  Ego  Albricus,  Hostiensis  eps.  +  Ego  Stephanus,  Prenesti- 
nensis  eps.  +  Ego  Imams,  Tuscolanensis  eps.  +  Ego  Petros,  Albanensis  eps.  +  Ego  Gjfe- 
gorins,  diac. 'Card.  88.  Serg.  et  B.  +  Ego  Otto,  diac.  card.  S.  Georgii  ad  v.  a.  +  Ego  Ge- 
rardns,  diac.  card.  S.  Mari»  in  Dom.  +  Ego  Octavianus,  diac.  card.  S.  Nie.  in  Carc.  Tall. 
+  Ego  Petras,  diac.  card.  S.  Mar.  in  Porticu.  +  EgoPetrus,  diac.  card.  S.  Mar.  in  Aquiro. 
-+•  Ego  Gregorins,  diac.  card.  S.  Angeli. 


191. 

Original  êub  plumbo.  —  T.  I,  n*  181,  p.  260. 

1144,  SÎ6  mai.  —  Le  pape  Lucius  II  confirme  par  une  bulle  privilège  les 
propriétés  de  Saint-Bertin,  dont  il  fait  une  énumération  partielle  (135). 

Imprimé  dans  Gaérard,  p.  319,  d'après  le  ma  de  Tassait  n*  637.  Cf  Morand,  pp.  61,  89.  Jaffé,  n*  6082. 

Variantes  de  l'original  :  Altare  de  Anesin,  altare  de  Werkeniul,  altare  de  Badli,... 
de  Itambecche...  de  Weserne...  decimam  apud  Longenesse...  apud  Sanctnm  Michaelem, 
apnd  Til  lèche. 

Avant  le  Datum,  la  signature  Ego  Lucius  catholice  ecclesie  episcopus,  entra  le  double  cercle  concen- 
trique (Ostende  nobis  dne  misedid  tuâ)  et  le  Benewatete. 


LES  CHARTES 


192. 

Original.  —  T.  I,  n»  182.  p.  262. 

1 144,  euviron  (d.  w.).  —  Michel,  connétable  de  Flandre  et  châtelain  de 
C&s&L  couiiruie  les  donations  faites  à  Saint-Bertin  parles  ancêtres  de  Gillebert 
JÀire,  à  Hardifort  (136). 

Ego  MichaeU  conestabularius  Flandrie  et  Casletensis  castellanus,  notum  esse  volo 
jHV>euubu$  et  t'uturis  quod  quicquid  predecessores  Gilleberti  de  Aria  ecclesie  Sancti 
Berlini  apud  Hardigford  de  feodo  meo  in  elemosinam  dederunt,  perpetuo  eidem  possi- 
deuduin»  \>iv  salute  anime  mee  et  uxoris  mee  et  filiorum  meorum,  concède  ;  et  ne  aliquis 
po&teivrutu  uieorum  contra  banc  concessionem  raeam  aliquid  altemptare  possit,  eandem 
prostkuli  earta  et  sigillo  meo  confirmo.  Ilujus  rei  testes  sunt.  Ada  uxor  mea.  Philippus 
*t  Xicael  tilii  mei.  Helyseus  preposilus  Yprensis.  Walterus  Canis  canonicus  Insulensis. 
Thcodertcu*  de  Uubroch.  Boidinus  Cantor  et  Theodericus  de  Werhem. 

193. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n*  183,  p.  263. 

1145,  25  avril.  —  Le  pape  Eogène  III,  par  une  bulle  consistoriale,  con- 
tinue les  propriétés  et  les  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin.  (Ift7). 

iByriiu*  dans  Morand,  p.  66,  d'après  le  ms  723.  Cf.  Ouérard,  p.  320.  Jaflfé,  n»  6112. 

Variantes  de  Voriginal  :  (p.  68)  ecclesiam  de  Peternisse de  Archas...  de  Poparin- 

ytthviu...  <ie  Stenkerca...  de  Boverinkeem...  villam  de  Rochestorp...  Lustringeem...  eccle- 
*t«m  do  Holchin...  al  tare  de  Merchem  ..  Canetekurtim...  Ruxhem  ;  —  (p.  69)  ecclesiam  de 
Ktlui£ohein>*  de  Hittingehem...  de  Liswega...  Snelgerkerce. . .  Ernighem...  Salomomes... 
Kivkone...  Rusleth...  Mera  et  Grahat...  Wiserna...  Edechin...  Oslara  ..  Kggefridi...  Longe- 
twtto  ..  decimam  de  Edechin,  deciraam  de  Billeke  ;  —  (p.  70)  Femedit  Pétri  près byteri 
At<]tie  Sarth  Alberti...  altare  de  Barli...  de  Rumbecca. 

Avant  le  Datum,  entre  le  double  cercle  (fac  mecù  dne  signû  %  bonù)  et  le  Benevalete,  commencent 
|t*  signatures. 

Ego  Eugenius,  catholice  ecclesie  episcopus.  +  Ego  Conrad  us,  Sabinensis  eps.  -(-  Ego 
Theodewinus,  S.  Rufine  eps.  +  Ego  Gregorius,  pbr  card.  tit.  Calixti.  -f-  Eg* Thomas,  pbr 
card.  tit.  Vestine.  -f-  Ego  Gilibertus  indignus  sacerdos  S.  R.  E.  +  Ego  Wido,  pbr  card. 
tit.  S.  Laur.  in  Dam.  +  Ego  Aribertus,  pbr  card.  tit.  S.  Anastasie.  +  Ego  Ubaldus,  pbr 
card.  tit.  S.  C  in  Jerus  +  Ego  Wido,  pbr  card.  tit.  Pas to ris.  +  Ego  Gregorius,  diac.  card. 
88.  Sergii  et  B.  +  Ego  Guido,  diac.  card.  ss.  Cosm.  et  D.  +  Ego  Octavianus,  diac.  card. 
3.  Nicolas  in  C.  T.  +  Ego  Johannes,  diac.  card.  S.  Adriani.  +  Ego  Astastaldus,  diac.  card. 
S.  Eustachii  juxta  templum  Agrippe.  +  Ego  Cinthius,  diac.  card.  S.  R.  E. 

Datum  Viterbi  etc. 


DE  SAINT-BERTIN  81 


194. 

Original  scellé.  —  T.  I.  n*  l&J,  p.  S69. 

1145.  — Milon,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Hugues  de  Campdavaine 
s'est  engagé  à  respecter  désormais  les  privilèges  de  Saint-Bertin. 

Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  cunctis  fidelibus  in  perpetuum.  Notum 
esse  volumus  lam  presentibus  quam  futuris  quod  Hugo  Campus  Avene  ecclesiam  Sancti 
Bertini  multimodis  inquietationibus  diutius  vexaveril.  Sed  tandem,  justicia  cogente,  pacera 
ecclesie  juravit;  et  ne  hactenus  eam  per  filium,  servientem,sive  hominem,  rapina,  preda, 
alicujus  hospitalitatis  inquietalione,  sive  alicujus  exaclionis  gravamine,  id  est  tallia,  in- 
fringeret,  autin  terra  sua  infringi  permitteret,  jurejurando  affirma  vit.  Si  vero,  peccato 
peccatum  superaddens,  hujus  j u ration is  certificationi  obviaverit,  bis  centum  libras  bone 
moneiein  emendationem ,  et  excommunicationem  in  eo  et  in  tota  terra  sua,  postforis- 
factum,  absque  dilalione  promulgandam  concessit  ;  et  super  hoc  comité  m  Flandrensem 
obsidem  et  fidejussorem  se  daturum  esse  promisit.  Concessum  est  etiam  quod  cornes 
Flandrensis  alicui  filiorum  ejusdem  Hugonis  terram  aliquam  non  reddet,  donec  hoc  idem 
ille  juraverit.  Actum  est  autem  hoc  anno  Dominice  lncarnationis  m°.c°.xlv°,  indic- 
tione  vir,  coram  domino  Himaro,  Romane  sedis  legato,  et  histestibus  Philippe  Milone 
archidiaconis.  Gerardo  Sancti  Audomari  preposito.  Waltero  decano.  Theoderico  de  Ca- 
pellaabbate. 

195. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  185,  p.  270. 

1 145.  —  Eostàche,  fils  de  Lidbert  de  Quelmes,  donne  à  l'église  de  Saint- 
Bertin  dix  mesures  de  terre  à  Setques.  (142). 

Notum  sit  tam  presentibus  quam  futuris  Christiûdelibus,  quorum  consilio  et  auxilio 
tuendum  est  jus  ecclesiasticum,  quod  Eustachius,  filius  Lidberti  de  Kelmis,  annuente 
uiore  sua  cum  filiis,  Deo  et  sancto  Bertino  dederil,  ad  usus  pauperum,  decera  mensuras 
terre  ex  illa  terra  quam  jure  hereditario  in  parrochia  de  Senteke  de  Sancto  Audomaro 
tenait,  ea  conditione  interposita  ut  elemosinarius  Sancti  Bertini,  eam  terram  possidens 
jure  perpetuo,  duos  denarios  in  die  nalalis  Domini  eidem  Eustachio,  vel  heredi  ipsius, 
annuatim  persolvat .  Hec  autem  donatio  facta  est  coram  Waltero,  decano  Sancti  Audo- 
mari, eodem  hoc  ipsum  concedente,  presentibus  duobus  presbyteris.  Symone  de  Sancto 
Martino  et  Daniele  capellano  Gerardi  prepositi  ;  et  scabinis  et  mini9teriali,  quorum  no- 

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82  LES  CHARTES 

mina  «objecta  sont.  Elembertus  ministerialis.  Scabîni  Willelmus  rufus.  Azo.  Reinelmus. 
Clarembaldus.  Balduinus. 

Qua  datione  facta,  Eustachius  duxit  Widonein,  monachum  Sancti  Bertini,  et  fratrem 
Vulvericum  super  terrara,  et  circumducens  eos,  ubi  terminanda  esset  undique  eadera 
terra  his  astantibus  insinuavit  :  Roberto  scilicet  fllio  Elemberti.  Waltero  fllio  Ode.  ln- 
gelarrio  de  Kelmis.  Balduino  filio  Everardi.  Winemaro  fratre  ejus.  Rodulfo  Hasta.  Guf- 
frido  de  Puteo.  Alolfo.  Eustachio  milite,  cura  supradictis  scabinis  et  ministeriali. 

Quo  facto,  idem  Eustachius  coram  abbale  Leonio  et  hominibus  Sancti  Bertini  donum 
renovavit,  bac  conditionis  convenientia  ut  si  aliquis  aliquando  de  eadem  terra  damnura 
lu  faeeret  ecclesie,  de  feodo  quod  idem  Eustachius  vel  hères  ipsius  de  Sancto  Bertino  teneret, 
/  damnum  restitueretur  exintegro;  coram  his  testibus.  Olivero  scilicet  de  Archas.  Ilugone 
filio  ejus.  Balduino  filio  Elemberti.  Arnoldo  de  Sigirke.  Marescoto  de  Ingelberga.  Bal- 
duino Albo  de  Kelmis.  Lamberto  de  Kelmis.  Rabelo  de  Kelmis.  Balduino  scabino  de  Kel- 
mis. Balduino  Crupelant.  Henrico  de  Ingelberga.  Eustachio  de  Campin.  et  aliis  quam 
pluribus.  Actum  sub  excommunication^  anno  Dominice  Incarnationis  n0.c°.xly°,  sub 
Theoderico  comité  et  Reingero  elemosinario. 

Sceau  rond  de  l'abbaye  de  Saint^Bertin  (PL  IV,  n#66),  décrit  (PI.  XXX,  n*  234)  par  M.  L.  Deschamps 
de  Pas,  dans  VHist.  sig.  de  S.-O.,  p.  102. 

196. 

Petit  cartal.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  tupp.,  n*  6,  p.  !». 

1 145.  —  Milon,  évêque  des  IVferins,  ratifie  la  cession  des  églises  de  Pernes, 
de  Floringhem,  de  Sachin  et  de  Pressy,  faite  au  prieuré  de  Saint-Pry-lez- 
Béthune,  par  l'abbé  de  Cluny,  au  nom  des  religieuses  de  Marcigny-les-Noh- 
nains(138). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum 
episcopus,  omnibus  fidelibus  in  perpetuum.  Que  pacis  perpétue,  seu  veritatis  perpetuo 
conservandae  gratia  in  presentia  nostra  facta  vel  audita  sunt,  ne  unquam  oblivione  depe- 
reant,  omni  nostre  posteritati  presenti  scripto  commendamus.  Cum  itaque  Marceniensis 
ecclesia,  monasterium  scilicet  monialium  Deo  sacra tarum,  quod  de  Cluniacensi  subjec- 
tione  est,  tytulo  ecclesiastice  donacionis  et  apostolicœ  confirmationis  attestalione,  agente 
quondam  (*)  venerabili  Hugone  Ambianensi,  prius  monacho  Cluniacensi,  deinde  àrchi- 
episcopo  Rothomagensi,  in  dyocesi  nostra,  parrochiales  ecclesias  de  Pernes,  de  Florin- 
guehem,  de  Saissin  et  de  Preci  teneret,  et  jam,  ut  privilégia  nobis  ostensa  contestaban tur , 
plusquam  triginta  annos  possedisset  ;  Archimbaldus  et  Thomas,  Cluniacenses  monachi 

(•)  D.  W.  Quodam. 


DE  SAINT-BERTIN  83 

et  provisores  ecclesie  de  Marcinni,  consilio  et  concessu  domni  Pétri  abbatis  Cluniacensis 
et  consensu  totius  capituli  de  Marcinni,  deliberaverunt  prefatas  ecclesias,  cum  terris  et 
decimis  et  cum  omnibus  que  ad  ipsas  pertinebant,  Herberto  priori  ecclesie  Sancti  Pre- 
jecti  de  Betbunia  perpetuo  tenendas  et  vice  Marceniensis  ecclesie  possidendas  ;  ita  timen 
ut  ecclesiae  Marceniensi  per  omnem  an  nu  m,  ab  initio  quadragesime  usque  ad  festum 
sancti  Jobannis  Baptistae,  per  nuncios  de  Marcini  très  marcas  ad  pondus  boni  argenti 
ecclesia  Sancti  Prejecti  in  perpetuum  persolvat  ;  hac  subrogatione  censuali  inter  eos 
peracta  et  duobus  sigillis,  domni  scilicet  Pétri  abbatis  Cluniacensis  et  capituli  de  Marcinni, 
confirma  ta. 

Archimbaldus  et  Thomas,  predicti  provisores  ecclesiae  de  Marcinni  et  Herbertus  prior 
Bethuniae,  apud  Teruaniam,  nobis  porrexerunt  predictae  pactionis  privilegium,  summo- 
tenus  ex  parte  domni  Pétri  Cluniacensis  abbatis  et  totius  capituli  de  Marcinni  Qagitantes 
ut  prefatam  censualitatem  et  nos  scripto  nostro  corroboraremus.  Posthec,  predicti  mo- 
nachi  Archimbaldus  et  Thomas  deliberaverunt  nobis  cum  litteris  commendalitiis  ex  parte 
Cluniacensis  et  Marciniensis  ecclesie  Herbertum  priorem  Bethunie,  ut  ullerius  in  perpe- 
tuum sit  nobis  persona  responsalis,  vice  Marciniensis  ecclesie,  super  ecclesiis  de  Pernis, 
de  Floringhehem,  de  Saissin  et  de  Preei,  quod  ad  perpetuum  censum  ecclesie  Sancti 
Prejecti  de  Bethunia  date  sunt  :  similiter'et  successores  Herberti  successoribus  nostris 
respondebunt. 

Ut  autem  inter  ecclesiam  de  Marcinni  et  ecclesiam  Sancti  Prejecti  pax  firma  super 
prefata  pactione  in  perpetuum  habeatur,  sicut  domnus  Cluniacensis  abbas  et  capitulum 
de  Marcinni  litteris  commendaticiis  a  nobis  expetierunt,  decernimus  ut  ecclesias  predictas 
de  Pernis,  de  Floringuehem,  de  Sassin,  de  Preci,  ecclesia  Sancti  Prejecti  perpetuo  teneat 
et  possideat,  salvo  censu  de  Marcinni,  salvoque  jure  episcopali.  Constituimus  etiam  ut 
nullus  presbyfer  in  predictis  ecclesiis  parrochialibus  cantare  présumât,  nisi  quem  prior 
ecclesie  Sancti  Prejecti  nobis  seu  successoribus  nostris  substituendum  presentaverit  ; 
presbyter  subslitutus  fidelitatem  ecclesiae  Sancti  Prejecti  jurejurando  cum  stola  et  ewan- 
gelio  faciat,  et  priori  Sancti  Prejecti,  sicut  persone  sue,  semper  respondeat.  Acta  sunt 
hec  anno  Dominice  Incarnationis  m°.c°.xlv.  Que  ut  rata  et  inconvulsa  semper  perma- 
neant,  présentent  paginam  inde  conscriptam,  cum  privilegio  domni  Pétri  Cluniacensis 
abbatis  et  capituli  de  Marcinni,  presentibus  monachis  Archimbaldo  et  Thoma  qui  ipsum 
privilegium  detulerant,  in  nostro  synodo  legi  et  audiri  fecimus,  ubi  eliam  predictae  pac- 
tionis violatores  publiée,  donec  resipiscant,  excommunicavimus  ;  deinde  hanc  paginam 
sigillo  nostro  et  testibus  subscriptis  corroboravimus.  Testes.  Hermanus  decanus.  Phi- 
lippus  et  Milo  archidiaconi.  Léo  Sancti  Bertini,  Balduinus  Sancti  Vulmari,  Theodericus 
Sancti  Johannis,  Theodericus  Sancte  Marie  de  Capella,  Algerus  Sancti  Winoci  de  Berghes, 
Bernardinus  de  Ham,  Gilbertus  de  Blangi  abbates.  Drogo  Escofles,  Evrardus,  magister 
Odo,  Alexander,  Balduinus  le  Bacon,  Petrus  canonici  Sancte  Marie.  Warinus  decanus 
Lilerii.  Meinbodo.  Fulcho  presbyteri  et  multi  alii. 


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84  LES  CHARTES 


197. 

Petit  cart.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n»  7,  p.  8. 

1 145.  —  Pierre,  abbé  de  Cluny,  autorise  la  remise  dé  l'église  de  Pemes 
et  de  ses  dépendances  au  Prieur  d'Abbeville,  moyennant  le  cens  annuel  de 
trois  marcs  d'argent  k  l'église  de  Marcigny-les-Nonnains  (139). 

Notum  sit  omnibus  istud  legentibus  etc....  Factum  est  hoc  laudante  capitulo  Marci- 
niensi,  praesentibus  venerandis  et  dilectis  fratribus  nostris  domino  Enguizone,  camerario 
nostro,  Duranno  sacristaet  aliis,  anno  ab  incarnatione  Domini  m°  c°  xlv. 


198. 

Petit  cartul.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n°  8,  p.  8. 

1145.  —  Les  deux  prieurs  de  Marcigny,  Thomas  et  Archymhald,  ap- 
prouvent la  cession  des  églises  de  Pernes,  de  Floringhem,  de  Pressy  et  de 
Sachin  aux  prieurs  d'Abbeville  et  de  Béthune  (140). 


199. 

Petit  cart.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n«  9,  p.  9. 

1145.  —  Milon,  évêque  des  Morins,  régularise  la  cession  des  églises  ci- 
dessus  désignées.  Il  met  fin  aux  réclamations  suscitées  à  cet  égard  par  deux 
laïques,  et  détermine  la  part  que  le  personat  et  le  curé  devront  avoir  respecti- 
vement dans  les  oblations  (141). 

In  nomme  Patris  ctFilii  et  Spiritus  Sancti,  Amen.  Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum 
episcopus,  omnibus  ad  quos  litterae  istae  pervenerint,  cognoscere,  diligeré  et  colère 
pacem  et  veritatem.  Ne  querela  quaeque  judicio  vel  compositione  jam  sopita  rursus  ma- 
lignitatis  astu  rediviva  suscitetur,  ad  posterorum  memoriam  qualiter  in  conspectu  nostro 
diflinita  sit  litîs  commendamus.  Fuit  igitur  controversia  inter  monachos  Sancti  Praejecti 
de  Bethunia  et  presbiteros  et  quosdam  parrochianos  de  Pernis  et  de  Floringuehem  et  de 
Saichin  et  de  Preci,  ea  videlicet  de  causa  quod  de  jure  monachorum  terras  et  quœlibet 
bénéficia  quidam  laici  sibi  usurparent.  Cum  enim  Marceniensis  ecclesia,  monasterium 
scilicet  monialium'Deo  sacratarum,  quod  deCluniacensisu!jectione  est,  tytulo  donationis 
ecclesiastic»  ecclesias  de  Pernis  et  de  Floringuehem,  de  Saycin  et  de  Preci  teneret,  et 


DE  SAINT-BERTIN 


85 


jam  plusquam  triginta  annos  possedisset,  clamore  Herberti  prions  Bethuniae,  qui  mona- 
cbus  Cluniacensis  erat  et  praefatas  ecclesias  de  Marceniensi  ecclesia  ad  censum  tenebat, 
quosdam  laicos  de  Pernis,  Radulpbum  scilicet  Yillanum  ei  fralrem  ejus  Ai  nulphura 
Rikcin,  filios  Bosonis  Lesquevin,  ad  jus  christianitatis  vocavimus,  quia  terras  quae  ad 
personatum  praefatarum  ecclesiarum  pertinere  dicebantur,  sibi  vendicare  attemptabant. 
Hii  ergo  in  praesenlia  noslra  constituti  rcspondere  Herberto  priori  detrectaverunt,  eo 
quod  litteras  Marceniensis  ecclesiae  ad  commendationem  sui  non  haberet.  Asserebant 
etiam  quod  praefat.mi  terram  dominus  Hugo  Ambianensis,  qui  aliquando  prsefatas  eccle- 
sias sub  personatu  tenuerat,  palri  suo  Bosoni  ad  censum  duorum  denariorum  et  duoruin 
capponum  dedisset. 

Fuit  et  alia  causa  qua  Herbertum  priorem  Bethuniae  Cluniacum  adiré  oportuit. 
Etenim  querela  magna 'de  censu  Marceniensis  ecclesiae  exorla  estinter  priores  Marce- 
nienses  et  priorem  Abbatisvillae,  quo  mediante,  prior  Bethuniae  duas  marcas  etdimidiara 
argenti  pluribus  annis  Marceniensi  ecclesiae  pro  censu  de  Pernis  persolvcrat.  ïjiis  pro 
causis,  llerbertus  prior  Cluniacum  adivit,  et  agente  domno  Petro  Cluniacensi  abbate, 
cum  Marceniensibus  sic  conciliatus  est  ut  censualitalem  de  Pernes  et  de  locis  ad  eam 
pertinentibus  ecclesia  Sancti  Praejecli  perpetuo  teneat,  eo  tenore  ut  singulis  annis  très 
marcas  argenti  Marceniensi  ecclesiae  persolvat. 

Hoc  insinuaverunt  nobis  duo  priores  ecclesiae  Marceniensis,  Thomas  videlicet  et 
Archimbaldus,  apud  Teruanniam,  cum  Herberlo  priore  jam  Cluniaco  regresso,  in  prae- 
sentia  noslra  constituti  ;  qui  etiam  praesentaverunt  nobis  privilegium,  quod  de  Marce- 
niensi secum  detuleranl,  domni  Johannis  praedecessoris  nostri  et  capiluli  Morinensis  (*) 
duobus  sigillis  bullatum,  et  etiam  privilegium  domni  Calixti  papae,  quibus  cognovimus 
quod  ecclesia  de  Marcinni  episcopali  donatione  et  apostolica  confîrmatione  possèdent 
ecciesias  de  Pernis  et  de  Floringuehem  et  de  Preci  et  de  Saissin  cum  terris  et  decimis 
et  oblationibus  ad  ipsas  ecclesias  pertinentibus,  plusquam  triginta  annos.  Etenim,  non 
tam  praefata  privilegiorum,  sed  etiam  publica  multorum  attestatione  pro  certo  didicimus 
quod  dominus  Hugo,  dictus  Ambianensis,  vir  per  omnia  laudabilis  et  amabilis  valde, 
prius  monachus  Cluniacensis,  poslea  archiepiscopus  Rothomagensis  factus  est.  Hic  ante- 
quam  habitum  monachi  susciperet,  matrem  suam  in  ecclesia  Marceniensi  monacham 
fecil  ;  et  quia  vir  bonus  erat  et  honorabilis,  petiit  et  impetravit  a  predecessore  nostro, 
Morinorum  episcopo,  ut  praefatas  ecclesias  de  Pernes,  de  Floringuehem,  de  Preci  et  de 
Saissin  cum  omnibus  ad  ipsas  ecclesias  pertinentibus,  sicut  ipse  Hugo  sub  personatu  eas 
tenuerat, .  sic  ecclesiae  de  Marcinni  perpetuo  tenendas  in  elemosinam  condonaret  ;  et 
factum  est  ita,  sicut  privilégia  superius  memorata  nobis  ostensa  plenius  contestantur. 
Postea  vero  Marcenienses  praefatas  ecclesias  cum  omnibus  terris,  videlicet,  decimis  et 
oblationibus,  ecclesiae  sancti  Praejecti  de  Bethunia,   sicut  praescripsimus,  ad  censum 

(*)  D.  W.  a  écrit  a*pUulum  Morinense. 


**&-L^. 


86  LES  CHARTES 

tenendas  concesserunt,  eo  tenore  ut  singulis  annis,  sub  testimonio  prions  Abbatisvillae, 
prior  sancti  Praejecti  Marceniensibus  duas  marcas  argenti  et  dimidiam  persolvat.  Et  quia 
haec  conventio  nullius  scripti  auctoritate  confirmata,  sed  nec  pondus  argenti  diflinitum 
fuerat,  Marcenienses  reluctari  ceperunt  ;  sed  tandem  in  praesentia  domni  Pétri  abbatis 
Cluniacensis  concordati  sunt. 

Suit  l'analyse  des  actes  ci -dessus  nos  196, 197  et  198. 

Iluic  conventioni  assensum  suum  praebuerunt  omnes  praelibati  priores  de  Clunni, 
qui  ad  hoc  ex  parte  Cluniacensis  abbatis  et  capituli  Marceniensis  ad  synodum  convene- 
rant.  Hiis  ita  transaclis,  Radulfum  Villanum  et  fratrem  ejus  Arnulphum  Richechin  de 
Pernis,  quiquandam  terram  de  personatu  de  Floringuehem  invaserant,  clamore  Herberti 
prioris  ad  jus  christianitatis  revocavimus.  Ad  diem  venerunt,  et  Hugo  clericus  frater 
eorum  cum  eis.  Consilio  Hugonis  Arnulphus  mox  se  a  causa  demisit,  quia  contestabatur 
pro  cerlo  quod  nihil  juris  in  praedicta  terra  haberet  (*).  Radulpbus  vero,  in  injuria  sua 
persistens,  quia  censorem  se  ecclesiae  Sancti  Praejecti  in  responsione  sua  fecit,  ad  curiam 
prioris  judtcio  nostro  remissus  est,  ut  ibi  parium  suorum,  hoc  est  censorum  ecclesiae, 
sententia  judicaretur.  Quid  plura?  utriusque  curiae,  et  nostrae  et  prioris,  judicium 
Radulphus  subterfugiit,  unde  post  dies  a  priore  canonice  conservatos  excommunicatus 
remansit. 

Tandem  Radulphus  ad  pedes  nostros  veniens  petiit  ut  in  veritatem  Hugonis  archi- 
episcopi  Rothomagensis,  qui  praefatas  ecclesias  sub  personatu  diu  tenuerat,  res  immitte- 
retur  (**),  quod  ei  a  nobis  et  a  priore  Bethuniensi  bénigne  concessum  est.  Fiduciavit  ergo, 
et  duo  fratres  ejus  cum  eo,  quod  responsionem  archiepiscopi  per  omnia  observaret.  Quia 
vero  prior  Herbertus  adversus  presbiteros  suos  de  Pernis  et  de  Sassin,  Menbodonem  sci- 
licet  et  Fulchonem,  de  jure  sui  personatus,  et  presbyteri  adversus  priorem  de  suo  jure 
concertabant,  pari  consilio,  quinque  presbyteros  elegerunt,  qui  pro  veritatis  inquisitione 
cuique  parti  suum  jus  sine  personarum  acceptatione  rependerent.  Nomina  quinque 
presbyterorum  :  Gunduinus  de  Calona  (***),  Warinus  de  Ham,  Hugodictus  de  Bevri,Ber- 
nardus  dictus  d'Anesin,  Hugo  de  Sancto  Paulo.  Horum  quidam  in  predictas  ecclesias 
cantasse  dicebantur.  Isti  ergo,  cum  jam  inquisitionem  suam  rependere  disponerent, 
voluerunt  et  ipsi  habere  sententiam  domni  Hugonis  archiepiscopi,  et  hoc  ipsum  nobis  et 
omnibus  bonum  visum  est,  et  nos  deprecati  sunt  ut  scriberemus  pro  eis.  Scripsimus 
ergo  et  pie  ipsum  Hugonem  archiepiscopum  deprecati  sumus,  ut  Dei  amore  et  pietatis 
intuitu,  de  cunctis  quae  querebamus  nobis  veritatem  remitteret. 

Responsio  ejus  talis  extitit  :  «  Boso  li  eskevins  de  Pernis  fidelis  valde  miçhi  extitit, 
et  omnia  mea  ei  custodienda  commisi,  sed  nil  ei  unquam,  sive  filiis  ejus,  ad  censum 

(•)  D.   W.  Haberent. 
(••)  D.  W.  Immiteretur. 
(*•♦)  D.  W.  Casona. 


"~* 


DE  SAINT-BERTIN  87 

dedi  ex  parte  ecclesiaede  Pernis.  Habui  non  plene  vin  mensuras  terrae.  Has  omnes  libéras 
in  manu  mea  tenui,  et  bas,  sicut  eas  cum  ecclesiis  tenueram,  dono  Morinensis  episcopi 
ecclesiae  Marciniensideliberavi.  In  hiis  terris  presbyter,  quia  utrique  ecclesiae  deserviebat, 
tertiam  partem  habuit,  sed  ego,  pro  jure  copsueto,  eas  ad  excolendum  dabam  cuicumque 
volebam.  In  omnibus  decimationibus  frugum,  vel  quarumcumque  rerum,  persona  duas 
partes  habebit,  presbyter  tertiam  in  utraque  ecclesia.  In  omnibus  oblationibus  denario- 
rum,  vel  panum,  seu  quarumcumque-  rerum  quae  ad  manum  presbyteri  offeruntur,  sive 
quae  super  altaria  utriusque  ecclesiae  ponuntur,  vel  etiam  nummorum  qui  pro  candelis 
baptismi  dantur,  persona  duas  partes  et  presbyter  tertiam  partem  habebit  ;  hoc  excepto, 
si  presbyter  missas  defunctorum  absque  corpore  defuncti  cantaverit,  omnis  oblatio  pres- 
byteri propria  erit;  si  corpus  defuncti  praesens  fuerit,  omnis  oblatio  ad  consuetam  parti  - 
tionem  veniet  ;  et  si  eo  die,  post  sepulturam  corporis  defuncti,  missam  aliam  pro  de- 
functis  canlaverit,  et  si  pro  corpore  nuper  defuncto,  sed  nundum  in  ecclesiam  allato, 
cantaverit,  oblatio  ad  prediclam  parlitionem  veniet.  In  omnibus  elemosinis  quae  presby- 
tero  dimittuntur,  quaecumque  res  sint,  seu  etiam  pro  tricenario  sint,  persona  duas  partes, 
presbyter  tertiam  partem  habebit.  In  parrochia  de  Sassin,  in  omnibus  rébus,  tam  frugibus 
quam  oblationibus,  persona  duas  partes,  presbyter  tertiam  habebit.  In  parrochia  dePreci, 
persona  medietatem  omnium  rerum,  presbyter  aliam  accipit,  hoc  excepto  quod  oblatio 
missarum  pro  defunctis,  si  corpus  presens  non  fuerit,  tota  presbyteri  erit,  sicut  in 
Pernes.  *  Ad  ultimum,  ait  archiepiscopus  :  «  Haec  veritas  mea  est  ;  haec  omnia  sic  tenui.  » 
Hanc  veritatem  omnes  tam  presbyteri  quam  laici  receperunt.  Sic  terram  ecclesiae 
Sancti  Praejecti  Radulphus  dimisit  ;  quinque  presbyteri  tantum  de  tricenario  dimisso 
presbyteris  hesitaverunt.  Nos  autem  presbyteros  Membodonem  et  Fulconem  compulimus 
ut  et  ipsi,  pro  veritate  archiepiscopi,  concordiae  omnino  cédèrent.  Quia  igitur  haec  anno 
Domini  m.  c.  xlv  in  conspectu  nostro  facta  sunt,  ut  rata  et  inconvulsa  semper  perma- 
neant,  Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  praesentem  paginam  inde  conscriptam 
sigillo  nostro  et  testibus  subscriptis  corroboravimus,  et  eos  qui  p  ne  fa  tas  constituliones 
quicumque  violare  praesumpserint,  auctoritate  Dei  et  nostra  excommunicavimus.  Testes 
Hermannus  decanus.  Philippus  et  Milo  archidiaconi.  Léo  sancti  Bertini.  Balduinus  sancti 
Yulmari.  Bernardus  de  Ham  abbates.  Drogo  Eskolles.  Robilzot.  Eustachius.  Balduinus 
Bacon  canonici.  Evrardus.  Odo  Balduinus.  Warinus.  Ermenfridus.  Manasses.  Renerus. 
Amolbertus.  Petrus.  Balduinus.  Albinus  praesbyteri  decaniae  de  Lileirs. 

200. 

Petit  cartul.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  tupp.,  n  10,  p.  15. 

1 1 46.  —  Milon,  évêque  des  Morins  promulgue  une  seconde  fois  l'évincé- 


At't*    "■  — 


88  LES  CHARTES 

ment  de  Raoul  Vilain  de  Pernes,  de  la  terre  que  celui-ci  prétendait  tenir  de 
Hugues  d'Amiens,  archevêque  de  Rouen  (144). 

Acta  sunt  haec  anno  Dominicae  Incarnationis  m.  c.  xlvi  ;  ....  testes  :  Hermanus 
decanus.  Philippus  et  Milo  archidiaconi.  Evrardus  presbyter.  Mag»ster  Odo.  Balduinus  de 
Milam.  Petrus  li  Polires.  Balduinus  Bacon.  Warinus  decanus  et  presbyter  de  Ham. 
Albinus.  Renerus.  Alulfus.  Manasses.Fluitardus.  Gunduinus presby teri  decaniae  de  Lileirs. 

201. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n-    86,  p.  272. 

1146.  —  Hugues  de  Fauquembergues  notifie  la  donation  faite  à  Saint- 
Bertin,  d'une  terre  située  à  Quelmes  et  aux  environs,  par  Hugues  Butri  (143). 

-f  In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Ego  Hugo,  dominus  de  Falkenberge, 
notum  facio  tam  modernis  quam  posleris  quod  Hugo  cognomine  Butri  quendam  comi- 
tatum  quem  a  me  in  feodo  de  terra  quadam  in  Kclmis  sita,  Laça  dicta,  simul  et  de  alia 
terra  que  de  Deserto  dicilur,  Leoni  abbati  et  ecclesie  sancti  Bertini,  meo  assensu,  per- 
pétue concesserit,  ea  interposita  conditions  ut  singulis  annis  in  festivitate  sancti  Johannis 
Baptiste  très  soiidos  a  predicta  ecclosia  recipiat,  duos  solidos  videlicet  de  terra  que  dicitur 
Laça,  et  unum  solidum  de  terra  qu/ dicitur  de  Deserto;  et  quicquid  in  posterum  de 
inculto  illius  terre  in  culturam  forte  venerit,  secundum  modum  et  tenorem  prefate  terre 
censum  inde  ecclesia  dabit,  et  simili  modo  comitatum  inde  ..abebit.  Quot  (sic)  utratum 
permaneat  in  perpetuum,  nostro  sigillo  corroborari  et  testibus  subscriptis  fecimus  afiir- 
mari.  Erkembaldus  monachus.  Raingerus  elemosinarius.  Eustachius  hospitarius.  Wido 
monachus.  Lambertus  monachus  Amilius  monachus.  Walterus  castellanus.  Eustachius 
frate.r  Hugonis  Butri.  Hugo  de  Ravenesberge.  Olivir  de  Archas.  Eustachius  de  Swerdes. 
Eustachius  de  Kelmis.  Hugo  de  Dalhem.  Arnoldus  de  Prestersart.  Philippus  archidia- 
conus.  Willelmus  nepos  ejus.  Hugo  sacerdos.  Amalricus  de  Falkenberge.  Willelmus 
Bacon.  Ulricus  de  Valle.  Actum  Yerbi  incarnati  anno  m0.c°.xl0.vi°. 

Sceau  rond,  53  mm.,  type  équestre,  personnage  civil,  tenant  l'oiseau  sur  le  poing,  galopant  à  senestre  : 

-j-  SIOILLVM  HVGONIS  DB    PALKKNBEROa   (PI.  IV,  n*  0*7) . 

N.  B.  Un  extrait  de  cet  acte  a  été  publié  par  Malbrancq,  t.  III,  p.  434. 

202. 

Petit  Cartulaire  de  Saint-Pry.  —  T.  I,  supp.,  no  11,  p.  16. 

1147.  —  Milon,  évêquedes  Morins,  détermiae  par  une  constitution  spé- 


DE  SAINT-BERTIN  89 

ciale  la  part  du  personat  et  celle  du  desservant  dans  les  paroisses  de  Pernes, 
de  Floringhem,  de  Sachin  et  de  Pressy  (147). 

Anno  Dominice  Incarnationis  Mo.c°.xL0.vir.  ...  Testes  H ei  ma  nus  decanus.  Philippus 
et  Milo  archidiaconi.  Evrardus  presbyter.  Magister  Odo.  Eustacius.  Petrus  li  Polires. 
Warinus  de  llam.  Renerus.  Balduinus.  Robertus.  Arnulfus.  Willelmus.  Alulfus.  Heime- 
ricus.  Wenemarus.  Boso.  Albinus.  Robertus  de  Aria.  Walterus.  Balduinus.  Emenfridus 
presbyteri  decaniae  de  Lilleirs. 

N.  B.  Cet  acte  n'est  que  la  reproduction,  sous  une  autre  forme,  des  conclusions  contenues,  pour  le  même 
objet,  dans  l'art.  199. 

203. 

D'après  le  ms78l.  —  T.  I,  n«  187,  p.  273. 

1147.  —  Robert  de  Verquigneul  obtient  du  prieur  de  Saint-Bertin  l'au- 
torisation de  faire  célébrer  la  messe  dans  la  chapelle  de  ce  lieu. 

Noverint  tam  posteri  quam  présentes  Robertum,  lilium  Balduini  de  Werkinnul,  et 
Adelizam  uxorem  ejus,  diu  multumque  precibus  insis tentes,  tandem  a  dompno  Erkem- 
baldo  priore  ceterisque  fra tribus  Sancti  Bertini,  que  ad  eos  ejusdem  loci  spectabant, 
bénéficia  optinuisse,  ut  in  capella  de  Werquingnul,  quam  ipsi  sibi  construxerant,  mis- 
sarum  ce leb ratio,  et  apud  veterem  capellam  sepultura  habeatur,  et  hoc  a  nullo  alio  nisi 
a  presbytero  de  Werkin.  Ipsi  vero  scilicet  Robertus  et  Adeliz,  uxor  ejus,  ceterique  adja- 
centes décimas  et  oblationes   ceteraque  bénéficia  ad  ecclesiam  pertinentia  iideliter  et 
dévote  exhibebunt.  Sane  idem  Robertus  cum  conjuge  sua  quamdam  terram  delegaverunt, 
singulis  annis  xxir9  denarios  reddentem,  qui  denarii  annuatim  per  manura  presbyteri 
de  Werkin  in  Nativitate  Sancte  Marie  ad  censum  episcopalem  quem  sungeta  vocant  diri- 
gentur  ;  ita  sane  ut  nec  in  bissextis  hic  census  augeatur  nec  extra  minuatur.  Quod  si 
presbitero  non  fuerint  dati,  presbyter  terram  ad  censum  pertinentem  saisibit  ;  cui  si 
quis  coniradixerit,  cessabunt  misse  in  nova  capella.  Actum  At rebâti,  domno  Luca  archi- 
diacono  agente,  ceterisque  canonicis  annuentibus,  anno  Domini  m°.c°.xlvii,  indictionex, 
concurrente  il,  epacta  xvn  ;  testibus  subtitulatis  :  Nichalo  decano.  Roberto  filio  Thit- 
baldi.  Anselmo  cantore.  Gerbodone  canonico.  Rotlando  canonico.  Lamberto  capellano 
archidiaconi.  Meinardo  decano  de  Bethuna.  Hugone  presbytero.  Balduino  presbytero. 
ceterisque  pluribus. 

204. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  188,  p    274. 

1147.  —  Thierkt,   comte  de  Flandre,  confirme  les  privilèges  de  l'abbaye 

12 


L 


tf  ♦  *    * 


90  LES  CHARTES 

de  Saint-Bertin  dans  ses  états,  notamment  à  Arques,  Bourbourg,  Wizernes, 
Poperinghe  etc.  (145). 

Theodericus,  Dei  gratia,  cornes  Flandrarum  etc.  Cum  unius  sint  mercedis  et  premii 
et  hi  qui  ecclesiasticas  possessiones  vel  substantias  cotidie  jure  tuentur  Dei,  et  hi  qui  eas 
largiuntur  usibus  fidelium  ex  devotione  lidei,  Ego...  notum  fieri  volo  cunctis  successo- 
ribus  me  concessisse  et  reconfirmasse  universa  que  predecessorum  meorum  liberalitate 
vel  principum  simul  et  vulgarium  munificentia  ecclesie  sancti  Bertini  usque  in  presens 
sunt  col  la  ta,  quatinus  ejusdem  cenobii  fratres,  ea  cum  quiète  et  securitate  sub  divina 
meaque  tuitione  possidentes,  pro  meis  excessibus  intervenientes,  me  meaque  omnia  suis 
precibus  Deo  et  Verbo  grade  ejus  commendent.  Suit  V analyse  des  chartes  de  1056, 
1093,  1125  etc.  ;  puis  :  Censum  etiam  de  Oio  et  de  villa  Sancti  Âudomari  kerka  et  par- 
roechiis  que  ad  eundem  censum  pertinent  ;  et  omnem  elemosinam  in  censu  de  tota  Flau- 
dria  quem  ecclesia  Sancti  Bertini,  ab  antiquo,  predecessorum  meorum  largitione  pos- 
sidet.  Censum  similiter  de  mansuris  qu^m  ecclesia  sancti  Bertini  ab  antiquo  et  deinceps 
in  burgo  Sancti  Audomari  perpetuo  obtinendum  possidet,  nec  non  de  eisdem  mansuris 
debitum  quod  vulgo  relif  dicitur,  quod  in  v  solidis  ab  bis  qui  aliis  morientibus  in  posses- 
sionem  succedunt,  dari  statutum  est,  jure  nihilominus  bereditario  ecclesie  beati  Bertini 
libère  et  quiète  possidendum  confirmamus.  Hujus  confirma tionis  testes  subscripti  ade- 
rant  présentes.  Sibilla  comitissima  (sic).  Balduinus  ûlius  ejus.  Rogerus  prepositus  Bru- 
gensis.  Gerardus  prepositus  Sancti  Audomari.  Giselbertus  castellanus  Bergen  si  s.  Wal- 
terus  castellanus  Sancti  Audomari.  Radulfus  castellanus  Brugensis.  Henricus  castellanus 
de  Broburc.  Anselmus  dapifer.  Michael  constabularius.  Razo  pincerna.  Eustacbius  ca- 
merarius.  Osto  miles  Templi.  Robertus  miles  Templi.  Elenardus  advocatus.  Arnoldus 
advocatus.  Hugo  de  Ravenesberge.  Rainaldus  de  Bekanes.  Balduinus  Botel.  Oliverus  de 
Arkas.  Eustacbius  de  Stenvorda.  Radulfus  de  Poparingehem.  Actum  anno  m0.c°.xlvii09 
indictione  x,  concurrente  n,  epacta  xvn. 

205. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  189,  p.  277. 

1 147.  —  Le  même  comte  accorde  aux  hommes  de  Poperinghe  le 
d'une  sécurité  de  paix  semblable  à  celle  de  Furnes  (146). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  16,  p.  17. 


v»      ■ 


DE  SAIN^-BERTIN  91 


206. 

D'après  un  reg.  coté  f.  xix,  p.  21.  —  T.  I,  n«  197  bis,  p.  $88. 

1150,  8  décembre.  —  Le  pape  Eugène  III  mande  aux  religieux  d'Auchy 
qu'ils  doivent  respecter  les  privilèges  de  Saint-Bertin,  relativement  à  l'élection 
des  abbés  de  leur  monastère. 

Eugenius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis  Alcinonensibus  monacbis 
salutem  et  apostolicam  henedictionem.  Apostolice  sedis,  cui,  disponente  Domino,  licet 
immeriti  presidemus,  amministratione  compellimur  singulis  ecclesiis  et  ecclesiasticis  per- 
sonis,  et  his  precipue  que  ad  jus  beati  Pétri  specialiter  pertinere  noscuntur,  attenta 
sollicitudine  providere  et  unicuique  propria  jura  servare.  Significatum  siquidem  nobis 
etc.  Comme  dans  V Essai  historique  sur  les  abbés  de  V abbaye  de  S.  Silvin  d'Auchy,  par 
M.  l'abbé  Fromentin,  in-8°,  1882,  p.  96.  Datum  Ferentini,  vi  idus  decembris. 

N.  B.  Les  critiques  de  M.  Fromentin  contre  les  caractères  de  cette  bulle  pontificale  ne  sont  pas  recevables. 
Jatte  indique  cet  acte,  sous  la  date  d'avril,  d'après  Iperius,  n°  6111. 

207. 

Chirographe  original.  —  T.   I,  n*  190,  p.  278. 

1150.  —  Léon,  abbé  de  Saint-Bertin,  exempte  de  toute  redevance  les  biens 
de  l'abbaye  de  Saint-Léonard  de  Guînes  qui  se  trouvent  dans  les  dépendances 
de  son  monastère. 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Ego  Léo,  Sancti  Bertini  abbas,  cum 

totius  capituli  ejusdem  ecclesie  assensu,  paupertati  sanctimonialium  Gisnensis  ecclesie 

iCondolentes,  ac  paci  earum  in  posterum  providentes,  omnes  terras  quas  ab  ecclesia 

nostra  ipse  sanctimoniales  presentaliter  tenent,  ab  omni  exactione,  inquietatione,  rele- 

vamine,  prêter  solu  n  annualem  censum,  eis  perpetuo  libéras  possidendas  concessimus  ; 

et  ut  ratum  ac  Qrmum  perpetuo  eis  permaneat,  sigilli  nostri  impressione  confirmavimus. 

-Adjecimus  etiam  ut  uullam  terram  de  nostris  amodo  absque  assensu  abbatis  et  capituli 

.nostri  recipiant.  Actum  estautem  hoc  anno  Dominice  Incarnationis  m°.c°.l°,   coram  bis 

-  testibus  Guillelmo  Gisnensi.  Balduino  Audomarensi  decanis.  Balduino  capellano.  Balduino. 

Lamberto.  Stephano.  Beringero.  Guillelmo  presbyteris.  Balduino.  Gualone  Teruannensis 

;  ecclesie  canonicis  et  aliis  pluribus. 


94  LES  CHARTES 


212 


D'après  le  ma  721.  —  T.  I,  n*  195,  p.  285. 


1151.  —  Frédéric,  doyen  de  Cologne,  donne  acte  aux  églises  de  Saint- 
Omer  et  de  Saint-Bertin,  d'un  désistement  consenti  par  le  curé  de  Geldistorp 
(152). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Ego  Fridericus,  majoris  ecclesie  in  Colonia 
decanus.  Controversia  mota  est  in  presentia  nostra  de  parrochiana  quadam  ecclesia  que 
est  in  pago  Geldistorp,  cujus  primum  donum,  videlicet  lundi,  equali  jure  pertinet  ad 
ecclesiam  sancti  Audomari  et  ad  ecclesiam  sancti  Bertini  in  Flandria  ;  pro  parte  ecclesie 
sancti  Audomari  agente  Petro  ibidem  canonico  ;  pro  parte  ecclesie  sancti  Bertini  agente 
Basilio  ibidem  monacbo,  adversus  quemdam  clericum  nomine  Widegou,  memorate 
ecclesie  pastorem.  Actores  suam  justiciam  de  ecclesia  exigebant,  videlicet  servicium  duo- 
rum  dierum  ad  quatuor  homines,  et  totidem  equitaturas,  congrua  suffi  ci  entia  prandii, 
cène  et  pabuli.  Memoratus  ecclesie  pastor,  dum  adversus  eum  ageretur,  primo  inventus 
est  nec  plane  negans,  nec  plane  concedens  ;  postremo  pertinaciter  negare  cepit,  et  ad 
alium  judicem  pro  fatigandis  actoribus  causam  transferre  laboravit.  A  parte  actorum  ad 
appellationem  jam  ventum  erat,  cum  idem  prenominatus  Widegou  justiciam  eorum  plene 
eis  et  eorum  successoribus  recognovit,  hoc  interposito,  si  ita  non  faceret,  ab  ecclesia 
absque  contradictione  desisteret.  Actum  est  hoc  et  firmatum  Colonie,  in  capitulo  beatorum 
Apostolorum,  presentibus  prioribus  aliarum  ecclesiarum,  decanis  et  scolarum  magistris  et 
'quampluribus  aliis,  anno  Incarnationis  Dominice  m. au. 

213. 

Original,  gub  plumbo.  —  T.  I,  n»  197,  p.  287 .  * 

1151,  ou  1152,  25  septembre.  — Le  pape  Eugène  III,  confirme  rechange 
ci-dessus  relaté,  n°  210  (1 5  i). 

< 

Eugenius  episcopus  etc.  Apostolice  Sedis  dignitas  exigit  per  universas  Dei  ecclesias 
recta  disponere  atque  ab  aliis  recte  disposita  confirmare.  Proinde  etc.  Datum  Signie,  vu 
kalendas  octobris. 

Indiqué  par  Jaffé,  d'après  Iperius,  n»  6143. 


i 

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v  - 


DE  SAINT-BERTIN  95 


214. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  196,  p.  286. 

1152.  —  Godescàlque,  évêque  d'Arras,  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  possession  de  Tau  tel  de  Barlin  (153). 

Ego  Godescalcus  etc.  Altare  de  Baslin  etc.  Aclum  Atrebali,  anno  Dominice  Incarna- 
tionis  M°.c0.Lii°,indictione..(*),episcopatus  autem  domini  Godescalci  Atrebatensis  episcopi 
primo. 

Signum  Balduini  Noviomensis  episcopi.  S.  Lucœ  Atrebatensis  archidiaconi.  S.  Milonis 
Morinensis  archidiaconi.  S.  Clarebaldi  prepositi.  S.  Nicholai  decani.  S.  Anselli  cantoris. 
S.  Frumaldi  scolastici.  S.  sacerdotum  Hermari.  Johannis.  Rolland i.  S.  Mainardi  diaconi. 
S.  Symonis  et  Guidonis  subdiaconorum.  S.  Guerrici  abbatis  sancti  Vedasti.  S.  Godescalci 
Hamensis  abbatis.  S.  Marsilii  abbatis  de  Aldembuch. 

Sceau  ogival  (PI.  IV,  n°  69).  Voy.  Demay,  Flandre,  n*  5792. 

215. 

Double  original,  scellé.  —  T.  I,  n*  172,  p.  246. 

1151-1153.  —  Hugues  de  Chilham,  fils  de  Foubert  de  Douvres, 
donne  à  l'église  de  Saint-Bertin,  l'église  de  Chilham  (125). 

Hugo  de  Chileham,  filius  Fulberti  de  Do  fora,  omnibus  Christi  fidelibus  salutem. 
Sciatis  tam  présentes  quam  futuri  quod  ego  Hugo,  filius  Fulberti  de  Dofora(**),  concessi 
et  dedi  pro  salute  anime  mee  et  patris  mei  Fulberti  et  matris  mee  Adelit  et  parentum 
meorum,  et  Matildis  uxoris  mee  et  parentum  suorum,  et  successorum  nostrorum,  ecclesie 
beati  Bertini,  per  manum  Leonii  ejusdem  loci  abbatis,  ecclesiam  de  Chilham  cum  om- 
nibus pertinentes  suis  in  perpetuam  elemosinam  possidendam  ;  ita  quod  ecclesie  predicte 
duo  presbiteri  capellani  more  solito  deserviant.  Si  vero  capellani  idem  non  idonei  inventi 
fuerint,  consilio  archiepiscopi,  abbatis  et  nostro  corrigentur  (***).  Insuper,  religiosi  qui- 
que,  qui  ad  me  hospitalitatis  causa  declinaverint,  in  domo  abbatis  hospitabuntur,  et  in 
ea  tanlummodo  paleas  accipiant  :  cetera  omnia  victualia  tam  equis  quam  hominibus  a 
domo  mea  récipient.  Testibus  hiis.  Silvestro  beati  Augustini  abbate.  Willelmo  priore 
Sancti  Augustini.  Petro  canonico  Sancte  Marie  Taruanensis.  Willelmo  Cada.  Helya  de 

(*)  Le  chiffre  est  resté  en  blanc. 
(•♦)  D.  W.  écrit  ici  Defora. 
•••)  D.  W.  Corrigrtur. 


96  LES  CHARTES 

Cbilleham.  Mathilde  uxore  mea.  Radulfo  filio  Willelmi.  Willelmo  et  Johanne  fratribus 
ejus,  nepotibus  meis.  Balduino  de  Stura.  Gaufrido  de  Ticheseia.  Guillelmo  de  Eslingis. 
Arnaldo  de  Bolonia. 

Sceau  rond  de  50  mm.  ;  type  équestre  :  -f-  siqillv  hvgoms  filii  fvleekti  de  dovwke  (PL  III,  n*  60). 

N.  B.  Cet  acte,  classé  par  D.  W.  sous  l'an  1140,  et  public  par  extraits  dans  XArchœologia  Cantiana{*)% 
vol.  IV,  p.  205,  est  nécessairement  postérieur  à  l'élection  de  Silvestre,  abbé  de  S.  Augustin,  premier  témoin 
cité,  qui  eut  lieu  en  1151,  d'après  la  chronologia  Augustiniensis insérée  par  M.  Ilardwick  d&ns  Y Hist.  mo- 
nasterii  »S.  Aug.  Cantuar.  de  Thomas  Elmham,  éditée  en  1818.  Il  est  aussi  nécessairement  antérieur  à  la 
confirmation  émanée  du  pape  Anastaso  IV  le"î£  dcocipbrc  1153. 

216. 

Original  scellé.  —  T.  I,  no  198,  p.  288. 

1151-1153.  —  Guillaume  d'Ypres  concède  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
les  deux  églises  de  Chilham  et  de  Throwley  (155). 

Universis  sancte  Ecclesie  fidelibus,  Willelmus  de  Ipra,  salulem.  Notum  sit  universis 
presentibus  et  profuturis  quod  ego  Willelmus  de  Ipra  concessi  duas  ecclesias,  de  Cilham 
videlicet  et  de  Trulleda,  que  mei  juris  erant,  in  perpetuam  elemosinam,  per  manum 
domini  Theobaldi  Cantuariensis  archiepiscopi,  ecclesie  beati  Bertini  possidendas  ;  ita 
etiam  quod  quicumque  de  cetero  predictas  possèdent  ecclesias,  nomine  ecclesie  beati 
Bertini  et  monachorum  eas  cum  omnibus  appenditiis  suis  possidebit.  Valete. 

Sceau  rond  de  60  mm.,  type  équestre,  -|-  sioillvm  willelmi  deiprâ.  (PI.  IV,  n,r70j. 
Publié  par  extraits  dans  l' Archœologia  Cantiana,  vol.  cit.,  p.  206. 


217. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  199,  p.  289. 

1151-1153.  --  Le  roi  Etienne  d'Angleterre  confirme  la  donation  pré- 
cédente (156). 

Stephanus,  rex  Anglorum,  archiepiscopo  Cantuariensi  et  justicianis  et  vicariis  et 
baronibus  et  ministris  et  omnibus  fidelibus  suis  de  Chent,  salutem.  Sciatis  me  conces- 
sisse  et  confirmasse  donationem  il  la  m  quam  Willelmus  de  Ipra  fecit  ecclesie  Sancti  Ber- 
tini et  monachis  in  ea  Deo  servientibus,  de  ecclesia  de  Trullega  et  de  pertinentiis  ejus. 
Quare  volo  et  ûrmiter  precipio  quod  eadem  ecclesia  et  monachi  Sancti  Bertini  ecclesiam 
illam  bene  et  in  pace  et  libère  et  quiète  et  bonorifice  habeant  et  possideant  cum  terris  et 
decimis  et  omnibus  aliis  pertinentiis  ejus,   sicut  Willelmus  de  Ipra  eam  illis  dédit  et 

(*)  Trantaetions  of  the  Kent  Archœological  Society,  1861. 


,"J 


DE  SAINT-BERTIN  97 

concessit  et  carta  sua  confirmavit.   Testibus  Ricardo  episcopo  Londinensi  et  Roberto 
episcopo  Linconiensi  et  com[ite]  Sim[one]  et  W[illelmo]  M  art...  apud  Londinum. 

Sceau  rond,  88  mm.,  au  type  de  majesté  et  au  type  équestre.  (PI.  IV,  n*  71).  Voy.  Douët  d'Arcq,  n*  10002. 
Publié  par  extraits  dans  Y Arciiœologia  Cantiana,  vol.  cit.,  p.  206. 

218. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  200,  p.  290. 

• 

1151-1153.  —  Théobàld,  archevêque  de  Cantorbéry,  confirme  la  do- 
nation de  l'église  de  Throwley,  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  Guillaume 
d'Ypres(157). 

Theobaldus,  Dei  gratia,  Cantuariensis  archiepiscopus,  Anglorum  primas  et  Aposto- 
lice  sedis  legatus,  Rogberto  Cantuariensi  archidiacono  et  toti  clero  Cantuariensis  dioceseos 
salutem.  Noverit  tam  presens  etas  quam  futura  posteritas  quoniam,  ex  presentatione  et 
postulatione  Willelmi  de  Ipra,  tune  advocati,  dedimus  et  concessimus  in  perpetuam  ele- 
mosinam  monasterio  beati  Bertini  et  ejusdem  loci  fratribus  ecclesiam  de  Trullega,  cum 
terris  et  decimis  et  capellis  et  omnibus  de  jure  ad  illam  pertinentibus,  salvis  tamen  per 
omnia  episcopalibus  ad  ecclesiam  Cantuariensem  pertinentibus  consuetudinibus.  Unde 
volumus  et  precipimus  ut  predicti  loci  monachis  ecclesia  ipsa  in  jus  et  possessionem  per- 
petuam cedat,  et  ut  ipsi  mônachi  eam  perpetuo  possideant.  Testibus  :  Ricardo  Londinensi 
episcopo  et  Waltero  Roffensi  episcopo  et  Rogberto  Cantuariensi  archidiacono  et  Philippo 
cantore,  apud£ant[uariam]. 

Sceau  ogival.  90  mm.,  évéque  debout,  mitre,  crosse,  bénissant:  sigillv  thbobaldi  di  gratia  archibpi 

CANTVARIKNSIS.  (PI.  IV,  n'  72). 

Publié  par  extraits  dans  YArchœologia  Cantiana,  vol.  cit.,  p.  207. 

219. 

D'après  un  vidimus  de  l'évoqua  Lambert  de  Thérouanne.  —  T.  II,  n«  30,  p.  37. 

1151-1153.  — Le  même  prélat  confirme  la  donation  de  l'église  de  Chil- 
ham,  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  Hugues  de  Douvres,  ci-dessus  n°  215. 

Theobaldus,  Dei  gratia,  Cantuariensis  archiepiscopus,  Anglorum  primas  et  Apostolice 
sedis  legatus,  omnibus  sancte  matris  Ecclesie  fidelibus,  salutem.  Notum  fieri  volumus 
tara  presentibus  quam  futuris  quod  Hugo,  filius  Fulberti,  dédit  et  concessit  ecclesiam 
de  Chilleham  cum  omnibus  ad  eam  pertinentibus  per  manum  nostram  monasterio  sancti 
Bertini  in  perpetuam  elemosinam.  Nos  quoque  jamdictam  ecclesiam,  eis  ab  advocato  et 
domino  fundi  datam  et  concessam  nobis  coram,  auctoritate  qua  fungimur  et  presentis 

13 


/ 


98  LES  CHARTES 

scripti  pagina  communimus  :  ita  tamen  quod  quicumque  de  cetero  predictam  possidebit 
ecclesiam,  nomine  ecclesie  beati  Bertini  et  monachorum  (* )  eam  possidebit  [et  annuam 
persolvet  abbati  et  monachis  pensionem  (**)] .  Hujus  donationis  testes  sunt  :  Silvester 
abbas  sancti  Augustini.  Willelmus  prior  sancti  Augustini.  Philippus  cancellarius.  Johannes 
de  Sar[isberia].  Hugo  de  Raculf  (***).  Helias  de  Chilleham.  Sigerus  monachus  de  Fa- 
vresham  (****).  et  multi  alii.  Valete. 

N.  B.  On  trouve  une  aulre  copie  de  cette  pièce,  sans  les  noms  des  témoins,  dans  un  vidimus  du  prieur 
Thomas  de  Cantorbéry,  classé  par  D.  W.  sous  1  an  1226  environ  (t.  II.  n*  253,  p.  329). 


220. 

D'après  le  reg.  coté  t.  XIX,  p.  21  v°.  —  T.  I,  n*  201,  p.  291. 

1 153,  16  novembre.  —  Le  pape  Anastase  IV  mande  à  Giraud,  évêque  de 
Tournai,  de  laisser  l'abbé  de  Saint-Bertin  jouir  de  ses  privilèges,  relativement 
au  droit  de  présentation,  pour  les  cures  que  ce  dernier  possède  dans  son 
diocèse. 

Anasiasius  episcopus  etc.  Dilecti  filii  nostri  Leonis,  abbatis  sancti  Bertini,  conques- 
tione  accepimus  etc....  Per  presentia  scripta  fraternitati  tue  mandamus  quatinus  prefato 
filio  nostro  in  ecclesiarum  suarum  ordinatione,  circa  tenorem  privilegii  Apostolice  sedis 
quod  habet,  injuriam  nullatenus  inferas;  immo, secundum  ipsius  privilegii  tenorem, su^s 
ei  ecclesias  ordinare  permutas,  ita  ut  idem  abbas  non  cegatur  ad  hoc  ad  sedem  Apostoli- 
cam  querelam  rationabililer  iterare.  Nos  enim  non  poterimus  in  jure  suo  ei  déesse,  nec 
patiemur  sedis  Apostolice  privilegium  violari.  Data  Laterani,  xvi  kalendas  decembris. 

Jaffé,  d'après  Iperius,  a  classé  cette  lettre,  n*  6763,  sous  Tan  1151,  sans  quantième. 

.221 . 

■ 
Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n«  202,  p.  £92. 

1 153, 17  novembre. — Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  donation  des  églises  de  Chilham  et  de  Throwley  (158). 

Anastasius  episcopus  etc.  Ea  que  venerabilibus  locis  et  viris,  sub  habitu  religionis 
gratum  Deo  dependentibus  famulatum,  a  fidelibus  Christi  rationabiliter  tribuuntur ,  in  sua 
debent  firmitate  persistere,  ac  ne  processu  temporis  quorumlibet  presumptione  turbentur, 

(*)  D.  W.  dans  le  second  vidimus,  nominatorum. 

(**)  La  clause  entre  crochets  n'est  pas  dans  le  premier  vidimus. 

(***)  Ce  mot  est  incomplet  et  marqué  d'un  signe  d'abréviation  sur  la  dernière  lettre. 

(••••)  D.  W.  Kuecham. 


DE  SAINT-BERTIN  99 

auctoritatis  nostre  pagina  communiri.  Inde  est  etc.  auctoritate  apostolica  confirmamus... 
Nulli  ergo  hominum  etc.  Datum  Lalerani,  xv  kalendas  decembris. 

Jaffé,  d'après  Iperius,  a  classé  cette  lettre,  n«  6768,  sous  Tan  1151,  sans  quantième.  a 
Indiqué  (uns  VArchœologia  Canliana,  vol.  cit.,  p.  207. 


D'après  le  registre  coté  tome  XXV,  p.  7.  —  T.  1,  n«  203,  p.  293. 

1153,  environ  (d.  w.).  —  Adelhemmus,  prévôt  de  Saint-Pierre  de  Cologne, 
notifie  que  le  clerc  Widiko,  curé  de  Geldistorp,  a  reconnu  devoir  aux  églises 
de  Saint-Omer  et  de  Saint-Bertin  le  servicium  qu'on  exigeait  de  lui. 

Hec  acta  sunt  Colonie.  Testes  adhibiti  sunt.  Abbas  Geldolfus  de  Bruwike.  De  Sancto 
Petro,  cahonici  Remundus  et  Petrus.  De  sancto  Gereone,  magister  Hugo  et  Gerlacus. 
De  sanctis  Apostolis,  magister  Larabertus  etSibertus  et  Hubertus.  De  sancto  Georgio, 
Sybodo,  Yfridus  et  Helyas.  De  sancto  Laurentio,  Rudolfus  sacerdos  et  alii  plures. 

Indiqué  et  analysé  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  711,  sous  Tan  1151. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n»  201,  p.  294. 

1156,  27  janvier.  —  Le  pape  Adrien  IV,  par  une  bulle  consistoriale,  con- 
firme les  propriétés  et  les  privilèges  de  Saint-Bertin  (159). 

Adrianus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilecto  filio  Leoni  etc.  Suivant  le  texte 
de  la  bulle  d* Eugène  III,  dam  Morand,  p.  66  et  suiv. 

Datum  Beneventi  per  manura  Rolandi  S.  R.  E.  presbyteri  cardinalis  et  cancellarii, 
vi  kalendas  februarii,  indictione  quarta,  Incarnationis  Dominice  anno  m°c0.l0.v°,  pontifi- 
catos  vero  domni  Adriani  pape  un  anno  secundo. 

Différences  avec  le  texte  d'Eugène  III \  tel  qu'il  est  imprimé  :  (p.  68)  ecclesiam  de 
Herbela.v.  de  Peteroisse...  de  Poparingahem...  de  Stenkerka...  de  Boveringahem  cum  viliis 
earum.  Ecclesiam  de  Torbaldessem...  villam  de  Aldenfort...  et  de  Rochestorp...  villa  Lus- 
tingeem...  ecclesiam  de  Koica.  Concambium  quod  inter  Theodericum,  comitem  Flandrensem 
et  predictam  ecclesiam  super  villa  de  Helcin,  juxta  quod  in  privilegio  suncte  recordationis 
pape  Eugenii  continetur,  factum  esse  dinoscitur,  nichilominus  confirmamus.  Décimas  ville 
de  Helcin  et  omnium  villarum  ad  eam  pertinentium.  Et  quod  ex  dono  Johannis...  Canete- 
kurtim  et  ecclesiam  Calmunt...  ecclesiam  de  Ruxhem,  —  (p.  69),  de  Edingahem,  de  West- 
cherca  et  decimam  de  Clemeskerca,  ecclesiam  de  Hutingehem...  deSnelgercherca...  de  Erni- 
ghem...  de  Bovenkerca...  de  Salomomes...  de  Frekene...  de  Ruslet...  Agnitionis  fluvii... 

Grahat...   et  Stranguera  et  langa...  Iterum  in  parrochia  Teruanensi  villam  de  Wiserna 

terminos  de  Edechina  et  Longanessa.  Ecclesiam  de  Oslare...  Eggesândi  capella...  fiaves- 
cberca...  decimam  de  Edekim,  decimam  de  Billeke.  —  (p.  70)  Pratum  quoque...  et  Femedit... 
atqueSarth  Alberti...  al  tare  de  Batli...  de  Rumbeca  .. 


100 


LES  CHARTES 


Avant  le  datum  se  trouve,  à  gauche,  le  double  cercle  concentrique  :  Oculi  mei  semp.  ad  dnm  ;  à 
droite,  le  Benevalete,  et  entre  deux,  la  signature  :  Ego  Adrianus  catholice  ecclesie  episcopus,  suivie  de 
celle  des  cardinaux  : 

--  Ego  Guido,  pbr  card.  tit.  sci  Grisogoni.  +  Ego  Hubaldus,  pbr  card.  tit.  sce  Praxe- 
dis.  +  Ego  Hobaldos,  p/c.  tit.  S.  Crucis  in  Jer.  -+-  Ego  Henricus,  p.  c.  tit.  ss.  Nerei  et  Àch. 
+  Ego  Lencius,  Portoensis  et  S.  RofiDe  eps.  -f-  Ego  Oddo,  diac.  card.  S.  Georgii  ad  v.  a. 
+  Ego  Guido,  diac.  card.  S.  Marie  in  Port,  -f  Ego  Jacintos,  diac.  card.  S.  M.  in  Cosmydjn. 
4-  Ego  Johannes,  diac.  card.  ss.  Serg.  et  B. 

Jaffé,  n»  6916. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  no  205,  p.  300. 

1 1 56,  27  janvier.  —  Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la 
possession  des  églises  de  Chilham  et  de  Throwley  (160). 

Adrianus  episcopus  etc.  Ea  que  venerabilibus  etc.  Datum  Beneventi,  vi  kalendas 
februarii. 

Imprimé  dans  Y  Archaeologia,  publication  de  la  Société  des  Antiquaires  de  Londres,  t.  XXV,  p.  147.— Jaffé,  n*  6917; 
Archœologia  Cantiana,  vol.  cit.,  p.  207. 


D'après  le  reg.  coté  t.  XIX,  p.  22  v©.  —  T.  I,  n«  206,  p.  301. 

1156,  27  janvier.  — Le  même  pape  mande  au  prévôt. et  au  chapitre  de 
Saint-Omer,  de  ne  pas  mettre  obstacle  à  ce  que  ceux  qui  veulent  mourir  sous 
l'habit  religieux  soient  enterrés  à  Saint-Bertin. 

Adrianus  episcopus  etc.  Ad  Apostolice  sedis  notitiam  noveritis  pervenisse  quod 
homines  in  villa  vestra  exis tentes,  cum corporali  sunt  infirmitate  detenti,  inecclesia  sancti 
Bertini  monasticum  habitum  in  extremis  postulant,  et  in  ipso  monasterio  sub  regulari 
ordine  appetunt  commorari.  Vos  autem  ne  hoc  fiât,  sicut  nobis  dicitur,  unde  valde 
mirandum  est,  prohibetis  etc.  Datum  Beneventi,  vi  kalendas  februarii. 

Jaffé,  n«  6918,  d'après  Iperius. 


Original  tub  plumbo.  —  T.  I,  n°  207,  p.  302. 


1156,  3  août.  — Le  même  pape  affranchit  de  tout  personat  les  églises  que 
Saint-Bertin  possédait  dans  le  diocèse  de  Tournai  ;  il  confirme  à  l'abbaye  les 


*  »  •► 


DE  SÀINT-BERTIN  101 

redevances  qui  lui  appartenaient  dans  le  bourg  de  Saint-Omer,  et  il  veut  que 
les  blessés  ou  les  malades  puissent  être  admis  à  mourir  sous  l'habit  religieux 
quand  ils  en  témoignent  le  désir  (161). 

Adrianus  episcopus  etc.  Ecclesiarum  utilitatibus,  quarum  nobis  est  cura  et  sollici- 
tado  commissa,  tune  efficaciter  conspicimur  providere,  cum  eis  jura  sua  et  antiquas 
consuetudines  intégra  curamus  et  illibata  servare.  Hujus  utique  considerationis  intuitu, 
dilecti  in  Domino  filii,  provocati,  vestris  justis  postulationibus  gratum  impertimur  assen- 
sum,  et  in  nullo  volentes  monasterium  vestrum  suo  jure  privari,  Hugonem,  clericum 
Tornacencis  episcopi,  ab  ecclesiisde  LisWega,  Slegerkerka,  Hetlighem,  Westkerca,  Erni- 
ghem,  Choclara,  Rusleda,  Bovecherca,  Hetthinhem,  Rokesheem,  que  ad  jus  ipsius 
monasterii  pertinere  noscuntur,  omnino  removemus,  et  easdem  ecclesias  ab  omni  perso- 
natu  absolvimus,  ita  videlicet  ut  nulli  liceat  presbyteris  ipsarum  ecclesiarum  aliquam 
personam  preferre,  per  quam  et  idem  presbyteri  rébus  propriis  inique,  sicut  hactenus 
factum  est,  spolientur,  et  in  ipsis  ecclesiis  divina  debeant  officia  celebrari  etc.  etc.  Nulli 
ergo  hominum  etc.  Datum  Narnie,  m  nonas  augusti. 

Jafle,  n*  6897,  d'après  Iperius,  sons  la  date  du  3  août  1155. 

*  227. 

Petit  cart.  de  S.-Pry.  —  T.  I,  supp.,  n»  12,  p.  19. 

1156.  —  Milon,  évêque  des  Morins,  confirme  au  prieur  de  Saint-Pry  la 
donation  qui  lui  était  faite  du  tiers  des  oblations  dans  la  chapelle  de  Neuf- 
Berquin,  démembrée  de  la  paroisse  d'Estaires  (162). 

Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  cunctis  fidelibus  in  perpetuum.  Cum  pro 
ovium  nobis  commissarum  (*)  pace  débita  cura  pastorali  vigilare  debennjs,  maxime  lamen 
eorura  qui  ad  portum  enataverunt  religionis  ulilitati  et  futurae  tranquillitati  providere 
studemus.  Unde  est  quod  domni  Herberti,  prioris,  et  monachorum  de  monasterio  sancti 
Praejecti  Bethuniensis  justœ  voluntati  annuimus,  et  beneficium  eis  collatum,  quod  de 
feodo  nostro  est,  seculari  et  episcopali  potestate  concessimus,  et  ne  in  pdtterum  alicujus 
malivolentia  infringi  possit,  scripto  et  sigillo  nostro  roborari  fecimus.  Tertiam  namque 
partem  oblationis,  quae  ad  manum  sacerdotis,  de  nova  capella  quae  est  in  parrochia 
d'Esteeres,  venit,  quaedam  domina,  Ogiva  nomine,  cum  filio  suo  Soigero,  ipso  Roberto 
Bethuniensi  advocato  concedente,  de  quo  ipsa  eam,  ipse  vero  de  nobis  cum  cetero  feodo 
suo  tenuit,  prsedicto  monasterio  et  monachis  inibi  Deo  servientibus  dédit,  et  ut  nos  con- 
cederemus,  et  sua  et  monachorum  devota  petitione  impetravit.  Si  quis  igitur  hujus  devo- 
tionis,  dationis,  sive  concessionis  paginamsciens,  ei  obviare  prsesumpserit,  donec  errorem 

0  D.  W.  Commissorum. 


102  LES  CHARTES 

suum  satisfactione  correxerit,  anathema  sit.  Actum  est  autem  hocanno  Domini  m°.c°.lvi% 
coram  hiis  testibus  Philippo  archidiacono,  Erembaldo  decano,  Nicolao  cantore,  Everrardo, 
Odone,  Balduino  presbyteris  ;  Alulfo,  Balduino  dyaconis,  Alulfo  subdiacono  et  aliis  plu- 
ri  bus. 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n»  208,  p.  301. 

1157.  —  Léon,  abbé  de  Saint-Bertin,  afferme  une  partie  du  domaine  et 
tout  le  bois  de  Caumont  à  l'église  Notre-Dame  de  Chauny  (163), 

Totum  nemus  de  dominiez  nostro  apud  Calmunt,  a  via  que  vocatur  pulverosa  usque 
ad  viam  de  Harbusies  excolendum  firma  manu...  partem  etiara  terre  que  dicitur  Rai- 
naldi  de  Villeta,  adjaçentem  curti  sancti  Eligii  Fontis,  etc.  Actum  anno  Verbi  incarnati 

M°.C0.LVI1°. 

Testes  :  Erchembaudus  prior.  Folquinus  prepositus.  Jordanus  camerarius.  Johannes 
subprior.  Roricus  hospi talarius .  Symon.  Basilius.  Thomas.  Balduinus.  Segardus.  mo- 
nachi  nostri. 

À  la  suite  de  la  copie  de  cette  pièce,  p.  305,  se  trouve  l'in forme  dessin  d'un  sceau  ovale  de  l'abbé  Léon, 
qui  n'est  pas  reproduit  à  son  rang  sur  la  planche  IV.  Voir  à  ce  sujet  ÏHist.  sig.  de  St-Omert  p.  107. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  809,  p.  305. 

1 158,  environ  (d.  w.).  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  etPhilippe,  son  fils, 
confirment  la  donation  faite  à  Saint-Bertin  par  Chrétien  d'Aire  et  Baudouin, 
son  fils,  d'une  terre  et  d'un  moulin  à  Hardifort  (164). 

Signum  Eustachii  Flandrie  camerarii.  S.  Rogeri  de  Landast.  S.  Galteri  Furnensig 
prepositi.  S.  Willelmi  Sancti  Audomari  dapiferi.  S.  Balduini  de  Ballolio.  S.  Walteri 
Iprensis  et  Willelmi  fratris  ejusdem.  S.  Rogeri  dispensatoris.  S.  Gisleberti  Arie  dapiferi. 

Sceau  rond  de  Thierry,  70  mm.,  type  équestre,  sans  fleuron  sous  le  cheval,  même  légende  qu'en  l'art.  166. 
—  Contreseau  rond,  28  mm.,  intaille,  tête  laurée  regardant  à  dextre  :  4-thbodkbic  di  as*  fundbivmcomb*. 
(PI.  IV,  n*  75).   Voyez  De  Vree,  pi.  10,  n*  2, 

Sceau  rond  de  Philippe,  90  mm.,  type  équestre,  avec  contresceau  de  48  mm.,  môme  type,  galopant  à 
dextre.  (PI.  IV,  n"  75).  Voyez  Douët  d'Arcq,  n'  619  ;  Demay,  Flandre,  n*  139;  De  Vree,  pi.  11,  2*. 


DE  SAINT-BERTIN  103 


230 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  210,  p.  307. 


1159.  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  restitue  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  la  terre,  ou  bergerie,  de  Saint- Willibrord,  que  son  oncle,  Robert  le 
Jeune,  avait  donnée  à  ce  monastère,  à  l'occasion  de  la  sépulture  de  son  fils 
Guillaume  (1 65). 

Ego  Theodericus,  Dei  gratia,  Flandrensium  cornes.  Notum  facio  tam  presentibus 
quam  futuris  quod  Robertus  cornes,  predecessor  et  avunculus  meus,  dédit  sancto  Ber- 
tino,  pro  anima  filii  sui  Guillelmi,  qui  sepultus  est  in  monasterio  predicti  sancti,  quan- 
dam  terram,  quam  berquariam  vocant,  in  parrochia  sancti  Willebrordi,  cum  fundo  et 
comitatu  ipsius,  ab  omni  consuetudine,  sicut  eamipse  possederat,  liberrimam.  Per  suc- 
cessiones  itaque  et  intervalla  temporum,  ex  nimio  flatu  ventorum,  quandam  predicté 
terre  partem  discurrentes  harene  cooperuerunt.  Precepi  igitur  partem  illam  saisiri,  sug- 
gerentibus  mihi  hominibus  meis  quod  transire  debeat  in  jus  meum  quicquid  discurren- 
tibus  harenis  coopertum  est.  Conveniunt  me  sepius  abbas  et  monachi  ;  clamant,  querun- 
tur  possessiones  suas  contra  omnem  juris  equitatem  sibi  auferri.  Hec  controversia  duravit 
inter  me  et  ipsos  usque  ad  tempus  illud  quo,  Jerosolimam  profecturus,  crucem  assumpsi. 
Tandem,  victus  precibus  abbatis  Leonis,  qui  mihi  et  lîlio  meo  satis  tideliter  astiterat, 
immo  potius,  sentiens  non  expedire  anime  mee  ut  elemosine  quas  predecessores  mei 
ecclesiis  contulerunt  per  me  eis  substrahantur,  recognovi  abbati  jus  suum,  et  dunas, 
quas  infra  terminos  fundi  sui  saisieram,  ei  reddidi,  mandans  per  domnum  MUonem,  Mori- 
norum  episcopum,  Philippo  filio  meo,  et  litteris  meis  ei  precipiens  ut  per  veritatem  et 
juramentum  hominum  meorum  designentur  abbati  termini  terre  quam  Robertus  cum 
fundo  dederat,  et  quicquid  de  dunis  infra  terminos  fundi  illius  invenirent,  vel  in  poste- 
rum  supercrescere  posset,  ecclesie  restituèrent,  quod  et  factum  est.  Justicia  itaque  et 
juramento  dictante,  berquaria  cum  fundo  et  dunis  sine  diminutione  in  possessionem  rediit 
monachorum.  Quia  vero  quando  absens  eram  hec,  me  precipiente,  a  filio  meo  facta 
sunt,  postmodum  in  Flandriam  rediens  coram  me  recitari  feci,  recognocensque  factum 
esse  uti  preceperam,  per  omnia  ratum  habeo.  Ne  igitur  a  successoribus  meis  de  predicta 
berquaria  et  fundo  et  dunis  ejus  deinceps  aliquam,  quod  absit,  molestiam  patiantur, 
scripto  meo  eos  communivi  ;  quod  et  sigilli  mei  impressione  corroboratum  est.  Actum 
anno  incarnati  Verbi  m°.c°.l°.ix,  indictione  vi  (*).  Testes.  Signum  Philippi  comitis.  S.  Mar- 
tini abbatis  Sancti  Vedasti.  S.  Hugonis  abbatis  Sancti  Amandi.  S.  Gualteri  capeliani. 

(*)  L*indiction  ti  appartient  à  l'année  1158,  ce  qui  fait  penser  que  l'acte  est  antérieur  au  25  mars. 


104  LES  CHARTES 

S.  Rogeri  domini  Wavring[ii].  S.  Hellini  filii  ejus.  S.  Rogeri  de  Cison.  S.  Desiderii 
Insulani,  tune  cancellarii.  S.  Guifridi  de  Hamelancurt. 

Sceau  de  Thierry  (comme  en  l'art,  précédent).  Item,  de  Philippe,  roni,  77  mm.,  type  équestre  :  -(-  phi- 
lippvs  combs  flandrie,  sans  con  tresceau .  (PI.  IV,  n*  76).   Voy.  Deraay,  Artois,  n*  51  ;  De  Vree,  n°  11,  1*. 

Fragment  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  252,  sons  l'indiction  vu. 


231. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n°  211,  p.  309. 

1 159.  —  Philippe,  comte  de  Flandre,  entérine  une  donation  de  37  mesures 
de  terre,  faite  par  Lambert,  fils  de  Didier  Brais,  au  monastère  de  Saint-Bertin 
(166). 

Philippus,  Dei  gratia,  cornes  Flandrie,  omnibus  fidelibus  Christi  in  perpetuum. 
Sciant  omnes  successores  nostri  et  barones  horainesque  comitatus  Flandrie,  quod  Lara- 
bertus,  iilius  Desiderii  Brais,  terram  feodi  sui,  videlicet  xxxvn  mensuras,  quam  a  me 
tenebat,  in  manus  meas  reddidit  et  festucavit.  Ego  autem,  pro  amore  Dei,  ipsum  feodum 
vel  ipsam  terram,  ecclesie  beati  Bertini  in  perpetuam  elemosinam  contradidi,  ab  omni 
exactione  alicujus  redditus  liberrimam.  Ilerbertus  vero,  frater  Rodulfi,  castellani  Fur- 
nensis,  dédit  michi  in  concambio  supradicti  feodi  tantum  terre  de  allodio  suo  in  Vul- 
fringahem,  quam  et  a  me  in  feodum  recepit.  Testes  :  Bernardus  de  Roisbais.  Willelmus 
deSancto  Audomaro.  Guffridus  de  Hamalaincurt.  Wido  de  Steinford.  Philippus  de  Wa- 
tawa.  Theobaldus  de  Rollingahem.  Boidin  de  Veheten.  Rogerus  ministerialis.  Walterus 
filius  vicecomitis  de  Ipra.  Herbertus  de  Furnis,  frater  castellani.  Lambinus  de  Poprin- 
gahem.  Marcus  bona.  Milo  archidiaconus.  Petrus  canonicus.  Balduinus  Bacon.  Walterus 
Muggo.  Symon  medicus.  Willelmus  fiotri  (*).  Actum  est  hoc  anno  Dominice  Incarnationis 
m°.g0.l0.ix°,  indictione  vu,  apud  Sanctum  Bertinum,  tempore  domni  Leonis  abbatis. 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  212,  p.  310. 

1159.  —  Walter,  fils  de  Hugues  d'Ecques,  signe  avec  Amile,  aumônier 
de  Saint-Bertin,  un  accord  relatif  à  la  curtis  de  Houlle  (167). 

Concordia  inter  Walterum,  filium  Hugonis  de  Ekas,  et  Amilium  monachum,  elemo- 
sinarium  Sancti  Bertini  et  prepositum  de  Huneles,  assensu  et  voluntate  domni  Leonis 
abbatis,  talis  fuit.  Monachusj  qui  ville  de  Huneles  prefuerit  dabit  Waltero  de  Ekas  et 

(♦)  D.  W.  Botsi. 


DE  SA1NT-BERTIN  105 

saccessoribus  suis,  infra  Pentecosten  et  festum  sancti  Johannis,  pro  banwerc  mi  solidos, 
et  infra  kalendas  maii  et  kalendas  augusti  h  solidos  pro  expeditione,  in  festo  sancti 
Michaelis  n  solidos  pro  werschingis,  in  festo  Omnium  Sanctorum  un  solidos  pro  tesse- 
ment,  infra  xuicim  dies  Natalis  Domini  mi  y,  hod  avene.  Hec  omnia,  ut  dictum  est,  sin- 
gulis  annis  dabuntur,  pro  terris  juris  Sancti  Bertini  ad  curtem  de  Huneles  pertinentibus 
et  infra  comitaturam  predicti  Walteri  jacentibus,  quas  Walterus  et  filii  ejus  ab  omni 
eiactione  libéras  in  perpetuum  esse  concesserunt,  recognoscentes  quod  nichil  amplius 
quam  in  presenti  scripto  continetur  de  jure  suo  deinceps  debeant  requirere.  Testes  hujus 
concordie  sunt  vi  scabini  :  Jodo.  Lambertus  filius  Ode.  Hugo  longus.  Henricus  niger. 
Robertus  schempa.  Laurentius  de  Monele.  Amilius  monachus.  Symon  monacbus.  Vulfricus 
monachus.  Flintardus  (*)  canonicus.  Ascelinus  presbyter.  Walterus  de  Ekes.  Hugo  filius 
ejus.  Bernoldus  de  Monele.  Robain  de  Monele.  Henricus  de  Monele.  Lammin  ministerialis. 
Robertus  grisa  et  alii  quamplures.  Actum  anno  ab  Incarnatione  Domini  m°.c0.lo.]x°,  in 
domo  Roberti  grise,  apud  Huneles,  in  generali  placito. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  214,  p.  312. 

1161.  —  Thierry,  comte  de  Flandre,  entérine  le  désistement  de  Baudouin 
Flaiel,  au  sujet  de  ses  réclamations  sur  la  possession  d'une  terre  à  Roque- 
toire  (169). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ego  Theodericus,  Dei  gratia,  Flandren- 
sium  cornes,  commendo  noticie  presenti u m  et  futurorum  diutine  controversie,  que  inter 
ecclesiam  Sancti  Bertini  et  Balduinum  Flaiel  versata  est,  hoc  modo  finem  fuisse  imposi- 
tum.  Johannes  Rapeit,  possidens  terrain  quandam  in  villa  que  dicitur  Rokestorn,  in  po- 
testate  abbatis  Sancti  Bertini,  eidem  abbati  annuatim  censualem,  tandem  acceptis  a  Leone 
abbate  pro  predicta  terra  viginti  oclo  marcis,  multis  probati  testimonii  presentibus  vins, 
eidem  abbati  vendidit  quicquid  in  ea  juris  habuerat  et  potestatis.  Qua  venditione  cognita, 
fialduinus  Flaiel  multis  ecclesiam  fatigationibus  pro  prefata  terra  inquietare  cepit,  non 
ad  abbatis,  nec  ad  episcopi  audientiam,  nec  etiam  ad  comitis  curiam  propter  hoc  vocatus 
volens  accedere,  sed  predictam  terram  in  jus  et  possessionem  suam  nitens  violenta  pre- 
datione  transferre.  Qui,  cum  pluribus  evolutis  annis  ab  hac  pertinatia  non  cessaret,  Léo 
abbas,  inquietudinis  hujus  impatiens,  predicto  Balduino  decem  libras,  ut  a  prefate  terre 
ealuronia  omnino  desisteret,  dédit.  Ipse  vero  Balduinus  omni  jure  calumnie  publice  ab- 
negato,  omnibus  his  que  in  supra  memorata  terra  clamaverat,  in  presentia  mei  et  homi- 
num  meorum,  tam  ipse  quam  sororius  suus  Rainnaldus  et  nepos  supradicti  Balduini 

(•)  Fluitardus  (?). 

14 


106 


LES  CHARTES 


Daniel,  proprii  oris  attestatione  se  expoliaverunt,  et  ab  omni  calumnia  tenram  absolventes, 
liberam  abbati  reddiderunt.  Ut  autem  hoc  ratum  et  irrefragabile  possit  perpetuo  per- 
manere,  hoc  tam  meo  quam  Phylippi  filii  mei  sigillo  imprimi  feci  et  fidelium  testium  fir- 
mari  subscriptione.  Testes.  Phylippus  cornes.  Robertus  prepositus  de  Aria.  Eustachius 
Canis.  frater  Balduinus  de  Lidighem.  Walterus  de  Locra.  Wido  de  Stenford.  Johannes 
Rapeit.  Hugo  Morel.  Robertus  clericus  de  Aria.  Willelmus  Scot.  Robertus  Lupus.  Bal- 
duinus Flaiel.  Rainaldus  sororius  ejus.  Daniel  nepos  Balduini.  Albertus  frater  Rainaldi 
et  alii  quamplures.  Actum  est  hoc  anno  \erbi  incarnât!  m0.c°.lx0.i°. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  21\  p.  314. 

1161,  environ  (d.  w.).  —  Léon,  abbé  de  Saint-Bertin,  règle  les  détails  de 
son  anniversaire  et  de  celui  de  quelques  bienfaiteurs  de  son  abbaye. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  32f,  d'après  la  ms  de  Tassart  n°  6)7,  sous  la  date  1109  ou  1163. 

Variantes  de  l'original  :  (lin.  10),  Brobrug  ;  —  (lin.  15),  ad  anniversarium  Alberti 
deçà  ni  ;  —  (lin.  16),  après  preparentur  :  ad  anniversarium  Raineri  cierici,  xl  soiidos,  unde 
similiter  vin-jm  et  pisces  persolvantur.  Ad  anniversarium  Arnoldi  de  Majorka,  vinum  solum. 
Que  qui  infregerit  etc. 


Original  aub  plumbo.  —  T.  I,  n«  233,  p.  311. 


1160oull61,£  mars  (*).  —  Le  pape  Alexandre  III confirme  à  l'abbaye 
de  Saint-Bertin  le  droit  de  mouture  dont  elle  jouissait  à  Saint-Omer  (182). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  353,  d'après  le  ms  de  Tassart  n»  637.  Migne,  t.  CC,  n*  1197.  Jaffé,  &•  8381. 


D'après  le  reg.  coté  t.  xxi,  f-  45  v\  —  T.  I,  n»  *•£,  p.  368. 

1162,  25  juin.  —  Le  même  pape  écrit  à  Henri,  archevêque  de  Reims, 
pour  le  charger  de  foire  réparer  une  injustice  commise  contre  l'abbaye  de 
Saint-Bertin. 

Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabili  Iratri  Henrko,  Remensi  archi- 


(*)  Ce  droit  étant  reconnu  dans  le  privilège  du  26  mai  1163,  je  pense  que  la  bulle  spéciale  qui  loi  est  consacrés,  et 
qui,  datée  d'Anapni,  pourrait  encore  être  des  années  1174  ou  1176,  doit  uvoir  été  antérieure  à  rémunération  générale  oùU 


en-  est  fait  mention. 


.  ^ 


r 


DE  SAINT-BERTIN  107 

episcopo,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Ex  dilecti  filii  nostri  abbatis  Sancli  Ber- 
tini  conquestione  percepimus  quod  G....  de  Bochens  (*)  terram  quandam  ipsius  ecclesie 
violenter  invasit,  in  qua  castrum  quoddam,  abbate  prohibente,  construxit.  Unde,  quia 
universis  Dei  ecclesiis  contra  pravorum  impetum  in  jure  suo  compellimur  providere, 
fraternitali  tue  per  Apostolica  scripta  mandamus  qua  tin  us  predictum  (**)  G....  moneas 
diligenter  et  compellas  ut  er  super  hoc  in  presentia  tua  plenam  justiciam  non  différât 
exhibere.  Quod  si  facere  forte  contempserit,  tu  eum  ecclesiastica censura coherceas.  Datum 
apud  Montera  Pessulanum,  vu0  kalendas  julii. 

Jaffé,  n«  7490,  d'après  Iperius. 


Original  scellé.  —T.  I,  n»  216,  p.  315. 

1163,  environ  (d.  w.).  —  Théobald  de  Rolingehem  donne  à  Saint- 
Bertin  treize  mesures  de  terre  h  Arques,  pour  son  anniversaire  et  pour  la  ré- 
fection des  pauvres  (170). 

Notum  sit  tam  presentibus  quam  futuris  Theobaldum  de  Rolingehem,  pro  anima  sua 
et  duorum  liliorum  suorum  nec  non  et  uxoris,  xmcim  mensuras  terre  infra  parrochiam 
de  Àrchas  sancti  Bertini  ecclesie  in  elemosinam  assignasse.  Super  quam  terram  v  rasieras 
frumenti  assignavit,  unam  in  anniversario  suo  ad  panem  in  usum  pauperum  ;  aliam  in 
dispensam,  prout  instantia  diei  exegerit,  et  tria  sextaria  cervisie  ;  alias  duas  in  anniver- 
sariis  filiorum,  ad  panem  etiam  pauperibus  ;  quintam  rasieram  in  anniversario  uxoris,  ut 
cetere,  ad  panem  in  refectione  pauperum.  Hec  autem  sint  in  arbitrio  prepositi,  ut,  con- 
sultis  scabinis  de  Archas  et  legitimis  hominibus,  ubi  maxima  fuerit  nécessitas  dispense.tur. 
Quod  autem  de  censu  istius  terre  fuerit  residuum,  in  anniversario  ipsius  Theobaldi 
conventui  sancti  Bertini  ecclesie  ad  vinum  erogetur.  Istius  elemosine  donatio  in  capitulo 
et  coram  scabinis  de  Archas  légitime  confirmatur,  hac  tamen  conditione,  ut  ipse  Théo- 
baldus  sit  in  possessione  terre  quamdiu  vivat  ;  sed  statim  post  ejus  decessum  terra  in 
usum  sit  ecclesie,  ila  tamen  utprefata  elemosina,  sicut  dispositum  est,  semper  pauperibus 
distribuatur. 


Original  «jtd  plumbo.  —  T.  I,  n*  217,  p.  317. 


1 1 63, 26  mai.  —  Le  pape  Alexandre  III  accorde  à  l'abbé  Godescalque  et  au 
monastère  de  Saint-Bertin  le  privilège  d'une  bulle  consistoriale  (171). 


(*)  Jaffé,  d'après  Iperius,  Bouches. 
(•♦)  D.  W.  Preiictuë. 


ï.j._  v;\-  ■ 


108 


LES  CHARTES 


Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dci,  dilecto  Golhdescalco,  abbati  Sancti 
Bertini,  ejusque  successoribus  regulariter  substituendis  in  perpetuum.  .luslilie  et  rnlionis 
ordo  suadet  etc.  Comme  dans  la  bulle  d'Eugène  III,  publiée  par  Morand,  p.  66  el  suiv. 

Daté  un»  </«),.«:  G  h  fin  H.  p.  333.  Cf.  MigDs.  t.  CC,  d>  157.  Jiffé,  ■>•  1183. 

Différences  avec  le  texte  d'Eugène  III,  tel  que  Morand  l'a  publié  .-  (p.  00,  tin.  8) 
agitata  inter  Leonem,  predecessorem  tuum,  et  Petruoi  Cluniat'ensem...  (p.  68,  lin.  4)  ipsius 
et  predeeessoris  nostri  houe  moraorie  Eugenii  Pape  tara  te  quam  ..  ecclesiam  de  iierbela,... 
de  Peternisse.  .  de  Broburch...  parrochiarum  quam  ecclesie  sancti  Bertini  comités  Flaudrie 
Balduiuus  Insulanus  et  Robertus  filius  ejus  et  successoreseorum  contradiderunt  et  confirma- 
Terunt.  Ecclesiam  de  Arcbas...  de  Poparinchahem...  de  Brucsele...  de  Scales...  de  Bover- 
cbem...  Ostersela  ..  Rochestorn...  Lustringehem...  deKoika  ..  de  Helchim  cum  villie  carum 
et  partera  ecclesie  Walnas  ..  de  Hunele...  de  vierchem...  Canetekurtim...  Rosceschem  ;  — 
(p.  09)  Ecclesiam  de  Hetlingehera...  de  Westkerce  et  docîmas  de  Olemokerce...  de  Ibttin- 
gehem...  de  Liswega...  de  Snelgerkerke.  .  de  Ernighem..  lu  Artensi  parrochia,  de  Wer- 
chim...  de  Salomomes  ..  de  Frekene  ...  de  Gildestorn...  de  Rusleda...  Orahat... 

Âpres  possidetis  (lin.  19}  : 

Item  in  parrocliia  Teruanensi  ecclesiam  de  Oslara,  eeclesiam  de  Wamesfun,  ecclesiam 
sancte  Marie  que  dicitur  Egcfrîdi  capella,  ecclesiam  de  Haveskerke.  Preterea  a  villa  Arcaa 
et  a  moleadinis  que  infra  ambitum  monasterit  vestri  contiuentur,  nulla  prorsus  usque  Bro- 
burch et  Lodic  alia  molendina  intersint,  aicut  uec  retroactis  fuere  temporibus,  quemadmodum 
a  Roberto  quondam  Flandrenstura  comité  vobis  rationabiliter  conceasum  et  scripto  proprio 
conlirmatum  [est],  Moleiites  autem  oninemque  molituram,  quam  de  roiuisterio  advocati 
Sancti  Bertini.  sive  aliunde,  quiète  liactenus  possodistis,  deineeps  libère  et  absque  ornai  con- 
tradiclione  vos  possidere  censemus.  Ad  hec,  tanium  terre  de  quadam  berquana  in  Furaensi 
territorio quantum  plenarie  potest  annuatini  libras  quadraginta  pereolvere,  quam  Theodericus, 
Flandrensiura  cornes,  in  concambio  de  villa  vestra  que  vocatur  Helchi  cum  Leone  quondam 
abbate  l'acto,  monasterîo  vestro  concessit.  Altare  etiam  ejusdem  ville  cum  integrîtaie  sua  et 
cumcapeliade  BernliouveOetplenitudine  omnium  decimarumad  villam  pertinentium.  Atrium 
quoque  et  manentes  in  eo  hospites,  cum  tribus  mensuris  terre  ad  curtim  et  horreum  in  ea 
construendum,  etquandam  terram,  quam  Berquariam  dieunt,  in  parrochia  sancti  Wille- 
brordi,  cum  fundo  et  comitatu  et  dunis  a  Roberto  Flandretisium  comité  et  Theoderico  nepote 
suo  et  Philippe  rilio  ejus  rationabiliter  vobis  concessam  et  scriptis  eorum  lirmatam  auctori- 
tate  Apostolica  roboramus.  Mansiones  insuper  et  antiquas  ac  justas  consuetudines  et  releva- 
tiones  quinque  solidorum,  quas  in  burgo  Sancti  Audomari  habetis,  vobis  nichilotninus  confir- 
mamus.  Ecclesias  quoque  de  Chjlliam  et  de  Trulleia  cum  appenditiis  suis,  quas  Theobnldus 
quondam  Cantuariensis  archiepiscopus  tibi  et  cenobio  tuo  concessit  et  scripti  sui  pagina  robo- 
ravit,  auctoritate  Apostolica  confirmamus  et  perpetuis  temporibus  eidem  monasterio  illibatas 
statuimus  permanere.  Itéra  m,  in  parrochia  Teruanensi  villam  de  Wiserna  cum  terris  suis  et 
wastinis  que  extenduntur  usque  ad  ternit  nos  de  Edecbin  et  Longenesse,  et  decimam  Sancti 
Martini  .  .  decimam  de  Billeke.  Supradictorum  quoque  predecessoru m  nostrorum  vestigiis 
inhérentes,  concordiam  etc..  de  Helchinio  —  (p.  70,  Un.  1),  Femedit...  Sarth...  Bathli... 
et  le  reste  conforme. 

itichi)   et  le  Denevalett 

-f  Ego  Hubaldos,  p.  c.  tit.  S  Crucis  in  1er.  -f-  Ego  Henricus,  p.  e.  tit.  SS.  Ner.  et  Ach. 
+  Ego  Jobannes,  p.  c.  tit.  S.  Anastasie.  -f-  Ego  Albertus,  p.  c.  tit.  S.  Laur  in  Luc.  +  Ego 
Hubaldus,  Hostiensis  episcopus.  -J-  Ego  Bernardus,  Portuensis  et  S.  Ruf.  eps.  +  Ego  Guaj- 
terius,  Albanensis  episcopus  +  Ego  Jacintus,  diac.  card.  S.  Mar.  in  Cosm.  -\-  Ego  Otto, 
diac.  card.  S.  Nie.  in  C.  T.  +  Ego  Ardicio,  diac.  card.  S.  Theodori.  +  Ego  Boso,  diac. 
card.  SS.  Cbsm.  et  D. 


(•)  B.  W.  Btrithmee. 


DE  SAINT-BERTIN 


109 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n*  218,  p.  324. 

1163,  26  mai.  —  Le  même  pape  mantle  aux  religieuses  de  Bourbourg  de 
respecter  lés  droits  de  Saint-Bertm,  relativement  à  l'usage  de  leur  cimetière. 

Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  in  Christo  filiabus  abbatisse  et 
monialibus  monasterii  de  Broboc,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Ex  relatione 
dilectorum  filiorum  nostrorum  abbatis  et  fratrum  ecclesie  Sancti  Bertini  accepimus  quod 
vos,  nolentes  pactum  concordie....  conservare,  alios  et  presertim  parrochianos  ipsorum 
fratrum  ad  sepulturam  admittere  non  dubilatis  etc.  Datum  Turonis,  vu  kalendas  junii. 

Jaffé,  d'après  Iperius,  n*  7281. 


240. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n-  219,  p.  325. 

1163,  26  mai.  —  Le  même  pape  reproduit  l'acte  ci-dessus,  n°  226,  de  son 
prédécesseur  Adrien  IV  (172). 

Alexander  episcopus  etc.  Ecclesiarum  utilitatibus  etc.  Datum  Turonis  vu  kalendas  junii . 

Variantes  des  noms  géographiques  :  Liswega.  Slegerkerga.   Hetlighem.  Werkerca. 
Hernighem.  Roclara.  Rusleda.  Bovechercha.  Hetthinthen.  et  Rokeshem. 


241. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  223,  p.  332. 

1161-1164.  —  Henri  II,  roi  d'Angleterre,  mande  à  Hamon  de  Throwley 
de  laisser  l'abbaye  de  Saint-Bertin  jouir  en  paix  de  l'église  de  ce  lieu  (174). 

Henricus,  rex  Anglie  et  dux  Normannie  et  Aquitanie  et  cornes  Andegavensis,  Hamoni 
de  Trulea,  salutem.  Precipio  tibi  quod  permittas  abbatem  Sancti  Bertini  tenere  bene  et 
in  pace  et  juste  et  libère  ecclesiam  suam  de  Trullea,  sicut  umquam  melius  et  liberius 
tenuit,  et  sicut  carta  mea  ei  testatur  ;  et  nisi  feceris,  Tomas  archiepiscopus  Cantuariensis 
facial.  Testes  M.  dap.  apud  Rochester. 

Fragment  du  grand  sceau,  pi.  V,  n"  81.  Voy.  Douôt  d'Arcq,  nM  10004  et  10005. 

N.  B.  Cette  lettre  que  D.  W.  date  de  1165  environ,  est  subordonnée  à  la  suivante,  et  elle  est,  comme 
6.1e,  évidemment  antérieure  au  départ  de  S.  Thomas  pour  l'exil,  c'est-à-dire  à  la  Toussaint  de  l'an  1164.  U 
•.▼ait  été  sacré  en  1 161. 

KUe  «et  indiquée  et  analysée  dans  VArchœoloçia  Canliana,  vol.  IV,  p.  209. 


^..i  ^ 


110  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  I,  n°  821,  p.  332. 

1161-1164.—  S^int  Thomas,  archevêque  de  Cantorbéry,  confirme  au 
monastère  de  Saint-Bertin  la  possession  de  l'église  de  Throwley  (175). 

Thomas,  Dei  gratia,  Cantuariensis  ccclesie  humilis  minister,  universis  sancte  Dei 
Ecclesie  fidelibus,  salutem.  Favorabile  est  locis  religiosis  pertinentias  et  bona  suacontir- 
mare,  que  eis  canonice  collata  fuisse  noscuntur.  Inde  est  quod  monasterio  Sancti  Bertini 
ecclesiam  de  Trullega  cum  terris,  decimis,  capellis  et  omnibus  accessionibus  suis,  cano- 
nice et  juste  possidendam  concedimus  et  presenti  pagina  communimus,  sicut  eam  a  Wil- 
lelmo  de  Ipra,  tune  advocato  fundi,  in  elemosinam  concessam  venerabilis  predecessor 
et  dominus  noster  archiepiscopus  Theobaldus  concessit  et  carta  sua,  quam  vidimus,  con- 
firmavit.  Testibus  Baldewino  de  Bolonia.  Norwico  archidiacono.  Silvestro  thesaurario 
Lixoviensi.  Theoldo  canonico  Sancti  Martini.  Roberto  canonico  Meritone.  magistro  Her- 
berto.  magistro  Lumbardo.  magistro  Ernulfo.  Gunterio.  Ricardo  de  Sar[isberia]  capel- 
lano.  Alexandro  Walensi  et  pluribus  aliis. 

Sceau  ogival.  H.  90  mm.,  L.  56,  évéque  debout,  mitre,  crosse,  bénissant:  -{-toias  dei  giutu  ciuttarieusmi 
aechiepiscopvs  Contresceau  rond,  26  mm.,  dont  le  champ  est  rempli  par  une  intaWe  représentant  Hercule 
appuyé  sur  sa  massue  :  sioillvm  tomb  lvmdini  (pi.  V,  n°  82). 

Indiqué,  avec  les  noms  des  témoins,  dans  YArchœologia  Canliana,  vol.  cit.,  p.  309. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  2  5,  p.  333. 

1161-1164.  —  Le  même  prélat  confirme  à  l'abbaye  de  Samt-Bertin  la 
possession  de  l'église  de  Ghilham  (175  bis). 

Thomas,  Dei  gratia  etc..  ecclesiam  de  Chilleham  in  Cantia...  sicut  eam  sibi  ab  advo- 
cato fundi  ia  elemosina  collatam  etc.  Testibus  hiis.  Silvestro  thesaurario  Lixoviensi  etc. 

Indiqué  dans  YArchœologia  Canliana,  vol.  cit.,  p.  209. 


D'après  lereg.  coté  tome  xxr,  p.  49.  —  T.  I,  a»  «6,  p.  3J4. 


1 164,  ou  1 165,  15  mars.  —  Le  pape  Alexandre  III  écrit  aux  prélats  dans 
le  diocèse  desquels  Saint-Bertin  possède  des  églises,  pour  leur  défendre  de 


!-._    J 


DE  SÀINT-BERTJN  iii 

grever  lesdites  églises  dans  le  cas  où  il  arriverait  à  l'abbé  de  ne  point  compa- 
raître à  leurs  synodes  (1 76). 

Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabilibus  fratribus  archiepiscopis, 
episcopis,  in  quorum  episcopatibus  ecclesic  monasterii  beati  Bertini  consistunt,  salutem 
et  Apostolicam  benedictionem.  Suggestum  nobis  est  quod  quidam  vestrum  dilectum  filium 
nostrum,  ejusdem  monasterii  abbatem,  respeclu  ecclesiarum  quas  in  eorum  episcopa- 
tibus possidet,  ad  suas  sinodos  vocânt  ;  et  si  quando  ab  eis  vocatum  eum  sinodis  suis 
aliquo  casu  non  interesse  contigerit,  ecclesias  ejus  minus  indebite  gravare  presumunt. 
Unde,  quoniâm  hoc  intolerabile  sibi  existeret  et  penitus  onerosum,  fraternitati  vestre  per 
Àpostolica  scripta  mandamus,  qualinus  ?i,  aliqua  causa  interveniente,  predictus  abbas 
sinodis  vestris  vocatus,  interesse  non  poterit,  ecclesiis  euis  nullum  propterea  gravamen 
vel  molestiam  inferatis.  Si  enim  priores,  vel  monachi,  quibus  ecclesie  ipse  commisse  nos- 
cuntur,  ad  sinodos  vestras  accesserint,  ad  eas  non  débet  predictus  abbas  compelli,  nec 
in  suis  ecclesiis  occasione  ista  gravari.  Datum  Senonis,  idibus  martii. 

Jaffé,  n»  7110;  Migne,  t.  CC,  n*  313;  Wauter»,  t.  II,  p.  161. 


Orig  nal  scellé.  —  T.  I,  n»  221,  p.  328. 

1165.  —  Giraud,  évêque  de  Tournai,  affranchit  du  droit  de  personat  les 
églises  que  Saint-Bertin  possédait  dans  son  diocèse  (173). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  18,  p.  18. 

Sceau  ogival  (pi.  IV,  n*  79).  Voyez  Demay,  Flandre,  n*  5947. 

246. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  a»  22.»,  p.  330. 

1165.  —  Milon,  évêque  des  Morins,  notifie  et  confirme  la  transaction 
passée  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  la  Léproserie  de  Boulogne,  au  siy'et 
d'une  terre  à  Escalles. 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis.  Ego  Milo,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus, 
notam  facio  presentibus  et  futuris  conventionem  que  facta  est  inter  ecclesiam  Sancti 
Bertini  et  Leprosos  de  Bolonia,  de  quadam  terra  Sancti  Bertini  que  est  in  villa  que  dicitur 
Scales.  Cum  enim  quidam,  nomine  Ellembertus  de  Eilingentun,  predictam  terrain  de 
ecclesia  Sancti  Bertini  tenuisset  et  ei  redditus  terre  et  statuta  servitia  persolvisset,  tan- 
dem lèpre  morbo  correptus,  Bolonie  ic  domo  infîrmorum  se  convertit,  et  quod  facere 


112 


LES  CHARTES 


non  debuit  nec  juste  potuit,  predictam  terra  m,  ut  eam  ipse  tenuerat,  inconsulto  abbate 
et  capitulo,  infirmis  in  elemosinam  dédit.  Abbate  igitur  terram  suam  ad  sa  trahente, 
Leprosis  vero  e  contra  quod  sibi  datum  erat  retinere  conantibus,  controversia  inter  eos 
orta  est.  Sed  tandem,  Mathei  comitis  et  comitisse  etjuratorum  Bolonie  precibus  abbas 
devictus,  eandem  terram  infirmis  tenere  concessit,  salvo  tamen  ex  integro  omni  antiquo 
jure  et  statutis  et  servitiis  que,  antequam  infirmi  eam  invasissent,  de  eadem  terra  ecclesie 
Sancti  Bertini  reddebantur  ;  ita  etiam  ut  quotiens  magistros  eorum  mutari  contigerit, 
secundum  pristinam  secularium  ejusdem  terre  possessorum  consuetudinem,  eadem  terra 
ab  abbate  et  capitulo  Sancti  Bertini  cum  débita  relevatione  requiratur.  Hoc  insuper  tali 
conditione  factum  est  quod  nec  terram,  nec  censum,  nec  aliquid  ad  ecclesiam  Sancti 
Bertini  pertinentium,  nisi  ex  assensu  capituli  amplius  invadere  présument,  nec  aliquam 
molestiam,  sive  per  episcopum,  vel  comitem,  vel  comitissam,  vel  aliquam  aliam  personam 
eidem  ecclesie  infèrent.  Notandum  quoque  quod  cultores  pr édicté  terre  débitas  consuetu- 
dines  et  servitia  et  placita  curti  de  Scales  persolvere  debebunt  ;  quod  si  non  fecerint, 
infirmi  de  his  omnibus  ecclesie  Sancti  Bertini  ex  debito  respondebunt.  Hoc  quoque  ut 
ratum  maneat  et  irrefragabile,  tam  sigilli  nostri  quam  Godescalci  abbatis  Sancti  Bertini 
et  Mathei  comitis  et  comitisse  BoToniensis  confirmatum  est  corrobora tio ne.  Actum  est  hoc 
anno  Domini  m0.c°.lx0.v°,  subscriptis  legitimis  testibus,  audientibus et  videntibus.  Signum 
Milonis  episcopi.  S.  archydiaconorum  Phylippi  et  Alulû.  S.  Everardi  decani.  S.  Balduini 
Bacun  cantoris.  S.  Johannis  cancellarii  de  Huphem.  S.  canonicorum  magistri  Giselberti. 
Clarenbaldi  et  Johannis  de  Aria.  S.  Mathei  comitis  de  Bolonia.  S.  Marie  comitisse.  S.  Cle- 
renbaldi  magistri  Leprosorum  de  Bolonia.  S.  Rorici  monachi.  S.  Balduini  Gartir.  S.  Alulfi 
prepositi  de  Helcin.  S.  Balduini  decani  deSancto  Audomaro.S.  WillelmiGisnensis  decani. 
S.  Willelmi  abbatis  de  Cleirmaresc  et  aliorum  quamplurium. 

Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  266;  Vredius,  p.  222. 

Sceau  ogival,  H.  77  mm.,  L.  48,  évéque  assis,  mitre,  crosse,  bénissant  :  -j-  signvm  milonis  di  patibntia. 
mobinobv  kpi  (pi.  IV,  n*  80). 


247. 

Double  original  scellé.  —T.  I,  n«  229,  p.  338. 

1163-1165.  —  Hamon,  fils  de  Héréfride,  cède  à  Godescalque,  abbé  de 
Saint-Bertin,  l'église  de  Throwley  (179). 

Imprimé  dans  VArchœologia,  t.  XXV,  part.  I,  1833,  p.  149.  Cf.  Archœologia  Canliana,  vol.  cit.,  p.  210. 
Sceau  rond,  52  mm.,  type  équestre  :  -j-  sigilltm  bamvkdi  filii  herkfridi  (pi.  V,  d'  83). 

N.  B.  Cet  acte,  postérieur  à  l'élection  de  Godescalque  (1163),  est  limité  par  la  date  extrême  des  fonction! 
de  shetiff  du  comté  de  Kent,  remplies  par  l'un  des  témoins,  Hugo  vicecomes  de  Chent  (1162-1165). 


,1 

4 


DE  SAINT-BERTIN 


113 


D'après  un  ma  do  Saint-Pry.  —  T.  I,  n«  227,  p.  334. 

1165,  environ  (d.  w.).  —  Robert,  avoué  de  Béthune,  confirme  plusieurs 
donations  faites  au  prieuré  de  Saint-Pry-lez-Béthune  (177). 

Litterarum  monumentis  oportunum  [Iradere]  ducimus  quod  presentium  etas  fecisse 
dinoscitur,  ne  in  posterum,   oblivionis  fuscatum  nebula,  posterorum  calliditas  hoc  se 
ignorare  causetur.  Manifestum  igitur  sit  Ecclesie  filiis  me  Robertum,  Bethuniensem  ad- 
vocatum,  et  matrem  meam  Clemenciam,  annuentibus  uxore  mea  Adelide  et  sorore  mea 
Maltide  et  Roberto  filio  meo  cum  omnibus  aliis  filiis  meis,  tradidisse  ecclesie  beati  Prejecti 
ejusdem  loci  terram  duorum  modiorum  de  alodiis  meis  que  sita  est  in  loco  qui  dicitur 
Bernardi  folia.  Concessimus  etiam  quicquid  dédit  in  elemosinam  predicte  ecclesie  Ro- 
bertus  Zuizes  (*),  annuentibus  dominis  suis  Theobaldo  et  Ogiva,  scilicet  tertiam  partem 
oblationura  altaris  de  Lestrom,  et  partes  décime  citra  aquam  et  ultra,  quod  erat  de  feodo 
.nostro  ;  et  quod  dédit  Ogiva  et  Suerus  filius  ejus  in  nova  capella  de  Starees,  scilicet  ter- 
tiam partem  oblationum  ;  —  et  quod  dédit  Gondrea  amita  mea,  annuenlibus  filiis  et  filia- 
bus  suis,  scilicet  sex  sextaria  tritici  in  parrocbia  de  Werchin;  —  et  quod  dédit  Herbertus 
Coles,  unum  scilicet  hospitem  ad  portam  Carnerii.  Concessimus  etiam  cambium  quod  fao 
tum  est  inter  ecclesiam  beati  Praejecti  et  Hilbertum  de  Carenchy,  de  terra  de  Montsorel. 
Hesewidis  nichilominus  et  Oilardus  maritus  ejus,  concessu  ûlii  sui  Nicolai  et  filie  sue 
Burge,  dédit  pretaxate  ecclesie  unum  modium  frumenti  et  xncim  capones,  quod  erat  de 
al[od]io  suo  ;  —  et  Hugo  Rocea,  dimidium  modium  terre  ad  portam  Sancti  Prejecti  ;  — 
^ét  Robertus  Ruzes,  duos  solidos;  —  et  Hugo  de  Froivials  (**),.  suumallodium  de  Rum- 
blai  ;  —  et  Herbertus  (***)  Coles,  quatuor  sextaria  terre  ad  Bellesaizas  ;  —  et  Hugo  de 
Bruay,  suum  allodiumde  Ruith,  annuentibus  filiis  et  fratribus  ;  —  et  Herbertus  frater  ejus, 
decimam  quam  habebat  in  eadem  villa  ;  —  Warinus  et  Geberda  (sic)  soror  ejus,  septem 
sextaria  frumenti  ad  molendinum  de  Hedun  Ànesin  ;  —  et  Stephanus  de  la  Bevrera  con- 
cessit  ecclesie,  libère  possidendam,  terram  quam  de  eo  tenebat  in  parrocbia  de  Werchin 
et  de  Waudrericourt  ;  —  Gerberda  de  Fuscheriis,  uxor  Hugonis,  omnia  allodia  [sua]  in 
parrochia  de  Drovin,  annuente  Roberto  filio  suo,  eidem  ecclesie  tradidit  ;  —  idem  Ro- 
bertus etiam  et  Helewidis,  amita  ejus,  omnia  que  hereditario  jure  apud  Noth  possidebat, 
.  in  elemosinam  dederunt.  Hec  omnia  prefate  ecclesie  légitime  data  sunt,  quod  iccirco 
itestamur  et  confirmamus  et  sigilli  nostri  impressione  munimus,  sub  oculis  istorum  tes- 


(*)  Phn»  loin  £u*0«,  et  Route. 

(••)   Trolvials(f) 

(•**)  D.  W.  Herbertum. 


15 


114 


LES  CHARTES 


tium  :  Helberti  de  Carenchi.  Johannis  de  Bevri.  Johannis  de  Fossa.  Johannis  de  GupenL 
Warini  de  Anezin.  Rqberti  Reuse.  Sigeri  de  Mares.  Stephani  de  Bevrera.  Pétri  et  Ha- 
gonis  canonicorum. 


Original,  arob.  de  Saint- Pry.  —  T.  I,  n«228,  p.  887. 


1166,  environ  (d.  w.).  —  Robert  de  Béthune,  avoué  d'Ârras,  fonde  l'an- 
niversaire de  son  père  (1 78), 

Imprimé  dans  M ineua  et  Foppens,  t.  III,  p.  S80,  sous  la  date  de  1100  environ,  qui  est  celle  dn  départ  de  Robert  6» 
Béthune  pour  la  Terre-Sainte,  où  il  mourut  Tannée  suivante. 


250. 

Cbirograpbe  scellé.  —  T.  I,  n*  230,  p.  339. 

1168.  —  Assignation  d'une  rente  de  douze  livres,  à  Pitgam  et  à  Brouc- 
kerque,  pour  la  subsistance  du  chapelain  attaché  à  la  léproserie  de  Bour- 
bourg  (180). 

Imprimé  dans  les  Annales  du  Comité  flamand  de  France,  t,  VIII,  p.  328.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  280. 


251. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  231,  p.  341. 

1 168.  —  Didier,  archidiacre  de  Tournai,  règle  les  proportions  du  partage 
des  oblations  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  deux  prêtres  de  Lisseweghe. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  10,  p.  10. 

Sceau  ogival,  H.  *75  mm..  L.  45,  personnage  debout,  tète  nue,  vêtu  d'une  tunique,  tenant  des  deux  majsjg 
un  phylactère  sur  lequel  est  écrit  :  deys  brat  vbrbv»  ;  avec  la  légende  :  -(-  sioilltm  desimbii  tomacsksis  atcutu- 
corn  (pi.  V,  n*  84). 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  234,  p.  345. 

1 169,  environ.  —  Robert,-  prévôt  de  Lille  et  chancelier  de  Flandre,  no- 
tifie que  trois  propriétaires  de  Bercla,  près  de  Furnes,  ont  fait  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  la  concession  du  terrain  nécessaire  pour  élargir  un  chemin  d'ex- 
ploitation. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  20,  p.  20. 


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■       ■         »■     tf\'M 


DE  SAJNT-BERTIN  115 

Sceau  ogival,  H.  90  mm.,  L.  55,  personnage  debout,  tête  nue,  vêtu  d'une  aube,  ou  d'une  tunique,  tenant 
des  deux  mains  un  phylactère,  sur  lequel  est  écrit  .  deys  brit  yrrbvm.  Légende  :  sigillvi  senaTi  mi  as  a  a  u>n- 

LHI8I8  PEIP081TI  (pi.  V,  n*  85). 


Chirographe  original  —  T.  I,  n'  232,  p.  843.  - 

1 1 70,  environ  (d.  w.).  —  Godescàlque,  abbé  de  Saint-Bertin,  concède  aux 
habitants  d'Acquin  la  moitié  d'un  bois  nommé  Hochreve  ;  il  règle  ensuite  les 
conditions  de  l'affouage  et  du  pâturage  (181). 

Notum  sit  tara  futuris  quam  presentibus  quod  ego  Godescalcus,  dictus  abbas  Sancti 
Bertini,  pietatis  intuitu,  assensu  fratrum  nostrorum,  concesserim  hominibus  nostris  de 
Acquin  medietatera  nemoris  quod  vocatur  Hochreve,  servato  nobis  per  omnia  dominio 
et  potestate  predicti  nemoris.  Sciendura  vero  est  quod  predicti  homines  nostri  ad  fores- 
tarium  conducendum  annuentim  nobis  persolvent  xvi  solidos,  octo  in  Purificatione 
Sancte  Marie,  et  octo  in  Ad  vincula  Pétri.  Cum  autem  nobis  placuerit  et  homines  nostri 
opus  habuerint,  predicti  nemoris  partem  segregabimus  tam  a  nobis  quam  ab  illis  inci- 
dendam,  sorte  super  unamquamque  partem  missa,  quid  quisque  accipere  deleat,  ita  ut 
infra  annum  unusquisque  partem  suam  asportare  debeat.  Si  autem  quilibet  in  predicta 
villa  manens  in  communi  nemore  incidens  inventas'  fuerit,  xvm  denarios  dabit.  De  peco- 
ribus  vero  que  in  nemore  nuper  inciso  inventa  fuerint,  hec  est  lex  quod  due  vacce  unum 
denarium  dabunt,  quatuor  oves  unum,  palefridus  unum.  Si  vero  viminibus  ad  aratra  sua 
tantum  necessariis  indiguerint,  incidere  ealicebit,  fide  tamen  data,  si  capti  fuerint,  quod 
ilon  ad  aliud  opus  ea  ponent  quam  ad  aratra  sua.  Quod  siûdem  dare  noluerint,  xvm  de- 
narios dabunt. 


«Original  scellé.  —  T.  I,  n*  Wï#,  p.  346. 

1171.  —  Jean,  évêque  de  Maguelonne,  donne  des  lettres  de  recommanda- 
tion à  Bernard  le  Pénitent  (183). 

Imprimé  dans  les  Act.  SS.  Bolland.,  April.  II,  p.  673,  comme  daté  de  1170. 

Sceau  ogival,  H.  58  mm.,  L.  96,  évoque  assis,  mitre,  crosse,  bénissant  —  ....  iohannis  maoalonbnsis 
Épi.  —  Au  revers,  dans  le  champ,  deux  clefs,  surmontés  d'une  main  issant  du  flanc  senestre  (PI.  V,  n*  80). 


116  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  I,  no  236,  p.  347. 

1171,  environ  (d.  w.). —  Pons,  archevêque  deNarbonne,  donne  des  let- 
tres de  recommandation  au  même  (183  bis). 

Poncius,  Dei  gratia,  Narbonensis  archiepiscopus,  omnibus  fidelibus  ad  quos  littere 
iste  pervenerint,  cura  gratia  Dei  salutem.  Noverit  karilas  vestra  Bernardum,  presentium 
latorem,  Magalonensis  ecclesie  parrochianuin,  a  venerabili  fratre  nostro,  ejusdem  loci 
episcopo,  in  penitentiam  accepisse  ut  per  septem  annos  nudispedibus  incederet,  et  cetera 
que  in  cartula  penitentiali  continentur.  Hoc  autem  ipse  idem,  spiritu  Dei  compunc- 
tus,  Deo  devovit  et  a  nobis  in  remissionem  peccatorum  suorum  accepit  quod  omnibus 
diebus  vite  sue  a  carne  et  sagimine  et  vino  abstineat,  lineis  non  utatur,  exceptis  femora- 
bilibus,  un*  et  viâ  feria  et  sabbato  in  pane  et  aqua  jejunet.  Quapropter,  universitatem 
vestram  monemus  et  obsecramus  in  Domino  ut,  cum  apud  vos  venerit,  eum  karitative 
recipiatis  et  de  bonis  vobis  a  Deo  concessis  in  victualibus  et  vestibus  ei  misericorditer 
subveniatis. 

Sceau  ogival,  H.  77  mm..  L.  55,  évoque  debout,  mitre,  crosse,  bénisssant  :  -J-  sigill.  roncii  raabohimsv 
aecbiepiscopi.  —  Au  revers,  deux  personnages  debout,  drapés,  tenant  un  livre  sur  la  poitrine.  Celui  qui  est  posé 
àdextre,  tient,  en  outre,  une  palme  :  sakctvs  ivstvs.  samxvspastor. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  fcJ8,  p.  £48. 

1171,  environ  (d.  w.).  —  Didier,  évêque  des  Morins,  termine  un  différend 
qui  existait  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  Gui  de  Herdespul,  touchant 
l'église  d'Herbelles. 

Ego^Desiderius,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  notum  facio  presentibus  et  futuris 
quod,  cum  inter  abbatem  Sancti  Bertini,  Godescalcum,  et  Widonem  de  Herdespul,  prius 
in  audientia  predecessoris  nos  tri,  bone  memorie  Milonis,  postmodum  vero  in  presentia 
nostra,  de  ecclesia  de  Herbela  controversia  verteretur,  in  eum  tandem  pacis  et  contro- 
versie  finem  u  ter  que,  scilicet  tara  abbas  quam  Wido,  convenerunt,  quod  prefatus  Wido, 
in  conspectu  Taruanensis  curiç  et  nostro,  omni  jure  quod  in  prefata  ecclesia  reclamabat, 
proprie  vocis  attestatione  privavit,  et  quicquid  in  ea,  vel  de  ea,  sibi  deberi  asserebat, 
abbati  werpivit  et  tradidit.  Hoc  autem  ea  conditione  factum  est  quod  prior  Sancti  Ber- 
tini predicto  Widoni,  quoad  vixerit,  infra  iinor  dies  Natalis  Domini  dimidiam  marcam 
argenti  annuatimjpersolvet.  Post  decessum  vero  ejusdem  Widonis,  ab  hac  solutione  liber 


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Le  pape  AiETi^Ti«fflàeJeadàqoeiq^ 
soîL  de  porter  aucune  sentence  a 
sans  une 


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etc.  Qmfc>  de  reÇpcoè  et  t»ià 
el  arpn^nU  teoenias,  et  rirta  ~  Eiâ  serr 

et  «iesideriB  TPstrîs  aBmmv.  et  m 
-  Tt  xotan  vidomar  etc.  D 


inieràii  antre  Ses 
oestre  ce 


xnnkakada*  martii. 


o  ».  ▼-  c 


118  LES  CHARTES 


Original  absque  plumbo.  —  T.  I,  n*  137,  p.  347. 

1173,  26  février.  —  Le  même  pape  recommande  aux  religieux  de  Qair- 
marais  de  respecter  les  privilèges  de  Pabbaye  de  Saint-Bertin  sur  le  territoire 
d'Arqués. 

Alexander  episcopus  etc.  Sicut  vobis  jura  vestra  intégra  vultis  et  illesa  servari,  sic 
quoque  sollicitius  providere  debetis  ne  quicquam  efficiatis  quod  alîorum  justicie  videatur 
in  aliquo  derogare,  vel  ordinis  ac  religionis  vestre  honestatem  valeat  denigrare  etc. 
Datum  Signie,  mi°  kalendas  martii. 

260. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  241,  p,  353. 

1 173.  —  Théobald,  évêque  d'Amiens,  statue  comme  arbitre  sur  le  partage 
des  oblations  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  deux  prêtres  de  Lisseweghe. 

Testes  :  Guillelmus  prepositus.  magister  Robertus.  Ricardus  de  Gerberodo.  magister 
Stephanus  Belvacensis.  Ipse  doranus  Godescalcus  abbas,  et  de  capitulo  suo  Godescalcus. 
Hugo.  Gai  ter  us.  Gaufridus.  Sacerdotes  de  Lissuega,  Raineras.  Galterus.  Raineras  cano- 
nicus  sancti  Basilii  in  Bruges.  Robertus  sacerdos.  Raingeras  clericus.  Actum  anno  incar- 
nati  Verbi  m°.c0.lxx°.iii.  Datum  per  manum  Roberti  cancellarii. 

Sceau  ogival  (PI.  V.  n*  89).  Voyez  Douôt  d'Arcq,  n#  6438. 

261. 

Original  aoellé.  —  T.  I,  n*  242,  p.  356. 

1173,  environ  (o.  w.(*).  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois, 
donne  à  Saint-Bertin  une  rente  annuelle  de  vingt  livres  sur  l'office  du  notaire 
de  Fumes,  en  échange  d'une  terre  à  Gravelines  (185). 

Imprimé  dani  Guérard,  p.  356,  d'aprèa  1«  ma  d«  Taatart  n*  637. 

Rétablissez  ainsi  la  première  ligne  des  signatures  :  S.  G.  de  Meoines.  S.  Walteri  de 
Locre.  S.  Anselmi  etc. 

(♦)  Waators,  t.  II,  p.  579,  date  d«  1177. 


DE  SAINT-BERTIN  110 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  244,  p.  358. 

1166-1173.  —  Le  même  comte  de  Flandre  notifie  qu'Etienne  de  Senin- 
ghem  a  reconnu  devant  lui  qu'il  avait  injustement  grevé  les  hommes  du  vil- 
lage d'AcqUin  (1 86). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Ego  Philippus,  Dei  gratia,  Flandrensium 
cornes,  notum  facio  tam  presentibus  quam  futuris  Stephanum  de  Sinnighem  ante  me  et 
meos  homines  recognovisse  injuriam  pluribus  annis  a  se  fuisse  irrogatam  cuidam  ville 
Sancti  Bertini  nomine  Acquin,  et  hoc  tam  in  vervecibus  et  gallinis  et  nummis  injuste  ao- 
ceptis  quam  in  aratris  servitio  suo  indebite  mancipatis.  Ego  îgitur  quod  ante  me  publiée 
confessus  est  volens  ratum  et  irrefragabile  permanere,  corroboravi  illud  tam  sigilli  mei 
impressione  quam  eorum  qui  interfuerunt  proborum  hominum  attestatione.  Ego  Phi- 
lippus cornes  Flandrie.  Matheus  cornes  Bolonie.  Eustachius  caméra  ri  us.  Stephanus  de 
Sininghem.  Robertus  prepositus  de  Aria.  Stephanus  de  Landast.  Walterus  deCurtrai. 
Walterus  Gunela.  Balduinus  Backun.  Johannes  de  Uphem.  Hugo  Canis.  Balduinus  Pe- 
verel.  Marz  bona.  Balduinus  de  Hammas.  Johannes  subprior  Sancti  Bertini.  Marcilius 
hospitarius.  Balduinus  elemosinarius.  Roricus  et  alii  quamplures. 

N.  B.  Les  dates  extrêmes  de  cet  acte  sont  celles  de  l'avènement  de  Robert,  prévôt  d'Aire  (1166)  et  de  la 
mort  de  Mathieu,  comte  de  Boulogne  (25  juillet  1178). 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  245.  p.  359. 

1 1 74,  environ  (d.  w.).  —  Everard,  évêque  de  Tournai,  règle  le  partage 
des  oblations  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  paroissiens  de  Ruysselede 
(187). 

Hanc  dimidiam  parttm  oblattonura  suarum  eis  [abbas]  induisit,  quamdiu  ea  [que]  ad 
reparationem  ecclesie  agenda  sunt,  consilio  suo  velprefati  prions  [deKoclare],  voluerint 

agere,  et  quousque  ecclesiam  illam  constructione  noverit  indigere Signum  domni 

E\erardi  Tornacensis  episcopi.  S.  Godescalci  abbatis  Sancti  Bertini.  S.  Roberti  archidia- 
coni.  S.  Lebberti  decani.  S.  Lebberti  cancellarii.  S.  magistri  Gisleberti.  S.  Brugensis 
decani  Willelmi.  S.  Gezelini  decani  Gandensis.  S.  Hugonis  de  Ridmersc.  S.  Malhei  notarii 
episcopi. 

Sceau  ogival  (PI  V,  n*  91).  Voyez  Demay,  Flandre,  n*  5948. 


!*• 


120  LES  CHARTES 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  Î4Ô,  p.  361. 

1175.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer  et  seigneur  de  Fauquem- 
bergues,  notifie  que  Gautier  de  Heine  a  cédé  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  co- 
mitatus  des  terres  qu'il  avait  à  Quelmes  et  à  Acquin,  dans  le  ressort  féodal 
de  ses  domaines  (188). 

Ego  Guillelmus,  castellanus  Sancti  Audomari  et  castri  Falkenbergensis  dominus, 
notum  facio  tam  presentibus  quam  futuris  quod  Galterus  de  Heine  tenet  de  me  quendam 
comitatum  in  xl  mensuris  (*)  terre  et  in  aliis  lu  in  parrochiis  de  Kelmes  et  Acquina  ja- 
centibus  et  ad  elemosinariam  domum  Sancti  Bertini  pertinentibus,  pro  quibus  cent  uni  nu 
galline  et  decem  solidi  annuatim  sibi  debentur.  Hune  itaque  comitatum,  pro  quo  eccle- 
siam  Sancti  Bertini  diutius  fatigarat,  tandem  datis  sibi  xim  marchis  argenti,  hoc  pacto 
ecclesie  et  abbati  Godescalco  liberum  per  manum  meam  reddidit,  ut  tam  monachi  quam 
conversi  et  eorum  familia,  et  quicumque  per  monachos  vel  conversos  ad  opus  eorum  ibi 
laboraverint,  ab  omni  calumnia  et  consuetudine  que  de  jure  comitatus  exigit  solet,  a 

■ 

banno  scilicet,  furto,  teloneo,  occasione  inventi  thesauri,  et  si  quid  aliud  juris  in  comii- 

tatu  esse  potest,  liberi  sint Actum  est  hoc  anno  m°.c°.lxxv°,  coram  his  testibus.  Testés 

Petrus  abbas  Andernensis.  Balduinus  cantor  Taruennensis.  Clarenbaldus  de  Tinbronne. 
Guillelmus  filius  ejus.  Johannes  de  Renti.  Balduinus  etRobertus  de  Kopella.  Hugo  Canis. 
Scabini,  qui  interfuerunt  :  Hugo  Bigot.  Hugo  Cocus.  Willelmus  Passalewa.  Symon  de 
Wilbodinges.  Ulric[us]  de  Wavaranza.  Reinelmusde  Settekes.  Willelmus  Levelin.  Hosto. 

Sceau  (PL  V,  d*  92)  publié  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist.  sigill.  de  Saint-Omer,  p.  20, 
pi.  V,  n'  21. 


i 


D'après  les  mss  639  et  731.  —  T.  I,  n*  250,  p.  366. 

1175.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  détermine  les 
limites  des  pâturages  communaux  de  la  ville  de  Saint-Omer  et  de  Pabbayé  de 
Saint-Bertin  (190). 

Ego  Philippus  Flandrie  et  Viromandie  cornes,  notum  esse  volo  tam  posteris  qùam 
modérais  imperpetuum,  quod  contentionem  multo  tempore  habitam  inter  ecclesiara  Sancti 
Audomari  [et]  ecclesiam  Sancti  Bertini  adversus  burgenses  de  Sancto  Audomaro,  de  com- 

O  D.  W.  Mon*uris. 


I 


DE  SAINT-BERTIN  121  | 


muni  pastura  eorum  dividenda,  juramento  et  ûde  interposita  seniorum  et  prudentiorum 
vicinie  et  parium  ipsius  castelli  dirirai  et  terminari  fecerunt.  Juramento  itaque  prestito 
dixerunt  quod  linea  in  directum  ducta,  extra  marginem  mère,  ab  antiqua  cruce  supra 
meram  stante,  versus  turrim  ecclesie  de  Arkes,  burgensium  pastura  de  jure  ess*t; 
quicquid  infra  continetur  usque  ad  urbem,  omnem  etiam  pasturam  que  a  cruce  proten- 
ditur  usque  Oudemonstra,  et  abhinc  usque  Esled,  et  ab  Esled  usque  ad  paludem  de  Til- 
laka,  et  a  Tillaka  usque  ad  paludem  de  Salprewiic,  et  à  Salprewiic  usque  ad  paludem  de 
Burka,  que  est  Sancti  Audomari,  sub  distnetione  juramenti  sui  prefate  urbis  propriam 
esse  testati  sunt.  Ego  quoque,  tam  honori  quam  usui  prefate  urbis  prospicere  volens  in 
posterum,  totam  hanc  pasturam  ita  universitati  burgensium  communem  fore  statui  ut 
nullus  in  ea  aliquid  sibi  singulariter  proprium  haberet,  nulli  in  ea  nisi  de  communi  con- 
sensu  et  consilio  totius  urbis  domumhabere  liceret.  Si  quis.vero  de  ea  aliquid  sibi  pro- 
prium vendicasse,  vel  in  ea  edificasse  convinci  posset,  reus  mihi  (*)  lxu  librarum  statueretur, 
et  burgenses  liberam  potestatem  haberent  propria  auctoritate  absque  forefacto  domum 
ejus  diruere.  Ecclesie  quoque  Sancti  Bertini  jura  sua  imperpetuum  conservari  volens, 
decrevi  ne  quis  in  mera  que  ad  prefatam  ecclcsiam  pertinet,  absque  licentia  abbatis  pis- 
cari  audeat  ;  qui  vero  judicio  scabinorum  in  ea  piscatus  fuisse  convictus  fuerit  absque 
abbatis  assensu,  lx  librarum  mihi  reus  erit.  Ut  autem  pastura  bec  juxta  divisionem  pres- 
cribtam  libéra  in  perpetuum  et  hereditaria  burgensibus  Sancti  Audomari  permaneat, 
sigilli  mei  auctoritate  et  subscriptorum  testimonio  eam  confirmavi.  S.  Gerardi  cancellarii. 
S.  Arnoldi  supprioris  de  Sancto  Sepulcro.  S.  Hugonis  Furnensis  abbatis.  S.  Willelmi 
castellani  de  Sancto  Audomaro.  S.  YGilleberti  senescalli  de  Aria.  Galterus  quoque  de 
Locris  non  tantum  ut  testis  admissus  est,  sed  vice  mea  rem  omnem  instituit  et  ordinavit. 
S.  Guidonis  scouteti  de  Stenvorda.  S.  Gilleberti  de  Haveskerke.  S.  Hugonis  de  Zwerdam. 
S.  Vulfrici  de  Vulvertinga.  S.  Hugonis  Ganis.  S.  Hugonis  de  Mulna.  S.  Pirrini  filii  Rogeri. 
S.  Pétri  senescali.  Factum  est  hoc  anno  millesimo  centesimoLxxvDominicelncarnationis. 

Imprimé  dans  Giry,  Hist.  de  la  v.  de  Saint-Omer,  pièces  justif.,  n-  XV,  p.  392.    Cf.  Malbrancq,  t.   III,  p.  302  ; 
Hennebert,  Hist.  d'Artois,  t.   II,  p.  373. 


266. 

D'aprAe  une  ancienne  copie.  —  T.  II,  n-  79,  p.  101. 


Petrus,  Dei  gratia,  titulo  sancti  Grisogoni  presbyter  cardinalis  etc.   omnibus  etc. 

(•)  D.  W.  Potest,  reus  in. 

16  " 


i 


■ 
1* 


1175.  —  Pierre,  cardinal  du  titre  de  S,  Chrysogone,  légat  du  Saint-Siège,  j 

notifie  les  clauses  de  l'accord  intervenu,  sous  ses  auspices,  entre  les  religieux  i 

de  Saint-Bertin  et  ceiur  de  Clairmarais,  touchant  le  paiement  de  certaines  i 
dîmes. 


122  LES  CHARTES 

De  illa  portiooe  terre  Baldevini  de  Balloel  que  fuit  fos$atis  clausa  et  a  mari  erepta 
priusquam  illam  acquisissent,  fratres  Claromariscenses  decimam  solvent  absque  contra- 
dictions Quicquid  autem  postea  incluserunt,  vel  deinceps  inclu serin t,  liberum  erit  a  de- 
cimarum  ex  a  et  io  ne,  sive  fuerit  de  terra  predicti  Baldevini,  sive  cujuslibet  al  ter  i  us.  De 
omnibus  autem  aliis  antiquis  terris  que  cèdent  eis,  et  ubicumque  in  parrochiis  Sancti 
Bertini  terras  quoeumque  modo  acquisierint,  sive  donatione,  sive  emptione,  décimas  sol- 
vere  tenebuntur.  Pro  bono  etiam  pacis  abbas  Claromariscensis  singulis  annis  solvet  mo- 
nasterio  Sancti  Bertini  xx  solidos  flandrensis  monete  in  purificatione  Béate  Marie  ... 
Actum  est  hoc  publice  apud  Sanctum  Bertinum,  in  presentia  venerabilis  fratris  nostri  De- 
siderii  Morinensis  episcopi  et  aliorum  quamplurium,  anno  ab  incarnatione  Domini  m.c.lxxv, 
Godescalco  existente  abbate  Sancti  Bertini,  et  David  Claromariscensi.  Testes  autem  sunt  : 
Desiderius  Morinensis  episcopus.  Walterus  archidiaconus.  Gerardus  abbas  Longivillaris. 
Johannes  cancellarius.  Baldevinus  cantor.  Willelmus  decanus.  David .  Rainaldus.  Stephanus. 
Willelmus  canonici  sancti  Audomari.  Willelmus  prior.  Elbodo.  Julianus  subprior. 
Samuel  monachi  de  Claromarisco.  Maurifius  prior.  Simon  sacrista.  Marcillius.  Willelmus 
Wastalo.  Godescalcus.  Walterus  monachi  Sancti  Bertini. 


267. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n-  243,  p.  357. 

1175,  environ  (*). — Le  même  prélat  déclare  confirmer  la  décision  des  arbi- 
tres sur  le  différend  qui  existait  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  le  chapitre 
de  Saint-Omer,  touchant  le  village  de  Caumont 

Sceau  ogival,  H.  52  mm.,  L  83,  évêque  assis,  mttré,  crosse,  bénissant  :  -}-  petits  pbr  caidinaui  tit  sa 
cRisoeoM  (PI.  V,  n*  90 . 

268. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  247,  p.  363. 

11 75,  environ  (d.w.). —  Didibr,  évêque  des  Morins,  envoie  au  pape  Alexan- 
dre 111  plusieurs  extraits  des  bulles  pontificales  précédemment  adressées  aux 
abbés  de  Saint-Bertin. 

Reverendo  Domino  ac  Patri  sanctissimo,  Dei  gratia,  summo  et  universali  Pontifici, 
Desiderius,  ejusdem  permissione,  Morinensis  minister  humilis,  salutem  et  débite  obe- 
dientie  reverentiara.  Pater  sanctissime,  requisisti  nos  testimonium  perhibere  veritati. 
Paternitati  vestre  notificamus  nos  predecessorum  vestrorum  autentica  scripta  diligenter 

(••)  D.  W.  1174. 


J*  I    _ 


DE  SA.INT-BERTIN  123 

inspexisse  et  in  eisdera  ea  que  in  presenti  pagina  prenotata  sunt  invenisse.  Que  sigilli 
nostri  appensione  duximus  insignire. 


269. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  248,  p.  861. 

1175,  environ  (d.  w.).  —  Richard,  archevêque  de  Cantorbéry,  confirme 
aux  religieux  de  Saint-Bertin  la  possession  de  l'église  de  Throwley  et  de  la 
chapelle  de  Levelande(189). 

Ricanius,  Dei  gratia,  Cantuariensis  archiepiscopus,  totius  Ahglie  primas  et  Aposto- 
lice  sedis  legatus,  universis  sancte  matris  Ecclesie  filiis  ad  quos  présentes  littere  perve- 
nerint,  eternam  in  Domino  salutem.  Ex  injuncte  nobis  administrationis  officio  tenemur 
etc.  Inde  estquod  in  communem  omnium  notitiam  volumus  devenirenos...  concessisse 
et  presenti  carta  confirmasse...  monachis  de  Sancto  Bertino...  ecclesiam  de  Trulegha 
cum  capellis  ad  eam  pertinentibus  quaram  unam  (*),  scilicet  de  Levelande,  nominatim 
duximus  exprimendam.  Volumus  itaque  etc.  Hiis  testibus  :  magistro  venerabili  Waltero 
Baiocensi  archidiacono.  magistro  Petro  Blesensi.  Willelmo  de  Norhast.  Radulfo  de 
Wingham.  Henrico  Baiocensi  canonico.  Radulfo  de  Sancto  Marti  no.  Âmicio  clerico. 
Rogerio  elemosinario  Roberto  de  Bavento.  magistro  Johanne  Dour...  Willelmo  Beivino. 
Willelmo  de  Sotindona  et  pluribus  aliis. 

Analysé  et  publié  par  extraits,  avec  les  signatures  des  témoins,  dans  VArchœologia  Cantiana,  vol.  IV,  p.  211.  — 
L'archevêque  Richard  a  occupé  le  siège  de  Cantorbéry,  de  1173  à  1184. 

Sceau  ogival,  H.  90  mm.,  L.  62,  évéque  debout,  mttré,  crosse,  bénissant,  sur  fond  Quadrillé,  semé  de 
quatrefeuilles  :  -(- sigillvm  ricardi  dei  ora\  canttaribnsis  arcuiepiscopi.  Contresceau  ogival,  H.  43  mm..  L.  24, 
évéque  assis  :  -}-ricard?s  di  gra  totivs  anglib  primas  (PI.  V,  n*  93).  Cf.  Archœologia  Cantiana,  t.  II,  p.  41 
et  t.  VI,  p.  195. 

270. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  249,  p.  36\ 

1175,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  prélat  confirme  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  la  possession  de  l'église  de  Ghilham  (189  bis). 

Testibus.  Benedicto  abbate  de  Burgo.  Waltero  archidiacono  Baiocensi.  Magistro  Ro- 
berto de  Inglessham.  Henrico  Baiocensi.  Willelmo  de  Vallibus.  Rogero  Norwicensi  et 
aliis  multis. 

Analysé  et  publié  par  extraits,  comme  dessus,  p.  212.  —  Benoit  fut  fait  abbé  de  Burgo  en  11' 
(•)  D.  W.  Una. 


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124  LES  CHARTES 


271. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  253,  p.  969. 

1176.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  donne  à  Godes- 
calque,  abbé  de  Saint-Bertin,  l'investiture  d'une  terre  située  à  Vladsloo. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  22,  p.  22. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  251,  p.  370, 


1 176.  —  Le  même  comte  termine  une  contestation  qui  s'était  élevée  entre 
l'église  de  Couckelaere  et  Guillaume  d'Avelghem,  au  sujet  des  bruyères  de 
Veld. 

Imprimé  dan*  D'Hoop,  n*  21,  p.  21.  * 

273. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  256,  p.  374. 

1 176.  —  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  notifie  que  Henri  de  Insula  s'est 
reconnu  paroissien  de  l'église  de  Throwley,  à  laquelle  il  a  promis  de  payer  la 
dîme  (192). 

Imprimé  dans  Gaérard,  p.  370,  d'après  le  m  s  de  Tassait  na  637. 

Sceau  rond,  53  mm.,  type  équestre  :  -j-  sigillvm  hemuci  deiusvlà  (PI.  V,  n*  94}. 

274. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  (•  40  ▼•.  —  T.  I,  n«  291,  p.  414. 

1160,  ou  1173,  ou  1174,  ou  1176,  21  juin.  —  Le  pape  Alexandre  HI 
recommande  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  un  postulant  qui  souhaitait  cPêtre 
admis  à  la  profession  monastique. 

Alexander  episcopus  etc.  Tota  que  de  radice  virtutis  procedunt,  promovenda  sunt  et 
quadam  manu  sollicitudinis  adjuvanda.  Inde  est  quôd  Simonem,  filium  Thebaldi  de  Fur- 
nis,  qui  apud  vos  monasticum  habitum  induere  desiderat,  caritati  vestre  sollicite  com- 
mendamus,  rogantes  attentius  et  monentes  quatinus,  divini  amoris  întuitu  et  pro  rêve» 


DE  SA1NT-BERTIN  125 

Tentia  beati  Pétri  et  nostra,  eum  in  monachum  et  fratrera  vestrum  recipiatis  et  bénigne 
ac  fraterne  tractetis,  ita  quod  ipse  divinis  obsequiis  possit  intendere  et  sue  consultais 
providere  saluti,  nos  quoque  devotionOn  vestram  dignis  debeamus  in  Domino  laudibus 
commendare.  Datum  Anagnie,  xi  kalendas  julii. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n«  292,  p.  415. 

1174,  ou  1176,  27  juillet.  —  Le  même  pape  écrit  aux  évo- 
ques d'Exeter  et  de  Worcester,  pour  les  charger  d'examiner  la  question  pen- 
dante entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  le  chevalier  Natanaël,  touchant  la  pos- 
session de  la  chapelle  de  Leavelande. 

Alexander  episcopus,  servus  servorurn  Dei,  venerabilibus  fratribus  Exoniensi  et  Wigor- 
niensi  episcopis  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Ad  audientiam  nostram  pervenit 
quod  dilecti  filii  nostrj  de  Faversham  et  de  Buseleia  abbates  controversiam,  que  inter 
monachos  Sancti  Bertini  et  Natanaelem  militem  super  capella  de  Livelande  vertitur,  de 
mandato  nostro  suscepissent  diffiniendam  ;  et  [cum],  u traque  parte  sepe  ante  se  convocata, 
miles  non  comparuisset,  tandem  altestationibus  monachorum  ordine  judiciario  receptis, 
eisdem  monachis  capellam  adjudicaverunt.  Postmodum  autem,  cum  predictum  militem 
ante  se  provocassent,  ut  dampna  illata  monachis  resarciret,  et  capellam  in  pace  dimitteret, 
tune  primum  excommunicationis  timoré  perterritus,  suam  presentiam  exhibuit,  et  se  in 
predicta  capella  nil  juris  habere  constanter  asseveravit.  Ea  siquidem  hora,  venerabilis 
frater  noster  Ricardus,  Cantuariensis  archiepiscopus,  Apostolice  sedis  legatus,  misso  nuntio 
cum  litteris  suis  predictam  capellam  sui  juris  esse  clamavit,  et  ne  monachi  in  posses- 
sionem  mitterentur  in  vocem  appellationis  prorupit.  Propter  quod  predicti  judices  in 
prefatum  militem  distulerunt  sententiam  excommunicationis  proferre.  Cetera  m,  quoniam 
rei  veritas  nobis  non  constat,  et  officio  nostro  congruit  viris  religiosis  in  sua  justitia 
bénigne  ac  diligenter  ad  esse,  fraternitati  vestre  per  Apostolica  scripta  precipiendo  man- 
damus  quatinus,  utraque  parte  ante  vos  convocata,  et  a  predictis  abbatibus  rei  veritate 
plenius  inquisita,  si  vobis  constiterit  quod  sepedictus  miles  in  judicio  publiée  attestatus 
fuerit  se  in  prelibata  capella  nichil  juris  habere,  ei  super  eadem  capella  silentium, 
occasione  et  appellatione  postposita,  imponatis,  sub  interminatione  anathematis  prohibentes 
ne  memoratos  monachos  exinde  ulterius  molestare  présumât.  Quod  si  contra  prohibi- 
tionem  nostram  ausu  temerario  venerit,  in  eum,  occasione  et  appellatione  remota,  excom- 
municationis sententiam  proferatis.  Postea  vero  inter  prefatum  archiepiscopum  et  mona- 
chos super  sepedicta  capella  rationes  et  allegationes  que  hinc  inde  producte  fuerint 
studios i us  audiatis,  et  si  vobis  constiterit  bone  memorie  Teobaldum  quondam  Cantua- 


IS6  LES  CHARTES 

rteuseiu  archiepiscopum  memoratis  monachis  prelibatam  capellam  contulisse,  et  tam 
ipsuru  quaw  beatum  Thomam  martirem  eam  illis  scripto  suo  confirmasse,  prefato  archie- 
piscopo  repetendi  capellam  ipsam  auctoritate  nostra  silentium  indicatis  :  quia  non  est  ei 
honestum  aut  conveniens  contra  auctoritatem  et  concessionem  tantorum  predecessorum 
suorum  venire.  Si  au  te  m  u  ter  que  vestrum  his  exsequendis  interesse  non  poterit,  alter 
ea  nichilominus  exsequatur.  Datum  Anagnie,  vi°  kalendas  augusti. 

Analysé  dans  VArehœoioçia  Cantiana,  vol.  IV,  p.  215. 

276. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  257.  p.  875. 

1 1 76,  environ  (d.  w.).  —  Simon,  abbé  de  Saînt-Bertia,  et  Alexandre,  prévôt 
de  Watten,  signent  un  concordat  touchant  les  dîmes  d'une  certaine  partie 
de  terres  marécageuses. 

Testibus  domino  Davide  de  Clemaresco.  Philippo  priore.  Folquino.  DD.  Stepaano. 
Hugone.  Ingramno  monachis  Sithiensibus.  Symone.  Arnoldo.  Beroaldo.  Radulfo.  canonicis 
Watiniensibus. 

277. 

r 

D'après  un  ancien  cartul  de  S.-Pry.  —  T.  I,  n°  ?58,  p.  376. 

1176,  environ  (d,  w.).  — Hugues,  comte  de  Saint-Pol,  notifie  qu'un  cheva- 
lier, nommé  Adam,  s'est  désisté  de  ses  prétentions  sur  une  terre  que  le  prieuré 
de  Saint-Pry  possédait  à  Bus. 

Notum  sit  omnibus  tam  presentibus  quam  futuris  quod  ego  Hugo,  cornes  Sancti 
Pauli  (*),  decimationem  et  terragium,  quam  habebat  Hugo  li  Bruns,  prior  de  Bethunia, 
ex  parte  beati  Prejecti,  et  diu  in  elemosinam,  apud  villam  que  vocatur  Bus,  libère  et 
sine  calumpnia  possedit  ;  Adam  vero  miles,  fretus  consilio  impiorum,  sibi  predictam 
decimationem  et  terragium  usurpare  non  timuit,  et  quoniam  hoc  totum  predictus  Adam 
injuste  fecisse  in  nostri  presentia  recognovit.  Nostrum  enim  est  quod  injuste  factura  est 
revocare,  et  quod  juste  factum  est  ûrmiter  tenere.  Unde  predictam  pactionem  in  pace  et 
inconcussam  teneri  precipio  et  {**)  sigilli  mei  impressione  roboro.  Hujus  rei  testes 
sunt  :  Warinus  decanus  d'Alewaigne  et  Rainerus  decanus  de  Housdeng.  Georgius  prior 
de  Beverie  et  Alelmus  presby ter  de  Niedon  (***). 

0  II  y  a  ici  nn  sujet  sans  verbe,  le  copiste  ayant  laissé  la  phrase  incomplète. 
('•)  Je  supprime  ici  munira  qui  n'a  pas  de  raison  d'être. 
(♦♦♦)  D.  W.  Medon. 


DE  SAINT-BERTIN  1« 


278. 

Original  sub  plwnbo.  —  T.  I,  n*  255,  p.  373 

i 

1177,  22  janvier.  —  Le  pape  Alexandre  III  commande  %ux  religieux  de 
Saint-Bertin  d'obéir  à  leur  abbé  Simon. 

Alexander  episcopus  etc.  Inanis  est  et  vana  reiigio  que  ab  obedientie  virtute  deseritur, 
nec  potest  Domino  placitum  et  acceptum  obsequium  impend  ère,  qui  prelato  suo  debitam 
récusât  obedientiam  exhibere  ;  ideoque  universitati  vestre  per  Apostolica  scripta  preci- 
pîendo  mandamus  quatinus  dilecto  filio  nostro  Si  mon  i,  abbati  vestro,  tanquam  spirituali 
patri  et  animarum  vestrarum  rectori,  debitam  obedientiam  et  reverentiam  impendatis,  et 
juxta  commonitionem  et  mandatum  ipsius  ab  observantiam  ordinis  et  religionis  unani- 
miter  intendatis,  ita  quod  de  obedientie  virtute  possitis  apud  Deum  et  homines  non 
immerito  commendari.  Datum  Siponti,  xi  kalendas  februarii. 

N.  B.  L'élection  de  Simon  était  récente  ;  son  prédécesseur,  Qodescalque,  étant  mort  le  10  décembre  1176. 


279. 

Original  *ub  plwnbo.  —  T.  I,  n«  270,  p.  392. 

1177, 13  mai.  —  Le  même  pape  confirme  un  accord  jadis  conclu  entre 
Lambert,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  les  officiers  de  la  justice  abbatiale,  ci-dessus 
n°110. 

Alexander  episcopus  etc.  Ad  audientiam  nostram  pervenit  quod  controversia  que 
olim  inter  vos  et  ministeriales  vestros  super  eorum  ministeriis  etc.  Datum  Venetie,  in 
Rivo  Alto,  m  idus  maii. 


280. 

D'après  la  copie  dans  la  reg.  coté  t.  XXI,  f*48.  —  T.  I,  n*  260,  p.  385. 

1477,  29  mai.  —  Le  même  pape  écrit  à  Pévêque  des  Morins,  aux  abbés 
de  Saint-Pierre  de  Gand  et  de  Saint-Bavon,  pour  les  charger  de  prononcer  sur 
le  différend  qui  existait  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  celle  de  Bourbourg, 
touchant  les  limites  de  leurs  dîmages  respectifs. 

Alexander  episcopus  etc.  Intelleximus  ex  litteris  tuis,  frater  episcope,  etc.  Datum 
Venetie,  in  Rivo  Alto,  un  kalendas  junii. 


+   ' 


l  t  >»  ^ 


128  LES  CHARTES 


À 


281. 

Original  subplumbo.  —  T.  I,  n°  £20,  p.  387. 

1177,  11  août.  —  Le  même  pape  définit  les  obligations  de  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  vis-à-vis  de  l'évêque  de  Thérouanne,  quant  au  droit  de  procura- 
tion dû  à  ce  dernier,  lors  de  sa  tournée  pastorale,  à  Bourbourg. 

Alexander  episcopus  etc.  Significatum  est  nobis  ex  parle  vestre  devotionis  quod  bone 
memorie  Drogo,  quondam  Morinensis  episcopus,  statuit  ut  ecclesia  vestra  de  Broburg 
viginti  solidos  Morinensi  episcopo  pro  sua  procuratione,  cum  circam  facit,  et  quinque 
solidos  de  sungeta,  et  non  plus  ultra  persolvat,  et  statutum  ipsum  sue  confirmationis 
munimine  roboravit.  Nos  itaque,  utilitati  monasterii  vestri  et  ecclesiarum  ad  ipsum  per- 
tinentium  providere  volentes,  prescriptum  statutum... auctoritate  Apostolica conûrmamus 
etc.  Datum  Venetie,  in  Rivo  Alto,  ni  idus  augusti. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n»  22. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f*  41,  v.  —  T.  I,  n*  876,  p.  308. 

1 177,  26  août.  —  Le  même  pape  écrit  à  Guillaume,  archevêque  de  Reims, 
pour  le  charger  de  faire  une  iuformatiou  au  sujet  de  la  possession  des  marais 
de  Salperwick,  détenus  par  le  châtelain  de  Saint-Omer,  et  réclamés  par  l'abbé 
de  Saint-Bertin. 

Alexander  episcopus  etc.  Ex  transmissa  conqucstione  abbatis  Sancti  Bertini  acce- 
pimus  quod  castellanus  Sancti  Àudomari  terram  ejus  palustrem  de  Salperwing  violenter 
usurpât.  Quoniam  igitur  jura  monasterii  beati  Bertini  tanto  studiosius  manutenere  et  con- 
servare  tenemur  quanto  idem  monasterium  ad  jurisdictionem  beati  Pétri  et  nostram  nos- 
citur  specialius  pertinere,  fraternitati  tue  per  Apostolica  scripta  mandamus  quatinus  rei  j 
veritatem  inquiras,  et  si  ita  esse  inveneris,  predictos  burgenses  moneas  et  ecclesiastica 
districtione  compeilas  ut  memorato  abbati  prescriptam  terram  sine  mora  et  difficultate 
restituant  (*)  etc.  Datum  Venetie,  in  Rivo  Alto,  vu0  kalendas  septembris. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  2à0,  p.  377. 

1177.  —  Didier,  évêque  des  Morins  notifie  que  Guillaume,  châftlain  de 

(*)  D.  W.  Restituât. 


DE  SAINT-BERTIN  129 

Saint-Omer,  s'est  accordé  avec  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  touchant  la  pro- 
priété de  cent  quinze  mesures  de  marais,  bordés  de  fossés,  à  Salperwick(193). 

Quia  sepe  compertum  est  etc.  Paludem  quamdam  c.  et  xv  mensurarum  infra  arabi- 
tnm  fossati  inclusarura  in  villa  de  Salperwic Precum  mearum  importunitate  préva- 
lante, Philippo  etiam  comité  meis  precibus  acclamante,  in  presentia  eorum  quos  préci- 
pite cornes  Jerosolimam  profecturus  vice  et  loco  sui  regimini  Flandrie  preesse  concessit... 
Actura  est  hocanno  Domini  m°.c0.lxx°.vii0. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  301. 


284. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  260,  p.  378. 

1177-  —  Didier,  évêque  des  Morins,  procède  au  bornage  des  terres 
sujettes  à  la  dîme,  sur  les  limites  des  propriétés  de  Pabbaye  de  Saint-Bertin  et 
de  celle  de  Bourbourg  (194). 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n*  25. 

lémoins  de  l'acte  :  Actum  est  hoc  anno  Domini  m°.lxx.vii°,  sub  his  testibus  presentibns 
et  approbantibus  :  Alulfo  et  Waltero  Morinensis  ecclesie  archidiaconis.  Johanne  ejusdem 
ecclesie  cantore.  magistro  Balduino.  magistro  Roberto  canonicis.  Abbate  G-erardo  de  Lon- 
villari.  Eastachio  abbate  de  Monte  Sancti  Eligii.  Alexandro  preposito  Watenensi.  Willelmo 
abbate  de  Alci.  Monachis  de  Claromaresco.  David.  Lamberto  de  Rubruc.  Arnulfo  capellano. 
magistro  Petro  de  Sancto  Audomaro.  Laicis  :  Willelmo  S.  Audomari  castellano.  Sjmone 
Scinkel  et  Willelmo  fratre  ejus.  Balduino  de  Hames.  Sjmone  de  M  us  hem.  Willelmo  fratre 
comitis  de  Gisnes. 

Cf.  Maibrancq,  t.  III,  p.  306.  Du  Chesne,  pr.  de  Qutnes,  p.  101.  Coussemaker,  n*  25. 

Original  scellé.  —T.  I,  na  261,  p.  380. 

1 177,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  prélat  adresse,  sur  le  même  sujet,  un 
rapport  au  pape  Alexandre  III. 

Sanctissimo  patri  et  domino  Alexandro,  Dei  gratia,  universalis  ecclesie  summo  Pon- 
tifici,  Desiderius,  ejusdem  miseratione,  Morinorum  minister  humilis,  salutem  et  cum 
débita  obedientia,  pacis  bonura,  Piacuit  sancte  majestati  vestre,  Pater  révérende,  nobis 
tradere  in  mandatis  etc....  Valeat  Paternitas  sancta  vestra. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n«  26. 


17 


130  LES  CHARTES 


286. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  *03,  p.  383. 

1177.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  donne  à  Saint- 
Bertin  une  rente  annuelle  de  soixante  sols,  sur  l'office  du  notaire  de  Fumes, 
pour  subvenir  aux  frais  du  pain  et  du  vin  destinés  au  sacrifice  de  Pautel(t95). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  355,  d'après  le  ma  de  Taasart  na  637. 


287. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  881,  p.  384. 

1177,  environ  (d.  w.).  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  notifie  la 
renonciation  que  Walter  Botri  a  faite  aux  droits  par  lui  prétendus  sur  une 
terre  de  Faumônerie  de  Saint-Bertin. 

Testes.  Willelmus  Botri.  Balduinus  de  Kelmis.  Ernulfus  de  Lumers.  Symon  de  Mu- 
shem.  Ulricus  de  Val  le.  Willelmus  dapifer.  Walterus  Haril.  Hermeir  de  Ruraeli.  Baldricus 
de  Kelti.  Willelmus.  Scabini  Reinerus  Baldel.  Arnulfus.  Reinelmus.  Ingelrammus. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  267,  p.  387. 


1178.  —  Robert,  prévôt  de  Bruges  et  chancelier  de  Flandre,  notifie  que 
Godescalc  le  Roux  a  assigné  trois  mesures  de  terre  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  23,  p.  23. 

Sceau  semblable  à  celai  de  l'art,  ci-dessus,  n*  252.  Le  mot  insvlbnsis  y  est  remplacé  par  bbvgbhsis. 


289. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  208,  p.  388. 

1178,  25  avril.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  détermine  et 
confirme  le  cens  et  les  redevances  auxquels  étaient  obligés  les  habitants  de  la 
terre  de  Froland,  dans  les  environs  de  Gravelines. 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Quoniam  preterite  rei  senio  factorum 
multotiens  succedit  oblivio,  et  ne  alicujus  violentie  impulsione  sive  fraudulentie  circum- 


j 


DE  SAINT-BERTIN  |3i 

ventione  in  posterum  perverti  contingat,  Ego  Willelmus  Àudomarensis  castellanus,  una 
cum  Ida  uxore  mea  et  Matilde  matre  mea,  universis  tam  presentibus  quam  futuris  noti- 
ficare  percupimus  quatinus  omnem  terram  de  Froland,  a  Grevenig  usque  Waterag,  ibidem 
inhabilantibus,  vel  tenentibus,  sub  eodem  eensus  tenore  quo  ab  antecessoribus  meis 
constitutum  est  eis,  videlicet  pro  triginta  pensis  casei  et  pro  decem  pensis  butin,  et  pro 
tredecim  libris  et  pro  triginta  quinque  agnis  et  totidem  anseribus,  et  pro  centum  qua- 
draginta  gallinis,  et  pro  trecentis  quinquaginta  ovis,  jure  hereditario,  absque  alio  aug- 
mente) et  absque  aliqua  auferendi  licentia,  in  mera  libertate  habendam  tradidimus.  Illis 
etiara  qui  juxta  mansuram  Boidin  de  Grevenig  terram  meam  pro  decem  et  octo  solidis 
tenent,  et  illis  qui  inter  Havan  et  Vled  terram  meam  pro  novem  pensis  casei  et  tribus 
pensis  butiri  obtinent,  idem  tenoris  jus  cognovimus,  et  hoc  litterarum  nostrarum  con- 
testatione  et  sigilli  nostri  impressione  confirmare  prémuni vimus.  Noscat  etiam  sequen- 
tium  universitas  quod  omne  (*)  hofland  suum  débet  relif  quantum  anni  unius  reditus 
valet  ;  culand  vero  nullum  débet.  Factum  est  autem  hoc  anno  ab  Incarnatione  Domini 
M°.c0.Lxx°.viii0,  vu0  kalendas  maii.  Ad  stabiliendam  vero  hujus  rei  firmitatem,  hi  omnes 
advocati  testes  habentur  :  Hugo  Canis.  Gilebertus  de  SigeriCapella.  Gerardus  de  Morbec. 
Johannes  Scie.  Helias  Cocus.  Lammin  Bedeweir.  Boidinus  dapifer.  Petrus  dispensator. 
Hugo  de  Suerdes.  Johannes  de  Renti.  Clarbud  de  Tinborne.  Jowain  de  Petecham.  Ra- 
dulfus  de  Dale.  Wale  de  Capele. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n«  138. 


290. 

Original  scellé.*—  T.  I,  n«  269,  p.  389. 

1178.  —  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  Alexandre,  prévôt  de  Watten,  et 
Mathilde,  abbesse  de  Bourbourg,  signent  un  compromis  relatif  à  la  dîme  de 
certaines  terres  situées  sur  la  paroisse  de  Bourbourg  (196). 

Imprimé  dans  Ouérard,  p.  317.  d'après  le  ms  de  Tassait  n«  637.  Cf.  B.  de  Coussemaker,  Analyse  du  Cartulaire  de 
Bourbourg,  n*  L;  Malbrancq,  t.  III,  p.  317. 

Sceau  ogival,  H.  10  mm.,  L.  44,  abbesse  assise,  coiffée  du  capuce,  tenant  de  la  main  droite  la  crosse,  de 
la  main  gauche  une  fleur  :  -{-  sigillvm  scb  marie  -|-  bbobvrgbnsis  ecclbsib.  (PL  V,  n*  95). 


291. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  fol.  49.   —  T.  I,  n»  283,  p.  401. 

1179,  19  février.  —  Le  pape  Alexandre  III  écrit  à  Philippe,  comte  de 

(•)  D.  W.  Omnem.  / 

s 


i 


132  LES  CHARTES 

Flandre,  pour  se  plaindre  de  ce  que  les  bourgeois  de  Saint-Omer  aient  usurpé, 
sous  le  couvert  de  son  autorité,  un  marais  appartenant  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin. 

Alexander  episcopus  etc.  Conquérante  dilecto  filio  nostro  abbate  Sancti  Bertini  etc. 
Datum  Laterani,  xi  kalendas  martii. 


D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f«  48  v«.  —  T.  I,  n*  279,  p.  400. 

1179,  19  février.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'abbé  de  Saint- Vaast  et  au 
prévôt  du  Mont-Saint-Eloi,  pour  les  prier  de  faire  restituer  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  la  terre  de  Wizernes. 

Alexander  episcopus  etc.  Conquestus  est  nobis  dilectus  filius  noster  abbas  Sancti 
Bertini  quod  terrain  de  Weserne,  quam  prescriptum  monasterium  triginta  annis  et  eo 
amplius  in  pace  possedit,  Nicolaus  miles,  per  potentiam  R.  prepositi  Ariensis,  cujus  nep- 
tem  duxit  uxorem,  non  dubitavit  auferre  etc.  Datum  Laterani,  xi  kalendas  martii. 


Original  tub  plumbo.  —  T.  I,  n-  278,  p.  399. 

1 1 79, 1 9  février.  —  Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la 
donation  des  deux  tiers  de  la  dîme  de  Leulinghen  (1 98). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  353,  d'api  es  le  ma  de  Tsssart,  n»  637.  Cf.  Migne,  CC,  n*  1395.  Jaffé,  n»  8668. 


D'après  la  copie  dans  le  ma  687.  —  T.  I,  n«  281,  p.  401. 

1179,  19  février.  —  Le  même  pape  commande  de  maintenir  deux  prê- 
tres au  service  de  la  paroisse  de  Bourbourg. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  352.  Cf.  Migne,  CC,  n*  1394.  Jaffé,  n«  8667. 


A.*. 


DE  SÀINT-BERTIN  133 


Original  sub  plwnbo.  —  T.  I,  n»  282,  p.  402. 

1 1 79,  27  février.  —  Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  possession  de  la  dîme  de  warancis. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  351,  d'après  le  ms  de  Tassart,  n*  657.  Cf.  Migne,  CC,  n»  1800.  Jaffé,  n«  8670. 

296. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f°  48.  v«.  —  T.  I,  n°  283,  p.  403. 

1 1 79,  28  février,  —  Le  même  pape  écrit  à  Févêque  des  Morins,  pour  Pin- 
viter  à  faire  restituer  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  les  dîmes  usurpées  par  les 
laïques,  dans  les  paroisses  où  l'on  se  livre  à  la  pêche  des  harengs. 

Alexandcr  episcopus  etc.  Conquesti  sunt  nobis  dilecti  ûlii  nostri  abbas  et  fratres 
Sancti  Bertini  etc.  Datum  Laterani,  n°  kalendas  martii. 

Jaffé,  n*  8692. 

297. 

Original  sub  plwnbo.  —  T.  I,  n*  265,  p.  384. 

1 179,  2  mars.  —  Le  même  pape  défend  de  mettre  en  interdit,  sans  motif 
canonique,  les  églises  qui  appartiennent  à  la  juridiction  de  Saint-Bertin. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  352,  d'après  le  m#de  Taisait,  na  637.  Cf.  Migne,  CC,  n*  1397.  Jaffé,  n*  8671. 

298. 

Original  sub  plwnbo.  —  T.  I,  no  281,  p.  403. 

1179,  3  mars.  —  Le  même  pape  décide  que  les  religieux  de  Saint-Bertin 
ne  pourront  point  être  obligés  de  donner  de  prébende,  dans  leur  monastère,  à 
des  laïques  ou  à  des  clercs  séculiers. 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  351,  d'après  le  ms  de  Tissart,  n«  637.  Cf.  Migne,  CC,  Us  1398.  Jaffé,  n*  8672. 


i 

L 


134  LES  CHARTES 


299. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  tome  XXI,  f«  45.  —  T.  I,  n«  274,  p.  300. 

1178,  ou  1179,  5  avril.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'archevêque  de  Reims, 
pour  le  charger  de  faire  rendre  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  les  bourgeois 
de  Saint-Omer,  sous  peine  d'excommunication,  une  partie  de  marais  et  une 
pêcherie  qu'ils  avaient  usurpées. 

Alexander  episcopus  etc.  Ex  parte  dilectorum  nostrorum  abbatis  etc.  Datum  Late- 
rani,  nonas  aprilis. 

300. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f°  48  y«.  —  T.  I,  n«  275,  p.  397. 

1166,  ou  1167,  1178  ou  1179,  5  avril.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'évêque 
d'Arras,  pour  le  charger  de  faire  une  information  sur  le  différend  qui  existe 
entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  curés  de  Bourbourg,  au  siget  de  certaines 
dîmes. 

Alexander  episcopus  etc.  Significantibus  dilectis  filiis  nostris  abbate  et  fratribus 
Sancti  Bertini,  nos  accepisse  cognoscas  quod  presbyteri  quidam,  quos  posuerunt  in  eccle- 
siis  apud  Broborg,  portionem  decimarum  que  eos  contingit  eis  denegare  presumunt  etc. 
Datum  Laterani,  nonas  aprilis. 

301.   - 

Original,  $ub  plumbo.  —  T.  I,  n»  271,  p.  392 

1166,  ou  1167,  1178  ou  1179,  6  avril.  —  Le  même  pape  confirme  à 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  propriété  d'une  église  construite  dans  les  marais 
de  Bourbourg  qu'ils  ont  desséchés  (196  bis). 

Alexander  episcopus  etc.  Justis  petentium  desideriis  etc.  ecclesiam  in  nova  terra 
paludis  de  Burburc,  sicut  limilata  esse  dinoscitur,  cum  appenditiis  suis  canonice  vobis 
concessam,  sicut  ecclesia  vestra  eam  juste  possidet  et  quiète,  vobis  vestrisque  successo- 
ribus  auctoritate  Apostolica  confirraamus  et  presenti  protectione  communimus,  in  qua 
etiam,  sicut  in  ceteris  ecclesiis  vestris,  vobis  liceat  eligere  presbyteros  et  episcopo  presen- 
tare.  Nulli  ergo  etc.  Datum  Laterani,  vm  idus  aprilis. 

4  Indiqué  dans  Conssemaker,  n*  28. 


DE  SAINT-BERTIN  135 


302. 

D'aprèe  la  copia  dans  le  ms  839.  —  T.  I,  n»  251,  p.  367. 

1178  ou  1179,  14  mai, — Le  même  pape  confirme  l'acte  ci-dessus  n°265 
du  comte  Philippe  de  Flandre  (191). 

Imprimé  dans  Giry,  Hitt.  de  la  ville  de  Saint-Omer,  pièces  justificatives,  n*  XVI,  p.  303. 

303. 

Original  rub  plwnbo.  —  T.  I,  n*  262,  p.  382. 

* 

1178  ou  1179, 2  juin.  —  Le  même  pape  confirme  l'acte  ci-dessus  n*  284 
de  l'évêque  Didier  (194  bis). 

Alexander  episcopus  etc.  Justis  petentium  desideriis  dignum  est  etc.  Datum  Late- 
rani,  un  nonas  junii. 

304. 

D'aprèe  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f»  44.  —  T.  I,  n*  293,  p.  416. 

1159,  ou  1160, 1173, 1175,  1176,  ou  1179,27  novembre.  —  Le  même 
pape  écrit  à  Févêque  de  Tournai,  pour  l'inviter  à  maintenir  l'immunité  des 
églises  qui  appartiennent,  dans  son  diocèse,  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin. 

Alexander  episcopus  etc.  Injunctum  nobis  a  Deo  apostolatus  ofûcium  nos  ammonet 
multipliciter  et  invitât  religiosas  et  honestas  personas  diligere  etc.  Datum  Anagnie, 
v°  kalendas  decembris. 


305. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  272,  p.  393. 

1179. — Guillaume,  cardinal  archevêque  de  Reims,  confirme  l'acte  ci- 
dessus  n<>  284,  de  l'évêque  Didier. 

Datum  per  manum  cancellarii  nostri  anno  Dominice  Incarnationis  m\c\lxx°.viiii0. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n*  29. 

Sceau  ogival  (PI.  V,  n*  96).  Voyez  Douôt  d'Arcq,  n*  6843. 


136  LES  CHARTES 


306. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  273,  p.  395. 

1179.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  confirme  la  con- 
vention conclue  jadis  (ci-dessus  no  110)  entre  l'abbé  Lambert  et  les  officiers 
de  la  justice  de  Poperinghe  (197). 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n*  24,  p.  24.  Cf.  Guérard,  p.  366,  d'après  le  ms  de  Tassait  n«  637. 

307. 

Original  scellé.  —  T.  I,   n»  285,  p.  404. 

1180.  —  Le  même  comte  vidime,  reconnaît  et  approuve  le  compromis  ci- 
dessus  n°  283,  relatif  aux  marais  de  Salperwick  (199). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  358,  d'après  le  ms  de  Tassait,  n*  637. 

Corrigez  :  (p.  359,  Un.  12)  apud  Nipes.  Ajoutez  aux  noms  des  témoins  :  Balduinus 
dapifer  de  Sancto  Audomaro.  Balduinus  de  Haveskerke.  Gozuinus  de  Ravensberga  et  alii 
plures. 

308. 

D'après  la  copie  dans  le  ms  72t.  —  T.  I,  n*  286,  p.  406. 

1180.  —  Le  même  comte  édicté  un  règlement,  en  forme  de  compromis, 
sur  le  différend  soulevé  par  les  Calaisiens  et  leurs  voisins,  à  l'occasion  de  la 
dîme  des  harengs,  réclamée  par  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (200). 

Ego  Philippus,  Dei  gratia,  Flandrie  el  Viromandie  cornes,  videns  omnem  seculi  nito- 
rem  in  seipso  deficere  et  fine  molesto  concludi,  controversias  que  tempore  meo  ortesunt 
inter  eos  qui  sub  meo  dominio  consislunt,  pro  redemptione  anime  mee,  ad  pacem  refor- 
mare  dignum  duxi.  Ea  propter,  presenlibus  et  futuris  notum  esse  volo  quod  controversia, 
que  inter  ecciesiam  Sancti  Bertini  et  parrochianos  suos  de  Calays  et  de  Peternesse  et  de 
ecclesia  Sancti  Folquini  et  de  capelia  Sancti  Nicholai,  de  Gruvenighes  et  de  Novo  Portù 
et  de  Lon,  et  de  omnibus  aliis  ecclesiis  suis  in  castellania  de  Broborc,  orta  est,  super 
décima  allecium  quam  predicta  ecclesia  a  predictis  parrocbianis  suis  requirebat,  ego:  et 
Ida,  neptis  mea,  comitissa  Boloniensis,  cujus  tune  temporis  tutor  eram,  consilio  venera- 
bilis  patris  nostri  Willelmi  Remensis  archiepiscopi,  Apostolice  sedis  legati,  inter  dissi- 
dentes, assensu  partium,  pacem  conflrmavimus  in  bunc  modum.  Ecclesia  Sancti 


DE  SALNT-BERTIN  437 

in  singulis  navibus  que  in  parrochiis  suis  stationem  faciunt  tempore  quo  allecia  capiuntur, 
terliam  partem  omnis  acquisitionis  unius  hominis  intègre  et  sine  contradictione  in  pace 
reripiet,  et  due  relique  partes,  consilio  abbatis  et  conventus  Sancti  Bertini  distribuentur, 
una  ad  opus  pauperum,  et  residua  ad  edificationem  et  restaurationem,  seu  reparationem 
et  alios  usus  ecclesie  necessarios  ;  et  si  viri  ad  hoc  de  consilio  ecclesie  Sancti  Bertini 
electi,  in  distribuenda  eadem  elemosina  fuerint  reprehensibiles  inventi,  abbas  Sancti 
Bertini,  consilio  bonorum  virorum  hoc  emendare  debebit,  et  nullus  aliquo  tempore  de 
hac  elemosina  ordinanda  se  poterit  intromittere  vel  debebit,  nisi  ab  abbate  et  conventu 
Sancti  Bertini  ad  prestandum  sibi  consilium  fuerit  requisitus.  Idem  etiam  abbas  et  con- 
ventus suus,  laborem  et  periculum  nautarum  in  mari  considérantes,  zelo  cari  ta  lis  accensi 
concesserunt  ut,  infra  terminum  piscationis,  pro  salute  tam  corporum  quam  animarum 
in  mari  propter  alletia  piscantium,  cotidie  très  missas  facerent  celebrari,  unam  de  Sancta 
Trinitate,  unam  de  Sancto  Spiritu,  et  unam  de  Beata  Virgine  Maria.  Et  si  gubernatores 
navium  cum  sociis  suis,  quod  absit,  fuerint  periclitati,  pro  redemptione  animarum  eorum 
tricenarium  cum  prebenda  eis,  sicut  uni  ex  suis  fratribus  concesserunt.  Et  ut  p redicta 
omnia  rata  in  perpetuum  permaneant  et  inconvulsa,  hanc  cartam  sigilli  mei  impressione 
et  eorum  quorum  subscripta  sunt  nomina  testimonio  roboravi,  scilicet  :  domini  Desiderii 
Morinorum  episcopi.  Ideet  Mathildis,  filiarumiratris  mei  Mathei,  olim  comitis  Boloniensis. 
Gerardi  de  Mesines.  Everardi  capellani.  Joseph  canonici  Brugensis.  Gilleberti  de  Aria. 
Walteri  de  Locris.  Sygeri  de  Gand.  Symonis  abbatis  Sancti  Bertini.  Stephani  hospitarii. 
Johannis  custodis.  Hugonis  Bloc  de  Calays.  Fulconis  presbyteri.  Henrici  Gosir.  Richeri 
presbyteri  de  Graveninghes.  Willelmi  Cortenase.  Jordani  de  Merch.  Actumest  hoc  apud 
Aria  m,  anno  Domini  h°.c°.  octogesimo. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  pp.  321,  325.  Cf.  Do  Chesne,  preuve  s  de  Guines,  p.  458;  Vredius,   t.  I, 
p.  222. 


309. 

D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  I,  n«  286  bis,  p.  407. 

1180.  —  Le  même  comte  édicté  un  autre  règlement  pour  le  même  objet. 

Ego  Philippus  etc.  comme  dans  Pacte  préce'dent,  avec  quelques  différences  de  proto- 
cole. Il  n'y  est  plus  question  que  de  Tertiam  partem  acquisitionis  unius  hominis  ;  et  Pon 
n'y  dit  rien  des  due  relique  partes.  La  liste  des  témoins  est  la  même,  sous  cette  forme  : 
Desiderius  Morinorum  episcopus  etc  ;  avec  la  même  datation. 


18 


L 


138  LES  CHARTES 


310. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  240,  p.  352. 

1 180,  environ.  —  Didier,  évêque  des  Morins,  écrit  au  doyen  de  Bourbourg 
pour  l'inviter  à  faire  payer,  sous  peipe  d'ana  thème,  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  dfme  des  harengs. 

Desiderius,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  R.  decano  de  Broburg  et  conpresby- 
teris  suis  salutem  et  discretionem.  Noverit  universitas  vestra  quod  ecclesie  beali  Bertini 
tertia  pars  decimationis  allecium  privilegiata  est  a  domino  papa  et  a  domino  Remensi,  et 
sub  anatbemate  confirmata,  in  portubus  et  parrochiis  vestris.  Ea  propter,  mandamus 
vestre  sollertie  et  attendus  precipimus  ut,  cum  a  prenotate  ecclesie  monachis  requisitr 
fuerilis,  parocbianos  vestros  ad  sol  vend  um  tertiam  partem  decimationis  aliecium  absqué 
aliqua  diminutione  compeliatis.  Si  quos  vero  rebelles  solutioni  inveneritis,  sententiam 
excommunicalionis  in  eos  ferre,  domini  pape  et  domini  metropolitani  auctoritate  et  nos- 
tra,  non  differatis. 

D.  W.  date  inconsidérément  de  1172.  —  Indiqué  par  Cou&semaker,  n»24. 

311. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  287,  p.  409.  ♦ 

1 180,  environ  (d.  w.).  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandols,  ré- 
gularise la  vente  d'une  partie  de  marais  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par 
Gérard  ffouwa. 

Ce  marais  était  situé  in  ter  Mera  et  Niuled,  et  avait  été  assigné  en  dota  la  femme  du 
vendeur.  De  là,  nouvelle  assignation,  in  recompensationem  dotis,  moyennant  une  rente 
de  dix  marcs,  cinq  apud  Watenes  et  cinq  apud  Morbeke,  ad  opus  ejusdem  mulieris... 
Testes  Gerardus  Brugensis  et  Sancti  Audomari  prepositus.  G.  Insulensis  prepositus. 
Gillebertus  de  Aria.  Michael  conistabulus  de  Cassel.  Gillebertus  de  Sigeri  capella.  Gerar- 
dus de  Ringwenscura.  Teodericus  de  Rubroc. 

312. 

D'aprè»  la  copie  dans  le  reg.  cote  t.  XXI,  f»  49  y.  —  T.  I,  n*  300,  p.  487. 

1171,  ou  1172, 1173, 1179,  1181,  5  janvier.  —  Le  pape  Alexandre  III 


_.JL 


DE  SAINT-BERTIN  139 

charge  Didier,  évoque  des  Morins,  et  l'abbé  de  Saint-Remi  de  faire  enquête  et 
de  juger  sans  appel  sur  un  différend  qui  existait  entre  l'abbaye  de  Saint-Bèrtin 
et  celle  de  Clairmarais,  au  sujet  d'une  conduite  d'eaux. 

Alexander  episcopus  etc.  Causam  que  inter  dilectos  filios  nostros  etc.  Datum  Tuscu- 
lani,  nonas  januarii. 

313. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f»  32  v».  —  T.  I,  n«  277,  p.  399. 

1171,  ou  1172,  1178, 1179, 1181, 1 2  janvier.  —  Le  même  pape  ordonne 
à  l'abbé  de  Saint-Bertin  de  conserver  deux  prêtres  au  service  de  l'église  de 
Bourbourg. 

Alexander  episcopus  etc.  Relatum  est  auribus  nostris  etc.  Datum  T  us  cul  an  i,  n  idus 
januarii. 

314. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f°  47  v.  —  T.  I,  n«  296,  p.  418. 

1181,  22  mai.  — Le  même  pape  mande  à  l'évêque  des  Morins  de  vou- 
loir bien  consacrer  une  église,  que  l'abbé  de  Saint-Bertin  et  ses  religieux  ont 
iait  bâtir  dans  un  marais  desséché. 

• 

Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabili  fratri,  Morinensi  episcopo, 
salufe  Ti  et  Apostolicam  benedictionem.  Dilectus  filius  noster,  abbas  Sancti  Bertini,  trans- 
missa  nobis  relatione  monstravit  quod  in  loco  aquoso  et  inhabitabili  olim  ecclesiam 
fabricavit;  nunc  vero,  palude  siccata,  habitatores  loci  indigent  ut  constructa  ecclesia 
dedicetur.  Quocirca,  fraternitati  tue  per  Apostolica  scripta  mandamus  quatinus,  si  impe- 
tlimentum  canonicum  non  obsistit,  prescripte  ecclesie,  cum  per  abbatem  fueris  requi- 
situs,  munus  dedicationis  impendas,  et  presbytero  idoneo  qui  ab  eo  fucril  presentatus, 
animarum  curam  sine  mora  et  difficultate  committas.  Datum  Tusculani,  xi  kalendas  junii. 

N.  B.  Le  rapprochement  de  cet  acte  et  des  deux  suivants,  datés  tous  les  trois  du  22  mai,  avec  le  privi- 
lège consistorial  qui  est  du  24,  donne  une  forte  présomption  en  faveur  de  l'année  1181. 

315. 

D'après  la  copie  dans  le  môme  reg.,  f«  45  ▼•.  —  T.  I,  n*  297,  p.  419. 

1181,  22  mai.  — Le  même  pape  autorise  l'abbé  de  Saint-Bertin  à  mettre 


440  LES  CHARTES 

un  autre  curé  dans  l'église  de  Sainte-Marguerite,  à  la  place  de  Manassès,  qui, 
devenu  chanoine,  veut  faire  desservir  sa  paroisse  par  un  chapelain. 

Alexander  episcopus  etc.  Dilecto  filio  Symoni  abbati  Sancti  Bertini  etc.  Cum  ecclesiam 
tuam  Sancte  Margarete  olim  Manasse  clerico  contulisses  etc.  —  Datum  Tuscalani,  xi  ka- 
lendas  junii. 

316. 

Original  aub plumbo.  —  T.  I,  n»  290,  p.  413. 

1181,22  mai.  —  Le  même  pape  mande  aux  abbés  d'Auchy  et  de  Saint- 
Jean-lez-Thérouanne  d'examiner  un  différend  qui  existait  entre  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  et  le  doyen  de  Bourbourg. 

Alexander  episcopus  etc.  Causam  que  in  ter  dilectos  filios  nostros,  abbatem  et  mo- 
nachos  Sancti  Bertini,  et  decanum  de  Borbac,  capellanum  eorum,  super  usurpatione 
juris  monasterii  et  vexatione  indebita  etc.  Datum  Tusculani,  xi  kalendas  junii. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n»  30. 

317. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f«  38.  —T.  I,  n«  898,  p.  420. 

1181,  24  mai.  —  Le  même  pape,  confirme  par  un  privilège  consistorial 
les  biens  et  les  propriétés  de  Saint-Bertin  (204). 

Alexander  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis  Symoni  abbali  Sancti  Ber* 
tini  ejusque  fratribus  ta  m  presentibus  quam  futuris  monasticam  vitam  professis,  in  per* 
petuum.  In  eminenti  Apostolice  sedis  spécula  disponente  Domino  constituti,  sicut  imir- 
tari  predecessores  nostros  in  bonis  debemus  operibus,  sic  etiam  summam  curam  adhibere 
nos  convenit,  ne  quod  ab  ipsis  pia  fuerit  provisione  statutum,  nobis  quod  avertat  Domi- 
nus,  negligentibus,  quorumlibet  valeat  impulsione  turbari.  Ea  propter  etc. 

Datum  Tusculani,  per  manum  Alberti  sancte  Romane  Ecclesie  cardinalis  et  cancel- 
larii,  vim  kalendas  junii,  indictione  xiiii,  incarnationis  Dominice  anno  m0.c°.lxxx°.i0., 
Pontificatus  vero  domni  Alexandri  Pape  III  anno  xxii. 

Détails  nouveaux  dans  rénumération  ;  Quicquid  habetis  in  villa  do  Rammescaple  ex 
concambio  vobis  facto  a  Theoderico  quondam  Flandrensium  comité,  pro  villa  de  Helcin.... 
Ecclesiam  de  Peteroessa  cum  capella  et  aliis  pertinentiis  suis....  Prioratum  de  Osclare,  cum 
terris  cultis  et  incultis,  pratis,  aquis,  molendinis  et  omnibus  pertinentiis  suis....  Prioratum 
de  Egefridi  capella,  cum  terris  cultis  et  incultis,  pratis,  aquis,  molendinis  etc...  Capellam  de 
Novo  Portu  ;  Capellam  de  terra  nove  paludis.  .  tertiam  partem  décime  allecium  quam  habetis 


DE  SAINT-BERTIN  i4i 

apud  Kalais  et  Petemesse,  et  apud  ecclesiam  Sancti  Folquini  et  apud  capellam  Sancti 
Nicolai,  et  apud  Graveninges  et  apud  Novum  Port u m  et  apud  Lon  et  in  Castellaria  de 
Broborg... 

Nouveautés  dans  le  dispositif  :  Possessiones  preterea  quas  a  quadraginta  rétro  annis 
pacifiée  possedistis  et  hactenus  rationabiliter  possidetis,  vobis  et  eidem  monasterio  auctoritate 
apostolica  nichilominus  confirmamus.  Sane  novalium  etc...  Crisma  vero,oleumsanctumetc... 

Signatures  :  Ego  Alexander,  catholice  ecclesie  episcopus.  Ego  Hubaldus,  Hostiensis  et 
Vellitrensis  eps.  Ego  Theodinus,  Portuensis  et  S.  Ruf.  sedis  eps.  Ego  Paulus,  Prenestine 
ecclesie  eps.  Ego  Johannes.  pbr  card.  tit.  S.  Marci.  Ego  Petrus,  pbr  card.  tit.  S  Susanne. 
Ego  Cinthius,  pbr  card.  tit.  S.  Cecilie.  Ego  Hugo,  pbr  card.  tit.  S.  démentis.  Ego  Ardai- 
nus,  pbr  card.  tit.  S.  Crucis  in  Jer.  Ego  Matheus,  pbr  card.  tit.  S.  Marceiii.  Ego  Labo- 
rans,  pbr  card.  S.  Marie  trans  Tiberim,  titulo  Calixti.  Ego  Jacinctus,  diac.  card.  S.  Mar. 
in  Cosmidyn.  Ego  Rainerus,  diac.  card.  S  Georgii  ad  v.  a.  Ego  Gratianus,  SS.  Cosm.  et 
Dam.  diac.  card.  Ego  Matheus,  S.  Marie  diac.  card. 

N.  B.  C'est  probablement  à  ce  privilège  que  se  rapporte  le  n*  9356  de  Jaffé. 


318. 

D'après  la  copie  dans  le  ménae  reg.  f»  46  v».  —  T.  I,  n»299,  p.  426. 

1181,  28  mai.  —  Le  même  pape  écrit  aux  abbés  de  Saint-Jean-lez-Thé- 
rouanne  et  (TAuchy,  ainsi  qu'à  R.  archidiacre  d'Arras,  pour  les  charger  de 
voir  si  Ton  peut  rétablir  dans  la  celle  de  Gravelines  les  moines  qui  y  rési- 
daient autrefois. 

Alexander  episcopus  etc.  Significantibus  ddectis  filiis  nostris  abbate  et  conventu 
Sancti  Bertini,  accepimus  quod,  cum  olim  in  cella  sua  de  Novo  Portu  monachos  man- 
sionarios  cum  cape  II  an  o  solerent  habere,  monachis  pre  ni  mi  a  paupertate  loci  amotis, 
capellano  ecclesiam  dimiscrunt.  Nunc  autem,  ecclesia  in  priorem  s  ta t uni,  favente  (*) 
Domino,  respirante,  regularem  observantiam  predictus  conventus  in  eadem  ecclesia  desi- 
derat  (**)  reformari.  Unde,  quoniam  vota  quereligioni  congruunt  celeriter  nos  convenit 
adiroplere,  discretioni  vestre  per  Apostolica  scripta  mandamus  atque  precipimus  quatinus 
accedentes  ad  locum  inquiralis  de  statu  ecclesie  diligentius  veritatem  :  et  si  eam  in  sta- 
tum  pristinum  constiterit  respirasse,  salva  constitutione  Lateranensis  concilii,  monacho- 
rum  numerum  antiquitus  constîtutum,  contradictione  et  appellatione  cessante,  in  eam 
auctoritate  Apostolica  reducatis,  sic  tamen  ut  capellano  duodecim  marce  de  proventibus 
ipsius  ecclesie  proveniant  annuatim,  ut  babeat  unde  honeste  ac  congrue  sustentetur  et 
diocesano  [episcopo]  valeat  debitam  et  solitam  reverentiam  exibere.  Si  autem  omnes  his 
exequendis  nequiveritis  interesse,  duo  vestrum  ea  nichilominus  exequantur  (***).  Datum 
Tusculani,  v  kalendas  junii. 


(♦)  D.  W.  Facienle. 
(••)  D.  W.  Desiderata. 
(*•*)  D.  W.  &cequatur. 


142  LES  CHARTES 


319. 

D'après  la  copie  dans  le  môme  reg.  f*  56".  —  T.  I,  n*295,  p.  418,  et  *i*pp.,  n"  13,  14,  p.  20. 

1173-1181.  —  Notes  constatant  le  paiement  de  l'once  d'or,  due  à  la 
chambre  du  pape  Alexandre  III,  pour  sept  années. 


320. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t. XXI,  f«  55  v.  —  T.  I,  n*  314,  p.  439. 

1181,  22  novembre.  —  Le  pape  Lucrus  III,  écrit  à  l'évêque  desMorins, 
pour  le  charger  de  faire  restituer  à  Saint-Bertin  l'autel  de  Poperinghe,  usurpé 
par  un  clerc  marié,  nommé  Lambert  (213). 

Lucius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabiii  fralri  Morinensi  episcopo,  salutem 
et  Apostolicam  benedictionem.  Ex  parte  dilecti  fila  nostri  abbatis  Sancti  Bertini  querelara 
accepimus  quod,  cum  altare  de  Popringe  cum  pertinentiis  suis  ad  jus  monasterii  sui  per- 
tineat,  eique  sit  auctoritate  sedis  Apostolice  conûrmatum,  quidam  tamen  clericus,  Lam- 
bertus  nomine,  licet  uxoratus  sit  et  plures  filios  habeat,  tam  partem  minutarum  decima- 
rom  quam  obventionum  ipsius  altaris  jure  hereditario  sibi  vendicare  contendit.  Quoniam 
igitur  qui  uxorem  habet  non  potest  uxori  ex  altaris  ministerio  congrue  deservire,  frater- 
nitati  tue  per  Apostolica  scripta  mandamus  quatenus,  si  rem  ita  esse  cognoveris,  tam 
prescriptas  décimas  quam  obventiones  altaris  memorato  abbati,  sicut  justum  fuerit,  ap- 
pellatione  remota,  restitui  facias  et  in  pace  dimitti,  nec  illam  a  memorato  clerico  super 
ipsis  fatigari  permittas.  Datum  Rome,  apud  Sanctum  Petmm,  x°  kalendas  decembris. 


321. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f°  53.  —  T.  I,  n*  315,  p.  439. 

1181,  23  novembre.  —  Le  même  pape  écrit  au  même,  touchant  une  terre 
usurpée  par  un  chevalier  nommé  Hucbald. 

Lucius  episcopus  etc.  Dilectus  filius  noster  abbas  Sancti  Bertini  transmissa  nobis 
insinuatione  monstravit  quod,  cum  ad  instantiam  Hucbaldi  militis,  mater  sua  Ele  in  qua- 
dam  capella  jam  dicti  monasterii  religionis  habitum  suscepisset,  et  contulisset  eidem 
capelle  quandam  terram,  ipsam  presumpsit  in  sue  salutis  periculum  capelle  memorate 
auferre.  Quoniam  igitur  quod  pro  salute  mulieris  factum  est  non  débet  sine  causa  ratio- 


DE  SAINT-BERTIN 


143 


nabili  retractari,  fraternitali  tue  etc.  Datum  Rome,  apud  Sanctum  Petrum,  viiii*  kalen- 
das  decembris. 


D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f°  53  v».  —  T.  I,  n»  316,  p.  440. 


I 


1181,  24  novembre.  —  Le  même  pape  écrit  au  même,  pour  le  charger 
d'examiner  le  différend  qui  existait  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  le  prêtre 
Bonard,  détenant  contre  la  volonté  des  moines  la  chapelle  d'Offrethun. 

Lucius  episcopus  etc.  Significavit  nobis  dilectus  filius  noster  abbas  Sancti  Bertini  quod 
Bonardus  presbyter,  contra  volunlatem  ipsius  et  capituli,  in  quadam  eorum  capella  de 
Guelferton  (*)  officia  divina  ministrat,  earaque  irrationabiliter  nititur  detinere.  Quoniam 
igitur  prefato  abbati  in  suo  jure  déesse  non  possumus  nec  debemus,  fraternitati  tue  per 
Apostolica  scripta  m  and  am  us  quatinus,  u  traque  parte  in  tuam  presentiam  convocata,  et 
auditis  sufficienter  que  fuerint  bine  inde  proposita,  si  prefatus  presbyter  a  pretaxata 
capella  de  jure  fuerit  amovendus,  ipsum  auctoritate  nostra  et  tua,  sublato  appellationis 
diflugio,  non  différas  amovere.  Datum  Rome  apud  Sanctum  Petrum,  vin0  kalendas  de- 
cembris. 


Original  «celle    —  T.  I,  n#  301,  p.  427. 

1181,  environ  (d.  w.).  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois, 
notifie  que  (iuillaume  de  Locre  s'est  désisté  de  l'opposition  qu'il  faisait  h  une 
donation  de  Berewold  Munchel  (205). 

Testes  sunt  Baldevinus  de  Aria.  Baldevinus  de  Comines.  Oliverius  de  Maglines.  Rai- 
naldus  de  Aria.  Seswalo  de  Atrebato. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f»  58.  —  T.  I,  n*  322,  p.  450. 

1182, 16  janvier.  —  Le  pape  Lucius  III,  autorise  l'abbé  de  Saint-Bertin  à 
remplacer  le  prêtre  Manassès,  curé  de  Sainte-Marguerite,  devenu  chanoine. 

Lucius  episcopus  etc.  Delatum  est  nobis  ex  parte  tua  etc.  Datum  Laterani,  xvn  ka- 
lendas februarii. 

(*)  On  derrait  lire  Ouolferton,  et  je  remarque  que  D.  W.  a  surchargé  le  premier  e. 


■ .  * 


U\  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  302,  p.   128. 

1 182,  environ  (d.  w.)  —  Hamelin,  comte  de  Warenne,  avoué  de  l'église  de 
Saint-Bertin,  donne  à  cette  église  trois  mesure»  de  terre  à  Roquetoire  (206). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti.  Quoniam  nobis,  in  hujus  seculi  pelago 
naufragium  pertimescentibus,  Deo  servientium  exposcende  sunt  manus  assuete  oratio- 
nibus  :  eo  fidentius  illorum  succurri  credimus  beneficiis  quo  paraliori  assensu  ipsorum 
occurerimus  desideriis  ;  inde  est  quod  ego  Hamelin,  Dei  gratia,  cornes  de  Warînge  et 
ecclesie  beati  Bertini  advocaîus,  ad  preces  domni  Symonis  abbatis  et  fratrum  ejusdem 
ecclesie,  Deo  et  beato  Bertino  très  mensuras  terre  cum  toto  comitatu  earum,  in  parochia 
de Rokesthorn,  juxta  domum  suam  (*),  versus  occidentem,  in  longum  scilicet  prope  rivulum 
quem  Beca  vocant,  pro  mea,  uxoris  mee  filiique  mei  Willelmi  et  omnium  tam  successo- 
rum  quam  antecessorum  meorum  salute,  in  elemosinam  perpetuo  possidendas  concedo. 
Ne  qua  ergo,  vel  oblivione  obsolescat  (**),  vel  injustorum  hominum  perturbatione  hec 
nostra  concessio  in  nichilum  redeat,  tam  lilterarum  annotatione  quam  sigilli  mei  im- 
pressione  et  testium  subscriptione  roborandam  duximus.  Testes!  Stephanus  de  Sinighem 
et  Helenardus  filius  ejus.  Eustachius  Malvoysin  et  Robbertus  filius  ejus.  Henricus  de 
Belo.  Willelmus  de  Diffeke.  Marcilius  de  Boocholt.  Hugo  de  Lumers.  Baldewinus  de  Sini- 
ghem. Walterus  major.  Eustachius  de  Hanelines.  Ada  de  Gokeweld.  Willelmus  de  Pal- 
lude.  Willelmus  de  Hafferdinges. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  258. 

Sceau  rond  75  mm.,  type  équestre  :  -|-  sioillvm  :  hambluki  :  coMins  :  de  svrrbia.  —  Contresceau  roûd, 
22  mm.,  buste  coiffé,  tournée  senestre  :  -|-  pbk  leqbm  et  pro  lkgk  (PI.  V,  n*  99). 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  303,  p.  430. 

1183,  environ  (d.  w.).  —  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  Arnold,  prévôt  de 
Watten  et  Mathilde,  abbesse  de  Bourbourg,  prennent  l'engagement  de  se. sou- 
mettre à  la  décision  des  arbitres,  touchant  la  possession  de  certaines  dîmes 
(207). 

Il  s'agit  des  terres  situées  :  Inter  Milhamerlet  et  Holeca,  sive  in  parrochia  Guati- 

(*)  Malbrancq  donne  rneam,  qui  pourrait  faire  croire  que  le  donateur  demeurait  à  Roquetoire,  ce  qui  n'est  pas.  Il 
8  agit  de  la  curtis  que  S.  Bertin  avait  audit  lieu. 

(••)  D.  W.  Âbioletcat. 


DE  SAINT-BERTIN  145 

nensi,  sive  in  parrochia  Brouburgensi,  sive  nort,  sive  zuith,  ultra  aquara.  Le*  arbitres 
choisis  sont  :  domnum  David,  monachum  de  Claromarech,  Lambertum  presbyterum  de 
Sancti  Pétri  Broc,  et  Arnoldum  presbyterum  de  Lo.  Le  compromis  est  sous  peine  de  : 
centum  marchas  argenti  fini. 


327. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  30 1.  p.  131. 

1 1 83,  environ  (d.  w.).  —  Philippe,  çopate  de  Flandre  et  de  Vermandois, 
confirme  les  arrangements  pris  entre  le  comte  de  Warenne  et  Renaud  d'Aire, 
relativement  au  prêt  de  quarante  marcs  d'argent,  remboursables  à  l'abbaye 
de  Saint-Bertin  (208). 

Ego  Philippus,  Dei  gratia,  Flandrie  et  Viromandie  cornes,  notum  facio  tam  presen- 
tibus  quam  futuris  quod  cornes  de  Warenga  dédit  Reynaldo  de  Aria  xl  marcas  in  feo- 
dum,  ex  quibus  si  terrain  emere  potuerit,  eandem  ab  eodem  comité  in  feodo  tenebit.  Si 
vero  terram  venalem  predictus  Beynaldus  non  invenerit,  et  aliquam  terram  predicta 
pecunia  invadiaverit,  vadium  illud  in  feodo  similiter  tenebit  ;  et  si  postmodum  terra 
invadiata  redempta  fuerit,  predicte  xl  marce  abbati  Sancti  Bertini  dabuntur,  que  iterum, 
emptione  vel  invadiatione  alteriut  terre  ad  usum  predicti  Reynaldi,  vel  successoris  sui, 
fideliter  per  manum  abbatis  dispensabuntur.  Hujus  rei  causa,  ad  petitionem  predicti 
Raynaldi,  hominis  mei,  xxix  mensuras  terre  quas  Sainguin  et  Everardus  Bruel  et  Gerar- 
dus  de  Gomligem  (*)  a  me  in  feodo  tenebant,  eundam  Reynaldum  pro  xl  marcis  inva- 
diare  permisi,  hac  conditione  ut  vadium  illud  de  comité  de  Warenga  in  feodo  teneatur, 
et  si  terra  redempta  fuerit,  pecunia,  ut  supra  expressum  est,  abbati  Sancti  Bertini  resti- 
tuatur.  Hujus  rei  testes  sunt.  Slephanus  deSinnigehem.  Henricus  de  Bethlo.  Petrus  Spin- 
dra.  Walterus  Longus.  Willelmus  de  Difleca.  Ad  hoc  utrinque  confirmandum,  sigillo 
meo  presentem  karlam  confirmo  et  rat» m  esse  decerno. 

N.  B.  Cette  pièce  était  classée  dans  la  boite  de  Lottinghen  ;  mais  cette  attribution  me  parait  fort  suspecte. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  (•  54  v.  —  T.  I,  no  3*0,  p.  449. 

/ 

1184,  2  janvier.  —  Le  pape  LuciosIII  écrit  à  l'évêque  des  Morins  et  à  G. 
son  archidiacre,  pour  les  charger  de  faire  restituer  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  terre  de  Wizernes,  usurpée  par  le  chevalier  N. 

f)  D.  W.  Qonillgem. 

19 


r't 


446  LES  CHARTES 

Lucius  episcopus  etc.  Ex  transmissa  conquestione  abbatis  etc.  Datum  Anagnie 
nu  nonas  januarii. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n*  307,  p.  434. 

1 184,  22  avril.  —  Le  même  pape  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  la 
possession  de  la  dîme  des  harengs  (211). 

Lucius  episcopus  etc.  Justis  petentium  desideriis  etc..  Tertiam  partem  décime  aile- 
cium,  quam  habetis  apud  Kalais  et  Petrenesse,  apud  ecclesiam  Sancti  Folquini,  apud 
capellam  Sancti  Nicholai,  apud  Graveninges,  apud  Novum  Portum,  apud  Lon  et  in  cas- 
tellariade  Broborg...  auctoritate  Apostolica  confirmamus  etc.  Statuentes  ut  nulli  omnino 
hominum  etc.  Datum  Verule  (sic),  x°  kalendas  maii. 

330. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f»  55  v.  —  T.  I,  n»  308,  p.  435. 

1184,  22  avril.  —  Le  même  pape  écrit  au  même,  pour  l'inviter  h  procéder 
contre  ceux  qui  refusent  de  payer  la  dîme  des  harengs. 

Lucius  episcopus  etc.  Dilecti  filii  abbas  et  fratres  ecclesie  Sancti  Bertiai  etc.  Datum 
Verule  (sic),  x°  kalendas  maii. 

331. 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  (•  56.  —  T.  I,  n*  31t,  p.  437  ;  et  supp.,  n*  15,  p.  20. 

1184,  25  octobre.  —  Melior,  camérier  du  pape  Lucius,  donne  quittance 
de  quatre  onces  de  malachini,  payées  à  la  chambre  apostolique,  pour  quatre 
années  de  redevance  de  l'once  d'or. 

Anno  Domini  m.c.lxxx.iiii,  indictione  n,  vin  kalendas  novembris,  die  jovis.  Actum 
Vérone. 


D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f*  54.  —  T.  I,  n*  317,  p,  441. 

1 1 84,  11  décembre.  —  Le  même  pape  écrit  à  tous  les  évêques  dans  le 


,  « . 


-  ».  _  *  _- 


DE  SAINT-BERTIN  147 

diocèse  desquels  l'abbaye  de  Saint-Bertin  possède  des  églises,  pour  les  prier 
de  contraindre  leurs  paroissiens  à  payer  la  dîme  des  jardins,  des  arbres  et  des 
prairies. 

Lucius  episcopus  etc.  Pervenit  ad  auàientiam  nostram  quod  nonnulli  de  parrochianis 
vestris  décimas  ad  ecclesiam  Sancti  Bertini  de  jure  spectantes  violenta  sibi  usurpatione 
detinere  presumunt.  Unde,  fraternilati  vestre  per  Apostolica  scripta  mandamus,  quatinus 
eos  quos  hoc  agere  vel  egisse  constiterit,  ad  décimas  tam  ortorum  quam  arborum  et  pra- 
torum  ecclesie  memorate,  secundum  quod  debent,  annis  singulis  exsolvendas,  salvis  sedis 
Apostolice  privilegiis,  per  censuram  ecclesiasticam^  sine  appellationis  obstaculo  compel- 
latis.  Datum  Vérone,  m  idus  decembris. 


D'après  la  copie  dans  le  même  reg.,  fo55.  —  T.  I,  n«  318,  p.  441. 

1 184, 13  décembre.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'évêque  d'Amiens  et  à  l'abbé 
de  Blangy,  pour  les  charger  de  faire  restituer  â  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la 
terre  de  Wizernes. 

Lucius  episcopus  etc.  Querelam  dilectorum  filiorum  abbatis  et  conventus  etc.  Datum 
Vérone,  idibus  decembris. 


ê  * 


.D'après  un  vidimus  non  décrit.  —  T.  I.  n»  319,  p.  412. 

% 

1184,  22  décembre.  —  Le  même  pape  confirme  par  un  privilège  consisto- 
rial  les  biens  et  les  prérogatives  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (214). 

Imprimé  en  partie  dans  Gnérard,  p.  363,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  M  igné,  n*  179.  Jaffë,  n*  9650. 

Différences  principales  entre  cette  bulle  et  celle  d Alexandre  III  (*)  pour  Vénumèra- 
tion  des  propriétés  :  Ecclesiam  de  Turbugessen...  de  Petrenessa  cum  capella  de  Calais... 
Capellam  de  nova  terra  paludis  de  Broburg...  ecclesiam  de  Sancti  Folquini  ecclesia  cum 
appendiciis  suis  Ecclesiam  Sancti  Willebrordi  deNovo  Portu  et  capellam  ..  decimam  Sancti 
Martini  extra  burgum...  in  parrocbiis  vestris  décimas  de  warences...  ecclesiam  de  Salum- 
meis. 

Signatures  du  pape  et  des  cardinaux  :  Ego  Lucius  catholice  ecclesie  episcopus.  Ego 
Johannes,  tit.  S.  Marci  pbr  card.  Ego  Laborans,  pbr  card.  S.  Mar.  trans  Tib.  tit.  Calixti. 
Ego  Hubertus,  tit.  S.  Laur.  in  Dam.  pbr  card.  Ego  Pandulfus,  pbr  card.  tit.  Bas.  xu  apost. 
Ego  Theodinus,  Portuensis  et  S.  Ruf.  sed.  eps.  Ego  Henricus,  Albanensis  eps.  Ego  Ardicio, 
S.  Theodori  diac.  card.  Ego  Gratianus,  SS.  Cosme  et  Dam.  diac.  card.  Ego  Soffredus,  S. 
Mar.  in  via  lata  diac.  card.  Ego  Albinus,  diac.  card.  S.  Marie  nove. 

(*)  Gnérard  renvoie  inexactement  à  Innocent  II. 


148  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  30fl,  p.  432. 

1184.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  confirme  à  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  une  donation  faite  autrefois  par  Lambert,  fils  de  Didier 
Brais(210). 

Huic  autem  recognilioni  testes  interfuerunt  Gerardus  de  Mechines,  Insulanus  prepo- 
situs.  Walterus  archidiaconus  Morinensis.  Gerardus  abbas  Sancti  Pétri  Blandiniensis. 
Willelmus  castellanus  Sancti  Audomari.  Gislebertus  de  Aria.  Theobaldus  de  Rolinghem. 
Michael  deCasleto.  Actum  anno  Domini  m.  centesimo  octogesimo  quarto. 

Voy.  l'acte  ci-dessus  n*  531. 


D'après  un  vidimus  de  l'évêqtn  Jean  II.  —  T.  II,  n*  61,  p.  "ÎÔ. 

1 173-1 184.  —  Richard,  archevêque  de  Cantorbéry,  notifie  les  conditions 
d'après  lesquelles  le  service  divin  sera  célébré  dans  la  chapelle  de  Leavelande 
(331). 

Rieardus,  Dei  gralia,  Cantuariensis  archiepiscopus,  totius  Anglie  primas  et  Apostolice 
sedis  legatus,  omnibus  etc.  Ad  universitatis  veslre  noticiam  volumus  pervenire  dilectos 
filios  nostros,  monachos  Sancti  Bertini,  concessisse  dilecto  filio  noslro  Willelmo  Bauun  (*) 
capellam  de  Livelande  in  perpetuam  elemosinam  sub  annua  pensione  videlicet  unius 
aurei  eisdem  monachis  persolvenda,  nomine  matricis  ecclesie  de  Trulega,  ad  quam  eadem 
cape  lia  dinoscilur  pertinere.  Predictus  autem  Willelmus  faciet  celebrari  divina  in  eadem 
capella  per  très  dies  in  septimana,  secundum  antiquam  consuetudinem.  In  quatuor  autem 
festis  anni,  videlicet  in  Nalali  Domini,  in  Purificatione  Béate  Marie  Virginis  et  in  die 
Resurrectionis  Domini  et  in  festo  sancti  Michaelis,  visitabunt  parochiani  predicte  capelle 
mat  ri  ce  m  ecclesiam  de  Trulega  et  ibi,  sicut  veri  (**)  catholici,  audient  missas  cetero- 
rumque  divinorum  sollempnia.  Post  decessum  vero  predicti  Willelmi,  licebit  jamdictis 
monachis  de  predicta  capella  ordinare  et  ad  utilitatem  suam  disponere.  Ut  autem  hec 
concessio  firma  et  inconvulsa  perseveret,  ean:  prévenus  scripti  testimonio  confirmamus, 
hiis  teôtibus.  magistro  Gir[ardo|.  Waltero  Baioc[ensi]  et  aliis  multis. 

(♦)  D.  W.  Sic,  avec  un  signe  d'abréviation  sur  la  dernière  lettr».  Je  soupçonne,  malgré  la  différence  du  prénom, 
qu'il  s'agit  ici  de  Winemar  de  BoUmie,  ua  des  témoins  de  l'acte  inséré  dans  le  t.  II,  sous  le  n*  50  (Voyez  à  l'an  1212). 

(••)  D.  W    Viri. 


DE  SAINT-BERTIN  149 


337 


Original  *ub  plumbo.  —  T.  I,  n»  321,  p.  449. 


1185,  6  janvier.  —  Le  pape  Lucius  III  écrit  aux  abbés  d'Àndres  et  de 
Longvilliers,  pour  les  charger  de  contraindre  les  habitants  de  Gravelines,  de 
Petresse  et  d'autres  lieux,  à  payer  aux  religieux  de  Saint-Bertin  la  dîme  des 
harengs. 

Lucius  episcopus  etc.  Dilectorum  filiorum  nostrorum  abbatis  et  fratrum  Sancti  Ber- 
tini  querelam  accepimus  quod  quidam  parrochiani  sui  de  Greveningues,  de  Petronissa, 
aliique  etc.  Datum  Vérone,  vin  idus  januarii. 


Original  §ub  plumbo.  —  T.  I,  n«  309,  p.  435. 

1 184,  ou  1 185,  11  août.  —  Le  même  pape  autorise  les  religieux  de  Saint- 
Bertin  à  établir  des  clercs  chargés  de  tenir  école,  dans  toutes  les  paroisses  de 
leur  dépendance  (212). 

Imprima  dans  Guérard,  p.  354,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637.  Cf.  M  igné,  n«  86.  Jaffé,  n*  9692. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f*  55.  —  T.  I,  n*  310,  p.  436. 

1184,  ou  1 185, 18  septembre.  —  Le  même  pape  écrit  à  Pévêque  d'Àrras, 
pour  lui  recommander  d'empêcher  les  laïques  d'usurper  les  dîmes  de  Saint- 
Bertin. 

Lucius  episcopus  etc.  Ad  audientiam  nostram  noveritis  pervertisse  quod  laici  qui- 
dam a  monasterio  Sancti  Bertini  décimas  exlorquere  presumunt  etc.  Datum  Vérone, 
xii n  kalendas  octobris. 


340. 

■ 

D'après  la  copie  dans  le  même  reg.  f*  56.  —  T.  I,  n*  311,  p.  436. 

1 184,  ou  1 185,  6  octobre.  —  Le  même  pape  écrit  aux  éTêques  suffragants 


:L'^'-     +*\  .'..-*- 


150        .  LES  CHARTES 

delà  province  de  Reims,  pour  les  inviter  à  poursuivre  rigoureusement  tous, 
ceux  qui  usurpent  les  biens  de  Saint-Bertin. 

Lucius  episcopus  etc.  Transmissa  nobis  Sancti  Bertini  querimonia  patefecit  quod  ab 
incolis  regionis  illius  tantas  sustinent  molestias  et  pressuras  ut  non  possint  a  facie  mali- 
gnitatis  eorum  in  aliqua  tranquillilate  consistere,  nisi  eos  a  persequentium  rabie  vigor 
ecclesiasticus  curaverit  premunire  ;  nam  plerumque  ,  sicut  accepimus,  fractis  seris  et 
ostiis  in  officinas  prefate  ecclesie  irrumpunt,  et  ecclesiasticis  facultatibus  asportatis,  in 
fratres  ipsos  impias  et  sacrilegas  manus  ausu  dampnabilis  presumptionis  extendonL 
Unde  etc.  Datum  Vérone,  h  nonas  octobris. 

341. 

Original  tub  plumbo.  —  T.  I,  n*  313,  p.  438. 

1184,  ou  1185, 10  novembre.  —  Le  même  pape  écrit  à  l'abbé  de  Saint- 
Vaast  et  à  R.  archidiacre  d'Arras,  pour  les  charger  de  contraindre  les  habitants 
de  Gravelines  et  de  Petresse  à  payer  la  dîme  des  harengs. 

Lucius  episcopus  ete.  Pervenit  ad  nos  ex  conquestione  dilectorum  filiorum  nostro- 
rum  abbatis  et  conventus  Sancti  Bertini  etc.  Datum  Vérone,  nu  idus  noverabris. 


D'après  la  copie  dans  le  mi  724.  —  T.  I,  n*  383,  p.  4M. 


1185.  —  Guillaume,  cardinal  archevêque  de  Reims,  confirme  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  dans  la  jouissance  de  la  dîme  des  harengs. 

Actum  anno  ab  Incarnalione  Domini  m°.c0.lxxx0.v°.  Datum  per  raanum  Lambin i, 
cancellarii  nostri. 


D'après  la  copie  dans  le  ma  637.  —  T.  I,  n*  321,  p.  452. 

1185,  environ  (d.  w.).  —  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  fonde  un  cierge 
ardent,  qui  doit  brûler  nuit  et  jour  devant  la  châsse  de  Saint-Bertin  (2 1 5). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  302. 


« 

* 


DE  SAINT-BERTIN  151 


1 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  325,  p.  4*3. 

1185,  environ  (d.  w.).  —  Baudouin  de  Comines  fait  une  donation  aux 
moines  de  Bas-Warnêton  (216). 

Ego  Balduinus,  dominus  de  Comines,  notum  facio  omnibus  présentent  paginam  ins- 
pecturis  quod  ego  et  Gertrudis,  uxor  mea,  monachis  de  Bas  Warneston  sexdecim  denarios 
et  decem  terre  et  mansuram  Walteri  Bone  donavimus  in  elemosinam,  sub  tali  conditione 
quod  omne  jus  et  omnia  forefacta  domino  de  Comines  debent  remanere.  Hii  sunt  testes. 
Johannes  de  Comines  et  Walterus  de  Wanhem  et  Gilibertus  de  Nova  Ecclesia. 

Sceau  rond,  65  mm.,  type  équestre,  -\-  sigillvm  baldbvini  de  cominis  cabtbll'.  Gontrescel  rond, 
85  mm.,  dans  le  champ,  écu  chargé  d'une  fasce,  entouré  de  huit  besants,  ou  de  huit  anneleU  posés  en  orle, 

(PI.   V,  n°    101). -|~  SBCRBTYM   BALDBVINI  COMINIS. 

N.  B.  Douët  d'Arcq,  o*"  5*723  et  5724,  décrit  les  armoiries  des  Comines  comme  étant  une  croix  de  vair, 
à  la  bordure  chargée  de  huit  roses. 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n°  3?7,  p.  454. 

1 1 86.  —  ârnoul,  fils  du  comte  de  Guînes,  se  porte  garant  d'un  prêt  fait  à 
Galfride  Blanchard  par  Marcilius  de  Guémy. 

Imprimé  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Ouines,  preuves,  p.  261. 

Sceau  rond,  55  mm.,  type  équestre  :  sioilltm  asroloi  filii  cowtis  ghishbnsis  (pi.  VI,  d*  103).  Cf.  Du  Chesne, 
foc.  cit. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  577.  —  T.  I,  n*  328,  p.  455. 

1 186.  —  Concordat  passé  entre  l'église  de  Watten  et  celle  de  Saint-Bertin, 
au  sujet  de  l'obstruction  de  certains  canaux,  pour  lesquels  la  première  servait 
à  la  dernière  une  redevance  annuelle  de  viugt-deux  snesas  (ou  vingtaines) 
d'anguilles. 

Actumesthocauctoritate,  anno  Domini  m*.c°.lxxx°vT,  présente  domno  Symone  abbate 
Sancti  Bertini  et  domno  Arnulfo  preposito  Watiniensi.  et  hiis  monachis  Sancti  Bertini 
Adam  cellerario.  Folcardo  preposito.  Symone  de  Poperinghem.  Hiis  quoque  Watenien- 


j- . 


152  LES  CHARTES 

sibus  canonicis  Symone  thesaurario.  B.  Langhals  prcsentibus  et  pactionis  cartam  appro- 
bantibus. 

Indiqué  dans  Coussemaker  (Extraits  du  CartvU.  de  Watten),  annalks  du  Comité  flamand  de  France,  t.  V,  p.  314. 

347. 

Chirographe  original.  —  T.  I,  n»  329,  p.  156. 

1186.  —  Simon,  abbé  de  Saint-Bertin,  reconnaît  que  Marcilius  dllerbelles 
a  fait  don  de  quarante  sols  de  rente  à  son  abbaye,  et  en  retour  il  lui  accorde 
l'exemption  de  certains  services  féodaux  (218). 

Actum  est  autem  hoc  anno  Domini  mVc°.lxxxovi°,  coram  altari  beati  Berlin  i,  in 
presentia  conventus  et  horum  sacerdotum  :  Balduini  Sancti  Johannis  et  Balduini  capellani 
ejus,  et  Lamberti  Sancti  Martini  sacerdotis  ;  et  in  presentia  feodatorum  abbatis,  Egidii 
camerarii,  Salomonis  et  Widonisde  Wiserna  ;  scabinisde  Herbela  hoc  recognoscentibus 
et  approbantibus. 


Original  scellé.  —  T.  I,  no  330,  p    457. 

1186.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  notifie  le  désiste- 
ment de  Gautier  de  Voormezeele,  dans  la  contestation  relative  à  un  marais  situé 
dans  le  village  de  Houlle  (219). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  367,  d'après  le  ms  de  Tassart  n*  637. 

Variantes  de  V original  :  (p.  367,  lin.  ult.)  de  Formesela,  de  palude  de  Houle... 
(p.  368,  lin.  4)  in  villa  de  Houle...  (lin.  19)  deSancto  Audomaro  ;...  (lin.  21)  Theodericus 
de  Ru  b  rue. 


349. 

r- 

Double  original  scellé.  —T.  I,  n*  331,  p.  4&9. 

1 186,  environ  (d.  w.).  —  La  reine  Mathilde,  dame  de  Flandre  et  de  Ver- 
mandois, notifie  le  concordat  conclu  entre  Tabbé  de  Saint-Bertin  et  Eustache 
le  Quien,  touchant  le  moulin  que  ce  dernier  avait  fait  construire  à  Houlle,  et 
concernant  d'autres  questions  de  droit  (220). 

Ego  Mathildis  regina,  Dei  gratia,  Flandrie  et  Viromandie  domina,  notum  facip 
presentibus  et  futuris  quod,  cum  abbas  Sancti  Bertini  Eustachium  Canera,  hominem 


DE  SA1NT-BERTJN  153 

suum,  coram  me  in  causam  traxisset,  idem  Eustachius  ea  que  pacis  erant  requisivit,  et 
voluntatem  et  assensum  meum  requirens,  de  omnibus  querelis  quas  dominus  suus  abbas 
adversus  eum  habebat,  pacem  facere  in  hune  modum  promisit,  quod  abbas  très  suos 
homines  eligeret,  qui,  auditis  hinc  inde  rationibus,  de  omnibus  querelis  pacem  facerent. 
Electi  itaque  ad  hoc  Stephanus  de  Sininghem,  Eustachius  de  Hanlines  et  Theodericus  de 
Rubroec,  duobus  aliis  hominibus  abbatis,  Winemaro  de  Fontibus  et  Wallero  de  Staples, 
consilio  suo  accitis,  judicaverunt  in  primis  quod  sclusa  molendini  illius  quod  judicio 
Flandrie  curie  destructum  est,  eo  quod  ad  detrimentum  et  jacturam  molendini  ecclesie 
Sancti  Berlini  irrationabiliter  et  contra  legem  terre  edificatum  fuerat,  funditus  amoveri 
-deberct,  ita  quod  aqua  ad  molendinum  ecclesie  tam  latam  et  tam  profundam  viam,  sicut 
antiquitus  habuerat,  habere  posset.  Quandam  etiam  viam,  quam  per  culturam  ecclesie 
predictus  Eustachius  habere  voluerat,  coram  predictis  hominibus  ad  arbitrandum  electis, 
secundum  quod  ipsi  de  jure  eam  facere  debere  arbitrati  sunt,  liberam  clamavit  et  eidem 
ecclesie  perpetuo  pacifice  possidendam  concessit.  [Judicaverunt  et  predicti  viri  ne  stras- 
cowinge  a  predicto  L...  (*)  vel  ab  alio  ulterius  fieret  in  terra  Sancti  Bertini,  ibi  scilicet 
ubi  via  tantum  in  terra  Sancti  Bertini  requiritur  et  non  ultra  progreditur,  eo  qu<?d  injus- 
tum  esset,  si  fieret.]  Et  quia  rustici  in  comitatu  predicti  Eustachii  de  debito  censu  per- 
solvendo  ecclesie  fréquentes  molestias  inferebant,  judicaverunt  et  predicti  arbitri  quod, 
si  rusticus  hostium  suum  contra  ministerialem  et  scabinos  abbatis  clausisset,  liceret 
«cabinis  et  ministeriali  hostium  impellendo  aperire  et  vadium,  et[iam]  scriniis  fractis,  si 
-extra  seram  (**)  non  invenissent,  asportare  ;  nec  aliquis  propter  hoc  scabinos  vel  ministe- 
rialem violentie  posset  arguere,  sed  pocius  rusticum,  qui  domino  suo  debitum  censum 
fraudulenter  volebat  retinere.  Ut  igitur  ecclesia  pace  et  jure  suo  perpetuo  gaudeat,  hanc 
conventionis  cartam  et  ea  que  in  ipsa  scripta  sunt  rata  fore  decerno,  et  sigillo  meo  coram 
his  testibus  confirmo,  Gerardo  preposito  Insulensi.  Martino  cleriço  regine.  Willelmo  de 
Stadhes  templario.   Theobaldo  de  Rodlinghem.  Stephano  de  Sininghem.  Eustachio  de 

•  Hanlines.  Theoderico  de  Rubroec. 

,..**■ 

Indiqué  dans  Vredius.  t.  I,  p.    193.  Cf.  Wauters,  t.  II,  p.  697,  qui  classe  cette  pièce  après  celle  du  comte  Philippe 
(n*  357),  sous  la  date  flottante  1181-1190. 

Sceau  scutiforme,  face  et  revers  (PI.  VI,  n°  104).  Voy    Demay,  Flandre,  n*  142  ;  De  Vree,  pi.  25. 


f 


350. 

9 

Chirographe'scellé.  — -  T.  I,  n*  335,  p.  467. 

1186.  —  Didier,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Guillaume  d'Affringues  et 

(*)  Lises  Et  pour  Eustachio.  La  phrase  mise  entre  crochets   ne  se  trouve  que  dans  l'un  des  éecx  originaux  ;  mais 
«lie  (ait  l'objet  de  I  approbation  du  comte  Philippe  dans  lacté  n*  351. 

(♦♦)  D.  W.  Feram.  '  '      t 

20 


*    V 


A 


*# 


154  LES  CHARTES 

les  gens  de  son  village  se  sont  cotisés  pour  bâtir  une  chapelle  et  pour  en  doter 
le  chapelain  (222). 

Imprimé  dans  Guérard,  p.  369,  d'après  le  ms  de  Tassart  n°  637. 

Variantes  :  (lin.  3)  Willelmus  de  Harfrenges.  (p.  370,  lin.  1)  Elbodone  de  Colpith. 


351. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n°  326,  p.  453. 

1 1 86,  ou  1 187, 15  mai.  — Le  pape  Urbain  III  écrit  à  Guillaume,  cardinal 
archevêque  de  Reims,  et  à  R.  doyen  de  son  chapitre,  pour  les  charger  de  faire- 
une  enquête  touchant  les  droits  que  l'abbaye  de  Saint-Bertin  réclamait  sur  la 
Léproserie  de  Bourbourg  (217). 

Imprimé  dan»  les  àniulks  du  Comité  flamand  de  France,  t.  VIII,  p.  329.  Indiqué  par  Coussemaker,  n*  31. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  336,  p.  469. 

1187.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  transmet  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  la  donation  de  certains  marais  situés  inter  meram  et  Nieweled%  tenus 
en  fief  de  lui  par  Gérard  Houwa  et  G.  de  Clita  (223). 

Coram  hiis  tes ti bus.  Willelmo  filio  meo.  Willelmo  fratre  comitis  Gisnensis.  Balduino- 
filio  senescalci.  Hugo  ne  de  Moule.  Eustachio  de  Echout.  Willelmo  filio  Helye.  Durs  ta  no. 
Actumanno  Domini  m.c.  octogesimo  septimo. 

Cf.  Du  Chesne,  preuves  de  Outnes,  p.  101  ;  Coussemaker,  n»  869. 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n*  337,  p,  469. 

1 187.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Guillaume,  abbé  de  Saint- Augustin, 
notifient  le  partage  qu'ils  ont  fait  entre  eux  d'une  terre  stérile  et  inculte,  à 
Cuhem  (224). 

...Cum  quedam  terra  sterilis  et  inculta,  que  vulgo  dicitur  wastina,  in  parrochia  de 
Culhem,  a  monasterio  Sancti  Bertini  et  a  Galone  milite  de  Cothenes  communiler  et  indivise 
possideretur,  ecclesia  beati  AugustiniTeruanensis  portionem  predicte  terre  quepredictum 
Galonem  contingebat,  sub  titulo  societatis  et  tertie  garbe  que  inde  proveniret,  reddenda, 


DE  SAINT-BERTIN  155 

solutione  ab  ipso  milite,  suscepit  excolendam.  Cum  vero  terra,  sicut  predictum  est,  ab 
antiquo,  quia  déserta  erat,  mansisset  indivisa,  propositis  inter  se  verbis  conventionis  et 
mu  tue  pacis,  ecclesia  beati  Augustini  et  monasterium  Sancti  Bertini,  prout  equius  et  dis- 
crètes potuerunt,  terram  ipsam  parciendo  ab  invicem  diviserunt.  Quo  cognito,  Galo  de 
Cothenes,  estimans  quod  minus  justa  ex  bac  partitione  sibi  portio  videretur  obvenire, 
objecit  calumpniam  facte  division i...  Tandem,  saniore  ductus  consilio,  cessit  etc.  Actura 
est  hoc  anno  ab  incarnatione  Domini  m°.c0.lxxx0.vii°)  additis  bis  testibus  :  Stephano 
hospitalario.  Symone  vin  i  tore.  Johanne  de  Lares  monachis.  et  Thoma  priore  Sancti 
Augustini.  et  fratre  Hermaro.  Alexandro  quoque  et  Roberto  de  Erni.  et  Guillelmo  de 
Felcin,  presbyteris.  Anselmo  etiam  milite  de  Hestes  (lisez  Liestes)  et  Garino  de  Aumes. 
Everardo  quoque  Gruin  de  Cothenes.  et  Roberto  de  Alneto.  et  Roberto  vavasatore  (sic). 
et  Drogone  de  Alneto.  et  Ernulfo  Bustul  et  Eustachio  fratre  ejus.  et  Everardo  Carlehote. 
itemque  Everardo  Burrel. 

Sceau  ogival,  H.  50  mm.,  L.  35,  abbé  debout,  tête  nue,  crosse  à  droite,  tenant  un  .ivre  à  gauche  :  sigillvm 

-WILLEL1II  ABBIS  8.  AVQV8TINI  (PI.    VI,  n*  107). 


Original  scellé.  —  T.  I,  n°  338,  p.  471. 

1 187.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  notifie  le  jugement 
rendu  par  sa  cour,  condamnant  Hugues  de  Moulle  à  détruire  un  moulin,  qu'il 
avait  fait  bâtir  malgré  l'opposition  des  religieux  de  Saint-Bertin  (225). 

In  nomine  Patris  etc.  Ego  Philippus  etc.  etc.  Judicatum  est  ab  hominibus  meis  pro 
.  abbate  et  conventu  Sancti  Bertini  in  plena  curia  mea  quod  prediclus  Hugo  [de  Monela] 
sepedictum  molendinum  funditus  destrueret,  quia  conslruxerat  illud  injuste,  et  quod 
aquam  ad  antiquum  cursum  suum  reduceret,  cum  nemo  ditari  debeat  ex  aliéna  jactura... 
Actum  anno  Domini  m°.c0.lxxx0.vii°,  indomo  mea  apud  Nipe,  coramhis  testibus  :Bal- 
dewino  de  Hondeschote.  Baldewino  de  Terdinghem.  Eustachio  de  Haulines.  Eustachio 
Cane.  Olivero  de  Arkes  et  multis  aliis. 

Fragment  dans  Giry,  Hist.  de  la  ville  de  Saint- Orner,  p.  83,  note  3. 


Chirographe  scellé.  —  T.   I,  n«  339,  p.  473. 


1187. — Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  notifie  comment  Gérard 
Houwa  a  été  débouté  de  ses  diverses  réclamations  contre  la  donation  contenue 
^n  l'acte  ci-dessus  n<>  352  de  la  même  année  (226). 


156 


LES  CHARTES 


Ego  Willelmus,  Dei  gratia,  Sancti  Audoraari  castellanus  etc.  Ad  hoc  confirmandura, 
tam  ipsa  [uxor  Gerardi]  quam  vir  suus  me  et  uxorem  meam  et  Willelmum  filiummeum,. 
et  nobiscum  Eustachium  Canem  et  Balduinum  fratrem  ejus  et  Theobaldum  de  Langhedic 
et  Willelmum  clericum  de  Segherke,  fidejussores   constituerunt. . .  Preterea,  sepedîctus 
Gérard  us  concessit  prenominate  ecclesie  quandam  viam,  que  extenditur  de  Herstrad  usque 
in  Pottherled,  et  ipsam  Pottherled  omnibus  ejusdem  ecclesie  usibus  deputavit.  Abbas 
quoque,  causa  Dei  et  firme  pacis  obtentu,  filium  ejusdem  Gerardi  [Hugonem]  in  suam 
tutelam  recepit,  ut  de  eo,  quasi  de  futuro  monacho,  quod  sibi  bonum  visum  fuerit 
faceret...  Testes.  Willelmus  frater  comitis  Gisnensis.  Walterus  Botri.  Gillebertus de  Sigeri. 
Capella.    Boidinus  filius  senescalci.  Willelmus  capellanus.  Walterus  clericus.  Lambinus. 
de  Broburg.  Johannes  Snic.  Actum  anno  Domini  m°.c°.lxxx°  septimo. 

Mention  dans  Du  Chesne,  preuves  de  Gutnes,  p.  10'. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  339  bis,  p.  476. 


1187.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  autorise  Pabbaye 
de  Saint-Bertin  à  ouvrir  le  vendredi  un  marché  à  Poperinghe,  et  à  faire  creuser 
un  canal  jusque  cette  ville. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  25,  p.  25. 

357. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  340,  p.  479. 

1187,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  comte  ratifie  le  concordat  ci-dessus; 
no  349,  relatif  au  moulin  de  Houlle  (228). 

Testes  :  Gerardus  Brugensis  et  Sancti  Audomari  prepositus  et  cancellarius  Flan- 
drensis.  Gerardus  prepositus  Insulensis.  Willelmus  de  Stadhes  templarius.  Willelmus 
Sancti  Audomari  decanus.  Theobaldus  de  Rodlinghem.  Stephanus  de  Sininghem.  Eusta- 
chiusde  Hanlines.  Tbeodericus  de  Rubruec. 

Indiqué  dans  Vredins,  1. 1,  p.  193.  Cf.  Wauters,  t.  II,  p.  607. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  311,  p.  479. 


1187,  environ  (d.  w.).  —  Didier,  évêque  des  Morins,  écrit  à  Raoul,  doyen 


*.-  i 


DE  SAINT-BERTIN  157 

de  Reims,  et  à  Foulques,  écolâtre  de  la  même  église,  pour  leur  faire  connaître 
la  décision  prise  par  les  arbitres,  dans  la  contestation  pendante  entre  l'abbaye 
de  Saint-Bertin  et  Nicolas  de  Clarques,  touchant  le  cens  de  quelques  terres  à 
Wizernes  (229). 

Les  arbitres  étaient  :  Willelmus  decanus  de  Sancto  Àudomaro,  Willelmus  prior  de 
Claromaresco  et  David  monachus  Sancti  Bertini...  Testes  Morinenses  canonici.  magister 
Balduinus.  magister  Nigellus.  Petrus  capellanus  comitis,  de  Ruhout.  Balduinus  decanus 
de  Archas.  Monachi  :  Symon  illo  tempore  prior  Sancti  Bertini.  Symon  custos.  Alexander. 
Gerardus  et  alii  plures. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  342,  p.  480. 

1187,  environ  (d.  w.).  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois, 
confirme  la  transaction  faite  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  Baudouin  de 
Comines,  touchant  certains  droits  sur  des  terres  situées  àBas-Warnêton(230). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  28,  p.  28,  sous  la  date  1168*1191.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  482. 

360. 

Original  scellé.  —  T.  I,  no  343,  p.  483. 

1 188.  —  Raoul,  doyen  de  Reims,  et  Foulques,  chanoine  de  la  même  église, 
homologuent  la  décision  arbitrale  ci-dessus  n°  358,  concernant  la  terre  de 
Wizernes  (231). 

Actum  anno  Domini  millésime*  cemtesimo  octogesimo  octavo. 

Sceau  rond,  48  mm.,  prêtre  debout,  à  mi-corps,  tête  nue,  tenant  des  deux  mains  un  livre  ouvert  sur  sa 
poitrine  :  sigillv  sadvlpi  remsis  decani. 

Sceau  ogival,  H.  50  mm.,  L.  34,  personnage  assis,  coiffé,  tenant  à  droite  un  livre  ouvert  :  -(-  bigillvm 
ftlgoms  (PI.  VI,  n'  107). 

361. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  844,  p.  483. 

1188.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  approuve  la  donation  que 
Simon  de  Wal,  homme  de  sire  Walter  Botri,  a  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
sur  le  territoire  du  village  d'Acquin  (232). 

Willelmus,  castellanus  Sancti  Audomari...  notum  facio...  quod  Symon  de  Wal,  homo 


158  LES  CHARTES 

domini  Walteri  Boteri,omnem  comitatumin  terra  Sancti  Bcrlini  in  villa  de  Àcquin  jacente, 
pro  quo  très  raseras  frumenti  singulis  annis  in  censum  recipiebat  etc.  Testes.  Balduinus 
capellanus.  Johannes  magister  Walteri  filii  castellani.  Willelmus  de  Porta.  Willelmus  de 
Wiices.  Willelmus  [de]  Squerdes.  Adam  judex.  Actum  anno  Domini  m.c.lxxx  octavo. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  315. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  345,  p.  4*4. 

1188,  environ  (d.  w.).  —  Walter  Boteri  ratifie  la  donation  contenue  en 
l'article  qui  précède  (233). 

Testes  Warinus  Vavesoir.  Hugo  de  Beusard.  Gillebertus  decanus  de  Bomi.  Willelmus 
de  Squerdes. 

Sceau  rond,   60  mm.,  type  équestre  :  -f-  sigii.lvm   walteri  bytbri.  Son  écu  parait  être  semé  de  billettes. 
(PI.  VI,  n*  108). 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI, f*  50  v.  -  T.  I,  n*  346,  p.  485. 

1188,  20  décembre.  —  Le  pape  Clément  III,  par  un  privilège  consistorial, 
confirme  les  biens  et  les  prérogatives  de  Saint-Bertin  (234). 

Clemens  episcopus  etc.  In  eminenti  sedis  Apostolice  spécula  etc.  Comme  dans  le  pri- 
vilège d  Alexandre  III,  ci-dessus  n°  317. 

Datum  Laterani  per  manum  Moysi  S.  R.  E.  subdiaconi,  vicem  agentis  cancellarii, 
xiii  kalendas  januarii,  indictione  vu,  incarnationis  Dominice  anno  m.c.lxxx.vui, 
pontiûcatus  vero  domini  Clementis  pape  III  anno  secundo. 

Principales  différences,  dans  Vénumération  géographique  :  In  Tornacensi  parrochia 
ecclesiam...  de  Liswega  eu  m  capellade  Rue...  ecclesiam  de  Rumbeka  eu  m  tertia  parte  décime 
et  duabus  capellis  Caked hem  et  Okene,  liberam  a  personatu...  in  Attrebaten si  parrochia 
ecclesiam...  de  Badlin.  .  in  Cantuariensi  parrochia,  ecclesiam  de  Trulega  cum  capellis  suis 
Levelanda  et  Wilretona  f),  ecclesiam  de  Chilham  cum  capella  de  Malesc  .. 

Dispositif  :  Statuimus  etiam  ut  infra  terminos  parrochiarum  vestrarum  nu  11  us  eccle- 
siam etc.  Stationes  autem  publicas  etc.  Possessiones  preterea  et  décimas  quas  monasterium 
vestrum  a  xl  annis  etc.  Sane  novalium  vestrorum  etc.  Liceat  quoque  vobis  clericos  etc.  Pro- 
hibemus  insuper  ut  nulli  fratrum  vestrorum,  post  factam  in  eodem  loco  professionem  fas  sit, 
absque  abbatis  sui  lioentia,  nisi  arctioris  relegionis  obtentu,  discedere;  discedentem  vero  sine 
caution  e  iitterarum  communium  nullus  audeat  retinere.  Religiosas  sane  consuetudines  a  pre- 
decessoribus  vestris  et  a  vobis  hac  tenus  observatas  aliqua  levitate  mu  tari,  seu  etiam  posses- 

*. 

{*)  D.  W.   WUrécâié.. 


DE  SAINT-BERTIN  159 

8Î0D68  ecclesie  al  ienari,  nisi  de  abbatis  providentia  ûat  eu  m  con sensu  capituli,  vel  majoris  et 
sanioris  partis,  auctoritate  Apostolica  prohibemus.  Preterea  libertates  etc.  Auctori- 
tate  quoque  Apostolica  nichilominus  duximus  prohibendum  ne  ullus  advocatus,  aut  mi- 
nuter ejus,  locum  ipsum,  vel  quod  ad  eu  m  pertinet,  gravare,  seu  quibuslibet  exactio- 
nibus  fatigare  présumât,  sed  hiisque  antiquitus  sibi  concessa  sunt  et  ad  ejus  justiciam  perti- 
nent, contentus  existât.  Décimas  quoque  ad  jus  ecclesiarum  vestrarum  spectantes,  que  a 
laicis  detinentur,  redimendi  et  liberandi  de  manibus  eorum,  et  ad  ecclesias  ad  quas  pertinent 
revocandi,  liberam  vobis  et  earumdem  ecclesiarum  ministris  de  auctoritate  nostra  concedi- 
mus  facultatem.  Prohibemus  insuper  ne  aliquos  interdicto  vel  excommunicationi  a  vobis  de 
rations  subjectos  ad  officium  aut  communionem  ecclesiasticam  quisquam  recipere  sinecongrua 
satisfactions  présumât  ;  nisi  forte  periculum  mortis  immineat,  ut,  du  m  presentiam  vestram 
habere  nequivèrint,  per  alium,  secundum  formam  Ecclesie,  satisfactione  premissa,  oporteat 
ligatnm  absolvi.  Cum  autem  générale  interdictum  etc.  In  parroebialibus  siquidem  ecclesiis 
etc.  Orisma  vero,  oleum  sanctum,  consecrationes  etc.  Preterea  licitum  sit  vobis  in  eau  sis 
vestris  fratres  vestros  idoneos  ad  testificandum  adducere,  atque  ipsorum  testimonio,  sicut 
jus  tu  m  fuerit,  et  injuriam  propulsare  et  justiciam  vend icare.  Ad  hec  adicimus  ne  aliqui 
monachi  vel  conversi,  sub  profession e  domus  vestre  constitutif  sine  consensu  abbatis  et  ma- 
joris partis  capituli  vestri,  pro  aliquo  fidejubeant,  vel  ab  aliquo  mutuo  pecuniam  accipiant 
ultra  precium  capituli  vestri  providentia  diftinituni,  nisi  propter  manifestam  domus  vestre 
ntilitatem  ;  quod  si  facere  presumpserint,  non  teneatur  conventus  pro  his  aliquatenus  respon- 
dere.  Ob  evitandas  vero  secularium  frequentationes,  liberum  sit  vobis,  salvo  jure  diocesani 
vestri  et  ecclesie  parrochialis,  oratoria  in  grangiis  vestris  con  s  t  ru  ère,  et  in  ipsis,  cum  necesse 
fuerit,  vobis  et  familie  vestre  divina  officia  celebrare.  Paci  quoque  et  tranquillitati  vestre 
paterna  sollicitudine  providere  volentes,  auctoritate  Apostolica  prohibemus  ne  infra  clausuras 
locorum  seu  grangiarum  vestrarum  ullus  rapinam  sive  furtum  committere,  iguem  apponere, 
hominem  capere  vel  interôcere,  seu  aliquam  violentiam  audeat  exercere.  Constituimus  insuper 
nt  abbas  qui  pro  tempore  fuerit  ad  nullius  archiepiscopi  vel  episcopi  synodum,  seu  conventum, 
nisi  tantum  Romani  Pontificis  vel  ejus  Legati,  accedere  compellatur.  Sepulturam  quoque  etc. 
Obeunte  vero  te  etc   Deeernimus  ergo  etc 

Signatures  du  pape  et  des  cardinaux  :  Ego  Clemens,  catholice  Ecclesie  episcopus.  Ego 
Johannes,  pbr  card  tit  S.  Marci.  Ego  Laborans,  pbr  card.  S  Mar.  trans  Tib  tit.  Ca- 
lixti.  Ego  Pandolphus,  pbr  card.  xn  Apost.  Ego  Albinus,  tit.  S.  Crue,  in  Jer.  p.  c.  Ego 
Alexander,  tit.  S  Susanne  p.c.  Ego  Jacinthus,  diac.  card.  S  Mar.  inCosm.  Ego  Octavianus, 
SS.  Serg  et  B  d.  c.  Ego  Gregorius,  S.  Mar.  in  Porticud.  c.  Ego  Johannes  Félix,  S.  Eustach. 
d.  c  juxtatemplum  Agrippe.  Ego  Johannes,  S.  Thedori  diac.  card.  Ego  Bernardus,  S.  Marie 
nove  diac.  card. 

N.  B.  L'indiction  est  celle  de  1189,  comptée,  peut-être,  à  partir  du  mois  de  septembre.  La  seconde  année 
du  pontificat  de  Clément  III  commence  précisément  à  la  date  de  cet  acte,  le  20  décembre. 


Original  subpliunbo.  —  T.  I,  n*  347,  p.  495. 


1189,  8  février.  —    Le  même  pape  confirme  un  accord  conclu  entre  les 
[eux  de  Saint-Bertin  et  ceux  de  Clairmarais,  touchant  certaines  dîmes. 

Clemens  episcopus  etc.  Justis  petentium  desideriis  etc.  Datum  La  ter  an  i,  vi  idus 
februarii,  pontificatus  nostri  anno  secundo. 


■._.■■  * 


«60  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  318,  p.  495. 

1189.  —  Hàmelin,  comte  de  Surrey  et  de  Warenne,  confirme  la  donation 
du  comitatus  de  Wal  et  Bosc  (paroisse  d'Acquin),  faite  par  Heylewide  et  son 
fils  aîné  Guillaume  (235). 

Ego  Hamelinus,  Dei  gratia,  Surreye  et  Gwaregne  cornes,  elemosinam,  quara  domina 
Heylewidis  et  filius  ejus  senior  Willelmus,  de  comitatu  villarum  Wal  et  Bosc,  quem  a  me 
in  feodo  tenebant,  ecclesie  Sancti  Bertini  fecemnt,  ratam  esse  concedo  ;  et  ne  aliquis 
successorum  meorum  aliquid  potestatis,  vel  quilibet  heredum  pr édicté  Heylewidis  quic- 
quam  juris  in  eodem  comitatu  de  cetero  clamare  possint,  eundem  comitatum,  pro  salute 
anime  mee  et  uxoris  et  filii  mei  Willelmi,  et  pro  tam  predecessorum  quam  successorum 
meorum  animabus,  predicte  ecclesie  in  perpetuum  libère  possidendum  presentium 
auctoritate  confirmo,  coram  his  testibus  :  Stephanus  de  Sinniggehem.  Elenardus  filius 
ejus.  Johannes  filius  ejus.  Henricus  de  Belo.  Hugo  de  Lumera.  Marcilius  de  Bochoud. 
AdamdeCokefoud.  Robertus  de  Mortemeir.  Actum  anno  Domini  m0.c°.lxxx°  nono. 


366. 

Original  scellé.  —  T.  I,  ne  356,  p.  512. 

1189,  17  décembre.  —  Richard,  roi  d'Angleterre,  confirme  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  la  possession  de  l'église  de  Chilham  (241). 

Richardus,  Dei  gratia,  rex  Anglie,  dux  Normannie,  Aquitanie,  cornes  Andegavorum, 
archiepiscopis,  episcopis,  abbatibus,  comitibus,  baronibus,  justiciariis,  vicariis  et  omnibus 
ministris  et  fidelibus  suis,  Francis  et  Anglis,  salute  m.  Sciatis  nos  concessisse  et  présent! 
carta  confirmasse  Deo  et  ecclesie  beati  Bertini  et  ejusdem  loci  conventui  ecclesiam  de 
Chileham  cum  omnibus  pertinenliis  si^s,  quam  Hugo,  filius  Fulberli  de  Dovora  (*),  eidem 
ecclesie  et  predicto  conventui  dédit  in  libéram  et  puram  et  perpetuam  elemosinam.  Quare, 
volumus  et  firmiter  precipimus  quod  abbas  predicti  loci  et  monachi  ibidem  Deo  servientes 
habeant  et  teneant  prefatam  ecclesiam  cum  omnibus  pertinences  suis  bene  et  in  pace, 
libère  et  quiète,  intègre  et  honorifice,  in  bosco  et  piano,  in  pratis  et  pascuis,  in  aquis  et 
molendinis  et  in  omnibus  aliis  locis  et  rébus,  cum  omnibus  libertatibus  et  liberis  consue- 
tudinibus  suis,  sicut  carta  prefati  Hugonis  donatoris  testatur.  Testibus.  Ricardode  Humes. 

(♦)  D.  W.  Dévora. 


DE  SAINT-BERTIN  161 

Bogero  de  Pratellis.  Stephano  de  Longo  Campo  dapiferis.  Datum  apud  Ruhoult,  xvna 
die  decembris,  per  manum  Willelmi  Elyens[is]elecli,  cancellariinostri,regni  nostri  anno 
primo. 

Analysé  dans  YArchœologia  C anticipa,  vol.  IV,  p.  219. 

Sceau  rond  (PI.  VI.  n*  3).  Voyez  Douët  d'Arcq,  n'  10.007  ;  De  Vree,  pi.  12,  2*. 

N.  B.  Dom  Dewitte,  qui  date  fautivement  de  1190,  a  mal  lu  le  nom  du  chancelier,  Guillaume,  évéque  élu 
•d'Ely,  qu'il  appelle   Willelmi  Clyens. 


367. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  3M,  p.  505. 

1190,  12  juin.  —  Robert,  fils  de  Hamond  de  Throwley,  lequel  était  fils  et 
héritier  d'Hemfride,  ou  Héréfride,  confirme  l'acte  ci-dessus  n<>  247,  relatif  à  la 
donation  de  l'église  dudit  lieu  (238;. 

Universis  sancte  Ecclesie  fidelibus,  Robertus,  filius  Hamundi  de  Thrulege,  filii  Hem- 
fredi  et  hères,  salutem.  Noverit  universitas  vestra  quod  Hamundus  pater  meus  dédit  et 
concessit  in  eleemosinam  abbatiet  monachis  Sancti  Bertini  ecclesiam  de  Thrulege  in  per- 
petuum  possidendam.  Monachi  vero  predicti  cartam  patris  mei,  qua  eis  predictam  eccle- 
siam confirmaverat,  mihi  obtulerunt,  que  in  hune  modum  prolata  est  :  Universis  etc.  ci- 
dessus,  n°247.  Cumque  cartam  patris  mei,  quam  predicti  monachi  mihi  obtulerunt,  vidissem 
etintellexissem,  et  veritatemreicognovissem,  eleemosinam  patris  mei  coniirmandamdignum 
duxi.  Ne  ergo  aliquis  in  posterum  calumpniam  movere  possit,  predictam  ecclesiam  de 
Thrulege,  cum  omnibus  pertinentiis  suis,  terris  videlicet,  decimis  et  oblationibus  et  aliis 
quibuscumque  bonis  ad  eam  pertinentibus,  monachis  Sancti  Bertini  pro  salute  anime  mee 
et  uxoris  mee  Mabilie  et  patris  mei  et  matris  mee  et  fratris  mei  et  parentum  meorum, 
in  libéra  et  quieta  pacedimitto,  et  presenti  carta  confirme  Nemo  ergo  eos  de  predicta 
ecclesia  molestare  présumât,  ne  anime  sue  detrimentum  incurrat.  Ipsi  vero  monachi 
omnia  que  patri  meo  co  n  cesser  an  t,  mihi  et  uxori  mee  et  matri  mee  et  fratri  meo  con- 
casseront, partem  videlicet  omnium  beneficiorum  que  in  ecclesia  eorum  fient,  et  anniver- 
sarimn  meum  et  uxoris  mee  et  matris  mee  et  fratris  mei  post  obitum  nostrum  in 
martirologio  eorum  scribendum  et  annuatim  in  capitulo  eorum  recilandum. 

Datum  Lundini,  primo  anno  Ricardi  régis  Anglie,  duodecima  die  junii.  Testibus 
Henricode  Cornhulle  vice  comité  de Chent.  Reginaldo  de  Cornhulle  constabulario  de  Chil- 
leham.  Symone  de  Turentes.  Reginaldo  filio  Hamundi  de  Thrulege. 

Analysé  dans  YArchœologia  Ccmtiana,  vol.  IV,  p.  217. 

Sceau  rond,  45  mm.,  dans  le  champ,  un  arbuste,  en  forme  de  créquier  :  4-  sig  :  hobbrti  filii  basions 
(PI.  VI,  n'  110). 

2\ 


\ 


itâ  LES  CHARTES 


D'après  la  copie  dans  le  ma  724.  —  T.  I,  n»  352,  p.  506. 

1 1 90,  juillet.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  exehipte  les 
religieux  de  Saint-Bertin  de  tout  droit  de  tonlieu,  de  péage  et  de  travers  dans 
l'étendue  de  son  comté. 

S.  Gérard i  Brugensis  et  Sancti  Audomari  prepositi.  S.  Roberti  advocati  Atrebatensis». 
S.  Gerardi  prepositi  Insulensis.  S.  Gilleberti  de  Haveskerka.  Actum  anno  Domini  m°.c0xc°,. 
mense  julio. 

369. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  353,  p.  507. 

1190,  31  août.  —  Le  même  comte  détermine  et  confirme  les  droits  dont 
jouissait  l'abbaye  de  Saint-Bertin  à  Arques  et  à  Poperinghe  (239). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  26,  p.  25. 

370. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  349,  p.  496. 

1190.  —  Le  même  comte  fait  don  à  Saint-Bertin  d'une  partie  de  la  forêt  de 
Wulverdinghe  (236). 

In  nomine  Patris  et  Filii  et  Spiritus  Sancti,  amen.  Philippus,  Dei  gratia,  Flandrie  et 
Viromandie  cornes,  universis  ad  quos  presentium  notitia  pervenerit,  salutem.  Quoniam 
sub  sole  transeunt  omnia,  et  sofa  misericordia  Domini  manet  in  eternum,  ad  illam  eter- 
nam  misericordiam  comparandam  omnes  impendere  debemus  operam.  Hac  igitur  consi- 
deratione  inductus,  notum  fieri  volo  tam  presentibus  quam  futuris  quod,  partiïn  pro 
concambio  cujusdam  terre,  que  libéra  erat  Sancti  Bertini  in  villa  de  Archas,  juxta  domum 
meam  de  Ruholt  jacentis(*),  partim  pro  salute  anime  meeet  dilecte  uxoris  mee  Mathildis 
regine,  et  pro  anima  patris  mei,  monasterio  predicti  sancti  nemus  meum  de  Vulverdinga, 
in  australi  parte  latum  et  Ion  gui  n,  usque  ad  stratam  que,  veniens  de  Vulverdinga,  juxta 
coppam  in  Mucscod  descendit,  libère  et  intègre  cum  terris,  arboribus,  wastinis  et  omnibus 
proventibus  et  appendiciis  suis,  sicut  ego  liberius  possedi,  liberaliter  in  elemosinam 

(•)  D.  W.  Jacenê. 


DE  SAINT-BERTIN  163 

tradidi,  et  eandem  libertatem  et  legem  qua,  cum  meura  esset,  custodiebatur,  monàchis 
in  custodia  nemoris  sui  perpeluo  habendam  concessi.  Preterea,  ad  majorem  elemosine 
raee  confirmationem,  Gilebertum  de  Haveskerka,  forestarium  meum,  partim  pro 
pecunia  a  monasterio  sibi  col  la  la,  partim  pro  xl  mensuris  wastine  que  de  elemosina 
mea  fuit,  hominem  abbatis  esse  feci,  et  per  hoc,  quicquid  juris  in  forestaria  petebat, 
coram  me  et  hominibus  meis  idem  Gilebertus  Sancto  Bertino  liberum  clamavit,  et  abbati 
fidelitatem  faciens,  quod  sine  mea  vel  successorum  meorum  licentia,  si  abbas  reniteretur, 
non  redderet,  fidem  interposuit.  Abbas  itaque  et  fratres  predicti  monasterii,  collatum 
sibi  beneficium  promereri  volentes,  anniversarium  meum  et  uxoris  mee  sellempniter, 
sicut  anniversarium  inclyti  comitis  Balduini,  predecessoris  mei,  observant,  in  perpetuum 
observabunt,  etmissam  pro  me  etuxore  cotidie,  quamdiu  vixerimus,  de  Spiritu  Sancto, 
et  postobitum  nostrum  singulis  diebus  pro  defunctis  facient  celebrari.  Et  ut  hoc  incon- 
vulsum  permaneat,  auctoritate  sigilli  mei  et  sepedicte  uxoris  mee  eandam  elemosinam 
meam  confirmo,  volens  ut  pro  memoria  anniversariorum  nostrorum  huic  carte  sigillum 
predicti  monasterii  appendatur,  quatinus  et  nobis  anniversaria  nostra  et  fratribus  elemo- 
sina sua  inviolabiliter  conserventur.  Facta  estautem  hec  donatioanno  Do  rai  ni  m°.c°.lxxxx°, 
Uathilde  uxore  mea  consentiente  et  manum  apponente,  coram  his  testibus.  Gerardo 
cancellario,  Brugensi  et  Sancti  Audomari  preposito.  Gerardo  Insulensi  preposilo.  Johanne 
abbate  Sancti  Vedasti.  Bernardo  abbate  de  Ham.  Roberto  advocato  de  Bethunia.  Michaele 
ronstabulario.  Radulfo  Vulpe  de  Riningels.  Gileberto  de  Haveskerka. 

Indiqué  dans  Vrediua,  1. 1,  p.  193.  Analysé  dans  Coussemaker,  n»  270. 

371. 

Original  scellé.  —  T.  I,  no  349  bis,  p.  499. 

1190.  —  Seconde  expédition  du  même  acte  (236  bis). 

Différences  de  rédaction  :  Quod  etiam  hominium  quod  abbati  fecerat,  in  posterum 
reddere,  abbate  çontradicente,  nec  deberet,  nec  posset,  fidem  interposuit.  Ajoutez  aux 
noms  des  témoins  :  Wiilelmo  castellano  Sancti  Audomari...  Balduino  et  Gilleberto  de 
Haveskerka.  Wiilelmo  venatore.  Actum  est  hoc  anno  Domini  ut  sup. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  350,  p.  501. 

1190.  —  Le  même  comte  résume  dans  un  privilège  spécial  toutes  les 
concessions  faites  par  ses  prédécesseurs  et  par  lui-même  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  (237). 


I  • 


^ 


V. 


464  LES  CHARTES 

Philippus,  Dei  gratia  etc.  Cum  unius  sint  mercedis  etc.  (Voyez  Vacte  ri  204).  Ego  m 
procinctu  itineris  Iherosolimam  proficiscendi,  prenominati  abbatis  precibus  annuens  etc. 
Suit  la  copie  textuelle  de  Vacte  cité,  à  la  fin  de  laquelle  est  un  résumé  des  donations  et  des 
confirmations  faites  à  l'abbaye  depuis  trente  ans.  Hujus  confirma tionis  testes  sunt  :  Ge- 
rardus  Brugensis  et  Sancti  Audomari  prepositus  et  cancellarius.  Gerardus  Insulensis 
prepositus.  Gerardus  Sancti  Pétri  Gandensis.  Robertus  advocatus  de  Aèrebato.  WiUelmus 
castellanus  Sancti  Audomari.  Oliverus  de  Maskelines.  WiUelmus  de  Locre.  Actum  est  hofr 
anno  Domini  millesimo  centesimo  nonagesimo. 

Extrait  vidimé,  dans  D'Hoop,  acte  172,  pp.  255  et  256. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n°  3  4,  p.  510. 

1 190.  —  Didier,  évêque  des  Morins,  notifie  la  concession  d'un  cimetière  et. 
des  droits  paroissiaux,  faite  aux  habitants  du  Nouveau  Port  de  Gravelines,  en 
récompense  de  leur  soumission  relativement  au  paiement  de  la  dîme  des- 
harengs (240). 

Ego  Desiderius,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  notum  facio  presentibus  et  futuris 
quod,  cum  parrochiani  de  Novo  Portu  Graveninghes  tertiam  partem  décime  allecium,  a 
tempore  Symonis  abbatis,  contentiose  persoJvissent,  tandem  meliori  habito  consilio,  a 
Johanne  abbate,  successore  predicti  Symonis,  cymiterium  et  parrochialia  in  nova  capella, 
quam  ipsi  in  praedicta  villa  construxerunt,  petierunt  ;  et  propter  hoc  elemosinam,  quam 
eatenus  quasi  coacti  persolverant,  deincepsdevotius  se  persoluturos  promiserunt.  Insuper 
et  monachos,  qui  ibidem,  causa  pacis,  ad  serviendum  deputati  erant,  ad  monasterium 
redire  bono  animo  permiserunt  (*).  Dictus  autemabbas  Johannes,  ad  nostram  presen- 
tiam  veniens,  cymiterium  et  parrochialia,  ut  dictum  est,  a  nobis  obtinuit.  Insuper  et 
beneficium  missarum  et  tricenariorum,  sicut  predecessor  suus  Symon  predictis  parro- 
chianis  concesserat,  et  sicut  in  autentico  Philippi  incliti  comitis  Flandrie  expressum  est, 
quod  perpetuo  observari  façeret,  promisit.  Ut  igilur  hec  conventio  perpetuo  inviolabilités 
perseveret,  sigilli  nostri  auctoritate  et  testium  subscriptione  presentem  paginam  commu- 
nimus.  Testes.  Petrus  decanus.  magister  Balduiuus.  Arnulfus  capellanus.  Symon  capel- 
lanus  et  Richerus  presbyter  de  Novo  Portu.  Balduinus  presbyter  de  Graveninges.  Actum* 
anno  Domini  m°.c°.  nonagesimo. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  253.  Cf.  Coussemaker,  n«  139. 


(•)  D.  W.  Promiserunt. 


DE  SAJNT-BERTÏN  165 


374. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  355,  p.  511. 


1190.  —  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  termine  une 
contestation,  concernant  une  terre  située  dans  la  paroisse  d'Eerneghem. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  27,  p.  27. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n»  357,  p.  514. 

1191,  5  janvier.  —  Le  pape  Clément  III  défend  à  qui  que  ce  soit  de  pro- 
noncer l'excommunication,  ou  l'interdit,  contre  les  églises  ou  les  clercs  de 

Saint-Bertin,  sans  cause  raisonnable  et  manifeste,  et  sans  citation  préalable. 

». 

Clemens  episcopus  etc.  Juxta  postulantium  rationabilem  voluntatem  etc.  Datum 
Laterani,  nonis  januarii,  pontificatus  nostri  anno  quarto. 

376. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n«  3£8,  p.  515 

1191,5  janvier.  —  Le  même  pape  confirme  les  dernières  donations  faites 
à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (242). 

Clemens  episcopus  etc.  Quotiens  a  scde  apostolica  etc.  Eapropter...  nemusde  Wul- 
verdinga  quod  nobilis  vir  Philippus  etc.  ;  decimam  etiam  de  Kelmes,  quam  Johannes 
abbas  canonice  de  manu  Balduini  laici  redemit  ;  preterea  comitatum  de  Wal  et  de 
Buscho,  quem  Willelmus  de  Alverdinga,  per  manum  sui  domini  comitis  de  Waringa,  in 
elemosinam  monasterio  vestro  concessit  ;  et  comitatum  in  villa  de  Aquin,  quem  Symon 
de  Wal,  per  manum  domini  sui  Walteri  Bu  tri,  vobis  in  elemosinam  dédit  ;  et  terram 
quam  Stephanus  de  Sinningeem  vobis  dédit  in  elemosinam  ad  suum  anniversarium 
faciendum...  vobis  auctoritate  Apostolica  confirmamus  etc.  Datum  Laterapi,  nonis 
januarii,  pontificatus  nostri  anno  quarto. 


166  LES  CHARTES 


377. 

Original  iub  plumbo.  —  T.  I,  n»  350,  p.  516. 

1191,  5  janvier.  —  Le  même  pape  concède  aux  religieux  de  Saint-Bertin 
et  à  leurs  prêtres  le  droit  d'excommunier  les  malfaiteurs  publics,  qui  leur  font 
quelque  dommage. 

Clemens  episcopus  etc.  Cum  postulantium  desideria  fuerint  consentanea  rationi  etc. 
Datum  Laterani,  nonis  januarii,  pontificatus  nostri  anno  quarto. 

378. 

Original.  —  T.  I,  n»  333,  p.  462. 

1184-1191.  —  Baudouin,  archevêque  de  Cantorbéry,  confirme  l'acte  ci- 
dessus  n°  269  de  Richard,  son  prédécesseur,  relatif  à  l'église  de  Throwley. 

Balduinus,  Dei  gratia,  Cantuariensis  archiepiscopus,  totius  Anglie  primas,  universis 
Christi  fidelibus  ad  quos  présentes  littere  pervenerint,  perpetuam  in  Domino  salutem.  Ad 
universîtatis  vestre  notitiam  volumus  pervenire  dilectos  nobis  in  Christo  monachos  Sancti 
Bertini,  scriptum  bone  memorie  Ricardi  predecessoris  nostri,  Cantuariensis  archiepiscopi, 
nobis  in  bec  verba  présentasse  :  Ricard  us  etc.. 

Nos  quoque,  ad  securitatem  predictorum  fratrum,  memorati  predecessoris  nostri 
confirmationi  nostrum  prebentes  assensum,  quod  ab  ipso  predictis  fratribus  juste  conces- 
sum  est  et  rationabiliter  super  predicta  ecclesia  confinnatum,  ratum  habemus,  et  ea  qua 
fungimur  auctoritate  confirmamus.  HiistestibusmagistroHenrico  de  Norlant(*);  magistro 
Silvestro.  Regin[aldo]  de  Olly  (**)  ;  magistro  Nicolao  de  Exoniensi  ;  Ricardo  de  Hun- 
franvill  (***)  ;  Galfrido  Fotti  (****)  et  muitis  aliis. 

Indiqué  dans  Y  Archceologia  Cantiana,  vol.  IV,  p.  216  —  N.B.  hXk  dates  sont  celles  du  règne  de  l'archevêque 
Baudouin.  D.  W.  a  inscrit  l'acte  sous  Tan  1186,  circiter. 


(*)  Ne  faudrait-il  pas  lire  :  Henrico  de  Norhamton,  comme  dans  la  charte  n*  XXIX  de  l'archevêq  ue  Richard  poor 
Cumbwell  Priory,  publiée  dans  Y  Archceologia  Cantiana,  vol.  VI,  p.  195? 

(**)  On  lit  le  nom  de  Reginaldo  de  Oylly  dans  la  charte  de  l'archevêque  Baudouin,  n»  XL,  pour  le  même  prietiré. 
ibid.  p.  207. 

(**♦)  Ce  nom  se  retrouve  ainsi  orthographié  dans  l'acte  dont  je  viens  de  parler.    D.  W.  met  une  abréviation  sur  las 
deux  dernières  lettres,  de  manière  à  permettre  de  lire  Hunfranvillers . 

(•♦••)  On  lit  Galfrido  Forti,  dans  l'acte  n-  XL  de  Cambwell  Priory,  et  Gaufrido  Forti,  decano  de  Cranebroke, 
l'acte  n*  XXIX,  vol.  cit.,  pp.  196  et  207. 


i 


DE  SAINT-BERTIN  167 


379. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  360,  p.  517. 

1 191 .  —  Guillaume,  archevêque  de  Reims,  notifie  aux  baillis,  aux  prévôts 
et  à  tous  les  sergents  du  Roi,  qu'il  a  pris  sous  la  protection  du  Roi  et  la  sienne 
propre,  l'église  de  Saint-Bertin  avec  toutes  ses  possessions,  notamment  celle 
de  la  forêt  de  Wulverdinghe  (243). 

Actum  anno  ab  incarnatione  Domini  millesimo  centesimo  nonagesimo  primo.  Datum 
vacante  cancellaria. 

Indiqué  dans  Cousaemaker,  n*  271. 

380. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  361,  p.  M8. 

1192,  février.  — Philippe,  roi  des  Français,  confirme  à  l'église  de  Saint- 
Bertin  les  privilèges,  libertés  et  possessions  qui  lui  avaient  été  accordés  du 
temps  de  Thierry  et  de  Philippe,  comtes  de  Flandre,  et  ordonne  à  ses  baillis  et 
autres  officiers  de  s'employer  à  les  protéger  contre  toute  injuste  agression  (244). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Philippus,  Dei  gratia,  Francorum 
rex.  Sicut  pium  est  bénéficia  locis  Deo  dicatis  erogare,  ita  justum  est  erogata,  divine 
pietatis  intuitu,  illesa  conservare.  Noverint  igitur  universi  présentes  pariter  et  futuri 
quod  jura  et  libertates  et  consuetudines  et  possessiones  quas  ecclesia  beati  Bertini  habet, 
sive  ex  piis  principum  largitionibus,  sive  donis,  aut  elemosinis,  aut  emptionibus,  aut 
commuta  tio  ni  bu  s,  seu  pace  média,  vel  quibuslibet  adquisitionibus,  sicut  eadem  tempo- 
ribuS  Theoderici,  vel  Philippi  filii  ejus,  quondam  Flandrie  comitum,  juste  et  in  pace 
tenuit,  eidem  monasterio,  ad  preces  et  petitionem  dilecti  nostri  Johannis,  venerabilis 
illiusloci  abbatis,  confirmamus;  regia  auctoritate  precipientes  ne  quis,  ausu  temerario, 
abbati  seu  monachis  injuriam,  aut  gravamen  aliquod  super  bis  inferre  présumât,  ut 
mente  et  corpore  pariter  expediti  que  Dei  sunt  liberis  mentibus  exsequantur.  Preterea, 
ballivis  et  prepositis  nostris  precipiendo  mandamus  quod,  si  aliguis  res  ad  dictum  mo- 
nasterium  pertinentes  in  potestate  nostra  constitutas  turbare  vel  inquietare  presurapserit, 
cum  requisiti  fuerint,  quantocius  faciant  eis  emendari,  tanquam  si  rébus  nostris  propriis 
esset  illatum.  Quod  ut  perpetuo  ratum  maneat  et  inconcussum,  présente  m  paginam 
sigilli  nostri  auctoritate  et  regii  nominis  karactere  inferius  annotato  corn  muni  mu  s.  Actum 
Hesdini,  anno  ab  incarnatione  Domini  m°.c*  nonagesimo  primo,  regni  nostri  tertio 
dechno,  astantibus  in  palatio  nostro  quorum  nomina  supposita  sunt  et  signa.  Dapifero 


468 


LES  CHARTES 


nullo.   Signum  Guidonis  buticularii.  S.   Mathei  camerarii.  Constabulario  nullo.  Data 
vacante  cancellaria. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  717.  Indiqué  par  M.  L.  Delisle,  Catalogue  des  actei  de  Philippe  Au- 
guste, p.  89.  —  Une  expédition  ancienne  de  cet  acte  est  signalée  dans  les  Chartes  d'Artois,  A  5,  n«  3  (p.  11,  coL  1,  de  l'In- 
ventaire dressé  par  M.  J.  M.  Richard). 

Monogramme  du  roi  Philippe.  Sceau  rond  (ri.  VI,  n°  112).  Voyez  Douëtd'Arcq,  n*  88. 


381. 


Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n»  362,  p.  520. 


1 192.  —  Compromis  arrêté  entre  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  son  vassal 
Raoul  de  Reninghelst,  par  lequel  sont  déterminés  les  droits  dont  celui-ci  doit 
jouir,  à  Poperinghe. 


p.  23). 


Imprimé  dans  Warnkœnig,  Flandrische  staals  und  Rechts  geschicfite,  t.  II,  II*  partie,  preuves,  p.  106.  (Wauters,  III, 


Sceau  rond,  40  mm.,  type  équestre  :  -f-  sigillvm  radixpbi  derimgels  (PL  VI,  n*  113], 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  363.  p.  522. 

1192.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  donne  à  l'église  de  Saint- 
Bertin,  en  échange  d'une  rente  de  deux  marcs,  assise  à  Poperinghe  et  contestée 
par  Lambekin  de  Reninghe,  une  partie  de  malais  située  aux  environs  d'Aude- 
monstra,  ou  Saint-Momelin  (245). 

Coram  his  testibus.  Jacobo  fratre  meo.  Willelmo  de  Gisnes.  Balduino  de  Haveskerka. 
Frumaldo  de  Staples.  Giselino  de  Haveskerka.  Johanne  Snic.  Actum  apud  Sanctum 
Audomarum,  anno  Domini  m°.c°.xc0.ii0. 

Fragment  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  353.  Cf.  Coussemaker,  n«  272. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n°  361,  p.  523. 


1 192,  environ  (d.  w.). —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  enjoint 
à  ses  baillis  de  faire  respecter  les  privilèges  de  Saint-Bertin,  sans  tenir  compte 
de  l'autorisation  que  les  moines  de  Glairmarais  ont  obtenue  de  lui  pour  cons- 
truire des  moulins. 

Sceau  rond  (PI.  VI,  n*  114).  Voyez  Demay,  Flandre,  n'  52  ;  De  Vree,  pi.  14,  2\ 


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S 


r  «V. 


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DE  SAINT-BERTIN  169 


D'après  la  copie  dans  le  ms  721.  —  T.  I,  n«  365,  p.  521. 

1192.  —  Ide,  comtesse  de  Boulogne,  renouvelle  pour  Petresse  et  Calais 
l'ordonnance  du  comte  Philippe,  son  oncle,  relative  à  la  dîme  des  harengs. 

Ego  Ida,  comitissa  Bolonie,  notum  facio  tam  presentibus  quam  fuluris  quod,  cura 
abbas  sancti  Bertini  peteret  decimam  allecium  in  Pelresse  et  Calays  cl  in  aliis  parro- 
chiis  suis,  sicut  aliarum  rcrum,  et  magna  oriretur  inter  abbatem  et  predictarum  villarura 
parrochianosdiscencio,i La  quod  abbas  fecisseteos  excommunicari,in  quod  ego  et  Philippus 
patruus  meus,  illustris  Flandrie  cornes,  utriusque  partis  assensu  nos  interposuimus,  in 
hune  modum  componentes  :  Ecclesia  beati  Bertini  in  unaquaque  navi  etc.  comme  dans 
l'acte  ci-dessus  n°  309.  Et  ne  in  posterum  predicta  conventio  possit  ab  aliquibus  in  irri- 
tum  deduci,  sigilli  mei  appensione  et  testium  annotatione  eam  confirmo.  Lambcrtus 
Morinorum  episcopus.  Hugo  abbas  de  Longvileirs.  Gerardus  abbas  de  Claromarisco. 
Gerbodo  abbas  Sancti  Vulmari.  Clarenbaldus  de  Tenbrone.  Balduinus  Busket.  Balduinus 
constabularius  de  Hermelighern.  Gerardus  de  Sancto  Prejecto.  Actum  anno  Domini 
M°.c0.xc°  secundo. 

Indiqué  dam  Vredius,  t.  I,  p.  222. 

N.  B.  Le  ms724  renferme,  sous  le  n°  19,  une  autre  rédaction  du  ra£rae  acte,  avec  plus  de  détails  que 
celui-ci,  qui  est  le  a*  18. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  I,  n*  367,  p.  526. 

1 192.  —  Renaud,  comte  de  Boulogne,  confirme  la  môme  ordonnance. 

Ego  Reinaldus,  cornes  Bolonie,  notum  facio  tam  presentibus  quam  futuris  quod 
compositionem,  quam  Ida,  uxor  mea,  comitissa  Bolonie,  et  Philippus,  patruus  ejus, 
illustris  Flandrie  cornes,  fecerunt  inter  abbatem  Sancti  Bertini  et  homines  meos  de  Pe- 
ternesse  et  de  Calays,  de  décima  allecium,  ratam  habeo  :  quod  scilicet  ecclesia  sancti 
Bertini  in  unaquaque  navi  predictarum  villarum,  tempore  quo  allecia  capiuntur,  tertiam 
partem  omnis  acquisitionis  unius  hominis  in  pace  recipiet.  Statuto  autem  die  solutionis, 
quilibet  gubernator  cum  duobus  sequacibus  suis  jurabit  quod  nullam  fraudem  in  solu- 
tione  faciet,  sicut  in  privilegio  predicte  uxoris  mee  continetur.  Ut  autem  rata  permaneat 
et  inconvulsa,  eam  presenti  pagina  et  sigilli  mei  appensione  et  testium  annotatione  con- 
firmo, et  me  obsidem  de  observatione  et  coram  baronibus  meis  constituo.  Testes  Lam- 
bcrtus etc.  Actum  anno  {ut  mp.) 

Indiqué  dans  Vredius.  t.  I.  p.  223 

22 


170  LES  CHARTES 


386. 

D'après  la  copie  dans  le  ras  124.  —  T.  I,  n«  306,  p.  r25. 

1192.  —  Renaud,  comte,  et  Ide,  comtesse  de  Boulogne,  exemptent  les 
moines  de  Saint-Bertin  du  tonlieu  de  Wissant. 

Ego  Reinaldus,  cornes  Bolonie,  et  ego  Ida  comitissa,  notum  facimus  tam  presentibus 
quam  futuris  quod  abbatem  Sancti  Bertini  et  monachos  et  famulos  ejus,  liberos  facimus 
a  theloneo  de  Wisant,  pro  remedio  animarum  nostrarum  et  omnium  predecessorum 
nostrorum.  Ut  autem  hec  donatio  et  elemosina  nostra  rata  permaneat  et  inconvulsa, 
presenti  pagina  et  sigillorum  nostrorum  appensione  et  testium  annotatione  eam  confir- 
mamus.  Testes  Lambertus  et  les  autres  ci-dessus.  Radulphus  Marescallus  (*).  Wido  Les- 
caus(**).  Balduinus  Ras  tel.  Geffi  anglicus.  Actum  anno  (utsup.) 

Indiqué  dans  Vredius,  Ul,  p,  223.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  354. 

387. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  372,  p.  532. 

1193,  avril.  —  Etienne,  évêque  de  Noyon,  déclare  mal  fondées  les  préten- 
tions de  Pierre  de  Plaisseo  sur  Favouerie  du  village  de  Caumont  (250). 

Signum  Hugonis  Noviomensis  decani.  S.  Hugonis  arcbidiaconi.  S.  Johannis  tbesau- 
rarii.  S.  Pétri  cancellarii.  S.  Ingerranni  magistri  scolarum.  S.  Johannis  abbatis  S.  Bar- 
tholomei.  S.  Arnulfi  de  Porqueroucort.  Galteri  de  Bogernon.  Gîsleberti  de  Drailincort, 
militum.  S.  Hawini  prepositi  nostri.  Signum  Wichardi  majoris  de  Plaisseo.  Signum  Rai- 
neri  presbyteri.  Signum  Gaufridi  de  Crimeri. 

Sceau  ogival,  H.  71  mm.,  L  45,  évêque  mîtré,  crosse,  bénissant  :  -j-  sigillvm  stbphajii  noyimiersis  episcom 
(PL  VI,  n*  117;. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  368,  p.  527. 


1193.  —  Lambert,  évêque  desMorins,  notifie  que  l'abbé  et  le  couvent  de 
Saint-Bertin  ont  prêté  à  Eustache  de  Hallines  une  somme  de  cinquante  marcs 
d'argent  sur  la  dîme  du  même  lieu. 


(*)  D.  W.  Maresclac. 
(«*)  D.  W.  Ltseans. 


DE  SAINT -BERTIN  171 

Actum  anno  Domini  m°.c0.xco.iii°,  coram  his  testibus.  Petro  Morinensi  deçà  no. 
magistro  Crispino.  magistro  Balduino.  J.  hominibus  Sancti  Bertini  :  Johanne  de  Sinnen- 
ghem.  Karolo.  Symone. 

Sceau  en  cuvette  (PL  VI,  n*  115).  Voyez  Douët  d'Arcq,  n*  6687. 

389. 

#  Original,  sceau  perdu.  —  T.  I,  n°  309,  p.  527. 

1193.  —  Jean  de  Seninghem  donne  à  l'église*  de  Saint-Bertin  une  terre 
dans  la  paroisse  de  Sainte-Marguerite,  en  reconnaissance  de  services  rendus  à 
sa  famille  pendant  la  Croisade  (247). 

Johannes  de  Senimghem,  omnibus  ad  quos  presentium  noticia  pervenerit,  salutem. 
Noverit  universitas  vestra  quod  pater  meus  et  ego,  Jherosolimam  proficiscentes,  de  debito 
raseriarum  fru menti  mm.cccc.  et  hod  avene  m.d.  erga  quosdam  burgenses  Sancti  Audo- 
mari  abbatem  et  conventum  Sancti  Bertini  fidejussores  constituimus.  Quod  quia  statuto 
tempore  non  persolvimus,  multa  inde  gravamina  et  expensas  idem  abbas  et  conventus 
sustinuerunt,  et  insuper  cum  a  Jherosolimis  rediissem,  prece  mea,  pro  me  qui  in  here- 
ditatem  paternam  et  débita  légitime  successeram,  lxxx*  marcas  in  solutionem  ejusdem 
debiti  dederunt.  Unde,  etsi  non  in  quantum  debui,  in  quantum  tamen  potui  impenso 
mihi  beneficio  respondere  volens,  terram,  quam  a  comité  de  Warenghe,  infra  burgum 
Sancti  Audomari,  in  parrochia  Sancte  Margarete  jacentem,  in  feodo  libère  cum  fundo  et 
<x>mitatu  tenebam,  ecclesie  Sancti  Bertini  intègre,  sicut  eam  possederam,  in  elemosinam 
perpetuo  possidendam  trado  et  carta  presenti  et  sigillo  meo  confirme  rogans  et  ammo- 
nens  heredes  meos  omnes  et  consanguineos,  présentes  et  futuros,  ut  ecclesiam  Sancti 
Bertini  in  conservationem  hujus  elemosine  meesemper  manuteneant  et  diligant,  quia  nisi 
mihi  ipsa  in  solutione  predicti  debiti  mei  efficaciter  successisset,  nequaquam  inde  sine 
magna  exheraditione  (sic)  mea  liberari  potuissem.  Hujus  rei  testes  sunt.  domina  et  mater 
mea  Adelis,  donans  et  ipsa  ecclesie  in  elemosinam  quicquid  in  predicta  terra  jurishabue- 
rat.  Stephanus  et  Gislebertus  fratres  mei.  Gislebertus  patruus  meus.  Eustachius  de 
Hannelines.  Marcilius  de  Bocbout  et  alii  plures.  Actum  anno  Domini  m°.c0.xc0.iii°. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,t.  III,  p.  355,  où  le  comte  de  Warenne  est  métamorphosé  en  comte  de  Warenghem. 

390. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  370.  p.  529. 

1193.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  homologue  la  donation  que 


V 


■ 


172  LES  CHARTES 

Gislebert  de  Haveskerke  faisait  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  d'une  prairie  et  d'un 
marais  situés  dans  le  voisinage  du  Velus  monnsterium,  ou  Saint-Momelin(248). 

Coram  hiis  testibus.  Jacobo  fratre  meo.  Willelmo  de  Gysnes.  Balduino  de  Haves- 
kerka.  Gisleberto  de  Sygeri  capella.  Theoderico  de  Rubruc.  Johanne  Snic.  et  aliis  homi- 
nibus  meis  quampluribus.  Actum  est  anno  Domini  m°.go.xg0.iii°. 

Analysé  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  3M.  Cf.  Du  Chesne,  preuves  de  Gaines,  p.  101  ;  Coussemaker,  n*  273. 

391. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  371,  p.  530. 

1193.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  marquis  de  Namur, 
et  Marguerite,  son  épouse,  confirment  la  donation  mentionnée  dans  l'acte  qui 
précède  (249). 

Actum  est  hoc  apud  Winendale,  anno  Domini  m°.co.xc0.iii°,  sub  testimonio  hominum 
meorum  quorum  subscripta  sunt  nomina.  Signum  Gerardi  cancellarii,  Brugensis,  Sancti 
Audomari  et  Insulensis  prepositi.  S.  Michaeiis  constabularii.  S.  Gerardi  castellani  de- 
Audenborg.  S.  Balduini  de  Hondescote.  S.  Gerardi  deReweneschure.  Signum  Balduini  de 
Haveskerka.  Signum  Gerardi  Houve. 

Détail  supplémentaire  :  Statu  entes  ex  con sensu  et  voluntate  ejusdem  Gileberti  quod 
nec  ipse,  nec  heredes  ejus  aliquando  mansionem  quamlibet  edificare  vel  habere  poterunt, 
scilicet  inter  predictos  terminos  et  monasterium  de  Lidersele,  vel  eisdem  terminis  propius 
edificando  accedere,  quam  antiqua  domus  ejus  juxta  Niwerled  erat  constructa.  Preterea  cij> 
citer  très  m  en  su  ras  terre  et  dimidiam  idem  Gilebertus  per  manus  nostras  cum  fundo  et 
comitatu  libéras  Deo  et  sancto  Bertino  dédit,  ad  conducendam  aquam  versus  ecclesie  molen- 
dinum,  ita  quod,  a  festo  Sancti  Michaeiis  usque  ad  médium  marcium,  fratres  ecclesie,  pro 
libitq  suo,  ad  utilitatem  suam.  s  tança  m  unde  aqua  descendit  poterunt  reparare  et  aquam  in 
prato  supra  stancam  eodem  termino  congregare.  Et  hoc  sepedictus  Gilebertus  tenetur  ecclesie 
liberum  facere  et  conservare. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  358,  qui  date  fautivement  de  1165  (suivi  par  Wauters,  t.  III,  p.  48). 
Cf.  Coussemaker,  n«  £74. 

Sceaux  rends,  1°  de  Baudouin  (PL  VI,  n#  116).  Voyez  De  Vree,  pi.  18;  -—2' de  Marguerite  d'Alsace 
(ibid.j  ;  Voyez  De  Vree,  pi.  13,  2\ 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  373,  p.  534. 


1193.  —  Gauthier  Botri,  seigneur  de  Bomy,  donne  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  le  comitatus  d'une  terre  nommée  Lâcha,  sous  la  condition  de  certaines 
redevances  (251). 

Testimonio  subscriptorum  virorum.  Willelmi  decani  Sancti  Audomari.  Willehni  de 


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DE  SÀ1NT-BERTIN  173 

Werchio  qui  bujus  conventions  arbitri  fuerunt  et  Guffridi  Bacon.  Gualteri  de  Strathem. 
Enstachii  de  Waldringehem.  Actura  est  hoc  anno  Domini  m°.c0.lxxxx.iii°,  coram  scabinis 
de  Rumeillie.  Hugone  ultra  aquam.  Hugone  de  Keltbi. 


Original  scellé.  —T.  I,  n*  374,  p.  5%. 

1193.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  notifie  que  l'abbé  de  Saint-Bertin 
a  donné  un  marc  d'argent  et  deux  mesurps  de  terre  en  augmentation  de  fief  à 
Eustache  le  Quien  de  Houlle  (252). 

Lambertus,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod 
Eustachius  Canis  de  Honela  unam  marcam  argenti  de  comitatu  de  Honela  tenebat  in 
feodo  ab  Eustachio  de  Ekhout  ;  quam  marcam  Eustachius  de  Ekhout  Sancto  Bertino  in 
elemosinam  dédit.  Johannes  autem  abbas  eandem  marcam  et  cum  ea  circiter  duas  men- 
suras  terre  predicto  Eustachio  Cani  in  augmentum  feodi  sui  dédit.  Ipse  vero  Eustachius 
Canis,  ab  injusta  vexatione  Sancti  Bertini  desistens,  recognovit  quod  nec  ipse  nec  hère- 
des  sui  possent  habere  aliquod  molendinum  in  Sperlecka,  nec  Honela,  nec  Monela. 

...  Factum  est  hoc  anno  Domini  m°.c0.xc0.iii°,  per  manum  Rainaldi  de  Aria  et  Jos- 
eelini  ballivorum  domini  Rçgis,  coram  bis  testibus.  Petro  decano  Morinensi.  magistro 
Grispino.  Johanne  Suessionensi  magistro.  Adam  et  Joscelino  canonicis  Morinensibus. 
Jobanne  de  Sinnenghem.  Eustachio  de  Ekhout.  Balduino  Cane.  Eustachio  filio  Hilde- 
brandi.  Egidiode  magno  vico.  Karolo  et  Symone  et  aliis  pluribus  hominibus  tam  domini 
Régis  quam  abbatis  Sancti  Bertini. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  354.  dont  les  mauvaises  lectures  ont  induit  en  erreur  M.  Wauters 
(III,  p.  29). 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  375,  p.  537. 


1 1 9  3  (*).  —  Gérard,  prévôt  de  Saint-Omer,  de  Lille  et  de  Bruges,  chan- 
celier de  Flandre,  notifie  qu'avec  le  consentement  de  son  chapitre  il  a  cédé  à 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  tout  le  droit  que  l'église  de  Saint-Omer  avait  sur  le 
village  de  Caumont,  moyennant  une  redevance  de  douze  livres,  monnaie  de 
Flandre,  et  un  besant  de  relief,  à  chaque  mutation  d'abbé  (253). 


(*)  Une  copie  de  cet  acte,  vidiroée  en  1230,  date  de  1194  (t.  II,  n*  362). 


J I  * 


174  LES  CHARTES 

Testes  sunt.  Willelmus  decanus.  Stephanus.  Alexander.  Willelmus  et  Johannes. 
Robertus  supprepositus.  Johel.  Johannes.  Cornélius.  Eustachius.  Petrus.  Gérard  us  de 
Mecines.  Gerardus  custos.  Balduinus  cornes  de  Gysnes.  Balduinus  senescalcus.  Actum 
anno  Domini  M0.cn.xciii°,  apud  Sanctum  Audomarum. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  358.  Cf.  Vrediua,  1. 1,  p.  189;  Wanters,  t.  III,  p.  89,  qui  y  consacra  un 
deuxième  article  sous  Tan  1195.  p.  52. 

Sceau  ogival  de  Gérard,  décrit  et  publié  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigW.  St-O)  pi.  XIX  n*  199 
et  p.  62.  —  Sceau  ogival  de  l'église  de  Saint-Omer,  décrit  et  publié  ibid.,  pi.  XVI,  n*  118  et  p.  50. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  3^7,  p.  50fr. 

1193.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  notifie  et  approuve  la  con  - 
vention  conclue  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  Guillaume  de  Moulle,  con- 
cernant l'écluse  de  Houlle. 

Abbas  sclusam  suam,  quantumcumque  voluerit,  levare  poterit,  ita  tamen  quod  îpse 
Willelmus  wallocum,  equalem  clavo  quem  pater  meus,  tempore  Godescalci  abbatis,  quo- 
darn  palo  infigi  fecit,  faciet,  ut,  quando  aqua  usque  ad  clavum  excreverit,  per  eundem 
wallocum  exeat.  Testes.  Jacobus  frater  meus.  Jocelinus,  ballivus  domini  Régis.  Eusta- 
chius de  Ekkohout.  Eustachius  Canis.  Balduinus  frater  ejus.  Henricus  de  Hostermonla. 
homines  mei.  et  liberi  scabini.  Walterus  deStratehem.  Willelmus  de  Diffeka.  Walterus 
Wrede.  Walwain  de  Suaveka.  Eustachius  de  Odinctun.  Actum  anno  Domini  m0.co.xco.iii°. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  377,  p.  539. 

1194.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  renonce  à  la  dîme  de  Wulverin- 
ghem,  qu'il  reconnaît  appartenir  à  l'église  d'Eggewaertscappelle  (254). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  29,  p.  29. 

397. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  378,  p.  510. 

1194.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  rappelle  et  confirme  les 
dispositions  de  l'acte  ci-dessus  n<>  354,  relatives  au  moulin  de  Hugues  de 
Moulle  (255). 


itanM^i 


DE  SAINT-BERTIN  175 

Testes  Colinus  de  Clarckes.  Eustachius  Canis.  Balduinus  frater  ejus.  Walterus  de  Til- 
leke.  Actum  est  hoc  anno  Dominice  incarnationis  m°.c°.  nonagesimo  quarto. 

Sceau  rond,  publié  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigill.  de  St-Omer)  PI.  V,  n*  23,  p.  20. 


398 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  379,  p.  541, 


1194.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  confirme  l'acte  ci-dessus  n°  389 
du  seigneur  de  Seninghem  (256). 

Actum  anno  Dominice  incarnationis  m\c0.xcMii°. 


399. 

Original  scellé.  —  T.  I,   )»•  381,  p.  543. 

1194.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  attribue  le  revenu  des 
moulins  de  Blandecques  au  paiement  des  trois  cents  marcs  d'argent  destinés  à 
la  dot  de  sa  sœur  Béatrix. 

Ego  Willehaus  etc.  Notum  facio  quod  pater  meus  etc.  Quia  vero  solveadi  notatam 
pecuniam  facilitas  michi  non  suppetebat  ad  libitum,  jamdicte  sorori  mee  quinquaginta 
libras  Audomarensis  monete  super  reditus  molendinorum  de  Blindeca,  duorum  scilicet 
insimul  pendentium  versus  occidentem,  et  unius  siti  versus  orientem  cognomine  parvi... 
Testibus  annotatis  :  Signum  Gerardi  de  Balliolo.  S.  Wiltolmi  fratris  comitis  de  Gisnes. 
S.  Walonis  de  Fruses.  S.  Ingelramni  de  Heiemont.  S.  Wiflelmi  de  Columbi.  S.  Eustachii 
de  Salperwic.  S.  Eustachii  de  Ecbout.  S.  Boidini  dapiferi.  Estacii  Canis.  Fruraaldi  de 
Staples.  Giliberti  de  Sigeri  capella.  Gerardi  Mour.  Actum  anno  Dominice  incarnationis 
V°.c°.  nonagesimo  quarto. 

400. 

D'api  es  la  copie  dans  les  mss  n«*  639  et  724.  —  T.  I,  n»  382,  p.  544. 

1 1 94,  —  Philippe,  roi  des  Français,  reconnaît  et  confirme  l'acte  ci-dessus 
n«  265,  concernant  la  division  des  pâturages  communaux  de  Saint-Omer.  Il  y 
ajoute  la  reconnaissance  de  l'exemption  dont  les  bourgeois  de  Saint-Omer 
jouissaient  à  Gravelines,  relativement  au  droit  de  tonlieu  (258). 

Imprimé  dans  Giry,  Hitt.  de  la  ville  de  Saint-Omer,  pièces  justificatives,  n*  XX,  p.  996. 


H6-  LES  CHARTES 


3  «3,  / 


401. 

'ifa  Original  scellé.  —  T.  I,  n»  380,  p.  5M2. 

1 194,  environ  (d.  w.).  —  Gérard,  prévôt  de  Bruges,  de  Saint-Omer  et  de 
Lille,  chancelier  de  Flandre,  notifie  une  convention  conclue  entre  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  et  Nicolas  de  Clarques,  par  la  médiation  de  Gérard  de  Renescure, 
au  sujet  d'une  terre  à  Wizernes. 


402. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  384,  p.  547. 

1 195.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre,  confirme  les  actes  ci-dessus  n<*  370 
et  391,  concernant  le  don  de  la  forêt  de  Wulverdinghe  et  les  libéralités  de 
Gillebert  de  Haveskerque,  aux  environs  de  Saint-Momelin  (259). 

Balduinus,  Dei  gratia,  Flandrie  cornes,  Johanni  abbati  etc.  Quoniam  antecessorum 
meorum  in  bonis  vestigia  imitari  debeo,  et  elemosinas,  quas  religiosis  locis  contulerunt, 
non  solum  approbare,  sed  etiam  conservare  et  defendere  per  Dei  gratiam  intendo. 
Eapropter  etc.  Testes.  Gérai  dus  cancellarius,  Brugensis,  Sancti  Audomari,  Insulensis 
prepositus.  Willelmus  de  Hondescothe.  Wroholphus  Gonella.  Gerardus  de  Ruenscura. 
Walbertus  de  Rosbeka.  Eustachius  Cani$.  Actum  anno  Domini  millésime*  centesimo 
nonogesimo  quinto,  apud  Sanctum  Audomarum  in  domo  prepositi. 

Analysé  dans  Coussemaker,  n*  422. 

Sceau  rond,  82  mm.,  type  équestre  :  sigill.  baldvim    comitis  flandrie.  Contre-sceau  rond,  53  mm.,  écu  au 


ype  equesti 
lion  :  -(-  secretvm  mevm  michi  (PI.  Vil,  n*  121.; 

403. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  0  61.  —  T.  I,  n»  388,  p.  553. 

1196,  16  avril.  —  Le  pape  Célestin  III,  par  un  privilège  consistorial, 
confirme  les  propriétés  et  les  prérogatives  de  Saint-Bertin  (263). 

Celestinus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis  Johanni  abbati  etc.  In  emi- 
nenti  Apostolice  sedi#  spécula  etc.  Comme  dans  le  privilège  d'Alexandre  III,  ci-dessus 
n°317. 

Datum  Laterani  per  manum  Centii  Sancte  Lucie  in  Orthea  diaconi  cardinalis,  domini 


DE  SÀINT-BERTIN  477 

Pape  camerarii,   xvi  kalendas   maii,    indictione  xiui,   iacarnationis  Dominice  anno 
m0.c°.xc0.yi0,  pontificatus  vero  domni  Celestini  pape  tertii  anno  sexto. 

Vénumération  géographique  y  est  limitée  à  la  reconnaissance  des  nouveaux  ac- 
quêts ;  et  le  dispositif  est  emprunté  au  privilège  de  Clément  III. 

Signatures  du  pape  et  des  cardinaux  :  Ego  Celestinus,  catholice  ecclesie  episcopus. 
Ego  Octavianas,  Hostiensis  et  Velletrensis  eps.  Ego  Petras,  Portaensis  et  S.  Rafine  eps. 
Ego  Pandulfus,  Basilice  XII  apost.  pbr  card.  Ego  Guido,  pbr  card.  S.  Marie  trans  Tiberim, 

titolo  Calixti.  Ego  Johannes,  tit.  S.  Steph.  in  Celio  monte  pbr.  c.  Ego  Fid ,  tit.  S.  Mar- 

celli  pbr  card.  Ego  Johannes,  tit.  S.  Prisce  pbr  card. 


404. 

Original  scellé.  — *T.  I,  n*  385,  p    550. 

1196.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  donne  à  l'église  deSaint- 
Bertin  l'investiture  d'une  terre  concédée  par  Michel  de  Saint-Momelin  (260). 

Willelmus  etc.  Noverit  universitas  vestras  quod  Michael  clericus  de  Veteri  monasterio 
etc.  Testes  Eustachius  Canis.  Willelmus  Franchois.  Eustachius  de  Hekout.  Johannes  de 
Brocsela  et  alii  pi  tires.  Actum  anno  Domini  m°.c°.xc°  sexto. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  4p6.  Cf.  Cousaemaker,  n»  275. 

405. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  386,  p.  560. 

1196.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  notifie  que  son  meunier,  Briche, 
abandonne  à  l'abbaye  la  serjanterie  héréditaire  qu'il  avait,  du  chef  de  sa 
femme,  sur  le  moulin  de  Wizernes  (261). 

Johannes  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod,  cum  Briccius,  quondam  molendina- 
rius  noster,  serjanteriam  in  quodam  molendino  nostro  de  Weserna  ex  parte  uxoris  sue 
hereditarie  possideret  etc.  Actum  anno  Domini  m0.c°.xc0.vi°,  coram  hiis  testibus.  Symone 
priore.  Salomone  subpriore.  Folcardo  preposito.  Henrico  cellerario  et  aliis  plurimis. 

406. 

Original  scellé.  -  T.  I,  n*  387,  p.  552. 

1 196.  —  Hugues,  comte  de  Saint-Pol,  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
les  biens  qu'elle  possédait  dans  son  comté  (262). 

Hugo,  Dei  gratia,  cornes  Sancti  Pauli,  omnibus  ad  quos  presentium  noticia  pervenerit, 

23 


v 


178  LES  CHARTES 

salutem.  Constat  quia  post  hanc  vitam  mortalem  nichil  homini  de  universo  labore  suo 
quo  laborat,  sub  sole  remanere  potest,  nisi  quod,  vel  religiosis  locis  in  elemosinam 
dan  do,  vel  pauperibus  misericorditer  erogando,  vel  aliis  bonestis  modis  in  bonos  usus 
distribuendo,  in  célestes  tbesauros  reposuerit.  Ea  propter,  justis  postulationibus  fratrum 
monasterii  Sancti  Bertini  annuendo,  notum  fieri  volo  tam  presentibus  quam  futuris  quod 
quascumque  possessiones,  quascumque  décimas,  vel  quecumque  bona  ab  antecessoribus 
meis,  vel  quibuscumque  legitimis  personis  in  elemosinam  sibi  data,  vel  quibuscumque 
justis  modis  acquisita  predicti  fratres  in  comitatu  meo  possident,  vel  in  posterum  acqui- 
rere  poterunt,  pro  salute  mea  et  meorum,  eis  presenti  carta  et  sigilli  mei  aucloritate 
confirmo,  et  libère  et  quiète  in  perpetuum  possidere  decerno.  Datum  anno  Domini  mil- 
lésime) centesimo  nonogesimo  sexto,  per  manum  Roberti  cancellarii  mei.  Testes.  Hugo 
de  Malaunoi.  Symon  de  Hondingbem.  Symon  de  Hestru.  Anselmus  de  Alewange.  Arnul- 
fus  de  Anvin  (*). 

Sceau  rond  (PI.  VH,  n*  422).  Voyez  Douët  d'Arcq,  n*  861.  —  Contresceau  rond,  40  mm.,  même  typ*, 
galopant  à  dextre  :  sbcbetym  hbvm  mcai. 


407. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  860,  p.  561. 

1197,  juin.  —  Guillaume,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et  de  Ter- 
monde,  et  Mathilde,  sa  femme,  notifient  que  Gérard  de  Mesinghem  a  cédé  à 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  l'autel  de  Lichtervelde  (264). 

Testimonio  Johannis  castellani  Insulensis.  Gerardi  castellani  de  Aldenborg.  Radulfi 
de  Rinigeles.  Pétri  de  Bosbeka.  Sigeri  Canis.  Roberti  de  Torcuing.  Actum  anno  Domini 
m\c°.ïc°.vii0,  mense  junio. 

Extrait  analytique  dans  Malbraocq,  t.  III,  p.  359. 

Deux  sceaux  ronds,  l'un  de  70  mm.,  type  équestre  :  sion  l.  wlli  advocati  atrbbat.  dm  bbt  et  t'ufiivbb,  arec 
contrescel  rond  de  30  înm.,  écu  à  cinq  bandes,  chargé  de  deux  fasces  en  devise  :  -(-  sbcbitv  wil  :  adtocati;  — 
l'autre,  62  mm.,  dame  à  cheval,  tenant  l'oiseau  noble  sur  le  poing  gauche,  galopant  à  dextre  :  4-  aïeux  ■▲- 
TBiLD»  àDvocàTB  ATBXBAT  due  bbt  :  et  teremvde,  contresceau  rond,  26  mm.,  agneau  divin,  contourne  :  -|-  ••  **• 

TH1LD1S  BE  TEREHV7IDB  (PL  VII,  n*  124j. 

408. 

Original  «collé.  —  T.  I,  n*  391,  p.  663. 

1197,  juin.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  confirme  l'acte 
qui  précède. 

Imprimé  dans  D'Hoop,n*  80,  p.  80. 

* 

(•)  D.  W.  AfMM». 


DE  SAINT-BERTIN  179 


409. 

Original  «sellé.  —  T.  I,  n-  392,  p.  564. 

1 197.  —  Guillaume^  archevêque  de  Reims,  confirme  le  même  acte. 

Imprimé  daas  D'Hoop,  *•  31,  p.  30. 

410. 

Original  aoellé.  —  T.  I,  n«  396,  p.  509. 

1197,  juillet.  —  Gilebert,  châtelain  de  Bergues,  notifie  que  Robert  de 
Lannoy  a  donné  à  Saint-Bertin  les  rentes  qu'il  possédait  à  Longuenesse  (268). 

Ego  Gilebertus,  castellanus  Bergensis,  notum  facio...  quod  Robertus  de  Alneto,homo 
meus,  omnes  reditus  quos  in  curia  Sancti  Bertini  apud  Longanessa  recipiebat,  et  de  me 
in  feodo  tenebat,  scilicet  refectionem  trium  hominum  semel  in  an  no,  et  unum  hod  avene 
per  parvam  mensuram...mihi  resignavit,  et  ego...  ecclesie  beati  Bertini  dedi  et  concessi. 
Testes.  Adelis  castellana.  Balduinus  de  Valleie.  Adam  de  Witteke.  Wido  de  Castello. 
Lambertus  de  Rewenescuire.  Monachi  :  Symon  hospitarius.  Willelmus  de  Louis.  Willel- 
musde  Widebroce.  Actum  anno  Domini  m0.c0.xc\vii°,  mense  julio. 

Sceau  rond,  57  mm.,  type  équestre  :  -f-  sigillvm  oilbbbeti  tBRewsis  castellam  (PI.  VII.  n*  126). 

411. 

Chirographe  original.  —  T.  I,  n*  393,  p.  565. 

1197.  — Walter,  abbé  du  Mont-Saint-Quentin,  et  Sigebert,  chanoine  de 
Noyon,  notifient  le  compromis  passé  entre  l'église  Notre-Dame  de  Chauny  et 
celle  de  Saint-Bertin  au  sujet  de  certaines  dîmes  (265). 

W altéras,  Dei  gratia,  abbas  de  Monte  Sancti  Quintini  etc.  Noverint  igitur  universi 
quod  cum  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini  et  occlesiam  béate  Marie  Calniacensis  querela 
<iiu  agitata  fuisset  super  quadam  decimaciuncula  vinearum  et  hospitum  qui  sunt  extra 
Caumenchun,  a  torculari  de  Gaumunt  usque  ad  hortum  Rogeri  de  Disi,  qui  parrochianus 
est  de  Betencort,  tandem  in  nos,  pro  bono  pacis,  cômpromiserunt  etc...  Ecclesia  Calnia- 
•censis  predictam  decimaciunculam  et  hospites,  nec  non  et  décimant  quam  in  C&roli  cul- 
tura  ex  parte  domini  Pétri  de  Siniscort  pacifiée  possidebat,  ecclesie  Sancti  Bertini  libère 
«t  absolute  concessi  t.  Ecclesia  vero  Sancti  Bertini,  pro  horum  reoompensatione,  circiter 


480  LES  CHARTES 

modiatara  nemoris  in  duobus  locis  jacentis  predicte  ecclesie  Calniacensi  libère  et  absolute 
imperpetuum  possidendam  contulit.  Nemoris  vero  illius  pars  quedam  vocatur  Martinval, 
que  limiti  venienti  de  Wimes  ad  Sancti  Eligii  Fontem  et  terris  ejusdem  loci  adjacet  ; 
altéra  autem  nemori  domini  Symonis  de  Amegni,  quod  nuper  jamdicta  ecclesia  ab  eodem 
emerat,  inter  duas  vias  juncta  est...  Actum  anno  incarnati  Verbi  m°.c°  nonagesimo 
septimo,  régnante  Francorum  rege  Philippo.  Stephano  Noviomensi  episcopo.  Johann e 
abbate  in  ecclesia  Sancti  Bertini.  Ernulfo  abbate  in  ecclesia  Calniacensi.  Johanne 
monacho,  provisore  in  curia  Sancti  Eertini  apud  Caumunt. 


412. 

Chirographe  scellé.  —  T.  I,  n«  394,  p.  566. 

1 197.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  notifie  la  vente  que  Nicolas 
de  Clarques  a  faite  à  l'église  de  Saint-Bertin,  d'une  terre  et  d'un  comitatus  qu'il 
possédait  à  Wizernes  (266). 

Actum  anno  Domini  m°.c°.lxxxx0.vii0,  corara  scabinis  de  Wesernes,  multis  astantibus. 
Testes.  Gerardus  de  Rewenescure.  Eustachjus  de  Haulines.  Willelmus  de  Blendeca.  Wil- 
lelraus  de  Helefaut,  qui  fuit  ibidem  advocatus  uxoris  Nicolai. 


413. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  399,  p.  572. 

1 197.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  confirme  Pacte  qui  précède  (271), 
Actum  anno  (ut  sup.,  iisdem  testibus). 


414. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n«  395,  p.  508. 

1197.  —  Gérard,  prévôt  de  Saint-Omer,  de  Bruges  et  de  Lille,  chan- 
celier de  Flandre,  notifie  que  Gui  de  Wisque,  son  homme,  a  fait  un  échange 
de  biens  avec  l'abbé  de  Saint-Bertin  (267). 

Gerardus,  Dei  gratia,  Sancti  Audomari,  Brugensis  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod 
Wido  de  Wisseca,  homo  meus,  terram  quam  in  Stapleved  cura  comitatu  de  me  in  feodo 
lenebat,  per  manum  meam  concambuit  erga  abbatem  Sancti  Bertini  pro  quadam  terra 


DE  SAINT-BERTIN  181 

que  ante  portam  ejusdem  Widonis  jacet....  Testes.  Gerardus  de  Ruenscure.  Egidius  de 
Hasebroch.  Egidius  de  Dauhem.  Actum  anno  Domini  m°.c0.xc0.vii°. 

Sceau  ogi?al,  publié  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigill.  de  8t-0mer)  PI.  XIX,  n"  14 
«t  p.  C8. 


415. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  397,  p.  570. 

1197.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  atteste  que  Raoul 
de  Reninghe  a  autorisé  l'abbaye  de  Saint-Bertin  à  creuser,  à  travers  ses  do-' 
inaines,  un  canal  conduisant  à  Poperinghe  (269). 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n*  32,  p.  31. 

416. 

Original  scellé.  —  T.  J,  n*  398,  p.  571.  v 

1197.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  seigneur  de  Fauquem- 
bergues,  notifie  que  Jourdain  de  Fauquembergues  a  vendu  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  vingt-quatre  mesures  de  terre,  à  Coyecques  (270). 

Wigelmus  castellanus  Sancti  Audomari  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Jordanus 
de  Faukenberga  vendidit  ecciesie  Sancti  Bertini  viginti  quatuor  mensuras  terre  in  Mykel- 
coutra,  in  parrochia  de  Coeka,  quas  idem  Jordanus  tenebat  in  feodo  a  domino  Hugone 

de  De  le  tes,  qui  erat  homo  meus  de  hac  eadem  terra ita  tamen  quod  dicta  ecclesia  in 

predicta  terra  villam  construere  non  valeat...  Actum  est  hoc  apud  Faukenberga,  in  curia 
mea,  anno  Domini  m°.c0.xc0.vii°.  Testes  magister  Arnoldus  monachus  Sancti  Bertini. 
Hugo  de  Deletes  miles.  Baldevinus  Garetier.  Adam  de  Faukenberga,  tune  ballivus  meus. 
Baldevinus  longus.  et  ceteri  de  Coeka  et  alii  plures. 

417. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXV,  f»  8.  —  T.  I,  n*  402,  p.  HO. 

1197.  —  Udo,  doyen  de  la  grande  église  et  archidiacre  de  Cologne, 
maître  R.,  recteur  des  Ecoles,  Her...,  chantre,  et  maître  D...,  chanoine  de  la 
même  église,  notifient  le  concordat  qu'ils  ont  fait  conclure  entre  les  religieuses 
de  Conigsdorp  et  le  représentant  des  deux  églises  de  Saint-Bertin  et  de  Saint- 
Orner,  dans  une  cause  litigieuse. 


183  LES  CHARTES 

Udo,  Dei  gratia,  Sancte  Coloniensis  ecdesie  major  (*)  decanus  et  archidiaconus  etc* 
Noverit  universitas  vestra  quod  cum  monasterium  beau  Bertini  et  ecclasia  Sancti  Audo- 
mari  discordarent  cum  monialibus  Conigsdorp  super  dampnis  et  molestiis  hinc  inde  illatis 
etc.  Actum  anno  Domini  m°.c°.  nonagesimo  septimo. 


418. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  400,  p.  573. 

1197,  environ  (d.  w.).  —  Baudouin,  doyen  de  l'église  de  Thérouanne, 
relate  les  dires  des  experts,  appelés  à  informer  sur  la  question  de  la  propriété 
d'un  marais  situé  entre  Arques  et  Saint-Bertin,  contradictoirement  réclamée 
par  l'abbaye  et  par  les  bourgeois  de  Saint-Omer  (272). 

Baldainus,  Morinensis  ecclesie  decanus,  omnibus  etc.  Noverit  universitas  vestra 
quod,  cum  burgenses  Sancti  Audomari  paludem  inter  Sanctum  Bertinum  et  Archas  ja- 
centem  quam  (**)  monachi  Sancti  Bertini  ad  jus  suum  pertinere  dicebant,  contra  volun- 
tatem  monachorum  ioderant,  accepti  sunt  inde  di  vis  ores,  ex  parte  ecclesie,  quinque  no- 
biles  viri,  scilicet  Arnulphus  Teruanensis  advocatus,  Johannes  dominus  de  Siningehem, 
Robertus  de  Kerseka,  Eustachius  de  Hanelines  et  Eustacbius  Canis  ;  ex  parte  burgensium, 
quinque  scabini  ;  et  appositus  est  ex  consensu  partium,  in  presentia  domini  Lamberti 
Morinensis  episcopi,  Eustachius  presbyter,  magister  Leprosorum  de  Sancto  Audomaro, 
ut  in  qua  major  pars  horum  consentirez  divisionis  sententia  tenenda  esset.  Constituta 
itaque  divisionis  die,  divisores  ecclesie  concorditer  sub  fidei  sacramento  dixerunt  totam 
paludem  illamde  jure  Sancti  Bertini  esse;  et  Arnulphus  advocatus,  qui  primo  locutus 
fuit,  hoc  addidit  in  confirmatione  verbi  sui  quod  pater  suus,  vir  in  omni  vita  sua  pro- 
batus  et  commendandus,  in  jam  decrepita  etate  ei  dixerat  quod  dominium  suum  ultra 
pontem,  qui  est  ubi  palus  incipit,  non  procederet,  et  monendo  et  rogando  ei  injunxerat 
ne  contra  Sanctum  Bertinum  dominum  suum  aliquid  interciperet.  Divisores  burgetisium 
e  contra  dixerunt  etc. 

Indiqué  dans  Cousseraaker,  n»  178. 

419. 

« 

Original  «celle.  —  T.  I,  n*  401,  p.  575. 

1 197,  environ  (d.  w.).  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainau  t,  mande 

* 

(♦)  MajorU. 
(*♦)  D.  W.  Quia. 


DE  SÀINT-BERTIN  183 

aux  mai  res  et  aux  écbevins  de  Saint-Omer  de  laisser  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
jouir  de  ses  privilèges  (273). 

Balduinus,  Flandrie  et  Hainonie  cornes,  dilectis  suis  majoribus  et  scabinis  de  Sancto 
Àudomaro,  salutem.  Mando  vobis  et  volo  ut  dilectum  meum  abbatem  Sancti  Bertini  per- 
mittatis  in  pace  babere  eandem  consueludinem  et  liber!  a  te  m  de  scabinis  suis  de  Insula, 
et  de  vino  et  aliis  mercatibus  vendendis  apud  Arke,  quam  habuit  tempore  avunculi  mei, 
bone  memorie,  comitis  Pbilippi. 


420. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n'  389,  p.  559. 

1198,  12  mars.  —  Pierre,  évêque  d'Arras,  et  Raoul,  archidiacre  d'Os- 
trevand,  prononcent  une  sentence  arbitrale  qui  met  fin  au  litige,  pendant  entre 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  Pévêque  de  Tournai,  relativement  à  Fautel  de 
Iichtervelde. 

Àctum  apud  Duacum,  anno  Dominice  incarnationis  millesimo  centesimo  nonagesime 
septimo,  nu  idus  martik 

Imprimé  dan«4*Hoop,  n»  33,  p.  ». 

'  Deux  sceaux,  l'un  ogival  :  voyez  Douët  d'Areq,  n*6459;  l'autre  aussi  ogival,  H.  62  mm.,  L.  40,  diacre 
en  tunique,  tenant  à  droite  une  palme,  à  gauche  un  livre  :  8.  radulfi  ostbbvands  abchidiaconi  ;  contresceau 
rend,  20  mm.,  buste  de  face  :  sbcbbtvm  (PI.  VII,  n#  128). 


421. 

Original  scellé.  .—  T.  I,  n*  405,  p.  579; 

1198,  12  mars.  —  Etienne,  évêque  de  Tournai,  donne  son  adhésion  à 
la  sentence  qui  précède. 

Àctum  Duaci,  anno  Dominice  incarnationis  millesimo  centesimo  nonagesimo  octavo, 
iv  idus  martii. 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n«  34,  p.  33. 

Sceau  ogival,  H.  75  mm.,  L.  48,  évêque  debout,  mitre,  crosse,  bénissant  :  4-  sioill.  stbphani  tornac. 
arocopt.  V.  Douet  d'Areq,  n*69ôl.  —  Deuxième  sceau,  ogival,  70  mm.,  L.  45,  vierge  debout,  couronnée,  te- 
nant à  droite  un  sceptre,  à  gauche  une  fleur  :  signvm  ses  marif  tobnacbnsis  bcclbsib  (P\.  VII,  n*  129).  C'est 
le  type  donné  par  Demay,  Flandre,  n*  6084  ;  mais  sans  le  contreseeaa. 


184  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.   I,  n*  406,  p.  582. 

1198,  2  avril.  —  Arnoul,  doyen  de  l'église  de  Tournai,  notifie  la  décision 
contenue  en  l'acte  ci-dessus  n«  421. 

Actum  anno  Domini  m0.c0.xc0.yiii°,  in  ebdomada  paschali,  apud  Toraacum,  quarto 
nonas  aprilis,  régnante  in  Francia  Philippo  glorioso  rege  secundo. 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n«  35,  p.  35. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n«  403,  p.  577. 

1 198,  1er  juin.  —  La  reine  Mathilde,  comtesse  de  Flandre,  ratifie  la  dona- 
tion de  la  forêt  de  Wulverdinghe  (274). 

Quoniam  post  banc  vitam  etc.  Eapropter,  ego  Mathildis  regina,  Flandrie  comitissa, 
indempnitati  ecclesiarum  precavere  volens,  ne  scilicet  occasione  dotalicii  mei  aliquod  eis 
impedimentum  vel  dampnum  provenire  in  posterum  posset,  notum  fieri  volo  tam  pre- 
sentibus  quam  futuris  quod  partem  nemoris  de  Vulverdinga  quam  karissimus  dominus 
et  maritus  meus,  dulcis  memorie,  Philippus,  Flandrie  et  Viromannie  quondam  cornes, 
Jherosolimam  proficiscens,  Balduino  de  Haveskerka,  sicut  ipse  dicebat,  in  feodum  de- 
derat....  concedo....  et  coniirmo  coram  istis  testibus,  videlicet  raagistro  Everardo.  Gil- 
leberto  de  Sigeri  cape  lia.  Herberto  de  Vulvringkem.  Philippo  de  Anstaing.  Hugone  Mol. 
Actum  Furnis,  anno  Domini  M°.c°.xcviii,  kalendis  junii. 

Indiqué  dans  Vredius,  1. 1,  p.  191.  Cf.  Coussemaker,  n°  423. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXXVI,  f«  96  v».  —  T.  I,  supp.,  n*  10,  p.  21. 

1198,  environ  (*).  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  renou- 
velle et  confirme  l'acte  ci-dessus  n<>  265. 

Signum  Balduini  comitis  de  Ghines  etc. 

Indiqué  par  Du  Chesne,  Maison  de  Gaines,  preuves,  p.  129.  Cf.  Giry,  Hist.  de  lav.de  St-Omer,  pièce  XXVI,  p.  400. 
(*)  D.  W.  date  de  1200. 


-* 


DE  SAINT-BERTIN  185 


► 


Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  n»  404,  p.  578. 

1199,  15  janvier.  —  Le  pape  Innocent  III  écrit  à  Pévêquedes  Morins  et 
au  doyen  de  son  église,  pour  les  charger  d'examiner  et  déjuger  le  différend  qui 
■existe  entre  l'abbé  de  Saint-Bertin  et  les  bourgeois  de  Saint-Omer,  touchant 
la  possession  d'un  marais. 

Innocentius  etc.  venerabili  fratri..  episcopo  et  dilecto  filio  ..  decano  Morinensi 
-etc.  Causam  que  vertitur  inter  dilectos  filios  ..  abbatem  et  monachos  sancti  Bertini  ex 
una  parte,  et  burgenses  sancti  Audomari  ex  altéra,  super  quadam  palude  que  ad  pre- 
fatam  ecclesiam  Sancti  Bertini  de  jure  proponitur  pertinere,  super  qua  testes  ex  parte 
ipsius  monasterii  producti  et  recepti  fuerunt,  quam  dicti  burgenses  se  occasione  cujus- 
dam  cambii  possidere  proponunt,  vestro  cormnittimus  examini  fine  debito  terminandam. 
Ideoque  etc.  Datum  Laterani,  xvm  kalendas  februarii,  pontiûcatus  nostri  anno  primo. 

426. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  {•  66  ▼•.  —  T.  I,  n*  407,  p.  £83. 

1199,  9  avril.  —  Le  même  pape  confirme  par  un  privilège  consistorial  les 
biens  et  les  prérogatives  de  Saint-Bertin  (275). 

Imprimé  dans  Migne,  Opéra  Innoc.  III,  t.  I,  col.  577,  et  IV,  col.  40,  d'après  Baluze. 

427. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  I,  na  408,  p.  590. 

1199,  14  mai.  —  Le  même  pape  écrit  aux  bourgeois  de  Saint-Omer  pour 
les  inviter  à  donner  satisfaction  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  universis  burgensibus  Sancti  Audomari  etc.  Excusari 
non  potestis  a  culpa  si,  scientes  eos  Dei  offensam  incurrere  qui  Ecclesiam  ejus  impu- 
çnant,  ab  ejus  non  ducitis  persecutioue  cessandum  quam  potius  tenemini  defendere. 
Hinc  est,  cum  ecclesie  Sancti  Bertini  dicamini  multipliées  injurias  intulisse,  universi- 
latem  veslram  rogamus  attentius  ac  inonemus  atque  in  remissionem  vobis  injungimus 
peccatorum  quatinus,  ab  injuriis  hujusmodi  penitus  desistentés,  super  hiis  in  quibus  tam 
ecclesiam  memoratam  quam  Deum  in  ipsa  graviter  oiïendistis,  satisfacere  nullatenus 
differatis.  Datum  Laterani,  h  idus  maii,  pontiûcatus  nostri  anno  secundo. 

24 


V 


«  *£■ . 


J-.L 


186  LES  CHARTES 


Original  subplumbo.  —  T.  I,  n»   109,  p    50!. 

1 1 99,  20  mai.  —  Le  même  pape  autorise  l'abbé  de  Saint-Bertin  à  retirer 
aux  laïques  et  aux  séculiers  les  prébendes  de  son  monastère  qui  pourraient 
leur  avoir  été  antérieurement  concédées. 

Innocenlius  etc.  dilectofilio ..  abbati  Sancti  Bertini  etc.  Cum  indignum  videaturetabso- 
num  ut,  que  ad  sustentationem  eorum  qui  Deo  in  ecclesia  tua  deserviunt  a  fidelibus  sunt 
collata,  in  usus  alios  transferantur,  nos  quia  eandem  ecclesiam  in  prebendis  monacha* 
libus,  quas  tam  clerici  quam  laici  ei  prorsus  inutiles  in  ipsa  percipiunt,  plurimum  au- 
divimus  aggravatam,  tîbi  et  ecclesie  ipsi  duximus  in  boc  paterna  sollicitudine  providen- 
dum  ;  unde  plenam  tibi  auctoritate  Apostolica  concedimus  facultatem  ut  prebendas  illas 
possis  légitime  revocare,  et  que  in  usus  extraordinarios  taliter  deducuntur,  monachorum 
tuorum  usibus  applicare.  Datum  Laterani,  xm  kalendas  junii,  pontificatus  nostri  anno 
secundo. 


429. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  411,  p.  503. 

1199. —  Lambert,  évêque  des  Morins,  termine  le  différend  qui  existait 
entre  l'abbé  de  Saint-Bertin  et  le  curé  de  Steenkerke,  au  sujet  de  la  dîme 
d'Avecappelle  (276). 

Imprimé  dans  d'Hoop.  n*  36,  p.  35.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  481. 

430. 

Original  :  celle.  —  T.  I,  n*  110,  p.  502. 

1 199,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  prélat  notifie  que  Guillaume  de  Bilque 
a  engagé  entre  les  mains  de  l'abbé  de  Saint-Bertin,  pour  trente-cinq  marcs- 
d'argent,  un  comitatus  et  des  rentes  qu'il  possédait  à  Quelmes. 

Notum  facio  quod  Willelmus  vavassor  de  Billech...  comitatum  cum  redditibus  quos 
habet  in  parrochia  de  Kelmes  pignore  obligavit  etc. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  4&. 


■.-«• 


DE  SA.INT-BERTIN  187 


jIUJJ^,    CÏ.J.  <**  ^T 


A 


431. 

Original  non  scellé.  —  T.  I,  n*  412,  p.  501. 


1 199,  environ  (d.  w.).  —  Le  même  prélat  notifie  le  dire  du  curé  de  Sainte- 
Margucritc,  départageant  l'opinion  des  arbitres,  "sur  la  délimitation  du  marais 
en  litige  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  bourgeois  deSaint-Omer  (277). 

Lambertus  etc Eustachius,  presbyter  Sancte  Marie  Magdalene,  appositus  arbiter 

undecimus,  a  nobis  virtute  sancte  obedientie  adjuralus,  dixit  quod  audierat  dici  commu- 
nem  pascuam  burgensium  extentam  fuisse  usque  ad  fontem  Sancti  Audomari,  ex  occi- 
dentali  parte  strate  ;  ex  parte  vero  orienlali,  paludem  Sancti  Bertini  fuisse  propriam 
usque  Havekersbrighe  ;  et  cum  dissentio  non  modica  frequentius  oriretur  inter  pastores 
burgensium  et  homines  de  Arkes,  usque  ad  sanguinis  effusionem,  concambium  iactum 
fuisse  inter  ecclesiam  Sancli  Bertini  et  burgenses,  tempore  domini  Leonii  abbatis,  ita 
quod  burgensibus  data  est  pastura  usque  ad  ghotam  in  palude  Sancti  Bertini,  et  Sancto 
Bertino  data  est  terra  que  tune  fuit  in  proprietatem,  usque  ad  fontem  Sancti  Audomari  ; 
et  sic  ad  oculum  facta  fuit  divisio  a  fonte  ad  turrim  ecclesie  de  Bueschure.  Inde  est  quod 
nos  tantummodo  quod  vidiraus  et  audivimus,  boc  testamur. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  721.  —  T.  I,  n*  413,  p.  596. 


1200,  juillet.  —  Pierre,  évêque  d'Arras,  et  R.,  archidiacre,  confirment  par 
Fautoritédu  Souverain-Pontife  un  compromis  contenu  dans  des  lettres  de  l'abbé 
de  Saint-Bertin  et  de  celui  de  La  Capelle,  concernant  la  dîme  des  harengs  à 
Calais  et  à  Marck. 

P.  divina  patientia  Atlrebatensis  Ecclesiae  humilis  minister,  et  R.  archidiaconus, 
omnibus  ad  quos  presentis  scripti  noticia  pervenerit,  in  Domino  salutem.  Noverit  uni- 
versitas  vestra  quod,  inspecto  tenore  litterarum  sigillis  S.  Bertini  et  de  Capella  abbatum 
signatarum,  de  compositione  videlicet  facta  super  decimis  allecium  inter  eundem  abba- 
tem  S.  Bertini  et  homines  suos  de  Calays  et  homines  de  Merch,  quicquid  in  ipsis  lit  te  ri  s 
continetur  gratum  pariter  et  ratum  habentes,  auctoritate  domini  Pape,  cujus  vices  in 
hoc  negocio  gerebamus,  confirmavimus,  et  ad  habundantiorem  cautelam  sigillis  noslris 
communivimus.  Actum  annoVerbi  incarnati  millesimo  ducentesimo,  mense  julio. 


"  ■'; 


:*  *>■ 


188  LES  CHARTES 


D'après  la  copie  dans  le  même  ms  724.  —  T.  I,  n«  414,  p.  £96. 

1200,  1er  août.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  deHainaut,  homologue 
l'accord  intervenu  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  les  bourgeois  de  Saint- 
Orner,  au  sujet  des  pâturages  nommés  Zwinart  (278). 

Imprimé  dans  Giry,  Hist.  de  la  ville  de  Saint-Omer,  pièces  justificatives,  n*  XXVIII,  p.  402. 


Original  scellé.  —  T.  I,  no  415,  p.  597. 

1 200.  —  Le  même  comte  écrit  à  son  chancelier,  ainsi  qu'à  ses  châtelains 
de  Saint-Omer  et  de  Lille,  pour  leur  recommander  de  ne  pas  permettre  aux 
moines  de  Clairmarais  de  construire  aucun  moulin,  au  préjudice  des  religieux 
de  Saint-Bertin. 

Baldevinus  Flandrie  et  Hanonie  cornes  etc.  Quoniam  ex  concessa  mihi  a  Domino 
potestate,  a  quo  omnis  potestas  tribuitur,  jura  et  libellâtes  ecclesiarum  in  nostra  potes- 
tate  consistentium  manutenere  teneor  et  defendere  contra  temeritates  et  violentias  ma- 
lignorum  ;  mando  vobis  et  firmiter  precipio  quatinus,  non  obslante  aliquo  privilégia 
quod  abbas  et  conventus  de  Claromarisco  a  me  vel  aliquo  predecessorum  meorum  super 
construendis  molendinis  impetrasse  dicuntur,  libertates  et  immunitates  antiquas  et  jura 
ecclesie  Sancti  Bertini  et  privilégia  faciatis  inviolabiliter  observari  et  viriliter  defendatis, 
precipue  cum,  sicut  inspexi  in  privilegiis  eorumdem,  nullus  inter  Arkes  et  Loddîc  et 
Graveninges,  absque  ecclesie  Sancti  Bertini  speciali  licentia,  possit  vel  debeat  construere 
molendinum,  quod  in  ejusdem  ecclesie  prejudicium  cederet  et  gravamen.  Datum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo. 

Indiquéjdans  Vredros,  t.  I,  p.  189. 


Original  scellé.  —  T.  I,  n*  416,  p.  599. 


1 200.  —  Baudouin,  comte  de  Guînes,  notifie  la  reconnaissance  qui  a  été 
faite  des  parties  de  la  forêt  de  ce  nom  qui  appartiennent  aux  abbayes  de  Saint- 


i 


ij 


DE  SA.INT-BERTIN  189 

Bertin  et  de  Licques,  concurremment  à  celle  qui  est  restée  la  propriété  de  sa 
maison. 

Imprimé  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Gu(nes,  preuves,  p.  131. 

Suppléez  la  lacune  qui  suit  V  etc.  de  la  ligne  10,  après  molendinum,  jusqu'à  Vénon- 
dation  des  noms  des  témoins  :  Ita  quod  eadem  via  satis  recta  divisione  per  septentrionalem 
partem  sabalonarie  que  est  in  nemore  dirigitur,  per  quam  nemora  predicta  in  fut  ara  m  di- 
visa esse  cognoscantur  ;  et  quia  nemus  Sancti  Bertin i  in  tribus  locis  divisumjacebat,  et  usque 
ad  illud  tempus  parum  manifeste  utilitatis  alicui  exinde  provenerat,  sed  se  m  per  wastine 
fuerant  et  ad  hue  erant,  communi  consensu  tam  ego  quam  abbas  Sancti  Bertini  in  hoc  conve- 
nimus  quod  partem  iJJam  nemoris  que  ex  occidental  i  parte  Enapesart  jacet,  hospites  S.  Ber- 
tini ville  de  Audenfort  ad  usuarium  habebuut  ab  Ecclesia  tenendam  ;  hospites  vero  ejusdem 
sancti  ville  de  Clarkes,  quia  pauciores  erant.  similiter  ad  usuarium  xviii  mensuras  prope 
villam  suam  nihilominus  habebunt;  partem  vero  illam  ubi  nova  via  in  Enapesart  incipit 
versus  orientem  et  iterum  versus  septentrionem,  sicut  certis  limitibus  est  distincta  circiter 
centum  et  très  mensuras  continens,  ecclesia  sancti  Bertini  ad  opus  suum  perpetuo  liberam 
habebit  et  per  proprium  forestarium,  prout  ei  placuerit,  mea  auctoritate  defendet  et  custu- 
diet,  ea  lege,  si  quis  ibi  reus  deprehensus  fuerit,  ab  eo  accipienda  que  in  custodia  nemorum 
meorum  accipi  soi  et,  salvo  tamen  jure  coraitatus  in  omnibus  mihi  et  heredibus  meis.  Reli- 
quam  vero  partem  ego  ab  ecclesia  sancti  Bertini  sub  trecensu  xii  denariorum  apud  Scales  de 
redditu  meo  accipiendorum  tenebo,  et  per  hoc  eidem  ecclesie  nemus  suum  in  pace  tenen- 
dum  warandizare  debebo.  Hoc  etiam  in  conventioneadditum  est  quod  nec  ecclesie,  nec  mihi, 
nec  hominibus,  nemora  eadem  estirpare  licebit  ;  sed  homines  portionem  sibi  assignatam 
habeant  ad  usuarium,  ecclesia  suam  partem  ad  vendendum  et  ad  opufc  suum  succidendum  et 
custodiendum,  et  ego  meam  similiter  ;  et  quia  predictus  B.  filius  meus  terras  censuales 
Sancti  Bertini  contra  voluntatem  abbatis  et  conventus  emerat  et  invadiaverat,  me  fidejus- 
sorem  erga  ecclesiam  eandem  constituo  quod  de  cetero  nullam  ad  ecclesiam  pertinentem 
terra  m  émet  vel  invadiabit,  contra  voluntatem  ejus  ;  et  si  emerit,  quod  utinam  non  contingat, 
hoc  emendari  faciam  ;  et  quod  censum  earum  terrant  m  quas  nunc  émit,  consuetudine  et  lege 
censuariorum  de  Cosborna  intègre  et  pacifiée  ecclesie  persolvet  ;  quod  si  non  fecerit,  ego  et 
hères  meus  obligatione  hujus  carte  censum  eumdem  sepedicte  ecclesie  persolvi  iacere  debe- 
mus.  Auctoritate  etiam  hujus  scripti  omnibus  hospitibus  Sancti  Bertini  ne  ad  molendinum 
B.  sepedicti  filii  mei  veniant  interdico,  et  quod  non  venient  vel  venire  debebunt  me  fidejus- 
sorem  constituo  ;  et  ut  predicta  omnia  perpetuo  arma  maneant  et  inconvulsa,  presentem  pa- 
ginam  sigilli  mei  auctoritate  confirme  Hujus  rei  testes  etc. 


1/ 


Sceau  rond,  72  mm.,  type  équestre,  avec  contresceau  rond,  50  mm  .  gravés  dans  Du  Chesne,  ibid..  p. 
intaille  d'Hercule,  au  contresceau,  est  plus  petite  de  dimension  (PI.  VII,  n*  1*30),  et  mieux  dessinée. 


131. 


436. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n*  417,  p.  COI. 

1 200,  environ*(D.  w.).  —  Guillaume,  roi  d'Ecosse,  signe  une  donation  en 
fitveor  de  l'église  de  Kinlos. 

Wîllelmus,  Dei  gratia,  Scottorum  rex,  episcopis,  abbatibus,  comitibus,  baronibus, 
justicife,  vice  comitibus,  prepositis,  ministris  et  omnibus  probis  hominibus  tocius  terre 
sue  clericis  et  laicis,  salutem.  Sciant  présentes  et  futuri  me  dédisse  et  concessisse,  et  bac 
carta  mea  confirmasse  Deo  et  ecclesie  sancte  Marie  de  Kinlos  et  monachis  ibidem  Deo 
servientibus  Stradhilifus,  per  rectas  divisas  suas  et  cum  omnibus  justis  perlinentiis  suis, 


\ 


190  LES  CHARTES 

tenendum  in  liberam  et  perpetuam  elemosinam,  in  boscho  et  piano  etc.  Testibus  R. 
episcopo  Marau..?  (*).  J.  episcopo  deCaten...  (**).  R.  episcopo  Rosens..  (***).  H.  cancel- 
lario  meo.  Ric[ardo]  de  Prebenda  clerico  meo.  Comitibus  patrie  :  comité  Dunec..(?). 
comité  Gilleberto.  Willelmo  de  Morvill..  cons[tabulario].  Roberto  de  Quinci.  Philippo  de 
Valon[ia]  camerario  (****).  Willelmo  fil|io]  Fresek..  Willelmo  Cumin.  Willelmo  de  Haia. 
Johanne  de  Hasting.  Hugone  et  Willelmo  filiis  Willelmi  de  Fresek..  DD.  de  Haia.  Ro- 
g[ero]  de  Mortem[er].  Philippo  de  Lundino.  Waltero  Murdac.  Herberto  marescallo. 
Apud  Vergin  (?),  ultimo  die  julii. 

N.  B.  Cette  pièce  est  copiée  d'une  manière  peu  satisfaisante.  Elle  est  datée  du  31  juillet  et  scellée  du 
grand  sceau  royal,  rond.  77  mm.,  à  deux  faces  *  1*,  le  roi  assis,  couronné,  tenant  le  sceptre  et  la  boule  du 
monde  :  willelmvs.  deo.  rectore.  hkx.  scottoevm  ;  2*,  type  équestre,  même  légende  (PL  VII,  n*  181).  — 
Guillaume,  dit  le  Lion,  roi  d'Ecosse  a  régné  de  1165  à  1214. 

437. 

Original  «celle.  —  T.  I,  n'  288,  p.  411. 

1 191-1200.  —  Fodbert,  fils  de  Jean  de  Douvres,  notifie  que  Hugues  de 
Douvres,  son  grand-oncle,  a  donné  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  l'église  de 
Chilham.  Il  vidime  et  confirme  l'acte  de  cette  donation  (201). 

Uni  ver  sis  Christi  fidelibus  ad  quos  presens  carta  pervenerit,  Fobertus,  filius  Johan- 
nis  de  Do  ver  a,  salutem.  Noverit  universitas  vestra  quod  Hugo  de  Dovra,  avunculus  patris 
mei,  dédit  ecclesiam  de  Chili eham  abbati  et  monachis  Sancti  Bertini  etc....  Predictam 
donationem  predecessoris  mei  sicut  legitimus  hères  ratam  habeo  et  presenli  carta  et 
sigilli  mei  appensione  confirmo,  hiis  testibus  :  Gaufrido,  priore  Cantuariensi.  Magistro 
Henrico  de  Chastellis  tune  archidiacono  Cantuariensi.  Magistro  Everardo  vice  archidia- 
cono.  Radulto  de  Haslinges  (*****).  Ricardo  filio  Radulfi.  Manasserio  de  Hastinges.  Johanne  de 
Suilinghoude.  Willelmo  de  Ilugham.  Petro  de  Chilleham.  Johanne  de  Herste.  Stephano 
de  Ultrasture.  Helto  Fauci  11...  (******).  Ricardo  juvene.  Willelmo  filio  Radulfi  de  Haslinges. 
Willelmo  de  Dudintuna.  Simone  clerico  de  Wendene  et  Gaufrido  fratre  ejus. 

Publié  par  extraits,  avec  le  dessin  du  sceau,  dans  YArchceol^gia  Cantiana,  vol.  IV,  pp.  313,  214.  Le  poisson  qui  y 
est  représenté  est  le  brochet,  armes  parlantes  de  la  famille  du  donateur,  dont  le  nom  primitif,  Lucy,  latin  Lucius,  est  rap- 
pelé de  cette  manière.   Voyez  Philipott,  ViUék'û  Cantianum,  1659,  in-f%  p.  115. 

N.  B.  Les  dates  sont  celles  de  la  promotion  de  Gaufride  à  la  dignité  de  prieur  de  Christ  Church  (10  mai 
1191,  d'après  Gervais  de  Cantorbéry.  édition  de  M.  W.  Stubbs,  dans  les  Rerum  medii  œvi  srriptores,  pu- 
bliés par  le  gouvernement  anglais;  et  la  dernière  année  des  fonctions  d'archidiacre  d'Henri  de  Chastillon  (1200 


(•)  P.  e.  Afwtlacensi  (Aberdeen). 

(**)  Cathanessia  (Cathnes). 

(•••)  Rossensi  (Ross). 

(•*••)  D.  W.  Camar. 

(***•*)  Plus  probablement,  ici  comme  plus  bas,  Hastinges. 

(♦♦•••*)  Le  mot  est  incomplet.  Je  trouve  néanmoins  un  Hugo  FaciU,  dans  une  charte  de  Monkt  Horton  priory,  de 
l'an  1163  (Arch.  Cant.,  t.  X,  p.  273,  n«  ?). 


DE  SAINT-BERTIN  191 

environ).  Cité  dans  Rymer,  dés  le  1  avril  1195  (t.  I,  p.  29),  on  le  rencontre  plusieurs  fois  en  1196  et  1198  dans 
les  Rpistolçe  Cantuarienses,  faisant  partie  des  Mémorial  s  of  Richard  I,  t.  I,  pp.  439,  440,  44b,  t.  II,  p.  549, 
jusqu  au  mois  d'octobre  de  l'an  1200  (t.  I,  p.  511).  Le  vice  archidiacre  Everard  se  révèle  aussi,  en  janvier  1199, 
dans  le  F ifth  Report  ofthe  Royal  commission  on  historical  manuscripts,  publié  en  lrtltf,  in-f*,  p.  467. 
Les  Fasti  ecctesiœ  Anglicanœ  de  J.  Le  Sève  (in-f*,  Londres,  1716,  t.  I,  p.  11)  ne  donnent  Henri  de  Castil- 
lion  que  pour  l'an  1199,  mais  semblent  prolonger  son  exercice  jusqu'à  l'avènement  de  Henri  de  Sanford,  en  1202. 
D.  W.  date  de  1180. 

Sceau  rond  de  50  mm.,  à  l'écu  échiquetê  de  cinq  tires,  chargé  d'un  poisson  posé  en  pal,  brochant  sur  le 

tOUt  :  -|-   SIOILLVM  FOLBERTI   DE  DOVRB  (PI.   V,    n*  97). 


438 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  305,  p.   132. 

1200,  environ.  —  Fodbert  de  Douvres  reconnaît  que  les  moines 
de  Saint-Bertin  ne  sont  pas  obligés  de  lui  vendre  leur  blé  de  Chilham,  à  moins 
qu'ils  n'y  trouvent  leur  avantage  (209). 

Omnibus  Christi  fldelibus  ad  quos  presens  scriptum  pervenerit,  Fobertus  de  Dovre, 
salulemin  Domino.  Quia  nolo  quod  dilecti  fratres  mei  et  amici,  monachi  Sancti  Bertini, 
aiiquod  dispendium  sui  juris  patianlur  occasione  liberalitatis  et  gratie  quam  aliquando 
erga  eos  inveni,  universitati  vestre  notumesse  cupio  quod,  licet  inter  me  et  dictos  mo- 
nachos  aliquando  convenerit  de  biado  ipsorum  emendo  apud  Chileham,  me  nichil  juris 
vel  auctoritatis  in  illa  emptione  habuisse  vel  habere,  nec  iilos  magis  teneri  illud  mibi  ven- 
dere  quam  alii,  nisi  majorem  gratiam  quam  alii  erga  illos  in  illa  emptione  potero  in- 
venire;  et  ne  illud  postçris  venire  possit  in  dubium,  hac  carta  mea  testificor  me  nichil 
in  illis  decimis,   nisi  de  gratia,  exigere. 

Imprimé  par  extraits  dans  YArchœologia  Cantiana,  vol.  IV,  p.  215. 

N.  B.  Cette  pièce,  qui  est  san»  date,  est  classé*»  ici  par  analogie  avec  la  précédente.  D.  W.  date  de  1 183. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n°  1,  p.  1. 

1201,  janvier.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  déclare  per- 
mettre à  ses  vassaux  des  deux  sexes  de  passer  librement  dans  l'avouerie  de 
l'église  de  Saint-Bertin,  et  il  s'engage  à  les  défendre  contre  tout  agresseur  ou 
malfaiteur  que  ce  puisse  être  (281). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  37,  p.  37,  sons  la  date  erronée  de  120?.  V.  Wautera,  t.  III,  pp.  16f  et  661  ;  Malbrancq» 
t.  III,  p.  370. 

Sceau  rond  (p.  2):  Demay,  Artois,  a*  52. 


192  LES  CHARTES 


440. 

Original  soelJé.  —  T.  II,  n»  2,  p.  2. 

1201,  avril.  —  Le  prévôt,  le  doyen  et  le  chantre  d'Arras,  décident,  en 
qualité  de  commissaires  apostoliques,  que  la  dîme  des  sarts  d'Annezin  doit 
être  transportée  ad  atrium  ecclesie,  pour  y  être  partagée  entre  les  ayants- 
droits  (282).  ■    »■     . 

Amalricus  prepositus,  Johannes  decanus,  Balduinus  cantor  Atrebatensis,  omnibus 
quos  présentent  paginam  videre  contigerit,  in  Domino  salutem.  Noverit  universitas  ves- 
tra  quod,  cum  auctoritate  Apostolica,  sublato  appellalionis  remedio,  nobis  facta  esset 
commissio  super  causa  de  comportando  decimam  sartorum  ad  atrium  ecclesie  de  Anesin, 
cujus  nomine  colligitur,  ibidem  inter  comparticipes  dividendam,  quae  inter  canonicos 
Betuniae  ex  una  parte  vertebatur,  et  presbyterum  de  Anesin  ex  altéra  ;  exceptionibus  ad 
evacuandum  autenticis  minus  efficacibus  evacuatis,  per  interlocutoriam  tandem  lite  con- 
testata  per  multos  dies,  auditis  et  cognitis  allegationibus  parti  um,  misso  uno  ex  cano- 
nicis  cum  litteris  capituli  de  ratihabitione  nobis  exhibitis,  appellationem  elisam  senten- 
tialiter  a  prime  propositionis  initio  innovate  et  postea  recedente  contumaciter,  de  pru- 
dentum  et  jurisperitorum  consilio,  tum  quia  ita  diiïinit  in  Atrebatensi  diochesi  sententia 
synodalis,  tum  quia  alia  décima,  quae  caput  est  dotis  ecclesie  de  Anesin,  a  quo  non  decet 
membra  discedere,  ibidem  dividenda  comportatur  ad  atrium,  tum  quia  omnem  deciraa- 
tionem  in  horreum  Domini  inferri  preceptum  est  Dominicum,  diffinitive  pronunciavimus 
decimam  sartorum  debere  ad  atrium  ecclesie,  cujus  nomine  colligitur,  comportari,  ibi- 
dem inter  comparticipes  dividendam.  Actum  anno  Verbi  incarnati  millesimo  cc°.i°,  mense 
aprili,  sub  bis  testibus  :  Reinero  (*)  decano  de  Hosdeign.  Roberto  presbytero  de  Divion. 
Ebrardo  capellano.  magistro  Johanne  Anglico. 

Sceau  ogival  (p.  3)  du  prévôt  Araaury .  H.  62  mm.,  L.  43,  ange  debout,  contourné,  tenant  de  la  main  gau- 
che un  sceptre  fleurdelysé  :  -(-  s.  amalkici  atrkbatbnsis  prkpositi  ;  —  Sceau  ogival  du  doyen  Jean,  (Deznay, 
Flandre,  n'  6143)  ;  —  Sceau  ogival  du  chantre  Baudouin,  H.  50  mm.,  L.  32  mm.,  prêtre,  de  face,  à  mi-corps» 
tenant  de  la  aÉhk  droite  un  bâton  à  pomme,  de  la  gauche  un  livre  fermé  :  -J-  baldbvinys  cantor  atibbatiksis. 

441. 

Original  sub  plumoo.  —  T.  II,  n*  3,  p.  3. 

1201,  Il  juillet.  — Le  pape  Innocent  III  ordonne  au  doyen  et  â  l'archi- 
diacre d'Amiens  de  faire  exécuter  la  sentence  d'excommunication  qui  avait  été 

(*)  D.  W   Remo  avec  un  signe  d'abréviation. 


DE  SAINT-BERTIN  193 

prononcée  contre  les  bourgeois  de  Saint-Omer,  coupables  d'avoir  usurpé  des 
eaux  et  des  marais  appartenant  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (283). 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc.  III opp.,  t.  III,  col.  80,  d'après  Bréquigny  et  La  Porta  du  Theil.  Potthast,  n»  1422. 


442. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  6,  p.  5. 

1201,  17  juillet.  —  Raoul,  archidiacre,  et  Jean,  doyen  de  l'église  d'Arras, 
agissant  en  qualité  de  commissaires  nommés  par  Octavien,  évêque  d'Ostie  et 
de  Velletri,  légat  du  Siège  Apostolique,  notifient  le  jugement  qu'ils  ont  pro- 
noncé contre  le  châtelain  de  Coucy,  au  sujet  du  droit  qu'il  prétendait  avoir  sur 
ravouerie  du  village  de  Caumont  (285). 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  primo,  sexto  decimo  kalendas  au- 
gusti. 

Castellanum  de  Cochi.  .  villa  Cal  mont...  "Ivardi  presbyteri  deCaaun[T]  etc.  . 

443. 

Original  sellé  (archivas  de  Sa  ni-Pry).   —  T.  II,  n«  4,  p.  4. 

1201,  juillet.  —  Raoul,  archidiacre  d'Arras,  notifie  que  Jean,  fils  de  Gré- 
bert  et  curé  de  Nœux,  a  vendu  à  l'église  de  Saint-Pry  la  mairie  dudit  lieu 
<284). 

Radulphus,  divina  permission e,  Atrebatensis  archidiaconus,  omnibus  quibus  litteras 
istas  videre  contigerit,  in  Domino  salutem.  Noverit  universitas  vestra  quod  Johannes, 
quondam  filius  Greberti,  presbyter  de  Nueu,  coram  nobis  Attrebati  consiitutus,  reco- 
gnovit  quod  ipse  majoratum  ac  terram  quam  tenebat  de  ecclesia  Sancti  Prejecti  Be- 
thuniensis,  in  territorio  de  Neu  jacentem  et  in  jure  hereditario  pertinentem  ad  ipsum, 
dicte  ecclesie  vendidit  et  coram  scabinis  et  hospitibus  Sancti  Prejecti  ac  multis  aliis  pe- 
nitus  werpivit  et  concessit,  libère  ac  pacifiée  de  cetero  possidendam.  Recognovit  etiam  in 
presentia  nostra  quod  ipse  eundem  majoratum  ac  terram,  secundum  consuetudinem  Pa- 
trie, obtulit  in  plena  ecciesia  de  Neu  parenlibus  suis,  ut  si  quis  vellet  eam  habere  per 
emptionera,  eam  emeret  prius  quam  majoratum  ipsum  ac  terram  aliquis  extraneus  occu- 
paret.  Ad  hec,  idem  presbyter  promisit  coram  nobis  quod  factam  venditionem  ac  con- 
cessioncm  ulterius  bona  fide  servaret,  nec  dictam  ecclesiam  Sancti  Prejecti  super  pre- 
■dictis  de  cetero  aliquatenus  per  se  vel  per  alium  molestaret.  Ut  igitur  quod  in  presentia 
nostra  recognitum  est  (irmiter  observetur,  ad  petilionem  utriusque  partis  presens  scriptum 


*9,4  LES  CHARTJES 

çpnscribi  et  sigilli  nostri  fecimus  munimine  roborari.  Actum  anno  Dominice  Incarnatio- 
nis  millésime*  ducentesimo  primo,  mense  julio. 

Sceau  ogival  (p.  5)  de  l'archidiacre  Raoul  ;  Voy.  Demay,  Flandre,  n*  6095.  —  Contresceau  ogival,  H. 
29  mm.,  L.  23  mm.,  oiseau  essorant  :  -|-  cvstos  seceeti. 


444. 


:«■ 


.   'tliï 


Original  scellé.  —  T.  II,  no  5,  p.  5.  "'  ■ni'''  Ui 

I      ■     «■    Hil'/îj    î'i 

1201,  14  octobre.  —  Les  abbés  de  Vaucelle,  de  Loos  et  d'Apcfyin  notifient 
le  désistement  du  châtelain  de  Coucy,  de  ses  prétentions  sur  Tavouerie  de 
Caumont  (286). 

Gobertus  de  Valchellis.  Symon  de  Laude,  Adam  Aquicincîi,  Dei  gratia,  abbates,  obë- 
nibus  presentem  paginam  inspectons,  salutem  in  Domino.  NoveHt  univeratas  vestra 
quod  Guido,  castellanus  de  Cochi,  coram  nobis  recognovit  quod  ipse  et  Martellus  (*)  de 
Abeicort,  bomo  suus,  toti  calumpnie,  quam  super  advocatione  ville  sanctorum  Bertini  et 
Audomari  Calmunt  moverant,  abrenunciaverunt,  et  si  aliquid  juris  prederessorfes  eorum 
in  eadem  advocatione  habuerunt,  vel  ipsi  babere  deberent,  totum  hoc  ecclesiis  predicto- 
rum  sanctorum  in  elemosinam  dederint.  Rogati  igitur  a  Johanne,  abbate  Sancti  Bertini,, 
onines  qui  de  cetero  super  hac  re  questionem  movebunt  adversus  jamdictas  ecclesias 
excommunicavimus,  nisi  resipuerint  ;  et  bec  quia  in  presentia  nostra  acta  sont,  poste- 
rorum  noticie  presenti  scripto  commendamus.  Actum  anno  Domini  m°.cc°  r,  apud  Ursi- 
campum,  in  die  dedicationis  ecclesie. 

Sceau 
1204,1206; 
Sceau  ogival 
titulaire  et  sans  le  contresceau. 


445. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  12,  p.  13. 

1201,  29  décembre.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  con- 
firme les  propriétés  et  les  privilèges  dont  l'abbaye  de  Saint-Bertin  jouissait 
dans  ses  domaines  (292). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Balduinus  etc.  (suivant  le  texte  im- 
primé dans  D'Hoop,  n"  172,  p.  256,  lin.  35-40,  et  p.  257,  lin.  1-6,  jusqu'à  appendiciis 
suis),  que  extenditur  a  palude  que  subjacet  Vêtus  Monasterium  usque  ad  silvam  ecclesie 

(*)  Les  acte»  solvants  donnent  MarceUu*. 


,  * . 


DÉ  SAINT-BERTIN  495 

Watinensis,  cujus  silve  majorerii  partem  pie  memorie  predictus  cornes  Philippus,  avtitf- 
culusmeus,  vobis  partim  in  concambium,  partim  in  elemosinam  dédit;  partem  véro 
aliam  et  quicquid  juris  in  eadem  parte  silve  et  ejus  appenditiis  Balduinus  de  Haveskerka 
et  Gislcbertus  de  Haveskerka  habebant,  per  manum  patris  mei  et  matris  mee,  de  eorum 
consensu,  ad  opus  ecclesie  vestre,  tyiulo  elemosine,  légitime  reddiderunt.  Quod  quia 
pater  meus  et  mater  mea  vobis  liberaliter  concesserunt  et  dederunt,  ego  quoque,  non 
solum  predictam  partem  nemoris,  sed  etiam  totam  intègre  silvam,  sicut  auctentica  scripta 
predicti  avunculi  inei,  Philippi  comitis,  et  patris  mei  et  matris  mee  ecclesie  vestre  con- 
firmant, in  perpfetuum  libère  vobis  habendam  et  possi  lendam  concedo;  et  ut  nullus  nisi 
vos  in  eadem  silva,  fundo  et  comitatu,  aliquid  sibi  juris  vendicet,  vel  présumât,  presenti 
scripto  confirme  Quicquid  etiam  predictus  Gislebertus  de  Haveskerka  de  feodo  meo,  vel 
de  feodo  castellani  de  Sancto  Audomaro,  inter  Vêtus  Monasterium  et  montem  de  Wa- 
tenes  ex  una  parte»  et  inter  fluvium  Agnionam  usque  in  montem  ultra  vêtus  vivarium, 
eum  ipso  vivario?  sicut  rivulus  de  Tonte  Sancti  Martini  descendens  dividit,  cum  ipso 
rivulo,  ex  altéra  parte,  in  terris  et  quibuslibet  rébus  mobilibus  et  immobilibus  vobis  ven- 
didit,  concambivit,  vel  in  elemosinam  dédit,  cum  fundo  et  comitatu  ;  et  insuper  circiter 
très  mensuras  terre  et  dimidiam,  quas  ab  eodem  Gisleberto  acquis isti s  ad  conducendam 
aquam  versus  molendinum  vestrum,  ita  quod  afesto  sancti  Michaelis  usque  ad  dimidium 
martium  stancam  unde  aqua  descendit  poteritis  reparare,  et  in  prato  super  stancam 
eodem  termino  aquam  juxta  voluntatem  vestram  congregare  ;  et  hoc  quia  sepedictus 
Gislebertus,  sicut  inter  nos  et  ipsum  condictum  fuit,  tenetur  vobis  liberum  facere  et 
eonservare,  tam  hoc  quam  predicta  omnia  nichilominus  vobis  conûrmo,  statuens  et  pre- 
cipiens,  sicut  in  presentia  patris  mei  et  matris  mee  sepenominatus  Gislebertus  concessit, 
ne  vel  ipse  vel  heredes  ejus  aliquo  tempore  edificent,  vel  habere  possint,  inter  predictos 
terminos  et  ecclesiam  de  Ledersela,  mansionem  aliquam,  nec  eisdem  terminis  propitis 
edificando  accédant  quam  antiqua  domus  ejusdem  Gisleberti  prope  Niwerled  fuit  edificata. 

Terram  etiam  quam  a  castellano  Sancli  Audomari  inter  Vêtus  Monasterium  et  Wa- 
tenes  cum  fundo  et  comitatu  acqui^istis,  et  quicquid  de  feodo  ejusdem  castellani  acquisi- 
tum  et  auctenticis  cartis  castellanorum  confirmatum  habetis,  similiter  vobis  et  ecclesie 
vestre  con firme  Censum  nichilominus  de  mansuris  infra  burgum  Sancti  Audomari,  quem 
ecclesia  vestra  ab  antiquo  possedit,  et  de  eisdem  mansuris  relevanfen  quinl^uo  solidorum 
quod  hii  qui  morientibus  succedunt  solvere  debent,  jure  hereditafio  libère* et  qtrietepos- 
sidendum  vobis  confirmo. 

Et  quia  avus  meus,  Theodericus  cornes,  churranl  apud  Arkas  vobis  habendam  juravit 
€t  homines  suos  jurare  fecit,  concedo  ut  eandem  perpetuo  habealis;  et  ut  pax  et  jus- 
ticia  firmius  in  eadem  villa  teneatur,  cburremanni  vestri,  voluntate  et  assensu  vestro  et 
consilio  hominura  ecclesie  vestre,  per  emendationem  semper  legem  churre  afflrmare 
poterunt  et  corrôborare.  In  -villa  etiam  vestra  Poperinghem.  churre  regth,  $cut  carta 


496  LES  CHARTES 

ejusdem  avi  mei  testa (ur,  habeatis,  et  forum  in  eadem  villa,  et  in  utraque  villa  consuetu- 
dines  et  libertates  quas  de  comitatu  et  fundo  et  ministerialibus  habetis. 

Possessiones.  quoque  in  terris,  paschuis,  aquis  et  molendinis,  seu  aliis  quibuslibet 
rébus,  et  libertates  quas  auctentica  scripta  predecessorum  meorum  et  maxime  Roberti 
senioris,  et  filii  ejus  junioris  Roberti,  Balduini,  Karoli,  Theoderici  avi  mei,  et  Philippi 
avunculi  mei,  vobis  confirmant,  ego  quoque  confirme. 

Preterea  concordiam  et  emplionem  quam  Godescalcus,  quondam  monastetài  vestrt 
abbas,  cum  Willelmo  castellano  Sancti  Audomari  fecit  super  palude  de  Oudemunstre, 
que  extenditur  a  Kersegathe  usque  Etsled,  et  palude  de  Honla,  et  palude  que  juxta  me- 
ram  jacet,  extenta  a  cruce  Niwerled  usque  Hindringheled,  habens  unam  mensuram  in 
latitudine,  sicut  auctentica  carta  Philippi  comitis,  avunculi  mei,  testatur,  ratam  habeo  et 
confirmo.  A  theloneo  quoque,  pedagio  et  tra verso,  atque  omni  exactione  et  consuetudine,. 
sicut  privilegium  avunculi  mei,  Philippi  comitis,  vobis  indulget,  liberos  vos  esse  decerno,. 
ex  hiis  dumtaxat  que  ad  usum  vestrum  pertinere  noscuntur.  Très  quoque  libras  quaa 
avunculus  meus,  Philippus  cornes,  apud  Fumes,  ad  conficiendum  sacramentum  altaris 
vobis  dédit,  et  quinquaginta  solidos  quos,  apud  Bruges,  de  Brevibus  ab  antiquo  recipere 
consuevistis,  vobis  confirmo.  Oranes  etiam  cartas  quas  ab  hominibus  comilatus  mei  ha- 
betis, elemosinas,  emptiones  et  quaslibet  légitimas  acquisitiones  quas  possidetis,  nichilo- 
minus  vobis  confirmo. 

Ut  autem  hec  omnia  perpétue  confirmationis  habeant  vigorem,  presentem  paginam 
sigilli  mei  auctoritate  et  eorura  quorum  subscripta  sunt  nomina  testimonio  placuit  robo- 
rari.  Testes.  Gerardus,  Flandrie  cancellarius,  Brugensis,  Sancti  Audomari  et  Insulensis 
prepositus.  Willelmus,  Atrebatensis  advocatus,  Betunie  et  Tenremunde  dominus.  Phi- 
lippus de  Aria.  Bernardus  de  Robais.  Alardus  Mâcha rellus.  Willelmus  Gonella.  Radul- 
phus  de  Fie  ter  nés.  Actum  Ypre,  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  primo,  mense  de- 
cembri,  quarto  kalendas  januarii. 

Indiqué  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  371;  analysé  dans  Coassemaker,  n*S76. 

N.  B.  M.  D'Hoop,  qui  a  imprimé  une  partie  de  cet  acte  dans  son  n*  172  (pp.  256-257),  d'après  un  vidimue 
du  2  décembre   14" 8,  tlt»t*  fautivement,  avec  deux  quantièmes,  en  ces  termes  :  Actum  Ypre  anno  Domini'. 
[millesimo]  ducentesimo  primo,  rnensis  decembris  quarto,  kalendas  januarii,  où  le  déplacement  d*  Ifc. 
Tirgule,  répété  deux  fois  (p.  256,  lin.  84.  et  257,  lin.  18),  rend  la  phrase  absolument  inintelligible. 

446. 

Original  scellé.  —  T.  H,  n*  7,  p.  8. 

1201.  —  Gui,  châtelain  de  Coucy,  notifie  la  renonciation  qu'il  a  faite  de- 
ses  prétentions  sur  l'avouerie  du  village  de  Caumont  (287). 

Guido,  castellanus  de  Coci,  omnibus  tam  futuris  quam  presentibus  presentium  inspec- 


DE  SAINT-BERTIN  497 

toribus,  in  Domino  salutem.  Noverit  univefsitas  vestra. quod  cum  ego  in  villa  sanctorum 
Bertini  et  Audomari  Caulmont  dicta  advocationem  calumpniatus  e$sem,  quorumdam  bo- 
miiram  meorum  instinctu,  qui  mihi  diccbant  quod  antecessores  Pétri  de  Plaissie  et  Mar- 
celli  de  Abecort  eandem  advocationem  ab  antecessoribus  meis  in  feodo  tenuissent,  abbas 
Sancti  Bertini  me  in  causam  traxit  etc....  Quia  igitur  eaque  abbas  proponebat  vera  esse 
negare  nec  poteram  nec  volebam....  omnem  calumniam  quam  super  advocatione  eadem 
feceram,  liberara  clamavi....  Hujus  rei  testes  sunt  :  Hugo  der anus,  magister  Ingelram- 
nus  canonicus  ■  Noviomensis.  Pbylippus  Cosser.  Renaldus  de  Cinceni,  milites.  Actum 
anno  Domini  m0.cc°.i°. 

Indiqaè  dans  Malbraneq,  t.  III,  p.  436. 
■  Sceau  rond  (p.  9)  de  Gai  de  Coucy,  Demay,  Picardie,  n'  1017. 

447. 

Original  scellé.  —  T.  II,  no  8,  p.  10. 

1201.  —  Engderrand,  seigneur  de  Coucy,  ratifie  Pacte  qui  précède  (288). 

Ego  Ingelramnus,  dominus  de  Cochi,  notum  esse  volo...  quod  pacem  etconcordiam 
quam  Guido  castellanus  de  Cochi,  homo  meus,  cum  ecclesiis  sanctorum  Bertini  et  Audo- 
mari fecit  super  advocatione  ville  Calmunt...  ratam  habeo  etc.  Actum  anno  Dominice 
Incarnat ionis  millesimo  ducentesimo  primo. 

Sceau  rond,  82  mm.,  Douêtd'Arcq,  n*  1904.  Au  lieu  d'un  fascé  de  vair  et  de  gueules,  D.  W.  a  figuré  deux 
lambels. 

448. 

Original  scellé.  —T.  II,  n«9,  p.  10. 

1201.  —  Hugdes,  doyen  de  Noyon,  et  le  chapitre  de  cette  église  notifient 
le  désistement  de  Gui,  châtelain  de  Coucy,  et  de  Marcel  d'Abbécourt  (289). 

Actum  anno  (ut.  sup). 

Sceau  ogival  -p.  11)  de  l'église  de  Noyon,  Demay,  Picardie,  n*  1154  ;  Donêt  d'Arcq,  avec  un  contresceau 
qui  manque  ici,  n*  7243. 

449. 

Original  aoellé.—  T.  II,  m  10,  p.  11. 

1201.  —  Hugues,  doyen,  et  Hugues,  archidiacre  de  Noyon,  notifient  de 
nouveau  le  même  désistement  (290). 


198  LES  CHARTES 

Actum  anno  Domini  (ut.  sup.). 

Sceau  ogival  (p.  12)  du  doyen  Hugues,  de  Noyofe,  R.»  *70  mm.,  L.  45.  St  Etienne,  vêtu  de  la  Jalmatique, 
tenant  à  droite  une  palme,  à  gauche  un  livre  :  -|-  sigill.  bygoms  dkcani.  Cette  légende  se  continue  sur  le  contre- 
acel,  rond,  26  mm.,  deux  clefs  adossées,  posées  en  pal,  niobllbns  tbsavbarii.  —  Sceau  de  l'archidiacre  Hugues, 
mêmes  dimensions,  même  sujet  :  sioill.  hvoonis  noviombnsis  archidiaOoni. 


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450.-  •■■■■■■  i«r 


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■  ■  ■  •  :    0 '' 
Original  scellé.  —  T.  II,  n*  11,  p.  12. 

1201.  —  Jean,  châtelain  de  Noyon,  ratifie  le  même  désistement  de  Gui, 
châtelain  de  Coucy,  son  parent  (291  ). 

Ego  Johannes,  castellanus  Noviomensis,  notum  esse  volo  etc.  Actum  anno  Domini 
(ut.  sup.). 

Sceau  rond,  type  équestre,  Douët  d'Ârcq,  a*  5315.  —  Contrescel  rond,  29  mm.,  écu  fascé  :  -j-  s  lOflis  ML 
cociaco.  v 


451. 

Original  sub  plumbû.  —  T.  II,  n*  11,  p.  18. 

1 202,  4  mars.  —  Le  pape  Innocent  III  donne  aux  religieux  de  Saint-Bertin 
certaines  facilités  pour  arriver  à  retirer  leurs  dîmes  des  mains  des  laïques. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  ...abbati  et  conventui  Sancti  Bertini,  salutem  etc.  In 
Turonensi  concilio,  in  quo  usurarum  vitium  personis  ecclesiasticis  inhibetur*  exceptio 
tali«  subjungitur  :  <  Nisi  beneficiura  ecclesie  fuerit,  quod  redimendum  hoc  modo  de 
manulaica  videatur.  »  Ut  igitiïr  bona  ecclesie  testre  que  detinentur  a  laicis  ad  inanus 
vestfas  possitis  melius  revocare,  auctoritate  vobis  présent  ium  indulgemus  ut;  tnm  terre 
vel  alie  possessions  ad  jus  et  proprietatem  vestri  monasterii  pertinentes  a  laids  vobis 
fnerint  obKgate,'  froctus  quos  perceperitis  ex  eisdem  in  sortem  non  teneamini  eompu- 
tare.  Nulli  ergo  etc.  Datum  La  ter  an  i,  jiii  nonas  martii,  pontificatus  nostri  anno  quinto. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n*  15,  p.'  10. 


1202,  8  mars.  —  Le  mêrùe  pape  déclare  que  personne  ne  pourra  porter 
de  censures  contre  les  religieux  de  Saint-Bertin,  ni  contre  les  prêtres  qui  des- 
serrent leurs  églises,  sans  un  motif  manifeste  et  raisonnable  (294).  . 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc.  III  opp.,  t.  IV,  ool.  91,  d'après  Bréquigny  et  La  Porte  dû  Theil.  Potthast,  n«'16H. 


DE  SAINT-BERT1N  199 


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..*-     mi 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  19,  p.  «3. 

1202,  26  mars.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  notifie  l'ar- 
rangement conclu  entre  Pabbaye  de  Saint-Bertin  et  Nicolas  de  Clarques,  au 
sujet  d'une  terre  à  Wizernes  (297). 

Ledit  Nicolas  reconnaît  avoir  vendu  et  simultanément  dortné  cette  terre  en  aumône  à 
l'église  de  Saint-Bertin,  en  renonçant  à  Imita  réclamation  ultérieure;  et  comme  gage  de 
sa  bonne  foi,  il  oblige  roagium  suum  de  Sancto  Audomaro  et  totum  feodum  quod  de  me  et 
a  çastçllano  Sancti  Audomari  tenebat  etc.  IIujus  rei  testes  sunt  Gerardus,  Flandrie  can- 
cellarius,  Brugensis,  Sancti  Audomari  et  Insulensis  prepositus.  Willelmus  castellanus 
Sancti  Audomari.  magister  Johannes  Noviomensis.  Gerardus  de  Ruenscure.  Gerardus 
Wainnart.  Actum  atmo  Domini  millesypo  ducentesimo  secundo,  septimo  kalendas  apri- 
lis,  apud  Cortracum. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  18,  p.  2?. 

1202,  mars.  —  Le  même  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut  autorise  Tho- 
mas Poitel  de  Saint-Omer  à  vendre  ou  à  donner  son  alleu  à  qui  il  voudra. 

Balduinus  etc.  Notum  ûeri  volo  tam  futuris  quam  presentibus  quod  concessi  Thome 
Poitel  de  Sancto  Audomaro,  quod  allodium  suum  quod  babet  vendere  vel  dare  possit 
euicumque  voluerit,  libère  et  sine  oontradictione  aliqua.  Precipio  etiam  ballivo  raeo  de 
Sancto  Àudomaro,  quicumque  ipse  sil,  quod  banc  concessionem  roeam  predicto  Thome 
firmiter  observari  faciat.  Ut  autem  hoc  ratum  et  stabile  permaneat,  predicto  Thome  pré- 
sentent contuli  paginam  sigillimei  appensione  muni  tam.  Actum  anno  Domini  m°.cg°.ii% 
mense  martio. 


Original  subplumbo.  —  T.  II,  n*  30,  p.  25. 


1202,  4  avril.  —  Le  pape  Innocent  III  écrit  aux  abbés  de  Blangy  et  d'Au- 
chy,  ainsi  qu'au  prieur  d'Hesdin,  pour  les  charger  d'informer  contre  les  cha- 
noines de  Saint-Omer,  afin  de  savoir  s'il  est  vrai  qu'ils  aient  célébré  leurs  offices 


200  LES  CHARTES 

en  présence  des  bourgeois  excommuniés,  et  de  leur  enjoindre,  en  ce  cas ,  l'obli- 
gation de  donner  satisfaction  aux  religieux  de  Saint-Bertin  (298). 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc.  III  opp.,  t.   IV,  col.  94,  d'après  Bréquigny  et  I<a  Porte  du  Theil.  —  Cf.  A.  Giry,  HUt. 
de  la  ville  de  St-Omer,  p.  138,  note  3.  Potthast,  n*  1657. 


Original  tub  plumbo.  —  T.  II,  n«  W,  p.  85. 

1202, 4  avril.  —  Lé  même  pape  écrit  aux  officiers  de  justice  du  comté  de 
Flandre,  pour  leur  recommander  de  conserver  intacts  les  droits  et  les  propriétés 
de  l'église  de  Saint-Bertin,  durant  le  pèlerinage  que  leur  seigneur  se  propose 
de  faire  dans  la  Terre  Sainte. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  justiciariis  Flandrie...  Sicut  pati  nec  volumus  nec  de- 
bemus  ut  dilectus  filius  nobilis  vir..  cornes  Flandrensis  super  bonis  suis,  presertim  du  m 
in  peregrinatione  fuerit,  a  quoquam  indebite  molgstetur,  sic  non  possemus  equanimiter 
sustinere  ut  vos,  quibus  curam  et  sollicitudinem  Terre  sue  dicitur  coramisisse,  loca  reli- 
giosa  et  viros  ecclesiasticos  gravaretis,  quos  tenemini  potius  honorare.  Monemus  igitur 
devotionem  vestram  et  exbortamur  attentius  et  per  Apostolica  vobis  scripta  mandamus, 
quatinus  monasterium  et  fratres  Sancti  Bertini  tam  in  jure  quam  possessionibus  suis 
servetis  indempnes,  nec  occasione  controversie  quam  cum  burgensibus  Sancti  Audomari 
se  habere  proponunt,  eos  molestetis  in  aliquo,  vel  faciatis  aut  permittatis,  quantum  in 
vobis  fuerit,  ab  aliis  molestari  ;  alioquin  noveritis  nos  dilectis  filiis..  deçà  no.,  archidi- 
aconoet..  cantori  Atrebatensibus  per  Apostolica  scripta  mandasse  ut  vos  et  maleficii  vestri 
ministros  ab  eorum  gravamine,  monitione  premissa,  per  excommunicationis  sententiam 
appellatione  remota  compescant,  et  vos  simili  cogant  districtione  fratribus  ipsis  de 
dampnis  datis  et  illatis  injuriis  satisfacere  competenter.  Datum  Lalerani,  n°  nonasapri- 
lis,  pontificatus  nostri  anno  quinto. 

457. 

Original  scellé.  —  T^II,  n«  2',  p.  26. 

1202,  6  avril.  —  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  déclare  avoir 
obtenu  de  l'abbé  de  Saint-Bertin  un  délai  de  trois  ans,  jusqu'à  son  retour  de 
Jérusalem,  pour  le  règlement  du  différend  qui  existait  entre  les  religieux  de 
cette  abbaye  et  les  bourgeois  de  Saint-Omer  (299). 

Ego  Balduinus,  Flandrie  et  Hanonie  cornes,  nolura  esse  volo  presentibus  et  futuris 
quod,  cum  ecclesia  Sancti  Bertini  adversus  burgenses  meos  de  Sancto  Audomaro  diu 


*  *>. 


DE  SAINT-BERTIX 


201 


placitasset  super  quibusdam  paludibus;  quia  in  procinclu  proficiscendi  Jherosolimis 
erara,  ne  aliqua  in  Terra  mea  discordic  occasio  remaneret  tempore  peregrinationis  mee, 
rogavi  abbatem  Sancti  Berlini  ut  querelam  istam  usque  ad  très  annos  indutiaret,  vel 
usque  ad  reditum  meufn,  si  me  reverti  ante  contingeret  ;  ita  quod  in  prcdictis  paludibus 
intérim  nemo  foderet,  sed  usuagium  berbe  et  pasture  communiter,  sicut  per  aliquot 
annos  habuerant,  omnes  habercnt.  Quod  quia  abbas  ad  preces  meas  bénigne  concessit, 
assignavi  ecclesie  Sancti  Bertini,  apud  Bruges,  decem  libras  annuatim  de  Brevibus  Ge- 
rardi  de  Renwenscure  in  Purificatione  Béate  Marie  accipiendas,  quamdiu  prescriptum 
tempus  duraient;  ita  quoil,  si  me  a  Jherosolimis  reverti  contigcrit,  et  predictas  decem 
Kbrâs  annuatim  assignalas  rehabere  voluerim,  vel  hères  meus,  si  forte  obierim,  aut  si 
ecclesia  Sancti  Bertini,  resignato  mirlii  velhcredi  meo  redditu  predictarum  decem  libra- 
rum,  litem  suscitare  voluerit,  querela  in  eo  quo  nunc  est  puncto  et  statu  esse  débebit. 
Que  omnia  ut  mihi,  vel  hcredibus  mois,  et  ecclesie  et  burgensibus  meis  rata  permaneant 
et  inconvulsa,  convenlionem  istam  presenti  scripto  et  sigillo  meo  et  eorum  quorum  sub- 
scripta  sunt  nomina  testimonio  confirmo  :  videlicct  Gerardi,  Flandrie  cancellarii,  Bru- 
gensis,  Sancti  Audomari  et  Insulensis  prepositi.  Wiilelmi  castellani  Sancti  Audomari. 
Simonis  abbatis  de  Laude.  Balduini  abbatis  de  Cambrun.  magistri  Johannis  Noviomensis. 
Gerardi  de  Renwenscure.  Stephani  Romani  canonici  S.  Audomari.  Actum  anno  Verbi 
incarnat»  mo.cc°.h0,  octavo  idus  aprilis. 


458. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  23,    p.  28. 

1202,  6  avril.  —  Le  même  comte  de  Flandre,  au  moment  de  partir  pour 
Jérusalem,  confirme  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  droit  exclusif  d'avoir  des 
moulins  entre  Arques,  Bourbourg  et  Lodic  (300). 

Imprim»  dans  Migne,  Innoc.  III  opp.,  t.  II,  col.  1258,  d'après  Baluze. 


Original  aub  plumbo    —  T.  JI.  n-  SI,  p.  2,.ï. 

1202,  8  avril.  —  Le  pape  Inxogent  III  ordonne  à  l'archevêque  de  Keims 
de  faire  exécuter  la  sentence  d'excommunication  prononcée  contre  les  bour- 
geois de  Saint-Omer,  coupables  d'usurpation  de  propriété  â  rencontre  de  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  (301). 

Imprimé  dans.Migno,  Innoc.  III  opp..  t.  IV,  col.  9',  d'après  Bréquign y  et  l.\  Porte  du  Th*il.  Pottlust,  n>  1039. 


20 


20?  LES  CHARTES 


460. 

D'après  la   copie  dans  les  reg.  t.  XIX  et  XXI.  —  T.  II,  n*  25,  p.  31. 

1202,  8  avril.  —  Le  même  pape  ordonne  à  l'archidiacre,  gm  doyej*  et  au 
chantre  d'Arras  d'empêcher  que  personne,  dans  la  province  dç  $jfjjtps,  n'at- 
tente aux  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Berlin. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  ..  archidiacono,..  decano  et  ..  canton  Attrebatensibu$ 
etc.  In  vacuum  a  predecessoribus  indulta  videntur  que  successorum  negligentia  patitur 
violari.  Ne  igitur  privilégia  que  a  predecessoribus  nostris,  vel  a  nobis  sunt  monasterkv 
beati  Bertini  con cessa,  temporibus  nostris  pçesumptio  violet  malignorum,  discrétion* 
vestre  per  Apostolica  scripta  mandamus  quatinus,  si  quis  de  Remensi  provincia  dilectos 
filios  abbatem  et  conventum  ejusdem  monasterii  contra  tenorem  privilegiorum  ipsorum- 
presumpserit  molestare,  presumptionem  ipsius,  monitione  premissa,  per  censuram  eccle- 
siasticam,  appellatione  postposita,  compescatis.  Quod  si  non  omnes  biis .  e*equendis 
potueritis  interesse,  duo  vestrum  ea  nichilominus  exequantur.  Datum  Laterani,  yi°  idus 
aprilis,  pôntificatus  nostri  anno  quinto. 


i  .■  • 


461. 


i 


Original  scellé.  —  T.  II,  n«  26,  p.  31. 

1202,  avril.  —  Gislebert,  châtelain  de  Bergues,  seigneur  de  Bientques,. 
ratifie  en  qualité  de  suzerain  féodal,  la  cession  que  Nicolas  de  Clarques  venait 
de  faire  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  du  comitatus  qu'il  tenait  de  lui  à 
Wizernes  (302).  (        .  .  .  , 

Ego  Gislebertus,  Bergensis  castellanus  et  dominus  de  Biekenes,  notum  esse  volo  etc. 
Hujus  rei  testes  sunt.  Domnus  Lambertus  Morinensis  episcopus.  Balduinus  Morinensis 
decanus.  Syraon  prior  S.  Bertini.  Stephanus  Romanus.  magister  Eustachius  de  Alneto. 
Walterus  Lam  de  Sigeri  Capella.  Johannes  de  Lensele.  Willelmus  Kind  de  Blendeke. 
Actum  anno  gratie  m. ce  secundo,  mense  aprili. 

Fragment  dans  M  al  bran  cq,  t.  III,  p.  380. 

Sceau  rond  (p.  82),  62  mm.,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre,  sigillvm  gisluerti  moinsi* 
castillan i.  Contreaceau  rond,  35  mm.,  écu  au  lion  rampant,  contourné,  anépi graphe. 


DE  SAINT-BERTIN  203 


462. 

Original  «celle.  —  T.  II,  n-  27,  p.  32. 

1202.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  ratifie  et  confirme  le  même  acte  de 
^session,  Relatif  à  la  terre  de  Wizernes  (303). 

Actum  anno  Domini  m0. ce0  secundo,  presentibus  canonicis  nostris.  Baldqino  decano. 
Egidio  de  Hesdinio.  Gozelino.  Johanne  Suessionense.  Petro  et  aliis  pluribus. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  28,  p.  31. 

1 202.  —  Baudouin  II,  comte  de  Guînes,  confirme  le  désistement  de  Guif- 
fride  de  Guînes,  des  prétentions  qu'il  avait  soulevées  relativement  k  la  posses- 
sion de  la  dîme  de  ce  lieu,  donnée  jadis  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  son  père, 
Baudouin,  fils  d'Othfride  (304). 

Imprimé  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Qutnet,  preuve;  p.  311.  I il 

Variantes:  Balduini  Tarwelerel.  Balduini  Canimekin. 
Sceau  rond,  type  équestre  (p.  35)  ;  voyez  ci-dessus,  Fart.  435. 


D'après  U  copie  dans  la  ma  577.  —  T.  II,  n*  29.  p.  36. 

1202.  —  Institution  d'un  chapelain  pour  la  Léproserie  de  Calais  (305). 

Noverit  universitas  vestra  quod  ita  convenit  inter  nos  et  parrochianos  nostros,  ma- 
tgistros  ecclesie  de  Calays,  quod  Leprosi  ejusdem  parroebie  proprium  habebunt  sacerdo- 
tem,  quem  de  consilio  presbyteri  parrochialis  et  assensu  burgensium  de  Calays  ibi  insti- 
tuemus  ;  prestabitque  sacramentum  quod  iidelis  erit  ecclesie  Sancti  fiertini  et  ecclesie 
parrochiali.  Quod  ut  melius  facere  possit,  magistri  eorumdem  Leprosorum  annuos  red- 
ditus  x  librarum  ei  assignaient,  qiiibus  débet  esse  contentus,  nec  aliquid  sibi  usur- 
pare  quod  pertineat  ad  jus  parrochiale.  Siquis  autem  iter  faciens,  ad  eandem  do- 
mum,  causa  audiendi  missam,  diverterit  et  aliquid  optulerit,  hoc  non  capellani,  sed 
Leprosorum  erit  ;  et  si  quis  parrochianorura  de  Peterse  vel  de  Calays  ibi  sepe  ad  missam 
venerit,  ammonitus  a  presbytero  suo  si  hoc  non  emendaverit,  publiée  excommunicabitur, 
-et  hoc  quod  optulerit  capellanus  Leprosorum  cura  juramento  presbytero  parrochiali  res- 


/ 


kj. 


204  LES  CHARTES 

tituet,  et  eum  de  cetero  non  recipiel.  A  nemine  quoque  idem  capellanus  pretium  accipiet 
ut  ei  septenarium  vel  tricenarium  Ç)  aut  anniversarium  concédât,  et  hoc  eorporali  jura- 
mcnto  promittet.  Quodsi  horum  prevaricalor,  vel  infamis  persona  inventus  fuerit,  eum 
amovebimus  et  alium  predicto  modo  loco  ejus  (**)  substilucmus.  In  cimiterio  ilaque  Lc- 
prosorum  predictorum  nemo  nisi  Lcprosus,  vel  qui  eum  eis,  volum  sollempne  faciens, 
per  aliquanlum  tempus  babilum  religionis  sanus  portaveril,  poterit  sepeliri.  De  hiis  que 
infra  ambitum  habitalionis  sue,  que  cir<  iter  sex  mensuras  lerre  continel,  coluerint  vel 
nutrierint,  décimas  solvere  non  tenebunlur.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo 
secundo. 


465. 

Original  »ub  plumbo.   —  T.    II.  n°  lo,  j».   1*. 

1 203,  4  février.  —  Le  pape  Innocent  III  ordonne  à  l'évêque  d'Arras.  à 
l'abbé  de  Saint-Remy  de  Reims  et  au  doyen  de  la  même  ville,  de  faire  publier 
de  nouveau,  chaque  jour  de  dimanche  et  de  fête,  au  son  des  cloches  et  avec 
des  cierges  allumés,  l'excommunication  déjà  fulminée  deux  fois  contre  les 
bourgeois  de  Saint-Omer,  usurpateurs  de  certains  marais  appartenant  à  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  (293). 

Innocentius  etc.  venerabili  fratri..  Atrebatensi  episcopo,  et  dilectis  filiis..  abbati 
Sancti  Remigii  et..dccano  Remensietc.  Ad  audientiam  nostram,  significantibus dilectis 
filiis..  abbate  et  convenlu  Sancti  Bertini,  noveritis  pervenisse  quod,  eum  inter  eos  et  bur- 
genses Sancti  Audomari  super  quibusdam  paludibus,  que  ad  monasterium  eorum  pertt- 
nerenoscunlur,  et  multiplicibus  dampnis  et  injuriis  que  burgenses  ipsi  cidem  monasterio 
irrogarant,  causa  luisset  tibi,  frater  Episcope,  et  dilecto  filio  arebidiacono  Atrebatensi  ab 
Apostolica  sede  commissa,  propter  burgensium  contumaciam,  abbas  et  conventus  predicti 
fucrunt,  causa  rei  servande,  in  possessionem  paludum  ipsarum  inducti  ;  super  qua,  quo- 
niam  burgenses  eos  molestare  poslmodum  presumpserunt,  sententia  fuerunt  excommu- 
nicationis  astricti  ;  et  quia  per  annum  et  amplius  in  sua  perlinacia  perstiterunt,  tu,  frater 
Episcope,  et  arebidiaconus  veram  possessionem  assignais  fralribus  antedictis,  in  pre- 
fatos  injuriatorcs  excommunicationis  sententiam  innovantes.  Volentes  igitur  eidem  mo- 
nasterio Sancti  Itertini  pastorali  sollicitudine  providere,  discretioni  vestre  per  Apostolica 
scripta  precipiendo  mandamus  quatinus  predictam  excommunicationis  sententiam,  sicut 
ralionabililer  lata  est,  publicari  facientes  et  inviolabiliter  observari,  sepedictos  burgenses 
singulis  diebus  dominicis  et  festivis,   pulsatis  campanis  et  candelis  accensis,  usque  ad 

(*)  Je  supprime  ici  recipiet,  qui  est  explétif  et  qui  trouble  le  sens  de  la  phrase. 
(••)  D.  W    Ei. 


DE  SAINT-BERTIN  205 

satisfactionem  congruam  faciatis,  appellatione  remota,  excommunicatos  per  provinciam 
nuntiari  Kemensem  (*),  et  mandetis  ah  omnibus  artius  cvitari.  Taliter  au  te  m  mandatum 
Apostolicum  impleatis  quod  idem  ahbas  et  monachi  suam  per  vos  justitiam  consequantur, 
et  nos  devotionem  vestram  possimus  in  Domino  com'iiendare.  Quod  si  non  omnes  hiis 
exequendis  potueritis  interesse,  tu,  frater  Episcope,  cum  eorum  altero  ea  nichilominus 
exequaris.  Datum  Laterani,  u  nonas  februarii,  ponlificatus  nostri  anno  quinte. 

466. 

Original  scellé.  —  T.  If  n'  16,  p.  20.  f 

1203,  mars.  —  Etienne,  évêque  de  Noyori,  ratifie  le  désisteront  de  Gui, 
châtelain  de  Coucy,  de  Pierre  '/.,'  Pbrisi  et  de  Marcel  d'Abbécourt,  touchant 
Tavouerie  du  village  de  Caumont  (495). 

Aclum  anno  gratie  millesimo  ducentesimo  secundo,  mense  martio. 

N.  B.  Cet  acte  pourrait  t*tre  laissé  à  l'année  1202,  où  il  ferait  suite  aux  chartes  n"*  442.  441,  416,  etc.,  qui 
sont  toutes  de  1201. 

Sceau  ogival  de  Téveque  Etienne,  Douét  d'Arcq,  n*  (57 15. 


467. 

Chirographtf  scelle  —  T.  II,   n»  .7,   p.  20. 

1203,  mars.  —  Lambert,  évêque  d«s  Morins,  notifie  et  confirme  une  con- 
vention passée  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  Gilebert  de  Wizemos,  au  siyet 
d'un  comitatus  réclamé  par  ce  dernier  (296). 

Il  s%  agit  de  la  terre  cédée  à  V abbaye  par  Atco/a.s  de  Clarkes.  Gilbert,  miles  de  Wi- 
serna,  alléguant  que  son  père  en  avait  possédé  le  comitatus,  exigeait  que  V abbaye  de 
Saint-Berlin  lui  donnât  duos  scabinos  et  dimidium,  ad  placila  sua,  et  que  lfabbé,  ou 
son  représentant,  vint  lui-même,  trois  fois  Van,  siéger  à  ses  plaids;  mais  il  a  reconnu 
devant  l'évêque  que  ses  prétentions  étaient  mal  fondées.  Il  promet,  pour  lui-même  et  pour 
ses  suca^seurs,  de  ne  plus  se  prévaloir  du  comitatus,  même  pour  recevoir  les  manants  de 
V abbaye  ad  furniandum  in  furno  suo  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo 
secundo,  mense  martio. 

Sceau  ogival  et  contresceau  ovale  de  l'évêque  Lambert  (p.  22)  ;  Douët  d'Arcq,  n'  6887. 


(•)  D.  W.  Remensi. 


«06  LES  CHARTES 


468. 

Original  scellé.  —  T..  II.  n»  38,  p.  40. 

1203.  —  Simon  d'Enquin  donne  sa  dîme  en  engagère  à  l'église  de  Thé- 
rouanne  (307). 

Balduinus,  decanus,  et  Egidius,  domini  Episcopi  officialis,  canonicus  Morinensis, 
omnibus  presens  scriptum  inspectons,  salutem.  Noverit  universitas  vestra  quod  Simon 
de  Enkin  vavassor  omnem  decimam  suam  apud  Enkin  ecclesie  Morinensi  et  Simoni  de 
Inkeneghata  clerieo,  pro  oclo  marchis  parisiensium  (*)  pignori  obligavit.  Hujus  autera 
obligationis  dominum  de  quo  eandem  decimam  tenet  in  feodo  et  Balduinum  de  Strees 
mil  item  constitua  fidejussores.  Quod  ut  ratum  permaneat,  sigillis  nostris  confirinavimus. 
Actum  anno  Domini  m°.cc°.  tercio. 

Sceau  ogival  du  doyen  Baudouin  de  Thérouanne,  H.  65  mm..  L.  42,  prêtre  de  face,  -tête  nue,  vêtu  de  la 
chasuble,  tenant  de  la  main  droite  une  croix,  ou  plutôt  un  sceptre  fleurdelysé,  de  la  main  gauche  un  livre  sur  la 
poitrine  .  -|-  sigill.  baldvmi  noamonv  deçà  ni.  —  Sceau  rond  de  l'archidiacre  Egidius,  Demay,  Artois,  n"  2480. 


469. 

Original  §ub  plumbo.  —  T.  II    n»  33,  p.  40. 

1 204,  23  septembre.  —  Le  pape  Innocent  III  écrit  à  l'évêque  élu  d'Arras, 
au  doyen  et  à  l'archidiacre  de  son  église,  pour  les  charger  de  faire  respecter  les 
biens  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  envahis  ou  menacés  par  le  comte  de  Namur 
et  par  les  baillis  du  comte  de  Flandre,  au  mépris  de  tous  leurs  engagements 
(308). 

Imprimé  dans  Migae,  Innoc.  III  opp.,  t.  IV,  col.  115,  d'après  Bréquigny  et  La  Porte  du  Theil.  Potthast,  n*  2885. 

470 

Original  $ub  plumbo.  —  T.  II,  n»  31,  p.  25. 

1 204,  4  octobre.  —  Le  même  pape  écrit  au  comte  de  Namur,  au  prévôt  de 
Bruges  et  au  châtelain  de  Saint-Omer,  pour  les  encourager  dans  leurs  bonnes 
dispositions  à  l'égard  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  nobilibus  viris  .  comiti  Namurcensi,..  preposito  Bru- 
gensi  et..  Sancti  Audomari  castellano  etc.  Saluti  vestre  consulilis  et  placatum  vobis  red- 

(•)  D.  W.  Parisiensibug. 


2*   _- 


DE  SAINT-BERTIN  207 

ditis  omnium  creatorem,  si  loca  religiosa  diligitis  et  in  eis  Domino  servi  en  te  s.  Cum  igitur 
monasterio  Sancti  Bertini  quedam  bénéficia  promiseritis,  sicut  dilectus  filius..  abbas 
dicti  monasterii  nobis  retulit  viva  voce,  nobilitatem  vestram  monemus,  consulimus  et 
hortamur,  in  remissionem  vobis  peccaminura  injungentes  quatinus  quod  voluntarie  pro- 
misistis,  curetis  liberaliter  adimplere,  dantes  nichilominus  studium  et  operam  efficacem 
ut  inter  dictum  monasteriura  et  burgenses  Sancti  Àudomari  concordie  interveniàt  pleni- 
tudo.  Datum  Romae,  apud  Sanctum  Petrum,  nu  nonas  octobris,  pontificatus  nostri  anno 
septimo. 

471 

Original  xub  plumbo.  —  T.  II,  n«  35,  p.  12. 

1 204,  5  octobre.  —  Le  même  pape  accorde  à  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin, 
et  h  ses  successeurs  le  pouvoir  de  bénir  les  linges  des  autels  et  les  ornements 
sacerdotaux  (309). 

Imprimé  dans  Migne,  Jnnoe.  III  opp.,  t.  IV,  col.  116t  d'après  Bréquigny  et  La  Porte  du  Theil.  Potthast,  n<>2293. 

472. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n»  36,  p.  43. 

1204,  10  octobre.  —  Le  même  pape  confirme  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
dans  la  jouissance  de  diverses  propriétés,  droits  de  dîme  et  autres,  dont  il  fait 
Ténumération  (310). 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc.  III  opp.,  t.  IV,  col.  118,  d'après  Bréquigny  et  La  Porte  du  Theil.  Pottbast,  n* 

473. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  37,  p.  45. 

1 204,  environ  (d.  w.),  —  Gérard,  prévôt  de  Bruges  et  chancelier  de  Flan- 
dre, reconnaît  qu'une  terre  de  cinq  mesures,  située  près  du  château  de  Rihoult, 
est  la  propriété  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (311). 

Gerardus,  Dei  gratia,  Brugensis  prepositus  et  Flandrie  cancellarius  etc.  Noverit 
universitas  vestra  quod,  cum  ballivi  domini  coraitis  terrain  prope  domum  de  Ruholt,  ex 
septentrional!  parte  strate  jacentem,  continentem  circiter  quinque  mensuras,  fréquenter 
calumpniati  fuissent,  eo  quod,  sicut  dicebatur,  bone  memorie  dominus  et  fratermeus 
Philippus,  quondam  Flandrie  et  Viromandie  cornes,  pomerium  ibi  et  vineam  facere  de- 


208  LES  CHAHTES 

crevisset,  ego  tandem,  super  his  diligentius  inquisita  veritate,  pro  certo  intellexi  quod 
ecclesia  Sancti  Bertini  terram  illam  pacifiée  possidebat  eo  tempore  quo  predictus  cornes 
versus  Ierosolimam  iter  arripuit,  et  etiam  eo  tempore  quo  successor  ejus  doininus  Bal- 
duinus,  nunc  Constantinopolitanus  imperator,  percgrc  est  profectus.  Ne  igitur  predicta 
ecclesia  super  hoc  de  cetero  molestetur,  scriptum  hoc  ei  in  testimonium  verilatis  conlu- 
lirnus,  et  volumus  ut  eandem  terram  in  pace  possideat. 

Sceau  ogival  «lu  prévôt  Gérard   (p.   15),  mauvaise  restitution  d'une  empreinte  mutilée.  Coût  resceau  rond, 
32  mm.,  lion  de  Flandre  :  seoketym  mkvm  uiciii 


474. 

Origina.  scellé.  —  T.  II,  n»  3S,  p.  Ui. 

1205,  mai.  —  R.,  archiprêtre  de  Noyon,  notifie  que  Hugues  de  Bail*  a 
renoucé  à  la  dîme  d'un  champ  situé  près  du  taillis  de  Colombel,  appartenant 
à  la  maison  de  Caumont  (312). 

R.  Noviomensis  arôhipresbyter...  notum  fieri  volumus  quod  cum,  inter  domum  de 
Chamonl  et  Hugonem  de  Baile,  super  quadam  décima  unius  campi  juxta  concisum  Co- 
lumbel  siti,  questio  verteretur,  tandem  predictus  Hugo  in  presentia  nostra  recognovit  se 
de  décima  illa  predicte  domui  injuriam  fecisse  *t  decimam  illam  violenter  asportasse  ; 
unde  et  nobis  de  injuria  satisfecit  et  prefate  domui  decimam  ablatam  ad  plénum  resti- 
tua etc.  In  hujus  igitur  rei  teslimonium  presens  scriptum  sigillo  curie  Noviomensis  feci- 
mus  communiri.  Actum  anno  Domini  m.cc.v,  mense  maio. 

Sceau  ogival  «le  la  cour  épiscopale  de  Noyon,  Douëtd'Arcq,  n°  699"7. 

475. 

Original  scel'é.  —  T.  II,  no  39,  p.   10. 

1205,  septembre.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Gillebert 
d'Haveskerque  a  bàli  une  chapelle,  avec  l'assentiment  de  l'abbé  de  Saint-Ber- 
tin,  dans  la  paroisse  dudit  lieu.  Il  approuve  les  mesures  prises  pour  la  dota- 
tion du  chapelain,  en  réservant  les  droits  du  prieuré  de  Bas-Warnêton  et  ceux 
du  curé  de  l'église  principale  (313).  "* 

Actum  anno  Domini  m". ce*  quinto,  mense  septembrio  (*). 

Imprimé  dans  D'IIoop,  nj  3$,  p.  33.  —  Fragment  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  3S0-381. 

N.  13.  Ni  la  copie  de  D.  W..  ni  le  texte  de  Malbrancq  ne  font  mention  du  chiffre  arabe  10  dont 
M.  D'Hoop  a  fait  suivre  le  mot  sertembris  de  sa  datation,  non   plus  que  du  chiffre  romain    X,  par    lequil 

(*)  D'Hoop  a  lu  stptembris  10. 


I 


DE  SAINT-BERTIN  209 

M.  Wauten  (III,  p.  666)  a  cru  devoir  le  remplacer.  Je  ne  m'explique  pas  non  plus  la  note  (p.  38),  par  laquelle 
l'éditeur  belge  prétend  que  l'évéque  Lambert  était  natif  de  Bas-warnéton.  C  est  de  l'évêque  Jean,  et  non  de 
Lambert,  qu'il  est  parlé  en  cet  endroit. 


476. 

Original  scellé.  —  T.  I,  n»  330,  p.  542,  et  T.  II,  n»  40,  p.  49. 

1 205.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  autorise  les  serfs  et  les  ma- 
nants de  son  avouerie  à  établir  leur  résidence  dans  les  villes  d'Arqués,  de 
Poperinghe  et  de  Coyecques,  dépendant  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  et  il  les 
déclare  libres  de  toute  redevance  envers  lui  pendant  la  durée  du  séjour  qu'ils 
y  pourront  faire  (314). 

Willelmus,  cas  tel  la  nus  Sancti  Audoraari,  omnibus  etc.  Dedi  in  perpetuam  elerao 
sinara  ecclesie  Sancti  Bertini  quod  quicumque  servus  meus,  vel  de  advocatione  mea 
existens,  infra  villas  Sancti  Bertini  Archas,  Popringhem  et  Coeka  nunc  manent,  vel  ad 
manendum  deinceps  venerint,  ab  orani  servitute,  advocatione  et  consuetudine  et  exao 
tione  mihi,  vel  successoribus  meis  debitis,  liberi  erunt,  quamdiu  in  predictis  villis  mane- 

bunt,  et  omnis  successio  eorum  similiter Hanc  donationem  et  conventionem  sigillî 

mei  auctoritate  confirmavi,  coram  his  tes ti bus.  Eustachio  de  Ekhout.  Willelmo  de  Sta- 
ple.  Waltero  presbytero  Sancti  Jmannis.  Waltero  clerico  de  Oya.  Johanne  priore  Sancti 
Bertini.  Henrico  cellarario  et  aliis  pluribus.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo 
quinto  (*)• 

Fragment  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  380  ;  item,  dans  Giry,  Hiat.  de  la  ville  de  St-Omer,  p.  99,  note  3,  sous  la  fausse 
date  de  1194,  d'après  l'expédition  non  datée  transcrite  dan»  le  t.  I,  loc.  cit.  du  Grand  Cartulaire. 

Sceau  rond  (p.  49),  dessiné  et  publié  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist.  sigill.  de  8t-0tnert  p.  21  et 
pL  V,  n*  34. 


477. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  45,  p.  53. 

1205.   —  Lambert,   évêque  des  Morins,  confirme  l'acte  qui  précède, 
du  châtelain  Guillaume  de  Saint-Omer. 

Actum  est  hoc^anno  Domini  millesimo  ducentesimo  quinto,  in  presentia  canonicorum 
nostrorum  Balduini  decani.  Walteri  thesaurarii.  Willelmi  cantons  et  aliorum  plurium. 


(♦)  Cette  date  manque  dans  l'expédition  qui  a  servi  de  texte  à  D.  W.  pour  la  copia  transcrite  dans  le  t  ï.sous  Tais 
ZVHfofrdfr). 

27 


S 


910  LES  CHARTES 


478. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  41,  p.  50. 

1205.  —  Robert  de  Crecques  notifie  que  Michel,  fils  de  Jean  Fokeri,  son 
homme,  a  renoncé,  moyennant  le  paiement  de  trois  marcs,  à  un  revenu  de 
trois  sols  qu'il  prétendait  percevoir  chaque  année  sur  la  curtis  de  Roquetoire 
(315). 

Ego  Robertus,  (Jpminus  de  Creseeke,  notam  esse  volo...  quod  inter  ecclesiam  Sancti 
Bertini  et  Michaelem,  filium  Johaonis  Fokeri,  hominem  meum,  saper,  redditu  trium  soli- 
dorum  quos  idem  Michael  in  curte  Sancti  Bertini  de  Rokestor  annuatim  percjpienjq^ 
hereditario  jure  sibi  competere  dicebat,  arbiter  constitutus,  eundem  Michaelem  totam 
querelam  abjurare  feci,  datis  ei  ab  abbate  et  eccleàia  tribus  marris  etc.  Actum  anno  Do- 
nriiii  m°:gc*.v*,  coram  hiis  testibus.  Laça  monacho  Sancti  Bertini.  magistro  Nicholao  de 
Àtrebato.  Lamberto  canonico  Yprensi.  Simone  carpentario  de  Gresecke.  Johanne,  Hu- 
gone,  hominibus  de  Herbele  et  aliis  pluribus. 

Sceau  rond,  54  mm.,  écu  à  trois  fasces  resercelées,  le  champ  chargé  de  sept  coquilles,  trois,  deux  et  deux 
(Démay  dit  trois  tierces  en  fasce  sous  un  chef,  Flandre  272,  pour  un  exemplaire  de  l'an  1349]  :  -j-  mbill'  aq~ 

BBETI  DB  CBS8BKB. 


479. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  42,  p.  50. 

1 205.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Jourdain  Çok&tl  a 
vendu  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  tout  ce  qu'il  tenait  d'elle  dans  la  paroisse  de 
Qerques,  au  nord  ide  la  rivière  (3 1 6). 

Lambertus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Jordanus  Cokerel  coram  nobis  reoo- 
gnovit  se  eccleaie  Sancti  Bertini  legaliter  vendidisse  quicquid  in  parrochia  de  Glarques,  ex 
septemtrionali  parte  rivi,  abea  tenuerat  in  terris  cultis  et  incultis,  neraoribus,  aisiamentie 
et  quibuslibet  aliis  rébus  etc.  cognoscens  etiam  hoc  idem  coram  comité  Gbianenai  se 
jurasse  et  promisisse.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  quictfo. 

480. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  43,  p.  51. 

1 205.  —  Baudouin,  doyen,  et  le  chapitre  de  l'église  de  Thérouanne  noti* 
tifient  la  vente  énoncée  en  l'article  qui  précède  (317). 


DE  SÀINT-BERTIN  211 

Balduinus,  Morinensis  ecclesie  decanus,  et  capitulum  etc.  Actura  anno  Domini  m\cc° 
quinto. 

Scaau  ogival  (pi.  52)  du  cliflpitro  de  Tn^rouanne,  H.  lis  mm.,  L.  45.  vierge  debout,  coiffée  en  soile,  tenant 
de  1b  main  droite  un  liàtmi  lleurdelyse,    de  la  main  gauche    t 
•unis,  xpi.  Cf.  Douét  d'Arcq,  n"  TM3. 


481. 

Ortfaal.~Urf._T.  II,  a- M,  =■*■ 

1205.  —  Adam,  châtelain  de  Bergues,  confirme  l'acte  de  son  prédécesseur 
Gislebert,  ci-dessus  n°461,  relatif  au  co/nitatus  de  Wîzernes{318). 

Actutn  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  quinto. 

«wc   «  écuàtroi.    fleur,  de  Ij.  : 

482. 


1205.  — Roger,  abbé  de  Saiat-Jeaa-au-Mont,  et  Baudouin,  doyen  de 
Thérouanne,  agissant  en  vertu  d'uu  mandement  Apostolique,  établissent  la 
division  du  personatet  du  cantuaire  dans  les  paroisses  de  Calais  et  de  Saint- 
Pierre  (319). 

Rogerus  Dei  gralia,  abbas  Sancli  Johannis,  el  Balduinus,  decanus  Morinensis,  om- 
I  li.  nibus  ad  qnos  presentîura  noticia  pervenerit,  in  Domino  salutcm.  Notum ■  sit  presenlibus 
et  futuris  quod,  ex  mandato  domini  Pape,  apud  Petresse  et  Calays  personatura  a  can- 
tuarîo  in  hune  modum  divisimus.  Ecclesia  Sancti  BerLini  decimam  [rugum  et  aUecium, 
ijii.'iiu  semper  intègre  habuit,  pacilice  perpetuo  possidebil.  Minutam  vero  decimam,  obla- 
Uones  tain  publicas  quain  privatas,  cenalia,  legata  et  triginta  sex^raserias  avene,  quas 
de  décima  lïugum  presbyter  hactenus  habueral,  et  omnes  proventus  quoquomodo  prove- 
nientes,  equa  divisione  ecclesia  Sancti  Bertini  et  presbyter  parrochialis  partientur,  ex- 
cepto  quod  presbyter  visitationes  et  conl'essiones  solus  habebit,  et  prediclis  contentus  erit 
[ipse  et]  successoresejus  in  perpetuum,  et  ecclesia  Sancti  Bertini  de  sua  medietate  pre- 
dicla  quicquid  voluerit  laciet.  Et  ut  hoc  tara  ecclesie  Sancti  Bertini  quam  presbytero  par- 
rochiali  ratum  permaneat  et  inconvulsum,  scripto  conventionem  banc  commandantes» 
sigillorum  noslrornm  appensione  roboravimus.  Actam  anno  Domini  W.cC  quinlo. 

Krijtment  dîna  MalLiriDcq.  t.  III,  p.  383, 


212     .;  LES  CHARTES 


.  i  ■  -  i 


1197-1205.  — 
Hubert,  archevêque  de 
243,  270  et  366. 


Original  icellé.  —  T.  II,  n*  30,  p.  87. 

'  -   ■   *>■)!■  * 

Lambert,  évêque  des  Morins,  adresse  à  Ga^tierrFitz^r 
le  Cantorbéry,  la  copie  des  actes  ci-dessus  n°s  2ioJ  2I9r 


N.  B.  Les  dates  sont  celles  qui  limitent  le  règne  de  rawbeVéque  Hubert.  D.  W.  met  l'acte  sous  Tan  1202, 
enTiron. 


'  :  * 


Original  scellé.  —  T.  IT,  d*  49,  p.  Ï.7. 

j  .' 

1 206.  —  Itherius,  abbé  d'Andres,  Jean  de  Seninghem  et  Gérard  de  Re- 
nescure,  prononcent  une  sentence  d'arbitrage  entre  l'abbé  de  Saint-Bertin  et 
Guillaume  de  Bilque  (321). 

Itherius,  Dei  gratia,  abbas  Andernensis,  Johannes  dominus  de  Sininghem  et  Girardus 
de  Ruenscura,  omnibus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  cum,  in  villa  de  Kelmes, 
Willelmus  de  Billeka  adversus  ecclesiam  Sancti  Bertini  querelam  movisset  super  comitatu 
suo  dividendo  ab  immunitate  atrii  et  curtis  Sancti  Bertini  prope  ecclesiam  constitute, 
nos,  ex  consensu  partium  arbitri  constitua,  inquisita  a  senioribus  diligentius  veritate, , 
pro  certo  intelleximus  curtem  eandem,  sicut  mûris  et  fossato  clausa  erat,  liberam  ab 
antiquo  tempore  Sancti  Bertini  possessionem  tam  in  fundo  quam  in  comitatu  fuisse  et. 
perpetuo  fore  debere  sententialiter  diffinivimus.  Atrium  ctiam,  sicut  crucibus  circumpo- 
sitis  signatum  erat  et  a  bone  memorie  Desiderio,  quondam  Morinensi  episcopo,  consecra- 
tum,  in  perpétua  libertate  permanere  decernentes.  Quia  tamen,  sicut  an  ti  qui  tas  recolebat, 
in  quadam  parte  atrii  domus  olim  constructa  fuerat,  de  qua,  sicut  dicebat  predictus  Wil- 
lelmus; predecessores*  sui  jus  comitatus  habuerant,  de  consensu  partium  ordinavimus 
quod  de  cetero  infra  terminos  atrii  nulla  domus  de  novo  edificarelur  ;  quod  si  fieret,. 
juxta  consuetudinem  comitatus,  idem  Willelmus,  vel  successores  sui,  annuum  inde  red- 
ditum  tantum  haberent,  quamdiu  ibi  aliquis  maneret  etc.  Actum  anno  Dômini  mille- 
simo  ducentesimo  sexto. 

Sceau  rond  (p.  58)  de  Jean  de  Seninghem,  61  mm.,  écu  au  lion  rampant  :  -j-  sigill  :  iohanhw  :  db  sbrim- 
ghbm;  contresceau  rond,  25  mm.,  écu  de  même,  arec  une  bordure,  -\-  sbceetvm  ioharms.  —  Sceau  ogival  dev 
l'abbé  d'Andres,  H.  44  mm.,  L.  30,  abbé,  tête  nue,  crosse  à  droite,  livre  à  gauche  :  -j-  sigill  :  iterii  amis  armi-  . 
mus».  —  Sceau  anonyme,  rond,  42  mm.,  A  g  nus  Dei  au  pennon  :  -j-  ditiora  db  CKLOftECRBTOPACTiarviLO 


DE  SAIN^HBEfVnN  213    - 


'  r  \* 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  48,  p.  56. 


1206.  —  Lambert,  évêque  des  Morins,  confirme  l'acte  qui  précède  (322). 
Acttiiri  aûnô  Yerbi  incarnati  millesimo  ducentesimo  sexto. 

-•■-*  ■'>'»■  •'■■•-■  -486* 

Original  aub  plumbo.  —  T.  II,  n*  51,  p.  59. 

1207,  23  janvier.  —  Le  pape  Innocent  m  écrit  à  Févêque  et  à  l'archidiacre 
d'Arras,  pour  les  charger  d'informer  au  siyet  d'une  terre  de  Saint-Bertin,  qui, 
inféodée  au  seigneur  d'Ardres,  était  détenue  par  le  comte  de  Boulogne,  à  la 
faveur  de  la  guerre  que  celui-ci  faisait  audit  seigneur.  ' 

Imprimé  lama  tiigne,  Jmoc,  III  opp.,  t.  IV,  coi.  100,  tf après  Brôqnlgnj  «t  La  Porte  du  TbeB.  Petthast,  n*  2M» 

487. 

/  ■ 

Original  aoellé.  —  T.  II,  n*  47,  p.  54. 

1207,  février.  —  Gaucher  ï>e  Cèatillon,  comte  de  Saint-Pol,  confirme  à 
l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  possession  des  biens  qu'elle  avait  dans  ses  do- 
maines (320). 

Gaucherus  de  Castellione,  cornes  Sancti  Pauli,  abbati  Sancti  Bertini  et  conventui  in 

■■■■■'■..■  > 

perpetuum.  Quoniam  temporilia  (sic)  transitoria  sunt  et  caduca,  et  homini  post  mortem 
de  omni  labore  sue  nichil  remanebit  nisi  quod  in  opéra  pietatis  impendendo  in  célestes 
reposuerit  thesauros;  eapropter,  orationibus  vestris  me  commendatum  esse  volens,  ea 
que  in  dominio  meo  possidetis,  vobis  libère  tenenda  concedo  ;  et  que  autentica  carta 
nobilis  viri  predecessoris  mei  Hugonis,  quondam  comitis  de  Sancto  Paulo,  vobis  conr 
firmat,  ego  quoque  monasterio  vestro  perpetuo  habenda  confirmo,  presentem  paginant 
sigillo  meo  consignans,  ut  perpétue  firmitatis  robur  obtineat,  et  vos,  sub  protectioue 
mea,  pace  gaudentes,  pro  me  et  uxore  mea  et  liberis  nostris  et  antecessoribus  orare 
debeatis.  Hujus  rei  testes  sunt  :  Willelmus  de  Gher lande.  Robertus  de  Forcevile.  Hugo 
de  Wavrans*  Actum  anno  gratie  millesimo  ducentesimo  sexto,  mense  februario. 

Sceau  pond  (p.  55),  Demay,  Artois y  n'  74. 

N.  B.  Il  est  possible  que  cette  pièce  soit  de  février  1206,  car,  à  cette  date,  Gaucher  de  Châtillon  venait 
d'entrer  en  possession  du  comté  de  Saint-Pol,  comme  héritier  de  Hugues  IV  de  Campdavaine,  mort  à  la  fin  de 
l'an  1905. 


»  \ 


•r.J 


DE  SÀINT-BERTIN  ai4 


493 

Original  scellé.  —  T.  Il,  n*  50,  p.  W. 

êque  de  Noyon,  confirme  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
part  du  village  de  Caumont  qui  avait  appartenu  axk 


y  r»f»o 


•cc°.vir. 


493. 

•l'on  chirographe,  d'après  le  ma  577.  —  T.  II,  n»  57,  p.  67. 

'.  —  Hugues,  abbé  de  La  Capelle,  et  Guillaume,  abbé  élu 
leur  décision  arbitrale  concernant  les  droits  respectifs  de 
jrtin  et  de  celle  de  Samer,  sur  les  pêcheries  du  Gisnervlet% 
iS,  aux  environs  de  Coulogne,  dans  la  terre  de  Merch* 

1,  abbas  de  Capella,  et  Willelmus,  eadem  gratia,  Àndrensis  electus, 

itère  iste  pervenerint,  in  Domino  salutem.  Notum  sit  presentibus  et 

iûter  ecclesiam  Sancti  Bertini  et  Philippum  de  Oya,  hominem  ejus,  ex 

esiam  Sancti  Vulmari  de  Nemore,  ex  altéra,  controversia  orta  fuisset 

catura  in  terra  de  Merch  et  aliquamdiu  durasset,  eo  quod  fréquenter  in 

as  aquarnm  pro  variis  eventibus  et  necessitatibus  patrie  obstruantur, 

predictis  arbitri  electi,  consîlio  prudentum  virorum,  querelam  in  hune 

andam  diffinivimus.  Quocumque  aqua  defluxerit,  vel  ubicumque  decursus 

usi  fuerint,  Philippus  de  Oya  omnes  stopas  quas  in  feodo  ecclesie  Sancti 

Rambrecghtesgat  habet,  vel  antecessores  sui  habuerunt,  libère  solus  tene- 

i  Rambrecgtesgat  obstrusum  fuerit  et  aqua  defluxerit  per  pontem  Colonie 

de  septem  piscibus  qui  capientur,  Philippus  habebit  quatuor  et  ecclesia 

nari  très,  eo  quod  ab  incolis  regionis  piscatura  Philippi  multo  magis  appre- 

ai  piscatura  ejusdem  ecclesie.  Si  vero  Rambreghtesgat  et  foramen  pontis  pre- 

rusa  fuerint  ex  australi  parte  Colonie,  versus  et  usque  Gisnervlet,  ecclesia 

ulmari  et  P jilippus  communiter  piscabuntur  et  equaliter  pisces  divident.  Item, 

en  predicti  pontis  obstrusum  fuerit  et  Rambrecgtesgat  apertura,  ecclesia  Sancti . 

1  piscabitur  in  terra  sua  ex  australi  parte  Colonie,  versus  occidentem,  et  Philippin 

t  piscaturam  de  Rambrecgtesgat  liberam.  Item,  si  foramen  pontis  et  foramen  ex 

i  parte  Colonie  obstrusa  fuerint,  et  aqua  per  Rambrecgtesgat  fluxerit,  ecclesia" 


1 


316 


LES  CHARTES 


Sancti  Wulmari  et  Philippus  communiter  [piscabuntur]  et  equaliter  pisces  divident  ;  et 
eum  Rambrecghtesgat  et  foramen  pontis  aperta  fuerint,  ecclesia  Sancti  Wulmari  sua 
piscatura  contenta  erit  et  Philippus  sua.  Ut  igitur  hec  rata  permaneant  et  incormilsa, 
cartam  hanc  sigillis  monasLeriorum  nostrorum  et  cyrographi  partitione  muniri  fecimus, 
decernentes  ut  parti  illi  que  ecclesie  Sancti  Bertini  et  homini  suo  dabitur  sigillum  appen- 
datur  Sancti  Vulmari,  illi  vero  parti  quam  habebit  ecclesia  Sancti  Vulmari  sigillum  ap- 
pendatnr  Sancti  Bertini.  AcLum  est  hoc  anno  Verbi  incarnati  M\cc°  septimo,  quinto 
kalendas  martii,  apud  monasterium  Sancte  Marie  de  Capella. 

N.  H.  Cal  scte  lie  peut  être   laissa  au  25  février  1207,  car,  à  cette  époque,  la  euccession  d'ilëriu»,  nbbt* 


494 


1208,  avril.  —  Guillagme,  châtelain  de  Saint-Omer,  d'accord  avec  Isménie, 
son  épouse,  confirme  aux  hommes  à  qui  son  défunt  père  l'avait  jadis  concé- 
dée, une  certaine  étendue  de  terres  marécageuses,  situées  entre  les  pâtu- 
rages de  Saint-Omer  et  Watten,  d'une  part,  et  entre  Saint-MoraeUn  et  Serques, 

d'autre  part,  sous  certaines  conditions  (327). 

Notum  sit  universis  lam  futuris  quam  presentibus  quod  ego  Willelmus,  Sancti  Audo- 
mari  castellanus,  et  Ismeniauxor  mea,  totam  paludem,  jacentem  inter  libéra  pascua 
Sancti  Audomari  et  Watenes,  et  inter  Vctus  Monasterium  et  Segreche,  hominibus  circa 
manenlibus,  hominibus  videlicet  quibus  pater  meus,  cujus  anima  requiescat  in  pace, 
cum  adhuc  viveret,  teneadam  concessit,  et  usque  in  hodiernum  diem  tenuerunt,  et  here- 
dibus  eorum  hereditarie  in  bona  et  quieta  pace  possidendarn  bénigne  concessimus,  quaui- 
libet  mensuram  quolibet  anno  sub  censu  duodecim  denariorum  duobus  terminis  in  anno 
solvendorum,  scilicet  medietatem  in  feslo  sancti  Jobannis  Baptiste,  et  aliam  medietatem 
in  Nalivitate  Domini.  Et  sciendum  est  quod  quelibet  mensura  paludis,  jacentis  infra 
fossatum,  de  relevatione  nobis  debent  sex  denarios  ;  quelibet  vero  mensura  extra  fossatum 
jacens,  duodecim,  esceptis  viginli  quinque  mensuris  jacentibus  in  angulo  de  Mokescol; 
et  duas  vias,  ubi  anliquitus  esse  solebant  in  palude,  eis  babendas  simili  ter  concessimus. 
Hoc  vero  erga  omnes  domines  eis  garandizare  debemns,  et  ego,  sicut  dominus,  tn  bona 
pace  lacère  teneri.  Huic  autem  conventioni  testes  interFuerunt  :  Fratres  mei  :  Galterus 
prepositus  Sancti  Audomari.  Jacobus.  Willelmus.  Nicholaus.  Abbas  Sancti  Bertini.  Pre- 
positus  Watenensis.  Homines  mei  :  Gerardusde  Runescure.  Eustacius  de  Ekehout.  Bal- 
duinus  Ganis.  Walterus  de  Alseche.  Hugo  de  Strahem.  Marsilius  de  Bochout.  Willelmus 
de  Staplis.  Hugo  Canis.  Gillebertus  de  Haveskerke.  Boidinus  filius  ejus.  Walterus  de, 
Buiscure.  Anselmus  de  Watenes.  Matbeus  Rulius.  Warinus  de  Petra.  Ut  autem  hoc  ratum 


DE  SAINT-BERTIN  217 


*  i 


et  inconvulsum  habeatur,  presentem  paginam  sigilli  raei  appensione  commun ivi.  Actum 
anflo  gratie  millesimo  ducentesîmo  octavo,  mense  aprili. 

40&. 

Chirographe  scellé.  —  T.  II,  n»  «0,  p.  71. 


;  »  ■.  ■  î   ■ 


1 808 ;  juin,  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  notifie  avoir  renouvelé,  d'accord 
avec  son  couvent,  la  heure  de  Poperinghe,  sur  les  bases  de  l'ancienne,  telle 
•qu'elle  avait  été  donnée  par  l'abbé  Léon,  et  confirmée  par  le  comte  Thierry  de 
Flandre  (328), 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  39,  p.  39. 

Sceau  rond  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (p.  73),  décrit  et  dessiné  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist.  sigill. 
•de  St-Omer),  p.  102  et  pi.  XXX,  n*  235. 


496. 

Original  scellé,  -r  T.  II,  n»  61,  p.  73. 

1208,  décembre.  —  Thierry  de  Voormezeele,  du  consentement  de  sa 
femme  Ogive,  de  Henri,  son  fils  aîné,  et  de  ses  autres  enfants,  déclare  qu'il  se 
•contentera  des  deux  maisons  que  Jean,  aumônier  de  Saint-Bertin,  a  fait  con- 
struire dans  son  comitatus  (à  Houlle),  bien  qu'il  eût  le  droit  de  le  contraindre 
il  en  bâtir  davantage  (329). 

Theodericus  de  Formesela,  omnibus  ad  quos  etc.  Actum  est  hoc  anno  Domini 
jio.cc0.vau0,  mense  decembrio,  in  domo  mea  de  Tilleka,  coram  hiis  testibus  :  Henrico 
de  Broke,  justiciario  castellani.  Widone  de  Tilleka.  Tboma  de  Vinc  et  Gerardo,  homi- 
jiibus  meis*  Scabinis  quoque  Drogpne  Brune,  Drogone  Smekere.  Johanne  Hadin.  Eus- 
iacio  Gobbe.  Hugone  Garpentario  et  Elbodone. 

8cean  rond  (p.  74),  40  mm.,  écn  échiqueté  de  cinq  tires,  entouré  d'une  bordure  :  -j-  ••  tiomeigi  m  *vmi~ 


497. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n-  02,  p.  74. 

1208,  décembre.  —  Pierre,  doyen,  et  le  chapitre  de  Saint-Omer,  recon- 
naissent que  Gison  de  Clusa  et  Agnès,  sa  femme,  ont  à  la  fois  donné  en  au- 
mône et  vendu  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  pour  le  prix  de  quarante  livres  ster- 
ling, une  tare  qu'ils  possédaient  près  du  monastère,  sur  la  rive  gauche  de  l'Aa, 

28 


218  LES  CHARTES 

et  une  autre  terre,  nommée  Tarioeland,  située  au  delà  de  la  chaussée  qui  j 
est  contiguë,  pour  servir  à  la  célébration  de  l'anniversaire  des  père  et  mère 
dudit  Gison  (330). 

Huic  autem  conventioni  sorores  predicti  Gisonis  et  mariti  earum  assenserunt,  et 
plures  honesti  viri  interfuemnt,  quorum  hec  sunt  nomina  :  Hugo  decanus  christianitatis 
Sancti  Audomari.  Walterus  sacerdos  Sancti  Johannis.  Willelmus  presbyter  Sancti  Mar- 
tini, magister  Willelmus  tractuarius.  Petrus  custos  Sancte  Margarete.  Boidraus  de  Colle. 
Gyso  vacca.  Symon  Durdenir.  Johannes  Cane  vin.  laici.et  burgenses  Sancti  Audomari.  et 
alii  pi  lire  s.  Actum  anno  domini  millesimo  ducentesimo  octavo,  mense  decembri. 

Sceau  ogival  de  l'église  de  'Saint- Orner  (p.  75),  décrit  et  dessine  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas  (Hist. 
sigill.  St-Omer),  p.  50.  et  pi.  XVI,  n*  119. 

498. 

Original  scellé.  —  T.  II,  nt  58,  p.  68. 

1209,  25  mars.  —  Baudouin,  doyen,  et  le  chapitre  de  Thérouanne,  noti- 
fient qu'Isaac  de  Fontaines  a  renoncé  à  toute  querelle  avec  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin,  au  sujet  de  la  dîme  que  ses  prédécesseurs  avaient  tenue  en  fief  de  la 
seigneurie  d'Heuchin  (326). 

Ysaac  de  Fontanis  a  reconnu  en  leur  présence  que  la  moitié  de  cette  dîme  a  été  donnés 
à  V abbaye,  lorsque  son  frère  Pierre  y  prit  l'habit  religieux;  —  que  la  vingt-quatrième 
gerbe  de  décima  terre  que  vocatur  Roseaus  ne  peut  êire  revendiquée  par  lui;  —  que 
Vautre  moitié  de  la  dîme  a  fait  Vobjet  d'un  échange  contre  un  terrage9  terragium  et  terrant 
que  fuit  Delewart,  dont  il  jouit .  —  Il  a  déclaré  enfin  ne  plus  rien  réclamer  de  botis  et  de 
dono  terrarum  in  Fontanis  ( Fontaine- les-Boulans),  et  quod  rusticis  restes  et  tilias  ad 
garbas  ligandas  requirebant,  et  quod  ipse  Ysaac  requirebat,  ut  décima  de  Fontanis  infra 
terminos  ejusdem  parrochie  congregaretur. 

Actum  anno  Domini  M0.cc°.vin°,  octavo  kalendas  aprilis. 

49a 

Original  tub  plumbo.  —  T.  II*,  n«  87,  p.  80. 

1209,  30  avril.  —  Le  pape  Innocent  III,  par  sentence  définitive,  reconnaît 
à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  droit  de  donner  des  abbés  aux  religieux  d'Auchy 
(333). 

Imprimé  dans  lfigne,  Jimocffit  III  ovp.,  t.  III,  col.  40,  d'après  Baluse.  —  Cf.  Mir.  et  Popp.,  t.  III.  p.  895  ;  Fras- 
mentin,  É$$ai  hitt.  sup.  cit.,  pp.  110-112,  dans  la  note.  Potthast,  no  8718. 


rt 


DE  SAINT-BERTIN  219 


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X.    -■ 


500. 

Original  subplumbo.  —  T.  II,  n»  68.  p.  84. 

■     t 

4 

1209,  30  avril.  —  Le  même  pape  écrit  à  Févêque  et  au  chantre  d'Arras, 
ainsi  qu'à  Fabbé  du  Mont-Saint-Eloi,  pour  les  charger  de  faire  exécuter  les 
dispositions  contenues  dans  l'acte  qui  précède  (334). 

'    Imprimé  tan*  Migflfi,  Innoc.  III  opp.,  t.  III,  col.  48,  d'après  Bal  exe.  —  Cf.  Mir.  et  Popp.,  t.  III,  p.  377. 

501. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  69,  p.  89. 

1 209,  juillet.  —  Gautier,  prévôt  de  Saint-Omer,  renonce  à  inquiéter  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin,  au  sujet  de  la  jouissance  de  la  partie  des  biens  de  Cau- 
mont  qui  a  été  cédée  à  cette  abbaye  par  Gérard,  son  prédécesseur,  moyen- 
nant la  redevance  annuelle  de  douze  livres  de  Flandre  (335). 

Actum  anno  Domini  m°.cg0.ix°,  mense  julio. 

Sceau  ogival  (p.  90).  du  prévôt  Gautier,  décrit  et  dessiné  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist,  sigill.  de 
8t-0mer,  #.  63  et  pi.  XIX,  n*  141. 

502. 

Chirographe  «celle.  —  T.  Il,   n*  70,  p.  90. 

1210,  janvier.  — i  Les  échevins  de  Saint-Omer  notifient  que  Baudouin  des 
Planques  {Balduinus  de  Plancis)  et  Béatrix,  son  épouse,  ont  accensé  à  Ni- 
colas Hareng  (Nicolao  Alleci),  moyennant  la  rente  annuelle  de  seize  sols  et  de 
huit  poules,  une  maison  dans  la  rue  de  Saint-Bertin,  faisant  face  à  celle  de 
Gérard  de  Borre. 

Scabini  huic  conventioni  astantes  :  Martius  Tinctor.  Lambelinus.  Egidius  de  Bodin- 
çhem.  Willelmus  de  Balliolo.  J.  filius  Fulconis.  J.  filius  Ricardi.  Albertus.  Florentius. 
Sy[mon]  Derdenier.  L.  de  Nemore.  W.  Wasselin.  Giso  de  Inclusa.  David  de  Casleto. 
Actum  anno  gratie  millesimo  ducentesirao  nono,  mense  januario. 

'    Sceau  rond  de  la  commune  de  Saint-Omer  (p.  91),  avec  le  contrescel  à  la  double  croix,  décrit  et  deasinè 
j>ar  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist.  sigill.  de  8t-0mer,  p.  7,  et  pi.  11,  n*  3. 


■^ 


1210,  avril.  —  Jean,  abbé 

bert,  fils  du  clerc  Lamlot  de  Po; 
d'une  grande  partie  des  oblations 
ils  s'étaient  emparés  par  violence 
Actum  anao  Domini  raillesimo 


1210,  avril.  —  Jean,  évêque  des  M» 
cède,  dont  il  reproduit  les  dispositions 

Imprimé  dam  d'Hoop,  n-  40,  p.  40. 


1210,  août  —  Ludiardis,  abb        I 
tiers  de  Guillaume  de  Guînes  ont  renonça  S 
sur  la  dîme  de  Melleke,  appartenant  ù  Hq 

Ego  Ludiardis,  Dei  patienlia,  abbatissa  n 
esse  volumus  omnibus  hec  inspecturis  qaod,  envi 
excommun  icatio  ne  (*)  mortuus  fuisset  eo  quod  tl>- ■■-.■■ 
per  aliquol  annos  violenter  abstulisset,  Lewa  "  ' 
maritos  ejusdem  Christian^  Jordanus,  et  qui'! 
nobis  ad  abbatem  Johannem  tertium  et  ttÂttbbi 
postularunt  ut  mortuo  christiana  sepultnra  concoi 
dictus  et  monachi  sui  misericorditer  exaudierunt , 
et  alii  ex  parte  patris  propinqui,  ad  quos,  si  ipse  a  I 


(*)  D.  Vf.  Bxctmmmtcattonem. 

(*•)  D.  W.  Dtàma. 

{"•}  Peai-Mre,  Lnva.  Ln»n 


DB  SAINT-BERTIN  3*t 

devolvi  debuisset,  omni  juri  quod  inde  sibi  competebat,  vel  competere  potcrisset,  sponte 
renuntiaverunt,  eandem  decimam  ecclesie  Sancti  Bertini  liberam  et  quitam  clamantes, 
et  fide  interposita  jurantes  quod  numquam  4ê  ^etero  de  hac  décima  eidem  ecclesie  per  se 
vel  per  alium  injuriam  inferrent,  vel  eam  aliquo  modo  gravarent  aut  molestarent.  Ad 
preces  itaque  domini  abbatis  Sancti  Bertini,  nos  et  dominus  Symon,  decanus  christiani- 
Uàia  de  Gisnes,  qui  hujus  conventionis  auctor  fuit,  ea  que  vidimus  et  veraciter  scimus 
meraorie  Utterarum  commendamus,  et  perpetuo  rata  esse  votantes,  présentera  kartam 
sigiflis  nostria  amnnunimus.  Actum  apud  Gisnes,  anno  Verbi  incarnati  millesimo  ducen- 
tesimo,  mense  augusto,  in  claustro  Sancti  Leonardi. 

Fragment  analytique  dans  Malbranoq,  t.  III,  p,  399. 

Sceau  ogival  (p.  99)  de  l'abbesse  Ludgarde,  H.  48  mm.,  L.  33,  abbesse  debout,  coiffée  en  voile,  tournée 
à  senestre,  crosaée  à  droite,  tenant  un  livre  de  la  main  gauche  :  -f-  siqill.  lvqardis  abbatissb  oinbns»  eo- 
clfsib.  —  Sceau  ogival  du  doyen  Simon,  mêmes  dimensions  dans  le  champ  un  oiseau  passant,  au  pied  d'un 
arbuste  :  -J-  sioill.  simonis  dbcani  xiatis.  —  SceajrdaTéglise  de  Saint-Léonard,  H.  78  mm.,  L.  55,  sorte 
d'édifice,  en  forme  de  dôme,  ou  de  lanterne,  à  toiture  aiguë,  posé  sur  une  base  triangulaire  et  surmonté  d'une 
croix  :  sioillv  ecclesie  sci  lbonadi  de  gisnes. 


506. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  77,  p    100. 

1210,  octobre.  —  Jean,  évêquedes  Morins,  confirme  la  donation  de  la 
dîme  et  du  terrage  de  Fléchinelle,  faite  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  Robert 
de  Lannoy  (340). 

Johannes,  Dei  gra!ia9  Morinensis  episcopus,  omnibus  etc.  Noverit  universitas  vestra 
(fctùà  Robertus  de  Alneto,  miles,  flliis  suis  presentibus  et  assentientibus,  per  manum  do- 
mini soi,  domini  Hugonis  de  Felchin,  hominis  nos  tri,  n  obi  s  ad  opus  ecclesie  Sancti  Ber- 
tini in  ekmosinam  dédit  totam  decimam  et  terragium  que  in  parrochia  de  Felchinel  idem 
Robertus  a  predicto  Hugone  in  feodum  tenebat,  qua  elemosina,  abbas  et  fratres  Sancti 
Bertini,  per  manum  nostram  accepta,  ad  petitionem  ipsorum,  eam  ecclesie  suehabendam 
perpetao  pontificali  auctoritate  confirmamus,  et  quod  pia  devotione  gestum  est  ratum 
manere  volentes,  sigilli  nostri  munimine  roboramus.  Actum  anno  Domini  millesimo  du- 
fcentesimo  decimo,  mense  octobri. 

507. 

Original  aoeQé.  -  T.  ïï,  n'  78,  p.  100.  *"'' 

1210.  —  Arnoul,  comte  de  Gufnes,  et  la  comtesse  Béatrix,  châtelaine  de 
Bourbourg,  son  épouse,  déclarent  abandonner  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  cer- 


taines  redevances  qu'ils  avaient  voulu  exiger  d'elle,  dans  la  châtellenïe  de 
Bourbourg  (341). 


508 


Original  «o«Hj.  —  T.   II,  n«  TD,  p.  loi. 

11510,  environ  (d.  w.).  —  Consultation  donnée  par  les  jurisconsultes  et 
les  canouistes  de  l'école  de  Paris,  pour  éclaircir  certains  doutes  à  eux  proposés 
par  Jean,  abbé  de  Saint-Berlin,  concernant  un  litige  avec  l'abbaye  de  Clair- 
marais,  à  propos  de  certaines  dîmes  paroissiales. 

Viris  relîgiosis  Johanni,  Dei  gratta,  abbati  et  convenu»  Sancti  Bertini,  legum  et  cano- 
num  ma^istri  Parisienses,  salulem  in  Domino  etc.  Cette  pièce,  composée  de  neuf  para- 
graphes, reprotlvit  d'abord  l'acte  ci-dessus  »"  260,  du  cardinal  Pierre,  daté  de  H  75,  et 
elle  a  pour  but  principal  d'en  donner  f  interprétation  : 

Prima  questio  talis  est.  Cum  ecclesia  Sancti  Bertini  decimam  de  terra  Baldevini  de 
Balloel  hactenus  in  pace  percepil,  Claromariscenses  eam  modo  solvere  contradicunt,  eo 
quod  terrain  illam("),  poslcomposilioncm  per  Cardinalem  factam,  mare  aliquanto  lempore 
occupavîl,  Ueet  cito  eam  recupaverint.  ldeo  autero  decimam  solvere  nolunt  quia  in  lit— 
teris  domini  Cardinalis  habetur  «  quicquid  aulem  postea  încluserunt  etc.  »  —  Ad  quod 
dicimus  quod  si  terra  Baldevini  tanto  tempore  fuit  occupata  a  mari  quod,  secundum  con- 
suetudînem  terre,  videalur  dominium  amisisse,  îta  quod  alii  eam  licuisset  acquirere, 
tune  de  ea  post  inclusionem  solvere  décimas  non  debebunt  ;  si  vero  non  amtserunt  do- 
minium, solvere  tenentur,  tanquam  de  veteri. 

Secunde  questioois  ténor  erat  quod  de  aliis  antiquis  terris  etc 

Quinto  loco  luit  nobis  propositum  quod  cum  monachi  Sancti  Bertini  piscariam  ha- 
beant  in  aqua  que  inera  dicilur  et  in  fossaûs  etiam  per  que  raera  derivatur,  Claromaris- 
censes quoddam  fossalnm  magne  quantitatis  fecerunt  propemeram,  et  ibi  quosdam  appa- 
ralus  fecerînt,  qui  vulgo  verra  dicuntur,  in  terra  illa  ita  dispositos  quod  pïsees  mère 
intrare  possint  fossatum  illud,  sed  exire  non  possint.  Ad  quod  dicimus  quod  pisces  ita 
capere  non  possint  Claromaiiscenccs,  in  prejudicium  ecclesie  Sancti  Bertini,  quia  pisces 
noscuntur  esse  ecclesie  Sancti  Bertini,  si  piscariam  ibidem  habent,  ut  asserunt  :  ita  enim 
permissum  est  cuique  prodesse  sibi  et  edificare  in  suo  quod  alii  non  noceat,  secundum 
quod  injure  caulumest. 

Sexto  loco  proponebatur  quod  quamdam  paludem  etc. 

Sciatis  autem  quod  quia  nobis  constare  non  poterat  de  premissis,  responsiones  no- 


DE  SAÏRT-BERTIN  223 

diras  ita  formavimus  et  ita  veras  esse  credimus,  sicut  premissum  (*)  est,  si  vera  sont  ea 
que  in  questionibus  propositis  continentur.  Ego  B.  Garnolensis  canonicus  credo  vera 
esse  ea  que  supra  scripta  sunt. 

Indiqué  dans  Coutsemaker,  n»  170. 

Scellé  de  trois  sceaux,  le  premier  ogival,  H.  35  mm.,  L.  23,  représentant  un  docteur  assis,  la  face  à  se- 
oestre,  tenant  un  livre  :  -(-  s,  maori  thbob[aldi  pasiiSiensis;  —  le  second,  également  ogival,  mêmes  dimensions, 
représentant  aussi  un  docteur  dans  la  même  position, -[-secret  vu  i«agrigiraldii(**j  ; — le  troisième  rond,40  mm., 
Âçnus  Dei  nimbé,  au  gonfanon,  -|-  sigillt  haghstu  rbkavdi  (p.  106). 


509. 

Original  8Ub  plumbo.  —  T.  II,  n*  81,  p.  107. 

121 1,  31  janvier.  —  Le  pape  Innocent  III,  visant  un  décret  du  concile  de 
Latran,  improuve  la  pratique  d'engager  d'avance  par  promesse  les  bénéfices 
qui  ne  sont  pas  vacants;  et  il  défend  aux  religieux  de  Saint-Bertin  de  le  faire 
à  l'avenir  (342). 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc.  III  opp.,  t.  III,  col.  372,  d'après  Balaie.  Potthast,  n*  4176. 

510. 

Original  sub  plumbo,  —  T.  II,  n»  82,  p.  108. 

121 1,  31  janvier.  —  Le  même  pape  confirme  les  acquisitions  le  plus  nou- 
vellement faites  par  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (343). 

Imprimé  dans  Migne,  Innoc,  III  opp.,  t.  III,  col.  373,  d'après  Baluxo.  Potthast,  n*  4177. 

511. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XIX,  (•  65.  —  T.  II,  n*  83,  p.  109. 

1211,  31  janvier.  —  Le  même  pape  déclare  que  l'abbé  et  les  religieux  de 
Saint-Bertin  ne  sont  tenus  à  aucune  redevance  envers  l'archidiacre  de  Thé- 
rouanne,  à  l'occasion  de  la  bénédiction  de  l'abbé  de  leur  monastère  (344). 

Imprimé  dans  Migne,  Irmoc.  III  opp.,  t.  III»  col.  372»  d'après  Balaie.  Potthast,  n*  4175. 


(•)  D.  W.  PromUmm. 

(")  Ainsi  complété  par  D.  W. 


LES  CUAKTES 


512. 


1211,  janvier.  —  Sarra,  abbesse  de  Blandecques,  notifie  l'échange  (ait 
entre  sa  communauté  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  d'une  masure  à  Arques, 
eontre  une  terre,  dite  de  Saint-Folquin,  à  Blandecques  (336). 

Sarra,  miseratione  divisa,  ecclesie  Sancte  Columbe  de  Blendeca  ministra  humilis, 
(otusque  conventus,  universis  etc.  Noverint  tam  moderni  quara  posteri  quod,  cum  Boi- 
dinus,  quondam  capellanus  et  nostre  domus  fundator,  quandam  mansurani  in  duminio 
abbatis  Sancli  Bcrtini  apud  Arkes  jacentera  nobis  tîtulo  eleraosine  reliquisset,  tandem 
inter  nos  et  dominum  Johanoein,  abbatem  et  conventum  ecclesie  Sancli  Bertiai  hoc 
modo  convenit  quod  nos....  eidem  ecclesie  dictam  mansurani...  jure  hereditario  conces- 
simus  possidendam  ;  prefali  quoque  abbas  et  eonventus  terram  Sancli  Folquini  quam 
Walterus  vavasor  tenet  censualem  in  parrochia  nostra  de  Blendeca  jacentem...  nobis  in 
cambîum  prefate  mansurc  jure  hereditario  perpetuo  possidendam...  concesserunl,..  Si- 
gnum  Hugonis.  Cristiani.  et  Ade.  capellanorum  et  fralrum  nostrorum.  S.  Gisonîs.  Al- 
berti.  Gunfridi.  Ilermari  et  aliorum  tratrum  nostrorum.  Actum  apud  Blendeka,  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  decimo,  mense  januario. 


...alyiiqu 


>t  décrit  par  M.  L.  Deadiarops  de  Pas,  Hist. 


513. 


1211,  février.  —  Jean,  évèque  des  Morins,  notifie  que  Gillebert  de  Haves- 
kerque  a  engagé  pour  six  ans  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  moyennant  cent 
marcs  de  Flandre,  la  dfme  de  Broxeele  (337). 

Johannes  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod,  constitutus  in  presentia  nostra  Giile- 
bertus  de  Haveskerke  recognovît  quoil  décima,  quam  apud  Brocsele  ab  ecclesia  Sancti 
Bertini  in  feodo  tenebat,  eidem  ecclesie  pro  centum  marcis  flandrensibus  de  paiment 
invadiaverat  usque  ad  sex  annos  libère  tenendam  ;  elapsis  vero  sex  annis,  de  anno  in 
annum  eam  redimere  poterit  in  média  quadragesima,  redimendi  facultale  ci  sublata,  si 
terminum  illum  neglexerit,  usque  in  sequenlem  annum  tempore  suprascripto.  Conven- 
tion! interfuerunt  et  assensum  prebuerunt  Olii  ejusdem  Gilleberti,  Balduinus  et  Gilebertus 


DE  SA.INT-BERTIN  225 

«etc.  Actum  anno  Domini  m0.cc0.x0,  mense  februario.  Actum  coram  testibus  Willelmo 
abbate  de  Liskes.  Bernardo. 

Sceau  ogival  de  l'évéque  Jean  (p.  93),  H.  72  mm.,  L.  45,  évoque  debout,  mitre,  crosse,  bénissant  :  -J-  si- 
•«illvm  iobabnis  mormehsu  iPisoopi.  —  Contresceau  rond,  83  mm.,  buste  d'évêque  mitre,  contourné  :  -(-  sbcrbtyi 

J0BARR18 


514. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  73,  p.  93. 

1211,  février.  —  Bernard  de  Rosbais  et  Guillaume  d'Oostburg,  oflicialis 
«castellani,  attestent  qu'une  transaction  a  été  conclue  entre  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  et  Igrave  d'Eerneghem,  au  sujet  d'une  terre  située  dans  la  paroisse 
•dudit  lieu. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  41,  p.  42. 

Sceau  rond  (p.  94)  de  B.de  Rosbais,  58  mm.,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre  :  -|-  suhllym 

«MARDI  DC   ROSBAIS. 


515. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  84,  p.  110. 

1211,  mai.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  déclare  renoncer  aux 
réclamations  qu'il  avait  faites,  touchant  les  attérisseraents  qui  s'étaient  pro- 
duits le  long  de  la  rivière  de  l'Aa,  dans  les  environs  de  Saint-Momelin  (345). 

Willelmus,  castellanus  Sancti  Audomari,  omnibus  etc.  Noverit  universitas  vestra 
quod  cum  ecclesie  Sancti  Bertini...  in  elemosinam  dedissem  quicquid...  in  ter  Vêtus 
Monasterium  et  Muscote  in  longum,  et  inter  decursum  fluminis  Agnione  et  antiquam 
arabilem  terram  in  latum  possidebam,  feodis  hominum  meorura  exceptis,  post  aliquot 
annos,  cum  secus  decursum  aque  per  siccitatem  in  aliquibus  locis  terra  crevisset,  eam 
adversus  eandem  ecclesiam  sum  calurapniatus  ;  cui  tamen  calumpnie,  ad  preces  abbatis 
et  convenais  Sancti  Bertini,  bénigne  renuntiavi,  terram  predictam  presentium  auctoritate 
cis  conûrmans,  et  quicquid  utilitatis  vel  émolument!  ibidem  in  posterum  accrescere  po- 
terit,  in  elemosinam  confère ns.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  undecimo, 
mense  maio. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n*  278. 


29 


226  LES  CHARTES 


516. 

Original  scellé    —  T.  II,  n*  85  ,p.  111. 

1211,  13  décembre.  —  Lambert,  abbé  de  Clairmarais,  notifie  les  points 
qui  ont  fait  l'objet  d'une  convention,  conclue  entre  lui  et  l'abbé  de  Saint-Bertin, 
sous  la  médiation  de  Gérard  de  Renescure  (346). 

Ego  Lambertus,  dictus  abbas,  et  capitulum  de  Claromaresch,  notum  fieri  volumus 
etc.  De  -omnibus  terris  quas  possidemus  modo  in  territorio  de  Fontanis,  que  est  parrochia 
Sancti  Bertini,  liberi  erimus  a  prestatione  decimarum,  excepta  terra  Bonitensium,  de  qua 
plenam  decimam  il  lis  de  Sancto  Bertino  solvemus.  Quicquid  autem  culte  terre  deinceps 
acquiremus  quocumque  modo  infra  parrochias  ipsorum,  décimas  inde  solvemus  eis  ex 
integro.  De  omnibus  vero  terris  cultis  quas  extra  parrochias  eorumhabemus  et  quocunque 
modo  acquiremus,  ubi  decimationem  habere  debent  et  soient  illi  de  Sancto  Bertino,  duas 
inde  garbas  eis  solvemus,  nobis  tertiam  retinentes.  De  terra  vero  que  fuit  Balduini  de 
Bailluel,  de  qua  decimam  perceperunt  illi  de  Sancto  Bertino  antequam  acquisissemus  eam, 

decimam  solvemus  eis  ex  integro De  terra  autem  que  fuit  patris  Willelmi  Scolebone, 

et  de  terra  abbatisse  de  Broburg,  totam  decimam  illis  de  Sancto  Bertino  absque  contra- 
dictione  solvemus.  De  his  tribus  tantummodo  terris,  videlicet  Balduini  de  Bailluel,  Wil- 
lelmi Scolebone,  abbatisse  de  Broburg  acquisitis,  apudgrangiam  nostramde  Enna,  deci- 
mam solvemus,  ut  dictum  est.  De  aliis  vero  terris  cultis  quas  acquiremus  apud  grangiam 
nostram  de  Enna,  seu  alibi,  in  parrochiis  illorum  de  Sancto  Bertino,  decimam  inde 
totam  solvemus  eisdcm.  De  viginti  solidis  quos  eis  solvere  solebamus  pro  bono  paris, 
quiti  in  perpetuum  erimus.  De  mansuris  quas  in  Burgo  Sancti  Audomari  possidemus  in 
presenti,  censum  solvemus  illis,  videlicet  très  obolos,  sed  relevamen  non  dabimus.  Porro 
iotum  mariscum  sancte  Marie  Magdalene,  et  fossatum  quod  est  juxta  mariscum  quod 
fuit  Gerardi  Houwe  quod  est  inter  mariscum  in  longitudine,  et  in  latitudine  situm  est 
înter  meram  et  vêtus  fossatum  quod  dicitur  Hindringelet,  ecclesie  Sancti  Bertini  liberum 
remanebit.  De  mera  autem  usque  ad  haysiam  que  est  juxta  domum  que  fratris  Clarem- 
baldi  dicitur,  nulla  fient  a  nobis  dolose  ingénia  ad  capiendos  vel  detinendos  pisces  ;  nec 
ab  illis  de  Sancto  Bertino  in  terra  nostra  ;  et  quam  longe  durât  terra  nostra  modo  ex 
utraque  parte  fossati  versus  meram  libère  piscabimur  nos,  et  non  alii  ;  et  similiter,  quam 
longe  durât  terra  illorum  de  Sancto  Bertino,  libère  pisçabuntur  ipsî,  non  alii,  Ubi  vero 
tantum  exuna  parte  fossati  terra  est  nostra  propria,  pro  libitu  piscabimur  nos  et  illi. 
Suivent  d'autres  conventions.  Actum  anno  Doraini  millesimo  ducentesimo  undecimo, 
mense  decembri,  die  festo  béate  Lucie  virginis. 

Indiqué  dans  Couasemaker,  n»  180. 

Sceau  ogival  de  l'abbé  Lambert,  (p.  114),  Demay,  Picardie,  n*  1366. 


DE  SAINT-BERTIN 


227 


517. 

Original  t celle.  —  T.  II,  n»  86,  p.  114. 

1211.  —  Jean,  évêque  des  Morjns,  notifie  et  confirme  les  conventions 
contenues  dans  l'acte  qui  précède. 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  undecimo. 

Indiqué  dans  Coussomaker,  n°  182. 


518. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n°  87,  p.  117. 

1211.  —  Simon  de  Vaux,  Théobaldde  Provins  et  maître  Gobert,  chanoines 
de  Laon,  rendent  une  sentence  arbitrale  qui  adjuge  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
la  garde  de  deux  moulins  sis  à  Wizernes  (347). 

Universis  etc.- Symon  de  Vallibus,  Theobaldus  de  Proviriio  et  magister  Gobertus,  cano- 
nici  Laudunenses,  salutem  in  Domino.  Gum  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini,  ex  parte  una, 
[et]  Hugonem  laycum  de  Atrebato  et  Mabiliara  sororem  ejus,  ex  altéra,  super  quibus- 
dara  rébus,  videlicet  super  custodia  duorum  molendinorum,  in  villa  Weserne,  curti 
Sancti  Bertini  contigue  adjacentium,  et  mansura  eisdem  molendinis  contigua  et  nunc 
ex  magna  parte  clausura  ejusdem  curtis  inclusa,  que,  sicut  idem  Hugo  asserebat,  patris 
sui  Symonis  Bovier  quondam  fuerit  hereditas,  diu  fuisset  auctoritate  Apostolica  litigalum; 
tandem  partes  predicte  et  quidam  alii,  scilicet  Thomas,  Petrus,  filii  Willelmi  de  Atre- 
bato, Julianus  pariter  et  Reinerus,  filii  Symonis...  nos  très  super  universo  negolio  arbi- 
tras elegerunt  etc.  Cum  igitur  uobis  constitisset  ecclesiam  Sancti  Bertini  per  annos  qua- 
draginta  et  amplius  res  predictas  justo  titulo  possedisse,  dictos  adversarios  nichil  in  rébus 
pretaxatis  habere  sententia  difûnivimus  arbitrali.  Yerumtamen,  ad  nostrarum  precum 
instantiam,  ecclesia  Sancti  Bertini,  pro  laboribus  et  expensis,  in  viginti  libris  fortium  de 
Provinio  dictis  adversariis  manum  sue  caritatis  porrexit.  Ceterum  omnes  layci  predicti 
res  predictas  penitus  abjurarunt  et  juramento  prestito  firmaverunt  se  nunquam  de  cetero 
etc.  Sub  pena  viginti  librarum  alborum  Valenciniensium  etc.  Ut  igitur  hec  predicta  in 
perpetuum  rata  permaneant,  presentem  paginam  sigillorum  nostrorum  fecimus  impres- 
sione  munir i.  Actum  publiée  apud  Laudunum,  anno  Domini  m°.cc°  undecimo. 

Sceau  rond  de  Simon  de  Vaux  (p.  119),  Demay  Picardie,  n*  1234  ;  —  Sceau  rond  de  Théobald  de  Pro- 
vins, 42  mm.,  Agnug  Dei  au  pennon,  contourné  :  -f-  8.  thbobaldi  de  provinio;  — Sceau  ogival  de  Gobert, 

H.  52  mm.,  L.  40,  prêtre  vêtu  d'une  cappa,  tenant  un  livre  de  la  main  gauche  :  s  maori  goberti. 


228 


LES  CHARTES 


519. 

t 

D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  II,  n*  91,  p.  123. 

1211.  —  Hugues,  abbé  de  Longvilliers,  signe  avec  l'abbé  de  Saint-Berlin 
une  convention  relative  aux  dîmes  de  Tubersent  (35 1  ). 

Ego  Hugo,  Dei  gratia,  abbas  de  Longovillari,  et  ejusdem  loci  conventus,  omnibus 
ad  quos  presentium  pervenerit  noticia,  salulem  et  orationes.  Noverit  universitas  vestra 
quod  cum  abbate  et  conventu  Sancti  Bertini  amicabiliter  convenimus  in  hune  modum, 
quod  de  omnibus  terris  quas  in  eorum  parrochia  de  Torbodeshem  acquisivimus  usque 
modo,  vel  in  posterum  quoeumque  modo,  emptione,  seu  fidelium  largitione,  prestante 
Domino  acquirerous,  ipsis  decimam  tenemur  solverej  sicut  alii  persolvunt  agricole  in 
dicta  villa,  qualibet  contradictione  remota,  prêter  in  terra  circiter  trium  mensurarum 
quam  sartavimus;  ipsi  vero,  ex  benivolentia  quam  erga  nos  habent,  nobis  ex  ipsa  dé- 
cima quam  eis  dabimus  quintam  garbam  liberaliter  contulerunt.  Terras  autem  aliquo 
modo  censu,  vel  allodio,  vel  feodo  ad  ipsos  spectantes  non  poterimus  acquirere  ullo  modo, 
nisi  nobis  a  fidelibus  in  eleraosinam  conferantur.  Quod  si  collate  nobis  fuerint,  ipsas 
infra  annum,  nisi  de  eorum  factum  fuerit  voluntate,  et  amicabiliter  convenerimus  cum 
eisdem,  tenebimur  dewerpire.  Ut  hoc  ratum  permaneat,  hanc  cartam  sigilli  nostri  mu- 
nimine  fecimus  roborari.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesirao  undecimo. 


520. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  88,  p.  119. 

1212,  février.  —  Louis,  fils  aine  du  roi  de  France,  confirme  les  posses- 
sions, les  droits  et  les  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (348). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Ludovicus  domini  régis  Francie  pri- 
mogenitus.  Sicut  pium  est  bénéficia  locis  deo  dicatis  erogare,  ita  justum  est  etc.  suivant 
le  texte  du  privilège  de  Philippe  Auguste,  ci-dessus  n°  379.  Actum  apud  Sanctum  Audo- 
marum,  anno  Domini  m0. ce0  undecimo,  regni  vero  karissimi  domini  et  genitoris  nostrf 
anno  tricesimo  tertio,  astantibus  in  palatio  ejusdem  patris  nostri  quorum  nomina  suppo- 
sita  sunt  et  signa.  Dapifero  nullo.  Signum  Guidonis  buticularii.  S.  Bartholomei  camerarii. 
S.  Droconis  constabularii. 

Data  vacante  cancellaria,  per  manum  Guidonis  de  Atheiis. 

Monogramme  LUDOVICVS.  —  Sceau  rond  (p.  120),  Demay,  Artois,  n°  1;  contresceau  ovale,  H.  87' 
mm.,  L.  83,  écu  semé  de  fleurs  de  lys,  sans  légende. 


DE  SAINT-BERTIN  229 


i 


521. 

D'après  la  copie  dans  le  ms724.  —  T.  II,  n»  89,  p.  181. 


1212,  février.  —  Le  même  Louis,  fils  aîné  du  roi  de  France,  confirme  la 
charte  ci-dessus  n°  265,  par  laquelle  Philippe  d'Alsace  règle  la  limite  des  pâtu- 
rages communs  entre  la  ville,  le  chapitre  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (349). 

Imprimé  dans  Giry,  Hist.  de  la  viUe  de  Saint-Omer,  pièces  justificatives,  n°  XXXIII,  p.  406. 


D'après  la  copie  dans  le  même  nos  724.  —  T.  II,  n«  90,  p.  122. 

1212,  février.  —  Le  même  Louis,  fils  aîné  du  roi  de  France,  confirme  la 
charte  ci-dessus  n°  433  du  comte  Baudouin  de  Flandre,  relatif  à  la  pâture 
Suinart  (350). 

.    Ludovicus,  domini  régis  Francorura  primogenitus.  Noverint  universi,  présentes 

pari  ter  et  lu  tu  ri,  quod  hec  (*)  est  continentia  carte  illustris  quondam  Flandrie  et  Haynoie 

comitis,  quara  burgenses  nostri  de  Sancto  Audomaro  ab  eo  habent.  Ego  Baldevinus  etc. 

Nos  autem  predictorum  burgensium  nostrorum  consuetudines  et  le  reste,  comme  dans 

la  conclusion  de  l'acte  qui  précède. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  92,  p.  124. 

1212.  -^  Lambert,  abbé  de  Qairmarais,  notifie  que,  sous  Farbitrage  de 
Gérard  de  Renescure,  il  a  fait,  de  concert  avec  l'abbé  de  Saint-Bertin,  le  bor- 
nage et  la  détermination  des  dîmes  qui  appartiennent  aux  deux  monastères 
(352). 

Ego  frater  Lambertus,  dictus  abbas,  et  conventus  de  Claromaresch  notum  fieri  volu- 
mus  etc.  Ces  dîmes  étaient  situées  :  a  métis  que  sunt  ante  curtem  nostram  que  dicitur 
Enna,  usque  ad  dunos  qui  sunt  prope  doraum  Willelmi  Scolebone  versus  Novum  Portum, 
quam  terrain  dicebant  fuisse  Balduini  de  Balluel...  Actum  anno  Domini  m0. ce*  duo- 
decimo. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n*  181.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  400,  sons  Fan  1210. 
(•)  D.  W.  Hoc. 


330  LES  CHARTES 


Chirographe  scellé.  —  T.  II,  n»  50,  p.  58. 

1179-1212.  —  Nathanaêl  de  Leavblande,  sa  femme,  Désirée,  et  son  fils, 
Robert,  donnent  à  l'abbé  et  aux  moines  de  Saint-Bertin  la  chapelle  de  Leave- 
lande,  avec  toutes  ses  appartenances  et  cinq  acres  de  terre,  dite  la  terre  de 
Pette(3%3). 

Universis  sancte  Ecclesie  fidelibus  ad  quos  presens  scriptum  pervenerit,  Nathanaêl 
de  Levelande,  filius  Galfridi,  salutem.  Notum  sit  presentibus  et  futuris  quod  ego  Natha- 
naêl de  Levelande,  cum  uxore  mea  Désirée  et  filio  meo  Rodberto  et  aliis  liliis  raeis  et 
filiabus,  concessi  et  dedi  Deo  et  abbati  et  monacbis  Sanctî  Bertini,  pro  salute  anime  mee 
et  uxoris  mee  et  filiorum  meorum  et  filiarum  et  omnium  parentum  meorum,  capeilam 
de  Levelande  cum  omnibus  pertinentiis  suis,  et  cum  eadem  capella  quinque  acras  terre 
mee  que  dicitur  terra  de  Pette,  in  perpetuam  elemosinam  et  possessionem  libère  et  quiète 
in  perpetuum  habendam  :  ita  quod  predicta  capella  in  perpetuum  per  abbatem  et  mo- 
nachos  predictos  plenarium  servitium  suum  habebit.  Et  ipsi  quidem  monachi  supradicti 
omnium  beneficiorum  que  fient  in  ecclesia  sua  in  perpetuum  participem  me  esse  conces- 
serunt  et  meos,  missarum  videlicet,  elemosinarum,  vigiliarum,  jejuniorum,  orationum 
et  ceterorum  bonorum  quibus  locus  ille,  in  capite  vel  in  membris,  in  eternum  vigebit. 
Légitime  igitur  eara  Sancto  Bertino  et  ipsi  us  conventui  in  elemosinam  contero,  et  légi- 
time collatam  hac  carta  mea  confirmo,  his  testibus  :  domino  Rogero,  abbate  Sancti  Au- 
gustini.  Aschecino  capellano  de  Selling  (*).  Winemaro  de  Boccune.  Rogero,  senescallo 
Sancti  Augustini.  Hugone  Cophin.  Gileberto  fratre  domini  abbatis.  Daniele  de  Shil- 
lingh(*).  Willelmo  de  Cassel.  Waltero  de  Litlet[una] .  et  pluribus  aliis. 

Sceau  rond,  45  mill.,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre  :  -|-  siqillvm  nathanablis  de  lbvb- 
lande  ;  contresceau  rond,  15  mill.,  empreinte  oblitérée  (p.  59). 

N.  B.  Les  dates  sont  celles  du  règne  de  Roger  abbé  de  S.  Augustin,  mort  le  20  octobre  1212.  D.  W.  a. 
mis  l'acte  sous  l'an  1206  circiter. 


Original.  —  T.  II,  n»  04,  p.  76. 

1208-1213.  —  Jean,  évêque  des  Morins,  donne  vidimus  de  l'acte  ci-dessus 
n°  336,  relatif  à  la  chapelle  de  Leavelande  (331). 

N.  B.  Les  dates  données  sont  celles  de  l'épiscopat  de  Jean  II,  mort  le  22  janvier  1213.  D.  W.  met  l'acte 
sous  l'an  1208  circiter, 

(*)  Las  mots  Selling,  et  ShiUingh,  sont  marqués  d'une  abréviation  sur  la  dernière  lettre. 


v 


DE  SAINT-BERTIN  234 


Original  scellé.  —  T.  II,  n-  93,  p.  126. 

1213,  31  mars.  —  Baudouin  de  Comines,  notifie  que  Baudouin  de  Meteren 
et  Elizabeth,  son  épouse,  fille  de  Gillebert  de  Wartenbeke,  ont  donné,  par  son 
entremise,  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  deux  gerbes  de  dîme  dans  la  paroisse  de 
Bas-Warnêton,  au  nord  de  la  Lys  (353). 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n«  42,  p.  43. 

Sceau  rond  (p.  127)  de  Baudouin  de  Comines,  75  mm.,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre  : 
-i-  sieiLLVH  baldewiïii  DE  cvmi^es  ;  —  contresceau  rond,  40  mm.,  ecu  à  la  croix  pleine,  chargée  de  cinq  mouche- 
tores  d'hermine,  entourée  d'une  bordure  de  huit  besants  (?)  :  -{-  segretvm  est.  —  Voyez,  pour  la  description- 
héraldique,  l'interprétation  donnée  par  Douët  d'Arcq,  ci -dessus  n*  344. 


527. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  94,  p.  1?7. 

1213, 1»  avril.  —  Baudouin  de  Comines  le  Jeune,  châtelain  d'Aire,  con- 
firme la  charte  qui  précède,  donnée  par  son  père. 

Actum  est  hoc  anno  Domini  m°.c°.xiii%  intrante  raense  aprili. 

Même  sceau  que  le  précédent,  à  la  réserve  des  mots  castllla.ni  ariens  ajoutés  à  la  légende.  —  Contresceau, 
37  mm.,  chargé  d  un  écu  semblable  :  -|-  sigillvm  ?ECRET\y. 

N.  B.  L'acte,  s'il  est  vieux  style,  pourrait  être  de  1214. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n°  95,  p.  128. 

1213,  avril.  —  Raoul,  évêque  d'Arras,  notifie  qu'Agnès,  femme  d'Hugues 
de  Bakelrod,  a  renoncé  aux  droits  qu'elle  pouvait  avoir,  à  cause  de  son  douaire, 
sur  la  dîme  de  Bas-Warnêton,  par  suite  de  son  premier  mariage  avec  Gille- 
*ert  de  Wartenbeke  (354). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  43,  p.  44. 

Sceau  ogival  de  l'évéque  Raoul,  Douët  d'Arcq,  n'6460.  Il  y  a  un  autre  sceau,  différent  de  celui-ci,  dans 
Demay,  Artois,  n*  2290,  et  Flandre,  n*  5796,  dont  se  servait  le  même  évéque  avant  son  sacre. 


L 


232  LES  CHARTES 


Chirographe  scellé.  —T.  II,  no  96,  p.  129. 

1213,  avril.  —  Les  échevins  et  toute  la  communauté  de  Saint-Omer  noti- 
fient la  transaction,  passée  entre  eux  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  concernant 
le  percement  de  divers  fossés,  le  mesurage  de  plusieurs  terres,  les  droits  de 
pêche  dans  les  eaux  de  la  Moëre,  etc.  (355). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Universis  Christi  fidelibus  ad  quos 
presentium  noticia  pervenerit,  scabini  et  universa  communio  ville  Sancti  Audomari, 
salutem  in  omnium  salutari....  Âctum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  tertio  de- 
cimo,  mense  aprili. 

Extrait  imprimé  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  481.  Cf.  Conssemaker,  n°  183. 

Sceau  rond  de  la  commune  de  Saint-Omer  (p.  121),  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist.  sigitl.  de 
St-Omert  p.  2  et  pi.  I,  n- 1. 

530. 

Original  soellé.  —  T.  II,  n»  97,  p.  131. 

1213.  —  Lambert,  abbé  de  Glairmarais,  reproduit  et  renouvelle  la  con- 
vention conclue  entre  lui  et  l'abbé  de  Saint-Bertin,  dans  les  actes  ci-dessus 
n^s  516  et  523,  touchant  les  limites  de  leurs  possessions  respectives  (356). 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  tertio  decimo. 


531. 

D'après  la  copie  d'an  chirographe,  dans  le  ms  721.  —T.  II,  n»  100,  p.  138. 

1214,  juin.  —  Thomas,  abbé  de  Saint- Vulmer  de  Boulogne,  et  son  couvent, 
déclarent,  pour  faire  leur  paix  avec  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  que  les  habitants 
des  marais  d'Ambieteuse,  leurs  hommes,  deviendront  paroissiens  de  Beuvre- 
quen  et  y  acquitteront  les  droits  paroissiaux,  tout  en^ontinuant  de  leur  payer 
la  dîme. 

Ego  Thomas,  Dei  gratia,  abbas  Sancti  Yulmari  in  Bolonia,  et  conventus  notum  esse 
volumus  omnibus  presentibus  et  futuris  quod,  de  querela  que  fuit  inter  nos  et  ecclesiam 
Sancti  Bertini,  de  quibusdam  scilicet  hominibus  in  mareschis  de  Ambletoue  manentibus, 
a  quibus  per  multum  tempus  décimas  receperamus,  ita  communi  consensu  pacificaU 


L 


L  ■ 

DE  SAINT-BERTIN  233 

sumus  quod  omnes  homines,  qui  super  terram  illam  de  qua  in  predicto  loco  décimas 
acceperamus  nunc  rftanent  vel  in  poslerum  manebunt,  parrochiani  de  Beverghem  erunt," 
omnia  parrochialia  jura  eidem  ecclesie  soluluri,  omnibus  decimis  nobis  in  pace  rema- 
nentibus,  sicut  eas  hactenus  possedimus.  El  ut  hoc  in  posterum  ralum  permaneat,  pré- 
sentera cartam  sigillo  nostro  munivimus,  quam  predicte  ecclesie  dedi mus,  ab  eis  ejusdem 
continentie  cartam  recipientes.  Actum  anno  gratie  M°.cc\xuir,  mense  junii. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  93,  p.  136. 

1214,  22  décembre.  —  L'official  de  Thérouanae  notifie  la  sentence,  rendue 
en  son  absence  par  le  clerc  de  l'évêque,  relativement  aux  biens  délaissés  par 
Oda,  femme  de  Michel  de  Setques  (357). 

Universis  Christi  fidelibus  présentes  litteras  inspectons,  magister  Philippus,  scola- 
sticus,  domini  Morinensis  officialis,  salutem  in  vero  salutari.  Noverit  universitas  vestra 
quod,  cum  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini,  ex  parte  una,  et  heredes  Ode,  quondam  uxoris 
Michaelis  de  Setheka,  ex  altéra,  super  quibusdam  legatis  diu  questio  coram  nobis  in  curia 
Morinensi  agitata  fuisset,  tandem  magister  Petrus,  clericus  domini  Morinensis,  in  nostra 
absentia,  nostre  officialitatis,  de  mandato  domini  episcopi,  functus  officio,  depositionibus 
testium  cum  prudentibus  viris  et  in  jure  peritis  diligenter  inspectis  et  perspicaciter  in- 
tellectis,  de  consilio  eorum  adjudicavit  dicte  ecclesie  per  diffinitivam  sententiam  omnia 
bona  predicte  Ode  tam  sicca  quam  viridia,  exceptis  inansionibus  suis  et  hereditate  et 
etiam  quibusdam  aliis  elemosinis  quas  alibi  dederat.  Actumfanno  Domini  m°.cc.°.xiiii, 
mense  decembri,  in  craslino  beati  Thome  apostoli. 

Sceau  rond  de  la  cour  de  Thèrouanne,  31  mm.,  buste  mit  ré,  a  lextrè  d'une  crosse  :  Douët  d'Arcq,  n*  7030. 


Original  scellé  (Arch.  de  Saint-Prjj.  —  T.  II,  n**Ql.  p    138. 

1215,  juillet.  —  Robertus  de  Maresco,  m Ues\  notifie  que  Gaufroi  de  Fou- 
quières,  son  homme  lige,  a  vendu  au  prieuré  de  Saint-Pry  la  (tarif  qu'il  tenait 
de  lui  en  fief  dans  lfe  dlmage  de  cette  maison  (359).  ^ 

Ego  Robertus  de  Maresco  miles  no  tu  m  fieri  volo  presentibus  et  futuris  quod  Gal- 
fridus  de  Foskeres  vendidit  decimam  sua  m,  quam  habebat  in  decimatione  Sancti  Prejecti, 
quam  etiam  de  me  tenebat  sicut  homo  meus  ligius,  ecclesie  beati  Prejecti  de  Bethunia. 
Hec  autem  venditio  facta  est  légitime  per  judicium  pari u m  ejusdem  Galfridi  et  curie  mee. 

30 


•  .• 


**: 


<  • 


234  LES  CHARTES 

Jamdicta  eliam  décima  oblala  est  super  altare  Sancti  Prejecti  per  ramum  et  wazonera 
eidem  ecclesie  quita  et  libéra  tenenda.  Hanc  etiam  venditionem  sicut  dominus  fundi  ratam 
habeo  etapprobo  et  quantum  in  me  est  dictam  decimam  quitam  et  liberam  sepius  dicte 
ecclesie  resignavi,  pro  anima  mea  et  matris  mee  et  predecessorum  meorum.  Insuper, 
prestito  sacramento,  dictum  contractum  debeo  warandizare  sicut  dominus.  Dictus  etiam 
Galfridus  et  uxor  ejus  Emma  et  primogenitus  eorum,  prestito  sacramento,  sepedictam 
venditionem  firroaverunt  tenendam.  Preterea,  dicta  Emma,  dicti  Galfridi  uxor,  que  dice- 
batur  eadem  décima  esse  dotala,  eandem  decimam  in  manu  Radulfi,  venerabilis  Atreba- 
tensis  episcopi,  resignavit.  Recognovit  etiam  se  habere  bonum  escangium  et  sulflciens  et 
bonum  assignamentum  sui  dotalicii.  Quod  ut  ratum  maneat  in  futurum  presens  scrip- 
tum,  quia  proprium  sigillum  non  habeo,  ad  instantiam  precum  mearum  et  ad  consilium 
Radulfi,  venerabilis  Atrebatensis  episcopi,  sigillo  capituli  Sancti  Rartholomei  Rethuniensis 
feci  sigillari,  cum  horum  testium  subscriptione  :  Willelmi  ecclesie  beati  Rartholomei  Re- 
thuniensis prepositi.  raagislri  Johannis.  domini  Boidini  de  Rrekin.  Simonis  Casnase 
ejusdem  ecclesie  canonicorum.  Gunteri.  Walteri  de  Valencenis.  Simonis  de  Boubies, 
monachorum  Abbatisville.  Johannis  Sancti  Prejecti  presbyteri.  Gerardi  Sancti  Rartho- 
lomei presbyteri  parrochialis.  Richeome.  Theobaldi  de  Foskeres.  Mainbuedis  le  Moisson. 
Andrée  de  Hagenersart,  parium  predicti  Gutfridi  (sic).  Roberti  Tremerel.  Johannis  de 
Louvain.  Simonis  le  Dru.  Johannis  filii  Jacobi  tune  temporis  scabinorum  Sancti  Prejecti. 
Actum  anno  gratie  millesimo  ducentesimo  quinto  decimo,  mense  julii,  tempore  Simonis 
de  Wasto  prions  Abbatisville.  Rogonis  prioris  Sancti  Prejecti. 

Sceau  rond  (p.  139)  de  la  collégiale  de  Saint  Barthélémy  de  Bé thune,  Demay,  Artois,  n°2351. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n«  1  2,  p.  14 


1215,  25  août.  —  Raoul,  évêque  d'Arras,  notifie  et  confirme  l'acte  qui . 
précède  (360). 

Datum  anno  Dominice  Incarnationis  jmillesimo  ducentesimo  quinto  decimo,  mense 
augusto,  vin0  kalendas  septembre. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  639.  —  T.  II.  n*  103,  p.  141. 


1215,  septembre.  —  Louis,  fils  aîné  du  roi  de  France,  déclare  que,  moyen- 
nantie  versement  de  vingt  livres  parisis,  A  Itrmus  tient  l'abbé  de  Saint-Bertin* 
quitte  de  ce  qu'il  avait  dans  l'abbaye. 


# 


DE  SAINT-BERTIN  235 

Ludovicus,  domini  régis  Francie  primogenitus,  universis  ad  quos  littere  présentes 
-pervenerint,  salutem.  Noveritfis]  quod  Alermus  quittavit  abbatem  et  abbatiam  Sancti 
Bertini  de  hoc  quod  ad  preces  nostras  in  ipsa  abbatia  habebat,  pro  viginti  libris  parisien- 
sium  (*)  quas  ipsi  dederunt;  ita  quod  in  tota  vita  sua  nichil  ab  abbate  vel  ab  abbatia 
poterit  exigere  ;  nec  nos,  quamdiu  idem  abbas  vivet,  abbatem  vel  abbatiam  rogabimus 
pro  aliquo  de  re  tali.  Actum  apud  Sanctum  Audomarum,  anno  Domini  millesimo  ducen- 
tesimo  quinto  decimo,  mense  septembri. 

N.  B.  Dom  Dewitte  explique  cette  énigme  par  cet  adage:  Pain  d'abbaye,  donné  par  tes  Rois  une  fois 
-dans  leur  vie. 


Original  scellé.  —  T.  II,  w  104,  p.  141. 

1215.  —  La  reine  Mathilde,  comtesse  de  Flandre,  notifie  qu'un  litige, 
pendant  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  d'une  part,  et  Lambekinus  de  Marcke, 
sa  mère  et  son  beau-père,  d'autre  part,  a  été  soumis  par  les  parties  à  l'arbi- 
trage de  Folcard  et  de  Simon  d'Arqués,  religieux  de  ladite  abbaye,  qui  devront 
-ea  décider  en  sa  présence.  Elle  exige  que  Lambekinus,  pour  lui  et  les  siens, 
engage  les  descendants  d'Alis  de  Grombeke  à  se  soumettre  à  la  décision  des 
«arbitres. 

Mathildis  regina,  Flandrie  comitissa,  omnibus  etc.  Cautions  de  Lambekinus  et  con- 
sorts :  Johannem  Crâne,  militem,  et  Boidinum  fratrem  ejus  ;  puis  :  Ghiselinum  de  Marc, 
militem,  et  Eustachium  et  Hugonem,  fratres  ejus,  et  Eustachium  de  Sothena,  et  Staci- 
num  Brabantere  et  Walterum  de  Ackert  ;  puis  encore  :  Lambekinum  de  Crombeke, 
Didemannum  Scinkel  et  Hugonem,  fratrem  ejus,  Boidinum  filium  Trice  et  Hugonem  Pov. 
Actum  est  hoc  anno  Domini  m0. ce0. xv°,  apud  Fumes. 

Sceau  scuti forme  de  la  reine  Mathilde  (p.  142),  Demay,  Flandre,  n*  142. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n*  107,  p.  115. 

1216,  10  février.  —  Le  pape  Innocent  III  confirme  les  possessions  récem- 
ment acquises  par  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (362). 

Imprimé  dans  Migae,  Innoc.  III  opp.,  t.   IV,  col.  211,  d'après  Bréquigny  et  La  Porte  du  The  il.  Potthast,  n*  5072. 


<*)  D.  W.  Pariêienribu*. 


% 


236  LES  CHARTES 


Original  sub  plumbo.  — ■  T.  II,  n»  108,  p.   116. 

1216,  10  février.  —  Le  même  pape  confirme  l'accord  conclu  entre  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  et  celle  de  Clairmarais,  ci-dessus  no  530. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis..  abbati  et  conventui  monasterii  Sancti  Bertini,  salutem 
etc.  Cum  a  nobis  pelitur  quod  justum  est  etc.  Kapropter...  compositionem  (|ue  inter  vos, 
ex  parte  una,  et  abbatem  et  momchos  de  Claromarisco,  Cistertiensis  ordinis,  ex  altéra, 
super  quibusdam  decimis  et  rébus  aliis  amicabiliter  intercessit,  sicut  sine  pravitate  pro- 
vide lacta  est  et  ab  utraque  parte  sponte  recepta  et  hactenus  pacifiée  observata,  auctori- 
tate  Apostolica  confirmamus  etc.  Nulli  ergo  etc.  Si  quis  autem  etc.  Datum  Laterani, 
nu0  idus  februarii,  pontificatus  nostri  anno  octavo  decimo. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n»  109.  p.  M6. 

1216,  10  février.  —  Le  même  pape  défend  à  toute  personne,  de  vendre, 
engager,  distraire,  concéder,  ou  aliéner,  de  quelque  manière  que  ce  soit,  les 
choses  qui  appartiennent  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  h  son  domaine  féodal, 
sans  la  permission  de  Pabbé  et  de  ses  religieux. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  abbati  et  conventui  Sancti  Bertini,  salutem  etc.  Justis 
petentium  desideriis  etc.  Auctoritate  presenlium  inhibemus  ne  aliqua  ecclesiastica  secu- 
larisve  persona  possessiones,  redditusaut  alias  quaslibet  res,  ad  jus  et  proprietatem  vestri 
monasterii  pertinentes,  vel  existentes  de  feudis  monasterii  memorati,  vendere,  invadiare, 
distrabere,  seu  aliquo  alio  modo  concedere  vd  alienare  présumât,  sine  vestra  licentia 
speciali.  Nulli  ergo  etc.  Datum  Laterani  (ut  sxtp.). 

540. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n«  110,  p.  147. 

1216,  10  février.  —  Le  même  pape  confirme  l'accord  intervenu  entre  la 
commune  de  Saint-Omer  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  ci-dessus  n°  529. 

Innocentius  etc.  dilectis  filiis  fut  sup.).  Cum  a  nobis  petitur  quod  justum  est  etc. 
Eapropter...  compositionem  que  inter  vos,  ex  parte  una,  et  burgenses  Sancti  Audomari,. 


DE  SÀINT-BERTIN  237 

ex  altéra,  super  quibusdam  paludibus  et  rébus  aliis  amicabiliter  intercessit...  auctoritate 
Apostolica  confirmamus  et  presentis  scripti  patrocinio  communimus.  Nulli  ergo  etc.  Si 
quis  autem  etc.  Datum  Laterani  {ut  sup.). 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n°  184. 

541. 

Original  scelle.  —  T.  II,  n9  113,  p.   153. 

1216,  mai.  —  L'official  de  Tournai  condamne  Thierry  de  Beveren  à  res- 
tituer au  domaine  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  certaines  personnes  qu'il  rete- 
nait en  servitude. 

Universis  Christi  fidelibus  ad  quos  présentes  littere  pervenerint,  officialis  domini  Tor- 
nacensis,  salutem  in 'Domino.  Noverit  universitas  vestra  quod,  cum  abbas  et  conventus 
Sancti  Bertini  quosdam homines  quia  BeladeLoybsvelde(*)descenderant,  quosnobilis  vir 
Theodericus  de  Beverne  ut  servos  detinebat,  coram  nobis,  auctoritate  domini  Torna- 
censis,  ab  ipso  peterent,  asserentes  eosdem  homines  ad  dominium  monasterii  Sancti 
Bertini  pertinere,  prefatus  Theodericus  respondit  homines  illos  sui  juris  esse  et  se  qua- 
draginta  annis  et  amplius  eosdem  ut  servos  et  ancillas  pacifice  possedisse.  Lite  igitur 
coram  nobis  contestata,  receptis  testibus  utriusque  partis  et  attestationibus  diligenter 
inspectis  et  publicatis,  de  cause  mentis  per  depositiones  ipsorum  sufficienter  instructi, 
habito  prudentum  consilio  et  juris  ordine  per  omnia  conservato,  sepedictum  Theodericum 
militem  per  diffinitivam  sententiam  condempnamus  ut  prefatos  homines  et  ancillas  mo- 
nasterio  restituât  an tedicto;  ipsi  Theoderico  super  hoc  perpetuum  silentium  imponendo. 
Et  né  alicui  liceat  hoc  fa<:tum  nostrum  de  cetero  attemptare,  presentem  paginam  scribi 
fecimus  in  testimonium  et  sigilli  nostri  muniminc  roborari.  Actum  Tornaci,  anno  Do- 
mini m°.cc°  sexto  decimo,  mensemaio. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  116,  p.  15-4. 

1216,  décembre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  le  retrait  fait  par 
l'abbaye  de  Saint-Bertin,  de  la  dîme  de  Broxeele,  précédemment  donnée  en 
engagère  à  Gillebert  de  Haveskerque  (366). 

Adam,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  décima 
de  Brocsele,  que  Gilleberto  de  Haveskerke  pro  concambio  quarumdam  rerum,  apud 

(•)  Ce  nom  est  orthographié  Loubsvelde  dans  l'acte  ci-après  u*  558. 


238  LES  CHARTES 

Lcdersele,  aïve  in  viciais  parrochiis  jacenlium,  ab  ecclesia  Sancti  Berlini  assignata  fuerat, 
idem  Gillebertus  et  iîlii  cjus  Balduinus  et  Gille^erlus  per  manum  noslram  eidem  ecclesie 
liberam  reddiderunt  et  ab  ornai  calumpnia  in  posleruin  quitain  clamaverunt.  Et  quia 
inter  ecclesiam  Saocti  Berlini  et  predictas  personas,  de  concambieniia  eadem  décima  fré- 
quenter sermo  habilus  fuerat,  et  idem  laicî  alîquando  annuos  redditus  xxv  librarum  et 
aliquandu  plus  requisierant,  ecclesia  predicta  a  peccato  et  scandalo  volens  Uberari  (*)  et 
in  poslerum  paci  suc  providere,  centum  raarcas  llandrenses,  quibus  prediclam  decimam 
imadiaverat  sepedictis  personis,  quitas  clamavit,  et  insuper  ducentas  marcas  flandren-ses 
de  paiement  dédit,  Hcet  scirel  decimam  nequaquam  tantum  valere,  ac  per  hoc  sepcdicle 
persone  de  assîgnatione  reddiluum  vigintî  librarum  quas  alîquando  requisierant  pro 
décima  eoncambienda  ecclesiam  quilam  clamaverunt  etc.  Actum  anno  Uomini  M'. ce 
sexto  decimo,  mense  decembri. 

evéque  a  em-ojè  recevoir,  ] 


543. 


1216.  —  Le  même  prélat  notifie  que  Béatrix,  comtesse  de  Guînes  et  châ- 
telaine de  Bourbourg,  a  reconnu  devant  lui  qu'elle  avait  extorqué  injustement 
à  l'abbë  de  Saint-Berlin  la  promesse  du  paiement  d'une  somme  de  quatre- 
vingts  livres  de  Flandre.  Elle  regrette  son  péché  et  renonce  au  bénéfice  de 
cette  obligation  (367). 

Adam  etc.  Noverît  universitas  vestra  quod  Beatrix,  comitissa  Gisnensis  et  castel- 
lana  (**)  de  Broburg,  coram  nobis  est  confessa  quod  anle  aliquol  annos,  minis  et  injustis 
vesationibus,  Joliannem  abbalem  Sancti  Bertini  coegeril  octoginla  lieras  llandrenses  sibi 
promiltere  et  etiam  lilteras  et  sigillum  ecclesie  sue  de  hoc  tiare.  Quod  quia,  ad  moni- 
tionem  nostram,  peccatum  fuisse  cognovit,  venîam  humilîter  pelens,  abbalem  prediclum 
et  ecclesiam  suam  de  eisdem  octoginla  libris  quitos  clamavit  ;  et  promisil  bona  fide  quod 
litteras  predictas,  quas  asserebat  se  amisisse,  si  aliquo  modo  inveniri  possent,  redderet, 
ita  quod  nullum  inde  ecclesie  Sancti  Berlini  darapnum  proveniret.  Fide  itaque  data  ju- 
ravit  quod  nec  per  se,  nec  per  alium  aliquem,  prefatam  ecclesiam  super  premissîs  mo- 
lestaret,  nec  artem  vel  ingenium  ad  eam  molestandam  quereret  ;  ac  pro  (***)  hoc,  ad  peti- 
tionem  ipsius,  has  lilteras  abbati  Sancli  Bertini  dedimus,  promiltentes  ipsi  et  ecclesie 
sue  quod,  si  dicta  comilissa  eos  super  predictis  in  aliquo  gravaret,  eam  excommunicare- 

(■1  D.  W.  Libarare. 
(••)  I».  W.   Co.fetioWo. 
(•")  D.  W  Per. 


DE  SAINT-BERTIN  239 

mus,  quia  hoc  ipsa  a  nobis  reqmsivit  et  nos  hoc  juri  consonum  esse  credimus,  cum  ea 
que  vi  vel  metu  fmnt,  auctoritate  canonica  et  legum  non  sint  observanda  sed  potius  irri- 
tanda.  Actum  est  hoc  apud  Broburgum,  anno  Domini  m. ce  sexto  decimo.  . 


Original  scellé.  —  T.  I,  n»  332,  p.  461. 

1213-1216.  —  Hamon  de  Gatton  confirme  h  l'abbaye  de  Saint-Bertin, 
comme  son  père  et  son  aïeul,  la  possession  de  l'église  de  Throwley  (221). 

Universis  sancte  matris  Ecclesie  fîliis  présentes  litteras  inspecturis,  Hamo  de  Gat- 
tuna,  hères  Roberti  de  Gattuna,  salutem  in  Domino.  Noveritis  me  dédisse  et  hac  carta 
mea  confirmasse  monachis  Sancti  Bertini  ecclesiam  de  Trulega  cum  omnibus  pertinentiis 
suis,  secundum  quod  avus  meus  et  pater  meus  eisdem  eandem  ecclesiam  dederunt  et 
carta  sua  confirmaverunt...  Prefati  vero  monachiliberaliter  concesserunt  diem  anniversa- 
rium  obitus  mei  et  uxoris  mee  in  martirologio  suo  scribendum  et  annuatim  in  capitulo 
suo  recitandum.  Concesserunt  etiam  me  fieri  participem  omnium  bonorum  que  in  eadem 
ecclesia  fient  imperpetuum.  Et  uthec  donatioetc.  hiis  testibus  :  Waltero  priore  Sancte 
Trinitatis.  Simone  capellano  de  Trulega.  Roberto  capellano  de  Chileham.  Willelmo  mi- 
lite de  Badelesmere.  Radulfo  Colekin.  Gileberto  de  Wilrintuna  (*)  etmultis  aliis. 

Extrait  analytique  dans  VArchœofrgia  Cantiana,  vol.  IV,  p.  218,  où  est  gravé  (p.  219)  le  sceau  figuré  dans  le  recueil 
de  Dom  Dewitte. 

N.  B.  Les  dates  sont  celles,  1"  de  l'élection  du  prieur  Walter,  de.  Cantorbéry.  2#  de  la  mort  d'Hamon  de 
Gatton,  tué,  suivant  toute  apparence,  dans  la  campagne  de  Poitou,  avant  le  4  juin  1216,  d'après  les  judicieuses 
conjectures  de  l'éditeur  des  chartes  de  Cumbwell  Priory  (Archœologia  Cantianu,  vol.  V,  p.  216),  où  est  établie 
(p.  222)  une  généalogie  raisonnée  de  la  maison  de  Gatton   D.  W.  a  daté  de  1186  circiter. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n«  118,  p.  J57. 

1216,  environ,  (d.  w.) —  Ingelramne  (**),  abbé  de  Saint- Winoc,  notifie 
qu'Adam,  châtelain  de  Bergues,  a  renoncé  à  Pavouerie  qu'il  prétendait  exercer 
sur  une  famille  de  serfs,  à  Arques. 

Reverendo  domino  et  amico  karissimo  Johanni,  Dei  gratia,  abbati  Sancti  Bertini, 
frater  Ingelramnus,  ejus  patientia,  Sancti  Winnoci  minister  humilis,  et  conventus  imitas, 

(•)  D.  W.  Wibrintuna. 


'i*** 


240  LES  CHARTES 

salutem  et  amoris  constantiam.  Significamus  dilectioni  vestre  nos  afluisse  et  audisse  quod 
dominus  castellanus  Adam  de  Bergis,  Avithert  et  Folpurg  earumque  progenies,  de  advo- 
catione  quam  in  eis  reclamavit  vobis,  et  servientes  de  Arc  quitas  clamavit,  et  nihil  se 
juris  in  eis  habere  recognovit. 

Sceau  ogival  (p.  158),  de  l'abbé  Ingelramne,  H.  80  mm.,  L.  45,  abbé  crosse  à  droite,  tenant  à  gauche  un 
livre  fermé  : -j- sigillvm  ingelranni  abbis  kcclie  beboensis.  Voir  un  lragment  du  même  sceau  en  vignette, 
t.  I,  p.  198,  dans  la  Chronique  et  Cartulaire  de  l'abbaye  de  Bergues-Saint-Winoc,  du  P.  Alex.  Pruvost, 


Original  scellé.  —  T.  II,  n'  106,  p.  113. 

1217,  janvier.  —  La  reine  Mathilde,  comtesse  de  Flandre,  termine  un 
différend  entre  l'abbaye  de  Saint-Berlin  et  la  veuve  et  les  enfants  de  Gillebert 
de  Haveskerque,  au  sujet  de  certaines  possessions  situées  à  Lederzeele  (361). 

Actum  Insulis,  anno  Domini  m°.cc°  sexto  decimo,  m*nse  januario. 

Analysé  avec  extrait  de  quelques  lignes  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  432*  Indiqué  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Guinée, 
preuves,  p.  371  ;  dans  Vrodius,  I,  p.  191.  Cf.  Coussemaker,  n"259,  p.  67. 


547. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n°  111,  p.  118. 

1217,  février.  — Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Philippe  de  Rado- 
metz  a  cédé  à  l'abbaye  do  Saint-Bertin  le  comitatus  de  quelques  terres,  â  Her- 
belles  (363). 

Adam  etc.  Novorit  universitas  vestra  quod  Philippus  de  Radomeis  comitatum  quem 
habebat  super  censualem  terram  Sancti  Bertini  que  vocatur  Sigeri  sartum,  unde  ei  an- 
nuatim  rcddebantur  quatuor  panes  et  quatuor  galline,  ecclesie  Sancti  Bertini  per  manum 
Alelmi,  domini  sui,  intègre  et  libère  cum  eisdem  panibus  et  gallinis  perpetuo  possiden- 
dum  in  elemosinam  dédit.  Comitatum  etiam  de  terra  que  vocatur  Hermeri  pratum  et 
Bertron  sartum  et  de  contiguis  terris  que  terragium  debent  ecclesie  Sancti  Bertini,  quas 
homines  de  Herbele  colunt,  simili  modo  eidem  ecclesie  in  elemosinam  dédit  etc.  Actum 
anno  Domini  m. ce  sexto  decimo,  mense  februario. 

Sceau  ogival  (p.  149)  de  levêque  Adam,  Douët  d'Arcq,  o°  6888,  Demay,  Artois,  n*  1110. 


DE  SAINT-BERTIN  24i 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  112,  p.  150. 


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1217,  février.  —  Le  même  prélat  notifie  et  confirme  l'acte  ci-dessus  no  526,  j! 

relatif  aux  donations  faites  par  Baudouin  de  Meteren  (364). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  14,  p.  45. 

N.  B.  A  cet  acte  était  jointe  la  cédule  suivante,  sur  une  petite  bande  de  parchemin  (p.  150)  : 


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1. 


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Venerabili  patri  et  domino  Ade,  Dei  gratia,  Morinensi  episcopo,  Balduinus  dominus  de 
Comines  et  G.  uxor  ejus,  salutem  et  paratum  obsequium.  Reverendam  paternitatem  vestram  i\ 

•rogamus  attentius  quatinus  elemosinam  quam  ecclesie  Sancti  Bertini  dedimus,  sicut  littere 
nostre  testantur,  ei  auctoritate  poatiûcali  confirmetis,  et  omnes  qui  eidem  ecclesie  de  hac 
•elemosina  in  posterum  injuriam  fecerint,  excommunicetis.  ' 


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Original,  sceau  perdu.  —  T.  II,  n«  113,  p.  151.  . 

1217,  mars.  —  Baudouin  d'Haveskerque,  Elizabeth,  sa  mère,  Gillebert  et 
Traiter,  ses  frères,  renoncent  aux  droits  qu'ils  avaient  prétendus,  1°  sur  la  I 

maison  qui  avait  appartenu  à  leur  père,  à  Lederzeele,  pour  le  logement  du 
forestier  de  Wulverdinghe,  2°  sur  la  dîme  de  Broxeele,  pour  laquelle  ils  re- 
-connaissent  avoir  été  désintéressés,  au  moyen  des  sommes  versées  entre  leurs 
mains  par  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (365). 

Actum  aano  Domini  m°.cc°  sexdecimo,  mense  martio. 

N.  B.  Voir  les  actes  ci-dessus  n°a  542  et  546. 

550. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  lit,  p.  152. 

1217,  mars.  —  L'archidiacre  et  le  doyen  d'Arras,  jugeant  par  arbitrage, 
-condamnent  certaines  personnes  â  moudre  aux  moulins  de  Saint-Bertin.  i 

D.  archidiaconus,  B[artholomeus]  decanus  Atrebatensis,  omnibus  etc.  Noverit  uni- 
versitas  vestra  quod,  cum  ecclesia  Sancti  Bertini  Michaelem  de  Furno,  Boidinum  de  Ipra, 
Willelraum  de  Furnes,  Johannem  de  Arkes  coram  nobis  auctoritate  Apostolica  traxisset 
in  causam,  super  eo  quod  dicti  quatuor  ad  eorum  deberent  molere  molendina  etc.  Actum 
-est  hoc  Domini  m°cc°  sexto  decimo,  mense  martio,  presentibus  domino  episcopo  Attre- 

31 


242  LES  CHARTES 

batensi  ;  abbate  de  Gassania  (sic  *).  Ostrevanensi  archidiacono.  Bartholomeo  et  Willelmo 
capellanis  Attrebatensîs  ecclesie. 

Sceau  rond  (p.  153),  anèpigraphe,  26  mm.  Dans  une  sorte  de  trifolium,  un  ange  tient  des  deux  mains  un 
écu,  écartelè  au  1«  et  4*  de...  au  chevron  de...  accompagné  de  trois  étoile3,  deux  en  chef  et  une  en  pointe;  au 
2e  et  3«  de...  à  l'aigle  à  deux  têtes  de...  ;  l'écu  supporté  dans  les  lobes  inférieurs  par  deux  lions  adosses.  J'ai  peine 
à  croire  que  cette  composition  appartienne  à  la  date  indiquée. 


551. 

D'après  la  copie  dan»  l'acte  ci-après  n*  605.  —  T.  II,  n*  175.  p.  229. 

1217,  9  mai.  —  Le  pape  Honorius  III  écrit  à  l'abbé  de  Faversham,  au 
prieur  et  au  préchantre  de  Cantorbéry,  pour  les  charger  d'informer  contre  la 
dame  de  Leavelande,  au  sujet  des  offices  qu'elle  fait  célébrer  dans  la  chapelle 
de  ce  lieu,  au  préjudice  de  l'église  de  Throwley  (400). 

Honorius  etc.  dilectis  filiis  abbati  de  Faversam,  Cantuariensis  diocesis,  priori  et  can_ 
tori  ecclesie xpi  Cantuariensis,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Dilecti  filii  abbas 
et  conventus  Sancti  Bertini  nobis  conquerendo  monstrarunt  quod  nobilis  mulier,  relicta 
Ricardi  de  Levelande,  et  filii  ejus,  Cantuariensis  diocesis,  in  capella  de  Levelande,  ad 
eorum  ecclesiam  de  Truleia  de  jure  spectante,  divina  faciunt  officia  celebrari  in  eorum 
et  sui  monasterii  prejudicium  et  gravaraen  (**).  Quocirca,  etc.  Datum  Laterani,  septimo 
idus  maii,  pontificatus  nostri  anno  primo. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n°  119,  p.  )5S. 

1217,  mai.  —  Raoul,  évêque  d'Ai-ras,  notifie  que  Liétard  d'Annequin  a 
donné  en  engagère  à  l'Hôtel-Dieu  de  sa  ville  épiscopale,  pour  trois  années, 
moyennant  l'avance  d'une  somme  de  cent  livres  paiisis,  la  dîme  qu'il  possédait 
à  Barlin. 

Radulfus  etc.  Noverit  universitas  fidelium  quod,  sicut  nobis  Hugo  de  Viteriaco  cano- 
nicus  Attrebatensis  quem  ad  hoc  misimus  reportavit,  Letardus  de  Anekin  decimam,  quam 
in  territorio  deBallin,  de  Thoma  domino  de  Hasbarc  (***)  et  de  Ballin,  in  feodum  se  tenere 
dicebat,  de  voluntate  ejusdem  Thome  domini  sui,  domui  Dei  site  ad  pedem  atrii  ecclesie 
nostre,  pro  centum  libris  parisiensium  (****)  pignori  obligavit  ab  instanti  festo  Sancti  Re- 

(*)  Cassania  (?)  diocèse  de  Lyon. 
(*•)  D.  W.  Qravamine. 
(•••)  D.  W.  Hasbarc. 
(••••)  D.  W.  Paritiensibu*. 


■$  %  -  -A. 


DE  SAINT-BERTIN  243 

migii  in  très  annos  etc.  Sciendum  autem  quod  hec  obligatio  coram  predicto  Thoma  do- 
mino bene  ac  légitime  facta  fuit,  presentibus  hominibus  suis,  paribus  ipsius  Letardi, 
videlicet  Roberto  Esbloussart.  Johanne  clerico.  Willelmo  Paillet.  Sarra  Esbloussarde  et 
Maria  majorissa,  quarum  fuerunt  advocati  Rogerus  bolengarius  (*)  et  Adam  major  etc. 
Hujus  rei  testes  sunt  :  Nicholaus  decanus  noster  de  Ais.  Everardus  capellanus  Attreba- 
•tensis.  Johannes  presbyter  noster  de  Ballin.  Johannes  Hiraus.  Balduinus  Heudebers.... 
Aclum  anno  gralie  millesimo  ducentesimo  septimo  decimo,  mense  maio. 


Original  8ub  plumbo.  —  T.  II,  n°  120,  p.  160. 

1217,  27  juin.  —  Le  pape  Honorius  III  mande  au  doyen,  à  l'archidiacre  et 
au  chantre  d'Arras,  de  prononcer,  après  examen,  sur  les  prétentions  d'Enguer- 
rand  de  Goucy  touchant  Pavouerie  du  village  de  Gaumont. 

Honorius  etc.  dilectis  filiis..  decano,..  archidiacono  et.,  cantori  Atrebatensibus  etc. 
Querelam,.  abbatis  et  conventus  Sancti  Bertini  recepimus,  continentem  quod  nobilis 
vir  Ingelramnus,  dominus  Cuciachi,  et  quidam  alii  Noviomensis  et  Laudunensis 
diocesum,  super  advocatia  ville  de  Chaumont  et  rébus  aliis  injuriantur  eisdem. 
«Quocirca  etc.  Datum  Anagnie,  v  kalendas  julii,  pontificatus  nostri  anno  primo. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXI,  f*  70.  —  T.  II,  n»  121,  p.  16). 

1217,  14  juillet.  — Le  même  pape  confirme  par  un  privilège  consistorial 
les  possessions,  les  droits  et  les  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (368). 

Imprimé  dans  les  Analeeta  juris  ponlificii,  125* livraison,  juin  1875,  col.  718-722.  Cf.  Horoy,  Medii  avi  Bibtiotheca 
patrUtica,  t.  II,  n»  300,  p.  461. 

Corrigez  :  (col.  719)  lin.  27,  de  Novo  Porta  cum  capella...  lin.  30,  de  Craierwic...  lin. 
44,  Ligtervelda...  lin.  53,  Bas  Warnestun,  Baldevini...  lin.  54,  ecclesia  ;  (col.  721)  lin.  9- 
10,  vasorum  et  vestium. 


Original  acellé.  —  T.  II,  n»  12/,  p.  165. 

1217.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Jean,  vavassor  de  Kelmes, 

(*)  D.  W.  BaUngariuê. 


*  "..    ,* 


244  LES  CHARTES 

Adeliz,  son  épouse,  et  Eustache,  leur  fils,  ont  donné  à  l'église  de  Saint-Bertii* 
trois  rasières  de  froment,  mesure  de  Saint-Omer,  sur  la  dîme  qu'il  tiennent  de 
Baudouin  de  Mont-Felon,  dans  le  ressort  paroissial  de  Saint-Bertin  (369). 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  septimo  decimo. 


Oirginal  scellé.  —  T.  II,  n*  127,  p.  17?. 

1218,  20  avril.  —  Enguerrand  de  Goucy  se  désiste  de  la  réclamation  qui! 
avait  faite,  touchant  l'avouerie  du  village  de  Caumont  (373). 

Ego  Ingerramnus,  dominus  deCociaco,  notum  esse  volo  omnibus  hec  visuris  quod, 
cum  in  villa  sanctorum  Bertini  et  Audomari  Calmont  dicta  jus  advocationis  requisissem, 
consilio  domini  Stephani,  Noviomensis  episcopi,  huic  calumpnie  renuntiavi,  per  presen- 
tem  cartam  me  et  successores  meos  obligans  quod  nullum  in  eadem  villa  poterimus  de 
cctero  jus  advocationis  requirere  vel  habere.  Actum  Noviomi,  anno  ab  Incarnatione  Do- 
mini millesimo  ducentesimo  octavo  decimo,  duodecimo  kalendas  maii. 


Original  scellé.  —  T.  II,  no  126,  p.  171. 

1218,  15-22  avril.  —  Etienhe,  évêque  deNoyon,  notifie  et  confirme  le- 
désistement  contenu  en  l'acte  qui  précède  (372). 

Actum  est  hoc  apud  Noviomum,  in  curia  nostra,  anno  Domini  m°.cc0.xviii°,  mense 
aprili,  in  epdomada  paschali. 

Indiqué  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  436. 

Sceau  ogival  (p.  172)  de  l'évéque  Etienne,  Douët  d'Arcq,  n*  6745. 


Original  scellé.  —  T.  11,  n»  129,  p.  174. 

1218,  30  avril.  —  Gossdin,  évêque  de  Tournai,  enregistre  et  confirme  la 
sentence  de  son  officiai,  relative  à  la  condition  des  descendants  de  Bêla  de 
Loubsvelde,  ci-dessus  n?  541. 

Datum  Tornaci,  anno  Domini  m0. ce0  octavo  decimo,  mense  aprili,  in  vigilia  apos- 
tolorum  Philippi  et  Jacobi. 

Sceau  ogival  (p.  175)  de  l'évoque  Gossuin,  Douët  d'Arcq,  n"  6902. 


DE  SAINT-BERTIN  245 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  128,  p.  173. 

1218,  avril.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Hugues  le  Quien  de 
Houlle  a  reconnu,  par  devant  lui,  avoir  reçu  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  sept 
marcs  parisis  et  un  firton,  moyennant  quoi  il  lui  fait  remise  de  cinq  hod  et 
de  trois  provendiers  d'avoine  qu'elle  lui  devait,  à  raison  de  son  comitatus  de 
Houlle.  Sa  femme  et  sa  mère  y  ont  donné  leur  assentiment,  ainsi  qu'Eustache 
cPEcout  de  qui  il  tenait  cette  rente  en  fief. 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Hugo  Canis  de  Houlle  miles  etc.  Àctum 
anno  Domini  m0. ce0  octavo  decimo,  mense  aprili. 

560. 

Original  scellé.  —  T.  II,  no  130,  p.  176. 

1218,  mai.  —  Walter,  doyen,  et  le  chapitre  de  Notre-Dame  de  Courtrai 
notifient  que  Walter  de  Pitthem,  chevalier,  a  donné  en  engagère  à  son  frère 
Rolinus  la  dîme  de  Ruysselede,  moyennant  quarante-cinq  marcs,  comptés  à 
raison  de  trente-trois  sols  quatre  deniers  le  marc. 

Walterus  decanus  et  capitulum  ecclesie  béate  Marie  de  Gurtracho,  omnibus  etc. 
Noverit  universitas  vestra  quod  Walterus  miles  de  Pitthem  (*)  coram  nobis  constitutus, 
recognovit  se  fuisse  plegium  et  obsidem  adversus  ecclesiam  de  Herlebecca  super  décima 
que  est  in  Rusleda,  quam  impignoravit  etc.  Datum  anno  Domini  M°.cc0.xviii°,mense  maio. 

Sceau  ogival  de  l'église  de  Courtrai,  H.  75  mm.,  L.  47,  vierge  couronnée,  nimbée,  assise  sur  un  siège  à 
haut  dossier,  tenant  de  la  main  droite  un  sceptre  fleurdelysé,  de  l'autre  main  l'Enfant  Jésus,  assis  sur  son  genou 
gauche,  nimbé,  bénissant,  tenant  le  globe  du  monde  :  -j-  sigh.l.  s.  marie,  v.  cvrtracensis.  eccle. 

561. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  131,  p.  177. 

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1218,  juin.  —  Baudouin  de  Comines,  châtelain  d'Aire,  donne  à  l'abbaye  de 
Bas-Warnêton  les  deux  gerbes  de  dîmes  qu'il  possédait  au  midi  de  la  Lys  (374). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n»  45,  p.  4;. 

Sceau  rond  'p.  178)  de  Baudouin  de  Comines,  Douëtd'Arcq,  n*  5724. 

(•)  D.  W.   Pulhem. 


i 


246  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  II,  n«  123,  p.  16?. 

1218,  3-24  juin.  —  NicoLAs/abbé  de  Faversham,  Walter,  prieur  de  Can- 
torbéry,  et  le  préchantre  de  cette  église,  rendent  une  sentence  arbitrale  par 
laquelle  la  dame  de  Wilderton  est  condamnée  à  dépendre  la  cloche    qu'elle 
avait  mise  à  sa  chapelle,  au  préjudice  de  l'église  de  Throwley  (370). 

Omnibus  Christi  (idelibus  ad  quos  presens  scriptum  pervenerit,  Nicolaus,  Dei  gratia, 
abbas  de  Faveresham,  et  Walterus,  prior  ecclesie  Christi  Cantuariensis,  et  ejusdem  loci 
precentor,  eternam  in  Domino  salutem.  Universitati  vestre  significamus  quod,  cum  ex 
delegatione  domini  Pape  controversia  inter  dominum  abbatem  et  conventum  Sancti  Ber- 
tini  per  fratrem  Folcardum,  procuratorem  eorumdem,  ex  una  parte,  et  dominam  G.  de 
Wilrintune,  ex  altéra,  super  campana  in  prejudicium  ecclesie  de  Trulee  in  capella  de 
Wilrintune  elevata,  inter  partes  moveretur,  sub  hac  forma  lis  coram  nobis  conquievit, 
scilicet  quod  predicta  domina  campanam  in  curia  sua  elevatam  deponet,  eam  numquam 
elevatura,  nisi  de  consensu  et  permissione  domini  abbatis  et  conventus  Sancti  Bertini,  si 
gratiam  eorumdem  consequi  poterit  in  posterum.  Concessit  itaque  procurator  predicti 
abbatis  et  conventus  quod  capellanus  in  ecclesia  de  Trulee  deserviens  in  oblatis  et  vino 
capelle  de  Wilrintune  providebit,  quociens  ad  predictam  capellam  celebraturus  acces- 
serit....  Actum  in  ecclesia  Christi  Cantuarie,  inter  Pentecosten  et  festura  sancti  Johannis 
Baptiste,  eo  anno  quo  dominus  Cantuariensis  archiepiscopus  S[tephanus]  a  curia  Ro- 
mana,  post  générale  concilium,  in  Angliam  est  reversus.  Valete. 

Sceau  ogival  (p.  169;  de  l'abbé  de  Faversham,  H.  64  mm.,  L.  40,  abbé  crosse,  tenant  un  livre  :  -}-  sioil- 
lvm  *  NicoLài  *  abbatis  :  db  favekham  ;  —  Sceau  ogival  du  prieur  Walter,  H.  75  mm..  L.  42,  moine  vêtu  de 
sa  coulle,  tenant  un  livre  des  deux  mains  sur  la  poitrine  :  -f-  sigillvm  waltbki  p&iokis  ecclesib  cbisti  cah- 
TVA  rie. 


Etienne  en  Angleterre  à  Tan  1218  *  Stephanus  archiepiscopus  Cantuariensis  in  Angliam  est  revenus, 
qui  post  générale  concilium  usque  nunc  temporis  in  partibus  Romanis  est  moratus. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  132,  p.  178. 

1218,  1«  juillet.  —  Adam,  évêque  des  Morias,  confirme  l'acte  ci-dessus 
no  561  de  Baudouin  de  domines  (375). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  46,  p.  46. 


DE  SA1NT-BERTIN  247 


Original  scellé.  —  T.  II,  rf  133,  p.  17». 

1218,  juillet.  —  Arnoul,  comte  de  Guînes  et  châtelain  de  Bourbourg,  con- 
firme à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  possession  des  biens  que  Jourdain  d'Au- 
denfort  avait  vendus,  quarante  ans  auparavant,  à  ce  monastère  (376). 

Ego  Arnoldus  cornes  Ghisenensis  etc. 

Imprimé  dans  Du  Chesne,  Maison  de  Guines,  preuves,  p.  273. 

Rétablissez  ainsi  la  liste  des  témoins  ;  Hiis  testibus.  Béatrice  uxore  mea,  comitissa 
Ghinnensi  et  castellana  de  Brobborg  Willelmo  de  Hondescothe  clerico  meo.  Let  justiciario 
de  Calais.  Eustachio  de  Elseka,  hominibus  meis,  etc.    . 

Sceau  rond,  type  équestre,  y.  Douët  d'Arcq,  n*  1071.  Cf  du  Chesne,  p.  212. 


Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  n«  139,  p.  189. 

1218, 1 7  décembre.  —  Le  pape  Honorids  III  confirme  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  les  biens  qu'elle  avait  nouvellement  acquis  et  d'autres  possessions  plus 
anciennes  qui  n'avaient  pas  été  mentionnées  dans  l'acte  ci-dessus  n<>  554  (379). 

Honorius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  filiis. .  abbati  et  conventui  Sancti 
Bertini  «le  Sancto  Audomaro,  salutem  et  Apostolicam  benedictionern.  Cum  a  nobis  petitur 
etc.  Eapropter...  personas  vestras  et  monasterium  Sancti  Bertini...  sub  beati  Pétri  et 
nostra  protectione  suscipimus.  Specialiter  autem  de  Petresse.  de  Kalais.  Sancti  Nicolai 
de  Bage  et  Sancti  Folquini  ecclesias.  ecclesiam  de  Graveninges  cum  capellis  suis,  eccle- 
siam  Sancti  Georgii  cum  decimis  frugum  et  allecium  quas  habelis  de  stationibus  navium. 
et  ecclesiam  de  Brocsela  cum  décima  quam  ad  vos  spectantem  redemistis  a  Giliberto 
quondam  milite  de  Haveskerca.  et  duabus  garbis  décime  de  Bas  Warestun.  custodiam 
quoque  perpetuam  duorum  molendinorum  et  res  alias  quas  habetis  in  villa  de  Wesernes. 
molituram  molendinorum  feudi  advocati  Sancti  Bertini  quam  infra  burgum  Sancti  Audo- 
mari  et  extra  habetis.  reddituset  alia  jura  que  habetis  in  villa  de  Poperinges.  liber  ta  tem 
quam  hospitibus  villarum  vestrarum  de  Poperinges  de  Arckes  et  de  Coeka  a  nobili  viro 
Willelmo  castellano  de  Sancto  Audomaro  acquisistis.  villam  de  Chaomont  cum  pertinen- 
tiis.  possessiones  etiam  quas  habetis  in  territorio  de  Broborc.  cum  duabus  garbis  décime 
de  Gisnes  et  de  Melleka  et  duabus  garbis  décime  de  Sperleka  et  de  Fontanis  Hermanni. 
Terras  quoque  ac  possessiones  quas  habetis  in  villa  de  Aldenfort.  redditus  frumenti  quos 


248  LES  CHARTES 

quondam  Johannes  dominas  de  Seninghehem  super  molendino  de  Malberc  pia  vobis 
liberalitate  donavit.  necnon  libertales  et  immunitates  ac  alia  bona  vestra...  auctoritate 
Apostolica  conûrmamus  et  présent is  scripti  patrocinio  communimus.  Nulli  ergo  etc.  Si 
quis  autem  etc.  Datum  Laterani,  decimo  sexto  kalendas  januarii,  pontificatus  no  s  tri 
anno  tertio. 


566. 

Original  scelié.  —  T.  II,  n*  135,  p.  182. 

1218,  décembre.  —  Guillaume,  doyen,  Gérard,  trésorier,  et  maître  Phi- 
lippe, écolâtre  de  Thérouanne,  notifient  que  le  chevalier  Jean  de  Bondues, 
depuis  longtemps  excommunié  à  cause  de  ses  revendications  contre  l'abbaye 
de  Saint-Bertin  dans  l'affaire  de  la  dîme  de  Bas-Warnêton,  s'est  enfin  désisté 
de  ses  poursuites  et  a  été  absous  (378). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  47,  p.  47. 

Sceau  ogival  du  doyen  Guillaume,  v.  Demay,  Flandre,  n*  61 98  ;  —  Item,  sceau  ogival  du  trésorier  Gé- 
rard, H.  38  mm.,  L.  30,  un  chandelier,  accosté  de  deux  clefs  dont  le*  pannetons  sont  affrontes  :  4-  8.  gbiaidi 
THESAYiÀMi  morihkksis  ;  —  Item,  sceau  ogival  de  l'écolàtre  Philippe,  H.  52  mm.,  L.  30,  le  serpent  d'airain,  crête, 
regardant  à  dextre,  tortillant  sur  son  arbre,  le  corps  chargé  d'une  fleur  de  lys  en  abîme,  accosté  à  dextre  d'une 
étoile  à  six  rais,  à  senestre  d'une  lampe  :  -f-  S'  phi  magistbi  .  scolarv  morin. 


567. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  136,  p   182. 

1218,  décembre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  la  dame  Oda, 
veuve  de  Guillaume  de  Bilque,  et  sa  fille  Marie,  étant  en  litige  avec  l'abbaye 
de  Saint-Bertin,  ont  soumis  la  décision  de  l'affaire  à  une  commission  d'arbitres- 

Datum  anno  gratie  millesimo  ducentesirao  octavo  decimo,  mense  decembri. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  137,  p.  184. 

1218,  décembre.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  Folcard,  hospitalier,  et 
Hugues  de  Quelmes,  religieux  du  monastère,  rendent  leur  sentence  arbitrale 
contraire  aux  prétentions  de  la  dame  Oda,  veuve  de  Guillaume  de  Bilque. 

Actum  anno  Do  mi  ni  millesimo  ducentesimo  xviu0,  mense  decembri. 

Il  s'agissait  d'une  somme  de  trente  livres,  prétendument  reçue  en  trop  sur  les  revenus 


I 


DE  SAINT-BERTIN  249 

du  comitatus,  ensuite  de  trois  arbres,  coupés  par  violence,  et  enfin  des  frais  de  la  ptoi- 
dmrie.  Les  arbitres  absolvent  V église  de  Saint-Bertin,  condamnent  Oda  à  Vamente  et  aux 
frais;  puis,  ils  lui  en  font  remise,  à  la  condition  q*e  Marie,  quand  elle  aura  son  âge,  ne 
réveillera  point  la  querelle  assoupie. 

Scel  aux  causes  de  l'abbaye  de  S.  Bertin  (p.  186),  dessiné  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,   Hist. 
sigilL  de  St-Ow.  p.  104  et  pi.  XXXI,  n'  289. 


Original  «celle.  —  T.  II,  n»  138,  p.  187. 


1218,  décembre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  confirme  Pacte  qui  pi 
Datam  anno  gratie  millésime*  ducentesirao  octavo  decimo,  mense  decembri. 


570. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  131.  p.  180. 

1218.  —  Baudouin,  seigneur  de  Gomines  et  châtelain  d'Aire,  témoigne  que 
son  père  ayant  défendu  avec  résolution  l'abbaye  de  Saint-Bertin  contre  les 
entreprises  de  Jean  de  Bondues,  pon  parent,  il  est  résolu  à  se  conduire  de  la 
même  manière  (377).  4 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  48,  p.  47. 


571. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  140,  p.  190. 

1218.  —  Les  échevins  de  Gravelines  prennent  l'engagement  de  payer,  à 
l'avenir,  la  dîme  des  harengs  ;  mais  ils  demandent  à  en  être  exemptés  pour 
Tannée  actuelle,  la  pêche  ayant  été  interrompue  par  l'intensité  de  la  gelée  (380). 

Omnibus  ad  quos  presentium  noticia  pervenerit,  scabini,  juratî  et  tota  villa  de  Gre- 
venighes,  in  Domino  salutem.  Noverit  universitas  vwtra  quod,  cum  dominus  abbas  Sancti 
Bertini  et  conventus  nos  in  causam  trahissent  super  décima  allecium  que  post  festum 
sancti  Martini  apud  nos  capta  fuerant,  eo  anno,  quo  ante  festum  sancti  Martini  magnum 
gelu  captionem  allecium  împedierat,  nos  eis  respondimus  quod  in  festo  sancti  Martini 
naves  ad  allecia  capienda  préparâtes  fere  omnes  mutavimus,  ac  per  hoc  ut  nobis  super 
hiis  déferrent  ipsos  humiliter  rogavimus,  promittentes  eis  et  per  presens  scriptum  nos 
obligantes  quod  de  cetero  de  allecibus  tam  post  festum  sancti  Martini  quam  ante  captis 

Si 


.•■» 


MO  LES  CHARTES 

decimam  solvemus,  quamdiu  rectores  navium  cum  majori  parte  sequacium  suorum  ad 
capienda  allecia  perrexerint,  et  donec  computaverint  et  lucra  sua  partiti  fuerint.  Àctum 
anno  Domini  millesirao  ducentesimo  octavo  decimo. 

Indiqué  dans  Coussemaker,  n*  141. 

Sceau  rond  (p.  191)  de  la  ville  de  Qravelines,  53  mm,,  au  type  de  S.  Willibrord  dans  sa  barque,  Demay, 

idre,  n*  3963,  Douët  d'Arcq,  n"  5527,  5528,  avec  cette  légende  :  4-  sigillvh  s  wilmbrordi  di  graverir6E8. 

•  > 


Flandre. 


Original,  sceau  perdu.  —  T.  II,  n°  124,  p.  170. 

1219,  janvier.  —  Le  prévôt  et  le  chapitre  d'Harlebeke  notifient  que  l'ab- 
baye de  Saint-Bertin  pourra  racheter,  quand  elle  le  voudra,  la  dîme  qu'ils  tien- 
nent de  sire  Gilles  Bertout  dans  la  paroisse  de  Lichtervelde,  moyennant  une 
engagère  de  trois  cent»  livres  de  Flandre. 

Universis  etc.  W.  prepositus  totumque  capitulum  Herlebecense  etc.  Datum  anno 
Domini  m\cc°  octavo  decimo,  mense  januario. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  125,  p.  170. 

1219,  février.  —  Béatrix,  abbessé  de  Messines,  et  son  couvent  notifient 
qu'Henri  &e  Langemarck  et  Lamkin  de  Moorslede  se  sont  désistés  des  réclama- 
tions qu'ils  avaient  soulevées  au  sujet  de  douze  mesures  de  terre,  sises  à 
Poveslo,  que  Boidin  de  Spanje  avait  tenues  à  cens  de  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  (371). 

Ego  Beatrix,  Dei  permissione,  abbatissa  de  Mecines,  et  convenlus.  Notum  esse  volu- 
mus...  quod  Henricus  de  Langhemarc  et  Lamkinus  de  Morslede,  ex  parte  nxoris  sue,  qui 
duodecim  mansuras  terre  apud  Poveslo  jacentis  quas  Boidinus  de  Spange  etc.,  coram 
nobis  et  justiciariis,  scilicet  Bartholomeo  et  Martino  et  scabinis  nostris  de  Poveslo,  pre- 
dicte  ecclesie  liberam  ciamaverunt  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  octavo 
decimo,  mense  februario.  Hec  sunt  nomina  scabinorum  :  Everardus  scutewater.  Michael 
filius  Christine.  Thomas  Noke.  Theodericus  filius  Adèle. 

Sceau  ogival  (p.  ni)  de  l'abbesse  Béatrix  de  Messines,  H.  54  mm.,  L.  32.  abbesse  debout,  coiffée  en 
voile,  tenant  la  crosse  de  la  main  droite  et  un  livre  de  la  main  gauche  :  -)-  s  beatmus  abbatiesk  mfssiwbnsis  ;  — 
Item,  sceau  ogival  de  l'abbaye  de  Messines,  H.  65  mm.,  L".  47,  femme  debout  (la  vierge?)  coiffée  en  voile,  tenant 
de  la  main  droite  une  fleur  :  -f-  sibil'  :  6cb  marie  mftsiiiEitsis  eccle.  Cf.  Demay,  Flandre,  n*  6833. 


-.  » 


DE  SAINT-BERTIN  251 


574. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  141,  p.  101. 


1219,  avril.  —  Raoul,  évêque  d'Arras,  notifie  que  Liétard  d'Annequin  a 
donné  en  engagère,  pour  six  ans,  à  l'église  de  Barlin,  moyennant  la  somme  de 
quatre-vingts  livres  parisis,  la  rente  de  quarante  et  un  mencauds  de  blé  que 
l'église  du  Mont-Saint-Eloi  lui  devait  sur  la  dîme  dudit  Barlin,  tenue  par  lui  en 
fief  de  Gui  d'Habarcq. 

Radulfus  etc.  Sciât  fidelium  universitas  quod,  sicut  nobis  Nicholaus,  presbiter  noster 
de  Ais,  decanus  christianitatis  Lensensis,  quem  ad  hoc  misimus  reportavit,  Letardus  de 
Anekin  miles  quadraginta  et  unum  menqualdos  bladi,  quos  ei  ecclesia  de  Monte  Sancti 
Eligii  annuatim  debebat,  accipiendos  in  décima  de  Baslino,  de  voluntate  domini  sui  de  quo 
eos  in  feodum  se  tenere  dicebat,  videlicet  Guidonis  de  Hasbarc  (*)  etc.,  presentibus  ho- 
minibus  ipsius  Guidonis,  paribus  predicti  Letardi,  scilicet  Guillelmo  de  Brnile  milite. 
Roberto  Esbloussart.  Willelmo  Paillet.  Gerardo  de  Ruit.  Hugone  Clawet.  Matheo  Pail- 

let Huic  contractai  înterfuerunt  domnus  Ricard  us  abbas  de  Monte  Sancti  Eligii.  Bal- 

duinus  de  Bevraria  et  Simon  de  Nova  villa  canonici  de  Monte  [Sancti]  Eligii.  Everardus 
capellanus  Attrebatensis.  Gillebertus  de  Ruit  etBerardus  de  Anekin  et  Balduinus  de  Hou- 
cin  presbyteri....  Dàtum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nono  decimo,  mense  aprili. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n'  142.  p.  193. 

1219,  avril.  —  Le  même  prélat  notifie  que  le^même  Liétard  d'Annequin 
a  donné  en  engagère,  pour  six  ans,  à  l'Hôtel-Dieu  d'Arras,  moyennant  l'avance 
d'une  somme  de  vingt-cinq  livres  parisis,  la  dîme  des  terres  qu'il  possédait  à 
Barlin  et  qu'il  tenait  de  Gui  d'Habarcq. 

Radulfus  etc.  Noverit  universitas  fidelium  quod...  Letardus  de  Anekin  miles,  pré- 
sente etconcedente  domino  suo  Guidone  de  Hasbarc,  jus  ta  m  ac  rectam  decimam  de  pro- 
pres terris  suis,  quas  de  jamdicto  Guidone  tenet  in  territorio  de  Ballin,  domui  Dei  ad 
pedem  atrii  nostri  site,  scilicet  de  decem  garbis  unam...  pignori  obligavit  etc.  Presen- 
tibus et  approbantibus  hominibus  prefati  Guidonis,  paribus  ipsius  Letardi,  videlicet  Wil- 
lelmo del  Bruile  milite.  Gerardo  de  Ruit.  Roberto  Esbloussart.  Johanne  clerico.  Hugone 

O  I>.  W   Hasbarl. 


L 


252  LES  CHARTES 

Clawet.  Willelmo  Paillet  et  Matheo  Paillet...  Hujus  rei  testes  sunt  Symon  de  Nova  villa, 
Balduinus  de  Bevraria,  canonici  de  Monte  Sancti  Eligii.  Everardus  capellanus  Atreba- 
tensis.  Gillebertus  de  Ruit  et  Ber ardus  de  Anekin  presbyteri...  Datum  anno  gratie  mille- 
simo  (utsup.). 


576. 

Original. scellé.  —  T.  II,  n*  144,  p.  195. 

1219,  mai.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  qu'Adam  de  Warnes  et 
Adeliz,  son  épouse,  ont  reconnu,  par  devant  lui,  qu'ils  ont  donné  à  l'église  de 
Saint-Bertin  six  mesures  de  terre,  situées  au  lieu  dit  Meinier  Bosc,  avec  deux 
gerbes  de  dîme,  à  Roquetoire  (382). 

Adam  etc.  sex  mensuras  libère  terre  in  parrochia  de  Rokestorn.  Actum  anno  Do* 
mini  m.cc.xix,  mense  maio. 

577. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  145,  p.  190. 

1219,  mai.  —  Le  même  prélat  notifie  que  le  même  Adam  de  Warnes  a 
complété  la  donation  précédente  par  la  cession  de  toute  la  terre  dont  il  n'avait 
donné  qu'une  partie  (383). 

Adam  etc.  Totam  intègre  terram  etc.  Hnjus  rei  testes  sunt.  Gérard  us  thesaurarius 
Morinensis.  Johannes  de  Lileriis.  Petrus  de  Dohy.  Lambertus  et  Balduinus  monachus 
Sancti  Bertini.  Actum  est  hoc  anno  Domini  millesimo  ducentesimp  nono  decimo,  mense 
maio. 

Extrait  analjtique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  437. 

578. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  146,  p.  198. 

1219,  juin.  —  Le  même  prélat  notifie  qu'Adeliz,  fille  de  Lamelot  de  Poper 
ringhe,  a  renoncé  par  devant  lui  au  droit  qu'elle  et  ses  fils  avaient  pu  pré- 
tendre sur  l'autel  de  ce  lieu. 

Actum  anno  Domini  m. ce  nono  decimo,  mense  junio. 


DE  SAINT-BERTIN  253 


579. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  148,  p.  200. 

1219,  24  novembre.  —  Michel  de  Boulaere,  connétable  de  Flandre,  donne 
quittance  d'une  somme  de  trente-huit  livres  que  lui  a  payée  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin,  pour  le  faire  renoncer  à  des  droits  de  chasse,  de  garenne,  etc.  (385). 

Ego  Michael  de  Bouliers  (sic),  constabularius  Flandrie,  notum  esse  volo  omnibus  hec 
inspecturis  quod  Gerardus,  clericus  domini  abbatis  Sancti  Bertini,  solvit  michi  triginta 
octo  libras  flandrensium  ;  et  per  hoc  eundem  abbatem  et  monasterium  Sancti  Bertini 
quitos  clamavi  ab  omni  debito  et  ab  omni  calumpnia  quam  moveram  ad  versus  eos,  de 
venatione  et  de  waregna  in  nemore  eorum,  et  de  flotis  que  accreverant  terre  Sancti  Ber- 
tini juxta  ripam  fluminis  Agnione.  Actum  anno  Domini  m°.cc0.xix°,  in  vigilia  sancle 
Caterine. 

Indiqué  daas  Coussemaker  n*  279. 

580. 

Double  original  scellé.  —  T.  II,  n*  147,  p.  198. 

1219,  novembre.  —  Le  même  Michel  de  Boulaere  déclare  renoncer  aux 
droits  dont  il  est  parlé  dans  l'article  qui  précède  (384). 

Ego  Michael  de  Bouleirs  etc.  Notum  esse  volo...  quod,  cum  domina  Johanna,  Flan- 
drie et  Harmonie  comitissa,  dedisset  mihi  in  concambium  castellanie  de  Casleto  quicquid 
habebat  in  Rubroc,  in  Brocsele,  in  Ledersele  et  Folcrinchove  cum  appenditiis  eorum,  ad 
suggestionem  quorumdam  hominura  meorum  calumpniatus  sum,  erga  ecclesiam  Sancti 
Bertini,  venationem  et  warennan  in  nemore  quod  Philippus,  olira  Flandrie  et  Viromandie 
cornes,  et  successores  ejus,  Balduinus,  Flandrie  et  Hannonie  cornes,  et  Margareta  uxor 
ejus,  soror  predicti  Philippi  comitis,  eidem  ecclesie  in  elemosinam  dederant.  Sed,  cum 
âbbas  Sancti  Bertini  mihi  privilégia  monasterii  sui  ostendisset,  in  quibus  continebatur 
quod  quicquid  juris  predicti  comités  et  antecessores  eorum  in  eodem  nemore  habuerant, 
intègre  et  libère  eidem  monasterio  contulissent,  ego  calumpnie  mee  renuntiavi.  Et  si  ali- 
quid  juris  in  predictis  rébus  mihi  competebat,  vel  etiam  in  flotis  que  castellanus  Sancti 
Audomari  juxta  ripam  fluminis  Agnione  eidem  ecclesie  in  elemosinam  dederat,  illud  qui- 
tum  clamavi  et  Deo  et  beato  Bertino  in  elemosinam  dedi,  per  hoc  ab  abbate  et  conventu 
coram  altari  Sancti  Bertini  in  fratrem  receptus,  ubi  eis  liberaliter  concessi  et  dedi  quod 
in  augusto  decimatores  sui  nocte  ac  die  decimam  Sancti  Bertini  potemnt  sine  forisfacto 


254  LES  CHARTES 

colligere  et  ducere  ubique  in  dominio  meo  ;  et  ut  predicta  omnia  perpetuo  rata  perma- 
neant,  hanc  cartam  a  me  ecclesie  Sancti  Bertini  collatam  auctoritate  sigilli  mei  confirmo. 
Testes.  Johannes  prior  ecclesie  Sancti  Bertini.  Folcardus  hospitarius.  Lucas  cellerarius. 
Simon  et  Jacobus  capellani  abbatis  Sancti  Bertini  [et  Walterus  de  Rubroc  miles] .  Actum 
in  ecclesia  Sancti  Bertini  an  te  majus  allare  [astantibus  Johanne  abbate  et  conventu]  anno 
Domini  millesirao  ducentesimo  nono  decimo,  mense  novembri. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  438.  Cf.  Coussemaker,  n*  280. 
N.  B.  Les  mots  entre  crochets  manquaient  dans  Tua  des  deux  originaux. 
Sceau  rond,  type  équestre  (p.  199),  v.  Douêt  d'Arcq,  n#311. 

581. 

Original  scellé.  —  T.  II,  a*  149,  p.  200. 

1219.  —  Baudouin  de  Comines  confirme  une  donation  faite  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin  par  Walter  Boue  et  Jean  Bonekin,  son  neveu  (386). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  a*  49,  p.  48. 


D'après  la  copte  dans  le  ma  724.  —  T.  II,  n*  143,  p.  191. 

1220,  mars.  —  Hugues,  doyen  de  Bourbourg,  notifie  que  Simon  Wande- 
lard  et  Agnès,  son  épouse,  ont  donné  trois  maisons  à  l'église  de  Saint-Bertin, 
pour  servir  à  l'entretien  du  luminaire  (381). 

Universis  etc.  Ego  Hugo  decanus  de  Bruburg,  salutem  in  vero  sa  lu  tari.  Quoniam 
labilis  est  hominum  memoria,  consuevit  veterum  auctoritas  approbata,  ne  res  oblivioni 
subterfugerent,  litteris  annotari.  Hac  inductus  consideratione  omnibus  notum  facio  quod 
Symon  Wandelard  et  Agnes  uxor  ejus  et  très  fratres  uxoris  ejusdem,  très  mansuras  que 
inquam  (?)  inhabitantur  a  Waltero  Hore,  Eustachio  Hormg  Q  et  Stacio  Vulber  et  Mariota 
matre  sua,  ad  opus  luminis  ecclesie  Sancti  Bertini  in  elemosinam  concesserunt. . .  coram 
hiis  testibus.  Olivero  capellano.  Manasse  presbytero.  Bartholomeo  monacho  Sancti  Bertini. 
magistro  Gilberto.  Widone  monacho.  Symone  custode  Sancti  Nicholai  de  Kalais.  Wil- 
lelmo  de  Bergis  et  multis  clericis.  et  coram  hiis  laicis  Symone  Wiblin.  Willelmo  de  Col  o  ni  a. 
justiciariis  de  Kalais.  Johanne  Happe.  Symone  de  Berwic  et  coram  omnibus  in  ecclesia 
Sancti  Nicholai  de  Kales  existentibus,  qui  universaliter  audierunt  quod  Symon  Wande- 
lardus  et  uxor  ejus  et  sui  participes  raemoratam  elemosinam  acquitare  tenentur  super 

(*)  Il  y  a  un  signe  d'abréviation  sur  les  deux  dernières  lettres. 


•i 


DE  SA1NT-BERTIN  255 

omne  illud  quod  habent  in  ambitu  de  Kales  et  de  Merc...  Actum  [anno]  ab  Incarnatione 
Domini  millesirao  ducentesimo  decimo  nono,  mense  raartio. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n-  151,  p.  2  9. 

1220,  avril.  — Robert,  abbé  deLobbes,  déclare  qu'à  la  prière  de  Jean, 
abbé  de  Saint-Bertin,  il  a  institué  dans  son  abbaye  la  fête  de  ce  saint  fonda- 
teur, et  établi  plusieurs  services  religieux,  entre  autres  un  anniversaire  pour 
ledit  abbé  Jean,  qui  avait  été  moine  dans  son  monastère  (388). 

Ego  Robertus,  Dei  gratia,  abbas  Lobiensis  etc.  Actum  anno  Domini  mil lesimo  ducen- 
tesimo vicesimo,  mense  aprili. 

Imprimé  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  441. 

Sceau  ogival  (p.  203)  du  couvent  de  Lobbes,  H.  74  mm  ,  L.  54,  saint  Pierre  assis  sur  un  escabeau,  revêtu 
des  ornements  pontificaux,  décoré  du  pallium.  mitre,  bénissant,  portant  une  clef  dans  la  main  gauche  :  -|_  si- 


584. 

D'après  la  copie  dans  le  ras  "24.  —  T.  II,  n*  169,  p.  233. 

1220,  avril.  —  Roger  de  Bàzinghen  permet  aux  religieux  de  Saint-Bertin 
d'établir  un  aqueduc  dans  ses  terres,  afin  d'irriguer  les  prairies  de  leur  ferme 
de  Beuvrequen. 

Ego  Roger  us,  Dominus  de  Basinghem,  notum  esse  volo  omnibus  tam  presentibus 
quam  îuturis,  hanc  paginam  inspectons,  quod,  cum  quorumdam  malignoram  seductus 
consilio,  aliquandiu  prohibuissem  ne  ecclesia  Sancti  Bertini  pratum  suum,  quod  apud 
curtem  suam  de  Boverchem  habet,  per  terram  meam  sewaret,  sicut  anliquitus  consuevit, 
et  super  hoc  dicte  ecclesie  intulissem  molestiam  et  gravamen  ;  tandem,  divina  gratia  in- 
spirante, usus  consilio  potion,  omnem  querelam  quam  adversus  ecclesiam  moveram  qui- 
tam  clamavi,  humiiiter  ab  eadem  ecclesia  postulans  veniam  super  injuriis  irrogatis  ;  et 
si  quid  unquam  juris  habueram  in  eadem  querela,  totum  pro  salute  anime  mee  et  ante- 
cessorum  meorum  in  elemosinam  contuli  ecclesie  sepedicte,  concedens  eidem  et  presenti 
carta  confirmans  ut  gotam  suam  vel  canale  per  terram  meam  libère  habeat,  per  quam 
aqua  de  prato  Sancti  Bertini  per  terram  meam  absque  contradictione  et  difficultate  ali- 
qua,  cum  necesse  fuerit,  perpetuo  diducatur.  Ut  autem  hec  mea  concessio  a  me  et  a 
porteras  meis  firmiter  in  perpetuum  observetur,  presentem  cartam  sepedicte  ecclesie  in 


i 


256  LES  CHARTES 

testimonium  tradidi  sigillimei  munimine  roboratam.  Actum  anno  Domini  m°cc°xxo,  mense 
aprili. 


Double   original  scellé.  —  T.  II,  n»  152,  p.  SOL 

1220,  8  mai.  —  Ad\m,  évêque  desMorins,  notifie  que  Gilebert,  vavasor 
d'Heuchin,  a  donné  à  l'église  de  Saint  -Bertin  toute  la  dîme  qu'il  avait  dans  ee 
village  (389). 

Actum  Teruanne,  anno  Dominice  Incarnationis  millesimo  ducentesimo  vicesimo, 
mense  maio,  in  drastino  Ascensionis  Domini. 

Extrait  dans  Malbrancq,  t.  III,  p. .163. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  153,  p.  204. 

1220,  juin.  —  Elenard  de  Seninghem,  se  trouvant  au  service  de  Jésus- 
Christ,  k  l'armée  devant  Damiette,  donne  à  son  ami  Ernoul  de  Lumbres  dix 
livrées  de  terre  à  Seninghem,  avec  hypothèque  sur  son  moulin  de  Maubreucq. 

Ego  Elenardus,  dominus  de  Sininghern,  notum  facio  presentibus  et  futuris  quod, 
commorans  in  servitio  Jhesu  Christi  in  exercitu  Damiette,  dedi  et  concessi  et  hac  pre- 
senti  carta  mea  confirmavi  dilecto  militi  meo  Ernulfo  de  Lumbres,  pietatis  intuitu,  in 
elemosinam  et  pro  servitio  suo,  qui  michi  diu  et  fideliter  servivit,  decem  libratas  terre 
infra  metas  de  Seninghem,  unde  feci  eidem  assignamentum  ad  molendinum  meum  de 
Mallebruce,  singulis  annis  in  Purificatione  Béate  Marie  recipiendum,  quousque  egb,  vel 
heredes  mei,  in  dicta  terra  de  Seninghem  sufficientem  terre  dicto  Ernulfo  vel  heredibus 
suis  dederimus  cornmutationem.  Si  vero  predictum  molendinum  non  suffecerit  ad  pre- 
dictas  deccm  libras  annuatim  solvendas,  assignavi  eundcm  de  defectu  predictarum  libra- 
mm  ad  redditus  meos  de  Seningham  in  festo  Omnium  Sanctorum.  Me  vero,  de  predicto 
dono,  homo  meus  effectus  est,  tali  modo  quod  tenetur  venire  annuatim  tribus  vicibus  ad 
mandatum  meum  ad  placita  mea  apud  Seningham,  omnis  alterius  servitii  immunis  ;  sed 
post  ejus  decessum  heredes  sui  de  prefata  terra  michi  et  heredibus  meis  facere  tenentur 
ligiationem.  Ad  hujus  autem  doni  perpetuam  confirmationem,  présentent  sigilli  mei  mu- 
nimine et  sigillorum  quorum  nomina  subsequuntur,  videlicet  dilectorum  meonim  domini 
Willelmi  de  Sancto  Audomaro  et  domini  Gileberti  de  Sotinghem,  cartam  feci  confirmari. 
Testes  autem  ad  hoc  donum  testificandum  vocati  fuere  et  présentes,  dominus  Galteras 


DE  SÀINT-BERTIN  257 

d'Elne  (*).  Willelmus  de  Gisnes.  Egidius  d'Elne.  Eustachius  Morel.  Petrus  de  Salicibus. 
Matheus  de  Cyson.  Johannes  de  Wanes.  Walo  de  Lumbres.  Baldewinus  d'Aubeigniaco. 
Adam  de  Rollepot.  Adam  de  Haraello  et  multi  alii.  Actum  annoDomini  millesimo  cc°.xx°, 
mense  junio,  in  exercitu  ante  Damiettara. 

Sceau  rond  (p.  205)  de  Guillaume  de  Saint-Omer,  dessiné  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist. 
sigill  de  St-9mei*,  p.  22  et  pi.  VI,  n*  26;  —  Item,  sceau  rond  d'Elenard  de  Scningueam,  tvpe  équestre, 
v.  Douëtd'Arcq,  a*  10482;  —  Item,  sceau  rond  de  QUlebert  de  àotengem,  v.  Douët  d  Arcq.  n"  3638. 

587. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  154,  p.  206. 

1820,  juin.  —  Lambert,  abbé  de  Clairmarais,  et  Hugues,  prévôt  de  Wat- 
ten,  notifient  qu'Elisabeth,  veuve  de  Gillebert  de  Haveskerque,  s'est  désistée 
des  réclamations  qu'elle  avait  soulevées  contre  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  à 
propos  de  la  forêt  de  Wulverdinghe  (390). 

Frater  Lambertus,  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo,  mense 
junio. 

Entrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  439.  Cf.  Coussemaker,  n*  281. 


Original  scellé.  —T.  II,  n*  155,  p.  207. 

1220,  juin.  —  Guillaume,  prévôt  de  Saint-Pierre  de  Cassel,  et  son  chapitre 
déclarent  soumettre  à  une  commission  arbitrale  le  règlement  d'une  difficulté 
qu'ils  avaient  avec  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  concernant  la  dîme  de  certaines 
terres  situées  dans  la  châtellenie  de  Saint-Omer. 

Willelmus,  Dei  gratia,  prepositus  Sancti  Pétri  Casletensis,  et  capitulum  etc..  Qua- 
tuor  viros  elegimus,  abbas  et  conventus  Sancti  Bertini  Johannem  de  Vivario  et  Philippum 
Pancoke,  et  nos  Nicholaumde  Ypra  et  Danielem  filium  Yvorie...  Actum  anno  Domini 
m.cc.xx,  mense  junio. 

Sceau  ogival  de  Guillaume,  prévôt  de  Cassel,  v.  Demay,  Flandre,  n*  6263. 


Original  scellé.  —  T.  H,  n*  156,  p.  206. 


1 820,  6  juillet.  —  Liétard  d'Annequin  vend  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin 
toute  la  dîme  de  Barlin,  tenue  en  fief  de  Gui  d'Habarcq  (391). 


(•)  D.  W.  Delne. 


33 


■  * 


258  LES  CHARTES 

Ego  Le  tard  us,  dominus  de  Anekin,  notum  facio...  quod  ego,  propter  manifestam  et 
urgentissimam  necnon  et  a  paribus  meis  inferius  nominandis  approbatam  necessitatem 
meam,  totam  decimam  de  Ballin  quam  de  Guidone  de  Hasbarc  tenebam  in  feodum,  de 
assensu  ejusdem  Guidonis,  domini  mei,  ecclesie  Sancti  Bertini,  bene  et  légitime  vendidi, 
et  in  manum  jamdicti  Guidonis,  ad  opus  memorate  ecclesie  werpivi.  Quam  cum  ipse 
Guido  eidem  ecclesie  rcddidisset,  tam  ipse  quam  ego  eam  per  ramum  et  cespilem  in  ele- 
mosinam  obtulimus  super  al  tare....  liée  itaque  venditio  et  guerpitio  in  elemosinam  apud 
Ballin,  in  facie  ecclesie,  coram  domino  Johanne  parrochiali  presbytero  et  parrochianis 
ejusdem  loci  publice  ac  sollempniter  facta  fuit,  presentibus  et  ad  hoc  vocatis  paribus 
meis,  hominibus  videlicet  predicti  Guidonis.  domino  Willelmo  del  Bruile  milite.  Johanne 
clerico.  Hugone  Clawel  de  Houcin.  Sara  Esbloussarde  et  filia  ejus  Maria  majorissa.... 
Actum  apud  Ballin  in  ecclesia,  anno  Dominice  Incarnationis  millesimo  ducentesimo  vige- 
simo,  pridie  nonas  julii. 

Sceau  rond  (p.  209)  de  Liétard  d'Annequin,  72  mm.,  type  équestre,  chevalier  galopante  senestre,  avec 
l'écu  au  lion  rampant     s'  letarn  danekik 


590. 

Oriaïnal  scellé.  —  T.  II,  n«  157,  p.  209. 

1220,  6  juillet.  —  Gui  dUabarcq  notifie,  reconnaît  et  approuve  la  vente 
stipulée  en  l'acte  qui  précède  (392). 

Ego  Guido  de  Hasbarc  etc.  Actum  in  ecclesia  de  Ballin  anno  gratie  millesimo  (ut 
sup.),  mense  julio,  pridie  nonas  ejusdem  mensis. 

/  Sceau  rond  (p.  2U)  de  Gui  d'Habarcq,  60  mm.,  écu  lascé  de  huit  pièces,  Douët  d'Arcq,  n*2343;  Cf.  De- 

/  J  /J         may,  Artois,  n"*  »1,  k)2,  où  les  armoiries  sont  autrement  interprétées. 

591. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  158,  p.  211. 

1220, 15  juillet.  —  Raoul,  évêque  d'Arras,  enregistre  et  confirme  l'acte 
de  vente  ci-dessus  libellé  (393). 

Radulfus  etc.  Datum  Attrebati,  anno  gratie  m°.cc°.xx°,  idibus  julii,  in  die  Divisionis 
Apostolorum. 


DE  SAINT  -BERTIN  239 


/ 


Original  scellé.  —  T,  II,  n«  159,  p.  212. 

1220,  22  juillet.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  et  confirme  l'acte 
ci-dessus  n°  587. 

Adam  etc.  Actum  apud  Teruannam,  coram  hiis  testibus  :  Egidio  archidiacono.  Hu- 
gone  ofûciali.  magistro  Philippo  scolastico  et  Petro  de  Doy  canonicis  Morinensibus,  anao 
Dominice  Incarnationis  millesimo  d  ucentesimo  vicesimo,  in  die  sancte  Marie  Magdalene. 

Indiqué  dans  Cousaemaker,  n*283.  Cf.  Malbrancq,  p.  439,  qui  date  mal  à  propos  in  die  sanctœ  Annœ. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  160,  p.  213. 

1220,  juillet.  —  Le  même  prélat  recommande  l'œuvre  de  la  fondation 
d'une  chapelle,  pour  la  commodité  des  habitants,  dans  la  partie  du  village  de 
Bas-Warnêton  qui  est  situé  au  midi  de4a  Lys. 

Adam,  Dei  gratia,  Morinorum  episcopus,  prelatis  ecclesiarum  et  presbyteris  et  om- 
nibus Christi  fidelibus  ad  quos  littere  iste  pervenerint,  in  Domino  salutem.  Cum  parro- 
chia  de  Bas  Werenstun  ita  sit  constituta  quod  quidam  parrochiani  ejus,  ex  australi  parte 
Leye  fluminis  manentes,  ad  ecclesiam  que  ex  aquilonari  parte  ejusdem  fluminis  sita  est 
sine  difficultate  et  discrimine  multotiens  venire  non  possunt,  indulsimus  eis,  ad  preces 
dilecti  nostri  abbatis  Sancti  Bertini,  ad  quem  eadem  spectat  ecclesia,  ex  australi  parte 
predicti  fluminis  ad  celebrandum  divina  capellam  edificare  ;  ad  cujus  constructionem  et 
ad  eorum  que  divino  cultui  necessaria  sunt  provisionem,  quia  preiicti  parrochiani  non 
sufGciunt,  monemus  vos  et  exhortamur  in  Domino,  atque  in  remissionem  peccatorum 
vobîsinjungimus  quatinus  cum  presentium  latores  ad  vos  venerint,  bénigne  eos  recipiatis, 
et  plèbes  vobis  commissas  efficaciter  moneatis,  ut  ad  instaurandam  predictam  capellam, 
que  in  honore  gloriose  Dei  genitricis  Marie  et  beati  precursoris  ejus,  sancti  Johannis 
Baptiste  constructa  est,  suas  liberaliter  elemosinas  transmittant.  Et  nos,  de  Dei  miseri- 
cordia  et  béate  Virginis  Marie  et  sancti  Johannis  meritis  confisi,  omnibus  qui  illuc  suas 
transmiserint  elemosinas  decem  dies  de  injunctis  sibi  penitentiis  relaxamus,  offensas 
quoque  patrum  et  matrum,  nisi  violentas  manus  injecerint,  peccata  oblita  et  vota  fracta, 
si  ad  eadem  redierint,  misericorditer  indulgentes.  Datum  anno  Domini  m\cc°.xx°,  mense 
juho.  Durent  per  annum. 


.:•■■■■*!■     . 


260  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  II,    no  1^1,  p.  217. 

1 220,  28  octobre.  —  Le  même  prélat  notifie  que  Manasses  FOurs,  de 
Clerques,  a  donné  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  tout  ce  qu'il  tenait  d'elle  et  s'est 
fait  religieux,  avec  son  fils,  dans  ce  monastère  (395). 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Manasses,  cognomento  Ursus,  de  viculo 
qui  dicitur  Vallis  in  parrochia  de  Clarkes,  coram  nobis  et  coram  Arnulpho  comité  Ghis- 
nensi  et  uxore  sua  Béatrice  comitissa,  dédit  ecclesie  Sancti  Bertini  in  elemosinam  quic- 
quid  tenebat  ab  eadem  ecclesia  in  quibuslibet  rébus  ;  et  Johannes  abbas  Sancti  Bertini 
eundem  Manassem  et  Walterum  filium  ejus  in  fratres  recepit....  Testes  qui  eidem  dona- 
tioni  interfuerunt  :  Petrus  de  Dohy  canonicus  Morinensis.  Willelmus  capellanus  et  Re- 
mondus  clericus  noster.  Gillebertus.  Bartholomeus  et  Willelmus  monachi  Sancti  Bertini 
et  multi  alii.  Actum  apud  Arde,  anno  Domini  m°.cc°  xx°,  in  die  sanctorum  apostolorum 
Symonis  et  Jude. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  183. 


D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXV,  fo  8  v*.  —  T.  II,  n*  163,  p.  215. 

1220,  octobre,  —  Ingelbert,  archevêque  de  Cologne,  notifie  que  les  délé- 
gués des  églises  de  Saint-Bertin  et  de  Saint-Omer  ont  concédé  ad  vitam  à 
Henri  de  Gelstorp  l'office  et  la  dîme  de  cette  localité. 

Ingelbertus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Henricus  miles,  filius  Gertrudis  de 
Gelstorp,  in  presentia  nostra  et  hominura  nostrorum  constituais,  spontanea  voluntate 
recognovit  quod  in  officio  et  décima  de  Gelstorp,  que  mater  sua  et  predecessores  sui  ab 
ecclesiis  sanctorum  Audomari  et  Bertini  sub  annuo  censu*  quamdiu  vixerunt,  tenuerunt, 
nullum  penitus  jus  hereditarium  habebat.  Cependant,  comme  il  se  présentait  d'autres 
compétiteurs  qui  alléguaient  les  mêmes  titres,  C  archevêque,  craignant  des  complications, 
a  conseillé  aux  nuntii  ecclesiarum  de  concéder  ces  revenus  ad  vitam  audit&enri,  sub  tali 
censu  quod  de  officio  et  de  décima  singulis  annis  solvat  triginta  et  très  solidos,  advocato 
sex  solidos,  ad  lumen  ecclesie  très  solidos,  et  monacho  et  canonico  procurationem  octo 
dierum  cum  quatuor  equitaluris  ad  minus  et  duobus  gartionibus,  ita  ut  monachus  et 
canonicus  et  famuli  dicant  :  «  pisces  et  alia  bona  nobis  sufficiunt;  »  et  similiter  cano- 
nicus dicat  :  «  carnes  et  alia  bona  nobis  sufficiunt.  »  Unaquaque  equitatura  débet  habere 


DE  SAINT-BERTIN  261 

qualibet  nocte  sumbrinum  bone  avene  et  alia  que  eis  necessaria  fuerint.  Si  vero  infra 
octo  dies  voluerint  repatriare,  pro  unaquaque  die  tenetur  eis  persolvere  très  solidos.  Si 
autem  homines  predicte  ville,  ad  summonitionem  eorum,  debitum  suum  eis  persolvere 
noluerint,  Henricus  eis  sine  dilatione  tenetur  exsolvere.  Insuper,  juravit  coram  nobis  et 
hominibus  nostris  quod  omnia  predicta,  quamdiu  vixerit,  fideliter  observabit  et  nullura 
in  officie  sibi  comraisso  associabit  etc.  Actum  est  hoc  apud  Hemberg,  anno  Domini 
millésime*  ducentesimo  vicesimo,  mense  octobri. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  165,  p.  218. 

1220,  4  novembre.  —  Baudouin  des  Planques,  chevalier,  notifie  qu'avec 
son  consentement  et  par  ses  mains,  Adam  de  Blaringhem  a  donné  pour  six 
ans  en  engagère  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  moyennant  cent  soixante  livres 
parisis,  la  troisième  gerbe  de  la  dîme  d'Annezin,  tenue  de  lui  en  fief. 

Ego  Baldewinûs  de  Plankes,  miles.  Notum  facio  etc.  Cartam  banc  sigillo  meo  et 
eorum  qui  interfuerunt  testimonio  roboravi,  scilicet  Pétri  presbyteri  Sancti  Vedasti  Ane- 
sin.  Roberti  de  Rubout  militis.  Arnulphi  de  M  au  pas.  Roberti  Bausard.  Roberti  Durde- 
nier.  Johannis  de  Carnoye  hominum  m  eorum.  Radulphi  Ghomeir.  Hugonis  de  Monte 
Sancti  Eligii.  Herberti  de  la  Schope,  scabinorum  Bethunie.  Actum  anno  Domini  millé- 
sime* ducentesimo  vicesimo,  pridie  nonas  novembris. 

Sceau  rond  (p.  219)  de  Baudouin  des  Planques,  Douët  d'Arcq,  n*  3224. 


597. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  166,  p.  219. 

1220,  novembre.  —  Le  même  Baudouin  des  Planques,  avec  le  consente- 
ment de  sa  femme  Adelis,  déclare  faire  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  l'abandon 
du  domaine  et  de  l'hommage  de  la  gerbe  de  dîme  mentionnée  en  l'article  qui 
précède  (396). 

Imprimé  dans  Donay,  Hist.  gén.  de  la  maison  de  Bé thune,  preuve*,  p.  5  bis.  Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  445. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  II,  n*  161,  p.  214. 

1220,  novembre.  —  Gilles  de  Cottes,  chevalier,  donne  en  engagère  pour 


262  LES  CHARTES 

six  ans  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  dîme  de  Fontaine-les-Hermans,  moyen- 
nant l'avance  de  la  somme  de  cent  livres  parisis  (394). 

Ego  Egidius  deCothenes,  miles,  notum  esse  volo...  quod  medietatem  décime  jacentis 
in  villa  que  dicitur  Fontaines  Hermanni,  quam  in  feodum  teneo  ab  ecclesia  Sancti  Ber- 
tini  pro  centum  libris  parisiensium,  titulo  pignoris  eidem  ecclesie  obligavi  etc.  Et  tenebor, 
si  requisitus  fuero  ab  ecclesia,  grangiam  ei  providere  ad  dictam  decimam  suam  repo- 
nendam  ...  Bona  autem  fide  protestor  quod  Maria  uxor  mea  ....  huic  obligationi  coram 
domino  Egidio  archidiacono,  Philippo  scolastico,  Petro  de  Doy  canonicis  Morinensibus 
et  aliis  bonis  viris  spontanea  voluntate  consensit...  Actum  anno  Domini  m°.cc°.xx°,  mense 
novembri.  Testes  Folcardus  hospitarius.  Stephanus,  Gillebertus,  sacerdotes  et  monachi. 
Laurentius  de  Herbela.  Salomon  de  Weserna  et  Johannes  Rex  homines  Sancti  Bertini. 


599. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  187,  p.  280. 

1220,  20  décembre.  — Raoul,  évêque  d'Arras,  enregistre  et  confirme  l'acte 
ci-dessus  n<>  596  relatif  à  la  dîme  d'Annezin. 

Radulfus  etc.  Actum  presentibus  Pontio  Àttrebatensi  et  Symone  Ostrevandensi 
archydiaconis  nostris.  magistro  Roberto  scolastico.  Bartholomeo  capellano  nostro.  ma- 
gistro  Frumaldo  et  Waltero  clerico  nostro,  canonicis  Attrebatensibus.  Anno  Domiiûce 
Incarnationis  millesimo  ducentesimo  vigesimo,  xiir  kalendas  januarii. 

600. 

Original  «celle.  —  T.  II,  n«  168,  p.  221. 

1220,  20  décembre.  —  Le  même  prélat  enregistre  et  confirme  l'acte  ci- 
dessus  n°  597  de  Baudouin  des  Planques  (397). 

Radulphus  etc.  Datum  coram  Pontio  et  les  mêmes  témoins  que  ci-devant,  anno  grade 
millesimo  ducentesimo  vigesimo,  xiu°  kalendas  januarii,  in  vigilia  beati  Thome  apostoli. 


r  9 


601. 

D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  II,  n«  163,  p.  215. 

1220,  environ  (d.  w.)  —  Adam,  évêque  des  Morins,  enregistre  et  confirme 
l'acte  ci-dessus  n°  598  de  Gilles  de  Cottes. 


i 


DE  SA1NT-BERTIN  263 


602. 

D'après  la  copte  dans  le  reg.  coté  t.  XXIX,  f*  58  v«.  —  T.  II,  n«  282,  p.  870. 

1221,  17  février.  —  Le  papeHoNORius  III  mande  à  tous  les  prélats  qui, 
en  France,  doivent  un  cens  au  Siège  Apostolique,  de  vouloir  bien  le  payer 
entre  les  mains  de  frère  Etienne,  son  panetier,  porteur  des  présentes. 

Honorius  etc.  dilectis  liliis  universis  prelatis  ecclesiarum  in  regno  Francie  constituas, 
Sedis  Âpostolice  censualium,  salutem  et  Apostolicam  benedictionem.  Presentium  vobis 
auctoritate  mandamus  quatinus  census  Ecclesie  Romane  debitos  dilecto  filio  fratri  Ste- 
phano,  latori  presentium,  panetario  nostro,  sine  qualibet  difticultate  solvatis  per  eum 
nostre  Camere  assignandos.  Datum  Laterani,  xin°  kalendasmartii,  pont,  nri  ao  v°.  . 

Suit  l'attestation  du  paiement  en  ces  termes  : 

Hoc  itaque  mandata  inductus,  ego  Johannes  abbas  solvi  eidem  Stephano  quinque  marcas 
sterlingorum  ad  pondus  Trecense  (*),  pro  quinque  unciis  auri  quas  tune  debebamus  de  quatuor 
annis  preteritis  et  de  ipso  anno.  Hanc  au  te  m  solutionem  f rater  Gilebertus,  monachus  noster, 
in  Romana  curia  constitutus,  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  septimo,  m  en  se 
maïo,  fecit  scribi  in  libro  solutionum  domini  Pape  per  manum  magistri  Walteri,  scriptoris, 
camerarii  domini  Pape. 

603. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  15»,  p    201. 

1221,  1er  mars.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Jean,  vavasor 

dTSnquin,  a  vendu  à  Walter  Casir  (**),  moyennant  le  prix  de  quarante  livres, 

la  dîme  qu'il  avait  audit  lieu.  11  ajoute  que  l'acquéreur,  avec  le  consentement 

de  Rose,  son  épouse,  et  de  Guillaume,  son  fils,  a  donné  ensuite  cette  dîme  à 

l'abbaye  de  Saint-Bertin  (387). 

Àctum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo,  kalendas  martii,  Taruanne. 


604. 

Original  sub  plumbo.  —  T.  II,  i>«.174,  p.  2*8. 

1221,  29  mars.  —  Le  pape  Honorius  III  écrit  à  l'abbé  de  Saint-Jean,  au 
doyen  et  au  chantre  de  Thérouanne,  pour  les  charger  d'informer  sur  les  en- 

(•)  D.  W.  Trecenium. 
(*•)  D.  W.  Ca/fr. 


264  LES  CHARTES 

treprises  qui  se  font  contre  les  droits  paroissiaux  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin. 

Honoriusetc.  dilectis  filiis  ..  abbati  Sancti  Johannis,  ..  decano  et  ..  canton  Mori- 
nensium  etc. . .  Abbas  et  conventus  ecclesie  Sancti  Bertini  nobis  conquerendo  raonstrarunt 
quod  ..  abbas  et  conventus  Sancti  Nicolai  de  Furnis,  Premonstratensis  ordinis, ..  prepo- 
situs  et  capitulum  Insulense,  nobilis  virBalduinus  deComines  et  quidam  alii  Morinensis, 
Tornacensis  et  Attrebatensis  diocesura,  super'jure  parrochiali  ejusdem  ecclesie,  decimis, 
oblationibus,  possessionibus,  debitis  et  rébus aliis  injuriantureisdem.Ideoque  discretioni 
vestre  etc.  Datum  Laterani,  quarto  kalendas  aprilis,  pontificatus  nostri  anno  quinto. 

605. 

D'après  la  copie  dans  le  reg.  coté  t.  XXXVI,  fol.  370.  —  T.  II,  n*  175,  p.  229. 

1221,  1er  mai.  —  L'abbé  de  Faversham,  le  prieur  et  le  préchantre  de 
l'église  du  Christ  de  Cantorbéry,  agissant  en  vertu  du  mandement  Aposto- 
lique du  9  mai  1217,  prononcent  leur  jugement  sur  les  contestations  qui  exis- 
taient entre  la  dame  de  Leavelande  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (400). 

Omnibus  Christi  fidelibus  etc.  Abbas  de  Faversam  etc.  Après  avoir  pris  connaissance 
de  l'affaire,  predictis  abbate  et  conventu  coram  nobis,  per  fratrem  Hugonem,  mona- 
chum,  procuratorem  suum,  et  predicta  domina  Margareta  et  Ricardo  fîlio  suo  in  pro- 
pres personis  constituas,  les  arbitres  décident  que  abbas  et  conventus  de  Sancto  Bertino, 
intuitu  Dei  et  ad  instantiam  adverse  partis,  bona  flde  procurabunt  quod  ecclesia  de  Leve- 
lande  proprium  habeat  cimiterium  et  baptisterium  et  servitium  et  mortuorum  sepultu- 
ram  et  alia  omnia  que  matrix  ecclesia  habere  consuevit,  ita  quod  hoc  fiet  infra  annum 
a  festo  sancti  Michaelis  secundo  post  translationem  beati  Thome  martyris  (*).  Predicta 
vero  domina,  quantum  in  se  est,  et  Ricardus  filius  suus,  ad  honorem  Dei  et  pro  anima- 
bus  predecessorum  suorum  concèdent  et  confirmabunt  Deo  et  beato  Bertino  et  monachis 
ibidem  Deo  servientibus  jus  patronatus  ecclesie  predicte  etc.  Actum  anno  gratie  millé- 
sime* ducentesimo  vicesimo  primo,  intrante  mayo,  pontificatus  domini  Honorii  pape  anno 
quinto. 

606. 

Original  subplumbo.  —  T.  II,  n*  176,  p.  231. 

1221,  20  mai.  —  Le  pape  Honorius  III  écrit  aux  abbés  bénédictins  de  la 

i*)  Dans  la  période  antérieure  à  la  S  t- Michel  qui  arrivera  pour  la  seconde  fois  après  la  prochaine  fête  de  la  Transit* 
e  St-Thomas  CI  juillet)  ;  c'est-à-dire  la  St-Michel  de  Tan  182,  ce  qui  fut  exécuté  ponctuellement,  voir  l'acte  ci-après, 
n*  082. 


4 


DE  SAINT-BERTIN  265 

province  de  Reims,  pour  ratifier  les  résolutions  prises  par  eux,  en  assemblée 
générale,  à  Saint-Quentin,  touchant  l'observation  et  l'interprétation  de  la  règle 
de  Saint-Benoît  (401). 

Honorius  etc.  dilectis  filas  universis  abbatibus  ordinis  Sancti  Benedicti  per  Remen- 
sem  provinciam  constituas,  salutem  et  Apostolicam  benedictionera.  Benedicti  vos  a  Do- 
mino etc.  Datum  Laterani,  xm  kalendas  junii,  pontificatus  nostri  anno  quinto. 

Imprimé  dans  Horoy.  Medii  œvi  Bibliotheca  patristica,  t.  III,  n*  393,  col.  815,  d'après  la  copie  qui  est  dans  la  col- 
lection Moreau,  ue  la  Bibliothèque  nationale. 

607. 

Original  scellé.  —T.  II,  n°  177,  p.  235. 

1221,  juin.  — Walter,  évêquede  Tournai,  notifie  qu'Iwain  de  Ruysse- 
lede  a,  pour  lui  et  ses  héritiers,  donné  à  l'église  de  Saint-Bertin  la  dîme  des 
alleux  qu'il  possédait  audit  lieu  (402). 

Imprimé  dans  d'Hoop,  n*  50,  p.  49. 

608. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  178,  p.  236. 

1221,  17  juillet.  —  Ponce,  évêque  d'Arras,  notifie  et  confirme  le  concordat 
conclu  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et  le  curé  de  Barlin,  touchant  le  partage 
des  fruits  paroissiaux  (403). 

Poncius,  divina  permissione,  Àttrebatensis  episcopus,  omnibus  etc.  Sciât  fidelium 
universitas  quod  cum  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini,  ex  parte  una,  et  presbyterum  de 
Ballin,  ex  altéra,  super  oblationibus,  decimationibus  tam  majoribus  quam  minutis*  et 
rébus  aliis  spectantibus  ad  parrochiam  de  Ballin,  que  ad  dictam  ecclesiam  beati  Bertini 
noscitur  pertinere  noraine  personatus,  aliquamdiu  in  curia  nostra  Àttrebatensi  contro- 
versia  verteretur,  tandem  talis  inter  partes  pro  bono  pacis  compositio,  nobis  mediantibus, 
intercessit  :  Ecclesia  Sancti  Bertini  totam  intègre  medietatem  recipiet,  titulo  personatus  ; 
presbyter  vero  alteram  similiter  (*)  intègre  medietatem  percipiet  et  habebit,  hoc  addito 
et  habito  pro  r.onstanti  quod  ecclesia  Sancti  Bertini  presbytero  de  Ballin,  singulis  annis, 
viginti  solidos  cursalis  monete  reddere  tenebitur  quatuor  natalibus,  scilicet  in  festo  Om- 
nium Sanctorum  quinque  solidos,  in  Natale  Domini  quinque  solidos,  in  pascha  quinque 
solidos  et  reliquos  quinque  solidos  in  Pentechoste  in  perpetuum  exolvendos.  Sciendum 

(*)  J«  supprime  ici  cum  que  donne  D.  W. 

34 


i  **  .* . 


266  LES  CHARTES 

etiam  quod  terre  arabiles  que  ad  ecclesiam  Sancti  Bertini  ab  antiquo  in  parrochia  et  ter- 
ritorio  de  Ballin  pertinere  noscuntur,  eidem  ecclesie  intègre  ac  libère  remanebunt  ;  simi- 
liter  et  presbyter  de  Ballin  terras  quas  ad  presens  tenet,  in  posterum  débet  pacifiée  pos- 
sidere  etc.  Àctum  Attrebati,  anno  gratie  millesimo  ducentesimo  vicesimo  primo,  xvi°  ka- 
lendas  augusti . 

Sceau  ogival  (p.  237)  de  l'évèque  Ponce,  Douët  d'Arcq,  n*  6461  ;  Demny,  Artois,  n*  2291. 

609. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  179,  p.  237. 

1221,  novembre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Guillaume  de 
Quelmes  a  fait  remise  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  de  dix  rasières  de  blé  qu'il 
avait  le  droit  de  prendre  annuellement  dans  la  grange  dudit  lieu  (404). 

r 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Willelmus,  filius  Baldevini  de  Kelmes  etc. 
matre  sua  idipsum  concedente  et  donante,...  quod  predictus  Willelmus  in  concambium 
predictarum  decem  raseriarum  dederat  matri  sue  octo  raserias  frumenti  apud  Moringhem 
et  unam  apud  Hatessot...  et  unam  apud  Kelmes,  super  terram  que  dicilur  Dikelo.... 
Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  primo,  mense  novembri. 

610. 

Original  «celle.  —  T.  II,  n»  180,  p.  239. 

1221,  novembre.  —  Gilebert,  châtelain  de  Bergues,  engage  p~>ur  six 
années  à  Woitin  Gant  et  à  Lambert  Grawerkara  le  produit  de  ses  dîmes  de 
Lisseweghe  et  de  Koudakerka  (Heyst). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n»  51,  p.  ÎO    Cf.  Malbrancq,  t.  III,  p.  4' 5,  sous  la  date  1222. 

Sceau  rond  (p.  240  ,  54  mm.,  type  analogue  à  ceux  donnés  par  Douët  d'Arcq,  n"  52*79,  5280,5281. 

611. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  181,  p.  210. 

1221,  décembre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  déclare  confirmer  les  con- 
ventions conclues  entre  le  châtelain  de  Saint-Omer,  d'une  part,  et  ses  hommes 
de  Bollezeele,  de  Lederzeele  etc.,  d'autre  part,  sur  une  matière  qui  n'est  pas 
indiquée. 

Adam  etc.  Universitati  vestre  significamus  quod  ad  preces  nobilis  viri  Willelmi  cas- 


DE  SAINT-BERTIN  267 

tellani  de  Sancto  Audomaro,  oonveationes  inter  ipsura,  ex  una  parte,  et  homines  suos 
in  Bollingsela  et  in  minislerio  de  Lidersela  manentes,  et  eos  qui  ei  censum  et  furragium 
debent,  ex  altéra,  initas  et  ipsius  scripto  et  juramento  firmatas,  sicut  ejusdem  carta  tes- 
tatur,  perpetuo  ratas  manere  censemus  et  presentis  scripti  patrocinio  confirraamus. 
Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  primo,  mense  decembri. 

Voir  les  actes  ci-après  n"  646,  801,  802,  qui  offrent  quelque  eonnexité  avec  celui-ci  et  les  deux  suivants. 


612 

Original.  —  T.  II.  n«  1S2,  p.  211. 

1221,  décembre.  —  Le  même  prélat  donne  une  confirmation  sem- 
blable, en  faveur  de  Michel  de  Boulaere,  connétable  de  Flandre  et  seigneur 
de  Harnes. 

Adam  etc.  Universitati  etc.,  ad  preces  itobilis  viri  domini  Michaelis  de  Boulers,  con- 
stabularii  Flandrie  et  domini  de  Harnes,  conventiones  etc.  Actum  anno  Domini  (ut  sup.). 


613. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  183  p.  442. 

1221,  décembre.  — Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  Lambert,  abbé  de  Clair- 
marais,  et  Guillaume,  prévôt  de  Watten,  notifient  que  Michel  de  Boulaere,  con- 
nétable de  Flandre,  seigneur  d'Hames,  et  sa  femme  Christine,  ont  juré  sur  les 
saintes  reliques,  en  leur  présence,  d'observer  fidèlement  les  conventions  con- 
clues entre  eux  et  leurs  hommes  de  Bollezeele,  de  Lederzeele  etc. 

Actum  anno  Domini  (ut  sup.). 

614. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  184,  p.  242. 

1221,  environ  (d.  w.).  —  Henri  III,  roi  d'Angleterre,  duc  de  Normandie  et 
et  d'Aquitaine,  comte  d'Anjou,  confirme  à  l'église  de  Saint-Bertin  la  donation 
de  l'église  de  Throwley,  pour  en  jouir  comme  elle  l'a  fait  du  temps  du  roi 
Henri,  son  aïeul,  et  de  Thomas  de  Cantorbéry. 

Henricus,  rex  Angiie  et  dux Normannie  et  Aquitanie  et  cornes  And[ecavensis],  archiepi- 
scopis,  episcopis,  comitibus,  baron i bus,  justiciariis.  vicariis  et  omnibus  min is tris  et  fidelibus 
suis  Fraocie  et  Angiie,  salutem.  Sciatis  me  concessisse  et  confirmasse  Deo  et  abbati  de  Sancto 


i . 


268  LES  CHARTES 

Bertino  ecclesiam  de  Trullegha  cum  pertinentiis  suis,  sicut  Hamo  de  Trullega  eam  illi  dédit 
et  concessit  in  perpetuam  elemosinam,  et  sicut  archiepiscopus  Cantuariensis  eam  carta  sua 
illi  confirmavit.  Quapropter,  precipio  firmiter  quod  pred ictus  abbas  et  monachi  de  Sancto 
Bertino  predictam  ecclesiam  cum  pertinentiis  suis  teneant  bene  et  in  pace  libère  et  quiète  et 
honorifice,  sicut  eam  aliquis  melius  et  liberius  tenuit,  tempore  régis  Henrici  avi  mei,  tem- 
pore  Thome  Cantuariensis,  Ricardi  de  Hum  (*)....  const[abularii],  Guar...  fil...  Bar...  Ga- 
monis,  apud  Brugas. 

Fragment  du  grand  sceau  royal  au  double  type  équestre  et  de  majesté  (p.  243),  Oouët  d'Arcq,  n*  10011. 

N.  8.  Une  main  moderne  a  écrit  en  marge  du  Cartulaire,  p.  242  :  •  Erreur,  cette  charte  n'est  pas 
d'Henri  III,  mais  d'Henri  II.  »  L'annotateur  a  tort,  car  il  n'y  a  que  Henri  III  qui  ait  pu  parier  du  roi  Henri, 
comme  de  son  aïeul.  Il  a  raison,  néanmoins,  en  un  certain  sens,  car  cette  pièce  paraît  éire  un  acte  apocryphe. 
Les  signatures  des  témoins  ne  sont  pas  du  temps.  On  ne  voit  pas  non  plus  quand  est-ce  que  le  roi  Henri  III  a 
pu  se  trouver  à  Bruges,  a  moins  que  par  Brugas  il  ne  faille  entendre  Bridge,  chef- lieu  d'un  doyenné  de  chré- 
tienté dans  les  environs  de  Cantorbéry. 


615. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  185,  p.  213. 

1221,  environ  (d.  w.).  —  Guillaume,  frère  du  roi  Henri  d'Angleterre,  con- 
firme à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  possession  de  l'église  de  Throwley  (405). 

Willelmus,  frater  Henrici,  régis  Anglie,  archiepiscopis,  episcopis,  comitibus,  baronibus, 
justiciariis,  vicariis  et  omnibus  lidelibus  suis  Normannie,  Francie  et  Anglie,  salutem.  Sciatis 
[me]  confirmasse,  sicut  carta  Henrici  fratris  mei  testatur,  ecclesie  de  Sancto  Bertino  eccle- 
siam de  Trullega  cum  pertinentiis  suis,  sicut  Hamo  de  Trullega  eam  dédit  illi  et  concessit 
in  perpetuam  elemosinam,  et  sicut  archiepiscopus  Cantuariensis  eam  sua  carta  illi  confir- 
mavit. Quare  precipio  firmiter  quod  ecclesia  de  Sancto  Bertino  illam  ecclesiam  supradictam 
cum  pertinentiis  suis  habeat  in  bono  et  in  pace,  libère  et  quiète  et  honorifice,  sicut  eam  me- 
lius et  liberius  aliquis  tenuit  tempore  Henrici  avi  mei.  T[este]  Alano  de  Fal  (**)  apud  Ro- 
thomagum. 

Sceau  rond  (p.  214)  du  prince  Guillaume,  63  mm.,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre,  sur  un  che- 
val caparaçonné  d  une  longue  housse  au  bas  de  laquelle  pendent  de*  houppes  :  -(-  willelmvs  frater  hereici 

ARGUE  REGIS. 

N.  B.  C'est  encore  ici  une  pièce  entachée  de  faux,  puisque  celui  qui  la  délivre  se  réclame  du  roi  Henri  son 
aïeul,  et  que  Ton  ne  connaît  pas  de  frère  du  roi  Henri  111  qui  se  soit  nommé  Guillaume.  Il  serait  possible 
néanmoins  que  la  pièce  ait  été  calquée  sur  un  acte  de  Guillaume  Plantagenet,  frère  du  roi  Henri  II,  mort  le 
30  janvier  1164,  qui  aurait  ainsi  confirmé  la  donation  de  Throwley  après  l'avènement  de  son  frère  à  la  couronne 
d'Angleterre. 


616. 

Original  scellé    —  T.  II,  n«  170,  p.  224. 

1222,  janvier.  —  Adam,  évêquedes  Morins,  notifie  que  Gillebertde  Nielles, 
chevalier,  ayant  été  reçu  moine  à  Saint-Bertin,  a  donné  à   cette  abbaye  dix 


(*)  Rie.  de  Humes  est  qualifié  connétable  en  1161  et  1174  dans  Rymer. 
(•*)  Le  mot  est  incomplet. 


DE  SAINT-BERTIN  269 

mesures  de  terre,  au  lieu  dit  Campenioles.  Eva,  femme  dudit  Gillebert,  a  con- 
senti à  tout  et  a  voué  chasteté  (398). 

Adam  etc.  Noverit  univcrsitas  vestra  quod,  cum  dilectus  noster  Johannes,  abbas 
Sancti  Bertini,  dominum  Gillebertum  de  Niles,  militem,  ad  preces  nostras,  in  fratrem 
et  monachum  causa  Dei  recepisset,  uxore  sua  Eva  licentiam  ei  donante  et  castitatem 
vovente,  idem  Gillebertus  consilio  nostro  dédit  ecclesie  Sancti  Bertini  etc.  Actum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  primo,  mense  januario,  coram  hiis  testibus. 
Petro  de  Doy  canonico  Morinensi.  Johanne  de  Lilers  decano  Christianitatis.  Willelmo  de 
Watewes  capellano.  Gilleberto  et  Eustachio  monachis  Sancti  Bertini  et  aliis  pluribus. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  451.  Cf.  Wauters,  qui  y  consacre  deux  articles,  au  lieu  d'un,  t.  III, 
p.  567  et  570.  —  La  pièce  reposait  in  theca  Grenelerie  I,  Lottinghen,  n*  4. 

617. 

Original  scellé.  —T.   II,  n*  171,  p.  225. 

1222,  janvier.  —  Le  même  prélat  notifie  que  Warin  et  Oda,  son  épouse, 
ont  vendu  à  Arnoul  Blondin  et  Alaïs,  sa  femme,  un  fief  nommé  Aïol.  Avec 
le  prix  qu'il  en  a  retiré,  ledit  Warin  a  acheté  dix  mesures  de  terre,  situées  à 
Kerihoilcs,  sur  lesquelles  il  a  transporté  l'assignation  du  douaire  d'Oda. 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  primo,  mense  januario. 

618. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  172,  p.  226. 

1222,  janvier.  —  Walteb,  évêque  de  Tournai,  notifie  que  le  chevalier 
Guillaume  de  Denterghem  a  donné  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  une  certaine 
partie  de  sa  dîme  de  Ruysselede  (399). 

Walterus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Willelmus  miles  de  Dentringhem  et 
Willelmus  filius  ejus  primogenitus,  in  presentia  nostra  constituti  recognoverunt  quod 
dederant  in  ecclesia  de  Dentrenghem  super  (?)  ecclesie  beati  Bertini  decimam  quam 
more  laicali  in  parrochia  de  Ruselede  tenuerant,  scilicet  cumulum  unum  prêter  quartam 
partem  etc.  Testes  Radulfus  archidiaconus.  magister  Arnoldus  canonicus  et  officialis 
domini  Tornacensis.  magister  Arnoldus  de  Oudenarde.  Gerardus  de  Artrike  notarius 
domini  episcopi  et  multi  alii.  Actum  Tornaci,  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vige- 
simo  primo,  mense  januario. 

Sceau  ogival  de  l'évéque  Walter,  Douët  d'Arcq,  nM  6903,  6904  ;  Demay,  Flandre,  n*  5949. 


270  LES  CHARTES 


619 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  173,  -p.  227. 

1222,  février.  —  Elisabeth  de  Chatillon,  comtesse  de  Saint -Pol,  déclare 
avoir  reçu  d'Arnoul  Blondin  et  d'Alaïs,  sa  femme,  l'hommage  féodal  qui  lui 
était  dû  pour  l'acquisition  du  fief  de  Hugues  Aïoul,  à  Bergueneuse. 

Ego  Elizabelh  de  Castellione,  comitissa  de  Sancto  Paulo,  notum  facio  omnibus  tam 
presentibus  quam  futuris,  presens  scriptum  inspectons,  quod  Arnulfus  Blondins  et  Alaïs, 
uxor  sua,  emerunt  heredi tarie  (eodum  Hugonis  Aioul  a  Warino,  primogenito  filio  suo, 
et  uxore  sua  et  suis  heredibus,  octo  viginti  marcas  ;  et  hoc  sciatis  quod  idem  Arnulfus  et 
Alais,  uxor  sua,  supra  illud  feodum,  sub  nomine  vadii  habebant  septem  viginti  marcas 
parisiensium,  et  eidem  Warino  et  uxori  sue  et  heredibus  suis  dederunt  viginti  marcas 
propter  illius  feodi  deliberationem  ;  et  illud  feodum  est  in  parrochia  de  Bergen ehove.  Ad 
illam  deliberationem  factam,  quam  Warinus  predictus  et  uxor  sua  et  heredes  sui  fece- 
runt,  et  ad  homagium  quod  Arnulfus  Blondins  fecit,  interfuerunt  Gillebertus  de  Aria 
miles.  Baldevinus  de  Anving  miles,  dominus  Robertus  Srostels  (sic),  dominus  Rogerus  de 
Dors.  Adam  de  Wavrans  miles.  Baldevinus  de  Hezeke.  Johannes  de  Malroi.  Ingeramnus 
de  Gerbalval.  Et  quod  (*)  hoc  firmum  sit  et  stabile,  ego  Elizabeth  comitissa  de  Sancto 
Paulo,  presens  scriptum  sigillo  meo  corroboravi.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducen- 
tesimo  vigesimo  primo,  mense  februario. 

Sceau  ogival  d'Elizabeth  de  Chàtillon,  Demay,  Artois,  n*  72. 


620. 

Original  scellé.  —  T.  II,  nj  191,  p.  25  . 

1222,  28  mars.  —  Gillebert,  châtelain  de  Bergues,  notifie  qu'il  a  engagé 
à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  pour  dix  ans,  moyennant  seize  cents  livres  de  Flan- 
dre, les  dîmes  qu'il  possédait  h  Lisseweghe  et  à  Koudekerke,  ou  Heyst,  dans 
la  Flandre  occidentale,  prenant  à  sa  charge  de  désintéresser  ceux  qui  ont  des 
droits  antérieurs  sur  les  mêmes  dîmes. 

Actum  feria  secunda  post  Annuntiationem  Dominictfm,  in  proximo  pascha,  anno 
Domini  scribendo  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo. 


Imprimé  dans  d'Hoop.  n°  55,  p.  53,  *ous  la  date  inexacte  du  23  mars  1223.  Wauters,  ordinairement  meui  avisé, 

tombé  dans  la  même  erraur.  Il  aurait  fallu  dire  27  mars  et  se  trouver  bien  loin  de  pàques,  qui  tombait  en  1223  le  83  avril 

O  !>•  W.  Quia. 


DE  SAINT-BERTIN  271 


621 


Original  :  celle.  —  T.  II,  n*  192,  p.  252. 


1222,  28  mars.  —  Walter  de  Voormezeele,  Guillaume  de  Bergues  et 
Baudouin  de  Praet,  se  portent  garants,  envers  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  de  la 
sincère  exécution  du  contrat  qui  précède. 

Actum  feria  secunda  post  Annuntiationem  Dominicain,  in  proximo  pascha,  scri- 
bendo  anno  (vt  sup.) 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  51,  p.  53. 

Sceau  rond  (p.  253)  du  seigneur  de  Voormezeele,  Demay,  Flandre,  n*  H34  ;  —  Item,  rond,  53  mm  ,  de 
Baudouin  de  Praet,  écu  au  sautoir  brisé  d'un  lambel  4-  *•  Bauviwi  ivvenis  de  pk\t.  Cf.  Douët  d'Arcq,  n*  3299. 


D'après  la  copie  dans  le  ms  '21.  —  T.  II,  n«  193,  p.  253. 

1 222,  28  mars.  —  Gillebert,  châtelain  de  Bergues,  donne  à  Walter  de 
Voormezeele  et  h  Boidin  de  Bilque  sa  procuration  pour  recevoir  de  l'église  de 
Saint-Bertin  la  somme  de  seize  cents  livres,  valeur  de  son  engagère,  dont  il 
délivre  quittance. 

Ego  Gillebertus,  castellanus  Bergensis,  notum  esse  volo  omnibus  hec  inspecturis 
quod  mille  et  sescentas  lit) ras  tlandrensium,  quas  michi  ecclesia  Sancti  Bertini  debebat 
pro  decimis  meis  qiias  eidem  ecclesie  pignori  obligavi,  assignavi  el  dedi  domino  Waltero 
de  Formelles,  et  Boidino  de  Billeke  recipiendas  ;  et  de  hiisdem  libris  eandem  ecclcsiam 
per  presentem  cartam  quitam  clamo.  Aclum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vice- 
simo  secundo,  mense  martio,  feria  secunda  post  Annuntiationem  Dominicam. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  195,   p.  254. 


1222,  3-10  avril.  — Hugues,  prévôt  d'Ypres,  notifie  que  Gui,  frère  du 
châtelain  de  Bergues,  s'est  porté  garant  de  la  sincère  exécution  du  contrat  ci- 
dessus  n<>  620. 

Ego  Hugo,  Dei  patientia,  prepositus  Yprensis,  notum  esse  volo  omnibus  hec  inspec- 
tons quod  Wido,  frater  castellani  Bergensis,  coram  me  et  multis  aliis  bonis  viris,  se 


272  LES  CHARTES 

plegium  constituit  erga  abbatem  et  ecclesiam  Sancti  Bertini  de  ienenda  pace  eidem 
ecclesie  super  decimis  de  Lisweghe  et  Coudekerka,  quas  ipsa  in  pignus  accepit  a  pre- 
dicto  castellano,  et  hoc  fide  interposita  juravit  se  servaturum  ;  et  etiara  promisit  quod, 
si  miles  effectus  esset  et  sigillum  haberet,  quod  hanc  plegiationem  per  litteras  et  sigillum 
suum  confirmaret.  Actum  anno  Domini  m°.cc0.xxii°,  in  ebdomada  paschali. 

Sceau  ogival  du  prévôt  Hugues,  H.  41  uim.,  L.  30,  moine  crosse  à  droite,  tenant  un  livre  :  -|-  sieux' 

BVGON1S  TREPOSITl  1PR. 


D'après  la  copie  dans  le  ras  721.  —  T.  II,  n*  196,  p.  255. 

1222,  mai.  —  Walter  de  Voormezeele  déclare  que  sur  les  seize  cents 
livres  dues  par  l'abbé  et  le  couvent  de  Saint-Bertin,  il  eu  a  reçu  huit  cent 
quatre-vingt-treize,  qu'il  a  employées  à  désintéresser  les  créanciers  du  châte- 
lain de  Bergues,  son  neveu. 

Ego  Walterus,  dominus  de  Formeseles,  notum  esse  volo  omnibus  liée  inspecturis 
quod  de  mille  et  sescentis  libris  flandrensium  quas  abbas  et  conventus  Sancti  Bertini  mihi 
et  Boidino  de  Billeke  debebant,  ad  solvenda  débita  cas  tel  la  ni  Bergensis  nepotis  mei,  jam 
solverunt  nobis  nongentas  libras,  septem  minus,  flandrensium,  de  quibus  Willelmus 
Wascellini  habuit  centum  et  septuaginta  libras  flandrensium,  pro  centum  et  viginti  libris 
parisiensibus  (sic)  ;  Nicholaus  strabo  habuit  ducentas  et  nonaginta  libras  flandrensium, 
et  creditores  castellani  apud  Ypram  triginta  libras,  et  dominus  Willelmus  de  Bergis  très 
libras,  et  apud  Bruges  Walterus  Cant  et  socii  sui  quadringentesimas  libras.  Actum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  vigesimo  secundo,  mense  mayo. 


Original.  —  T.  II,  n«  197,  p.  255. 

1222,  mai.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  et  approuve  le  contrat  ci- 
dessus  no  620. 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  mense  maiio. 


626. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  19S,  p.  257. 

1222,  mai.  —  Le  même  prélat  notifie  que  Jean  d'Enquin  et  son  fils  Guil- 


DE  SAINT-BERTIN  273 

laume  ont  donné  à  l'église  de  Saint-Berlin  leur  dîme  dudit  lieu,  avec  sept  me- 
sures de  tenre  nommées  Willelmi  Sart.  Ils  ont  ensuite  repris  le  tout  en  ac- 
censement  (408)., 

Actum  (utsup.). 


627. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  199,  p.  258. 

1222, 13  juin.  —  Maître  Arnool,  chanoine  et  officiai  du  seigneur  évêque 
de  Tournai,  notifie  que  Gillebert,  châtelain  de  Bergues,  et  Mathilde,  sa  femme, 
ont  reconnu  devant  une  grande  partie  du  chapitre  de  cette  église,  les  clauses 
du  contrat  ci-dessus  B9  620. 

Actum  anno  Domini  m.cc.xxii,  in  vigilia  sancti  Basilii. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  52,  p.  51,  dans  le  corps  de  l'acte  ci-après  n*  634. 

Sceau  ogival  (p.  259)  de  l'offici alité  de  Tournai,  ÏDemay,  Flandre,  n*  5978. 

N.  B.  Wauters  a  daté  cette  pièce  du  11  février  1223  (peurquoi  le  11  février?)  sans  paraître  s'apercevoir 
qu'elle  ét&it  encadrée  dans  un  acte  du  5  novembre  1222. 

628. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  201,  p.  261. 

1222, 1«  juillet.  — Frère  G.  d'Aquila,  précepteur  des  maisons  delà 
milice  du  Temple  en  France,  s'accorde  avec  l'abbé  de  Saint-Bertin,  pour  pro- 
noncer un  désistement  sur  des  difficultés  qui  existaient  entre  eux,  touchant 
certains  droits  de  relief. 

Frater  G.  (*)  de  Aquila,  domorum  militie  Templi  in  Francia  preceptor,  omnibus  pré- 
sentes litteras  inspectons,  in  Domino  saluiem.  Noveritis  quod  nos  et  dominus  abbas 
Sancti  Bertini  de  Sancto  Audomaro  et  ejusdem  loci  conventus,  super  querelis  inter  nos 
et  ipsos  motis  de  relevamentis,  composuimus  ita  quod  eîs  quitavimus  omnes  querelas 
super  relevamentis  motas,  eosque  quitos  clamavimus,  et  ipsi  nos  simili  1er.  Hec  autem 
fecimus  de  fratrum  nostrorum  consilio  et  assensu.  Datum  anno  Domini  m°.cg°.xxii#,  feria 
sexta  post  festorum  (sic)  beatorum  Pétri  et  Pauli. 

Extrait  analytique  dans  Malbran cq,  t.  III,  p.  720.  Cf.  Coussemaker,  n*  $84. 

Sceau  rond,  23  mm.,  au  type  décrit  par  Douât  d'Arcq,  n"  9858  et  9860;  contresceau  rond,  23  mm., homme 
ou  enfant  nu,  tenant  une  épée,  la  pointe  en  haut,  dans  la  main  droite,  adextré  d'un  croissant  :  -)-  sxcasTYsi 

TIVPLl. 

(+)  Malbrancq  a  écrit  Gérardu$. 

36 


r« 


i .  .  >■  _• 


274  LES  CHARTES 


629. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  200,  p.  200. 

1222,  juillet.  —  Guillaume,  doyen  de  Péronne,  J.  doyen,  et  B.  de  Buires, 
écolâtre  de  Saint-Géry  de  Cambrai,  aussi  chanoines  de  Péronne,  commissaires 
apostoliques,  nommés  pour  juger  le  différend  dont  il  vient  d'être  parlé,  noti- 
fient et  approuvent  le  concordat  accepté  par  les  parties. 

Willelmus,  Peronensis  ecclesie  decanus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  cum 
fratres  militie  Templi  abbatem  et  conventum  Sancti  Bertini  coram  nobis  auctoritate  Apos- 
tolica  traxissent  in  causam,  exigentes  ab  eis  relevamenta  de  quibusdam  possessionibus 
quas  ecclesia  Sancti  1  ertini  de  feodis  comitum  Flandrie  et  castellani  Sancti  Audomari 
acquisierant,  et  super  hiis  diu  fuisset  litigatum,  tandem  per  Dei  gratiam  de  predictis 
querelis  inter  se  amicabiliter  composuenint  etc.  Actum  anno  Doroini  millesimo  ducen- 
tesinio  vicesimo  secundo,  mense  julio. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  720.  Cf.  Coussemaker,  n»  283. 

Sceau  ogival  de  Guillaume,  doyen  de  Péronne,  H.  51  mm.,  L.  30.  prêtre  tenant  des  deux  mains  un  livre, 
sur  sa  poitrine  *  -|-  sigi  willi  dbcani  pérore;  contresceau  rond,  22  ram.,  avec  cette  inscription  en  trois  lignes  : 
gra  di  —  svm  id  —  qd  svM  ;  Itc»n%  sceau  ogival  de  l'écolâtre  de  Cambrai,  H.  54  mm.,  L.  35,  un  poisson  en  pal  : 

-f"  S.  B.  8C0LA8T  ICI  SCI  UAVOEB1C1  CAMER. 

630. 

Original  scellé.  —T.  II,  no  202,  p.  261. 

1222,  31  août.  —  Michel  de  Boulaere,  connétable  de  Flandre,  notifie  qu'il 
a  promis  à  l'abbé  de  Saint-Bertin  de  ne  plus  manger,  ni  loger,  ni  convoquer 
des  réunions,  ni  les  tenir,  dans  la  maison  forestière  de  Lederzeele,  à  moins 
d'être  invité  par  les  religieux  à  le  faire. 

Ego  Michael  de  Bouleirs,  constabularius  Flandrie,  notum  esse  volo...  quod  causa  Dei 
et  pro  salute  anime  mee,  ad  preces  domini  Johannis,  abbatis  Sancti  Bertini  et  conventus, 
promisi  eisdem  quod  numquamde  ce  ter  o,  indomo  ipsorum  in  parrochia  de  Ledersele, 
que  nemus  dicitur,  comedam,  vel  hospitabo,  aut  colloquia  convocabo  vel  tenebo,  nisi 
rogatus  ab  ipsis,  et  hoc  in  presentia  Morinensis  capituli  perpetuo  me  servaturum  bona 
fide  juravi  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  exeunte 
mense  augusto. 


DE  SAINT-BERTIN  275 


631. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  203,  p.  262. 

1222,  31  août.  —  Le  même  Michel  de  Bodlaere  donne  à  l'abbaye  de 
Saint-Bertin,  en  réparation  du  tort  qu'il  lui  a  fait,  et  pour  avoir  uu  anniver- 
saire célébré  dans  l'église  du  monastère,  dix-huit  livres  parisis,  à  prendre  cha- 
que année  sur  la  foire  de  Thourout. 

Ego  Michael  de  Bouleirs,  elc,  notum  esse  volo...  quod,  ut  Deus  a  peccatis  meis 
raichi  indulgeat,  et  ecclesia  Sancti  Bertini  ea  que  adversus  eam  deliqui  michi  remittat  et 
pro  me  semper  oret,  dedi  eidem  ecclesie  decem  et  octo  libras  parisienses  (sic)  de  the- 
loneo  de  Thoroud  singulis  annisin  eisdem(*)  nundinis  accipiendas  inperpetuum,  ad  anni- 
versarium  meum  in  predicta  ecclesia  perpctuo  celebraadum.  Àctum  anno  Domini  mille- 
simo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  exeunte  mense  augusto,  coram  hiis  testibus  :  Wil- 
lelmo  decano.  S[alomone]  cantore.  G[erardo]  thesaurario  Morinensibus  et  multis  aliis. 

Indiqué  dans  Cousaamaker,  n»  185. 


Original,  sceau  perdu.  —  T.  II,  n°  204,  p.  263. 

1222,  15  octobre.  —  Jean,  évêque  de  Hertfori,  notifie  que,  par  l'ordre 
d'Etienne,  cardinal  archevêque  de  Gantorbéry,  à  la  prière  de  frère  Hugues, 
procureur  de  l'abbé  de  Saint-Bertin,  de  Marguerite  et  de  Richard  son  fils,  il  a 
consacré  solennellement  le  cimetière  de  l'église  de  Leavelande  (409). 

Universis  sancte  matris  Ecclesie  filiis  etc.  Johannes,  Dei  gratia,  Àrtfertensis  episco- 
pus,  eternam  in  Domino  salutem.  Ad  universitatis  vestre  npticiam  volumus  pervenire 
nos,  ad  mandatum  venerabilis  in  Christo  patris  etc.  et  ad  instantiam  fratris  Rugonis,  pro- 
curatoris  etc.  et  ad  petitionem  Marierie  (**)  et  Ricardi  filii  sui,  solempniter  cimiterium 
ecclesie  de  Levelande  consecrasse,  et  quod  in  cimiteriis  benedicendis  ad  officium  spectat 
episcopale  diligenter  et  plene  exercuisse,  anno  gratie  millésime*  ducentesimo  vicesimo 
secundo,  idibus  octobris.  In  cujus  rei  testimonium  litteris  presentibus  sigillum  nostrum 
apponi  fecimus.  Valeat  universitas  vestra  semper  in  Christo. 


(*)  Ejusdem  P 

(**)  Ce  doit  être  Margrie,  ou  Margeri*,  pocr  Margarite. 


276  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  205,  p.  264. 

1222,  18  octobre.  — »  Robert  d'Ales,  chevalier,  donne  à  l'abbaye  de  Saint- 
Bertin  le  domaine  d'une  terre  dont  elle  possédait  déjà  le  fonds. 

Noverintuniversi...  quod  ego  Robertus  de  Aies,  miles,  et  hères  meus  contulimus  in 
perpetuum  spontanea  voluntate  nostra  ecclesie  Sancti  Bertini  dominium  terre  illius  cujus 
dîcla  ecclesia  fundum  habuit,  conditione  tali  quod  fanasses  Pes  de  Ardea  feodatus  sit 
de  eadem  terra,  mediante  uno  bostello  frumenti  annuatim  reddendo...  Actum  anno  Do- 
mini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  mense  octobris,  die  Luce  e  va  nge  liste. 

Sceau  rond  (p.  264)  de  Robert  d'Ales,  54  mm.,  écu  sans  emblème,  sous  un  chef  barré  de  sept  pièces,  en- 
touré d'une  bordure  :  -|-  sigillvm  roberti  db  alos  (*)■ 


634. 

V 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  20t,  p.  205. 

1222,  5  novembre.  —  Walter,  évêque  de  Tournai,  enregistre  et  confirme 
l'acte  ci-dessus  n°  627. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  a*  53,  p.  52. 

Sceau  ogival,  H.  58  mm.,  L.  37,  de  l'archidiacre  Raoul  de  Tournai,  prêtre  tenant  un  livre  des  deux  mains 
sur  la  poitrine  :  -f-  s  BADVLPai  tornacensis  aecbidiacom  in  flanuria. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n°  207,  p.  266. 

1222.  —  Isabelle  de  Wartenbeke,  veuve  de  Baudouin  deMeteren,  déclare 
qu'elle  ne  troublera  jamais  l'église  de  Saint-Bertin  dans  la  possession  de  la 
dîme  de  Bas-Warnêton  (410). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  53,  p.  52. 

Sceau  ogival  d'Isabelle  de  Wartenbeke,  H.  69  mm.,  L.  42,  dame  tournée  à  dextre,  tenant  des  deux  mains 
nn  livre  ouvert  :  -j~  sigill'  iiabelb  db  wajtbnbbu. 


(♦)  D.  W.  a  pris  ici  l'E  oncial  pour  nn  O. 


'     •■-•. . 


DE  SAINT-BERTIN  277 


636. 


D'après  la  copie  dans  le  ma  724.  —  T.  II,  n*  194,  p.  254 


1222, —  Adam  Kieret,  jadis  châtelain  de  Bçrgues,  déclare  avoir  reçu 

de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  cent  vingt  livres  de  Flandre,  sur  ce  que  le  châte- 
lain Gillebert,  son  beau-fils,  devait  à  sa  mère  et  à  lui. 

Ego  Adam  Kiret,  olim  castellanus  Bergen  sis,  notum  esse  volo...  quod  recepi-ab 
abbate  et  ecclesia  Sancti  Beriini  centum  et  viginti  libras  flandrensium  de  debito  quod 
Gillebertus,  castellanus  Bergensis,  liliaster  meus,  michi  et  matri  suedebebat...  Actum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  sabbato  infra  octavas  (*)  Béate 
Virginis. 

637. 

Original.  —  T.  II,  n»  186,  p.  244. 

1223,  11  janvier.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  visant  les  privilèges  accor- 
dés à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  permet  qu'on  laisse  aller  en  liberté  Matthieu  de 
Messines  et  Hugues  le  Blond  de  Zeggers-Cappel,  qui  avaient  cherché  un  refuge 
dans  les  dépendances  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (406). 

Adam,  Dei  gratia,  Morinensis  espiscopus,  omnibus  etc.  Noverint  universi  quod  nos, 
inspectis  privilegiis  Sancti  Bertini,  videlicet,  in  primis  privilegio  venerabilis  patris  Dro- 
gonis,  Taruanensis  episcopi  etc.  ;  privilegio  quoque  Baldewini  comitis  Flandrensis  etc. . 
inspecte  etiam  privilegio  domini  Clementis  pape,  in  quo  invenimus  prohibitum  auctoritate 
Apostolica  ne  infra  clausuras  locorum,  seu  grangiarum  ecclesie  Sancti  Bertini  ullus  ra- 
pinam,  seu  furtum  committere,  ignem  apponere,  hominem  capere  vel  interficere,  seu 
aliquam  violentiam  audeat  exercere;  consilium  prebuimus  et  assensum  quod  ecclesia 
Sancti  Bertini  Matheum  de  Mecines  et  Hugonem  Blondum  de  Sigeri  Cape  lia,  qui  ad  die,' 
tum  locum  sacratum  confugerant,  liberos  abire  permitteret  et  securos.  Datum  anno  Do- 
mini millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  feria  quarta  infra  octavam  Epiphanie. 


(*)  La  désignation  de  la  fête  marque dana  la  copit  qui  aiervi  de  teste  àD.  W.  (ms  n* 144  de  la  Bibl.  de  Boulogne 
20b). 


9 


■»     ■ 


278  LES  CHARTES 


638. 

Original.  —  T.  II,  n«  187,  p.  216. 

1223,  11  janvier. —  Le  même  prélat  donne  une  seconde  expédition  du 
même  acte,  avec  des  variantes  de  rédaction. 

Ces  variantes  consistent  dans  la  suppression  du  mot  audeat  (ci-dessus  lin.  7)  et  dans 
la  modification  de  la  clause  qui  suit  le  mot  exercere  :  ut  conservâremus  plenius  liber- 
tatem  ecclesie  sibi  a  tantis  dominis  col  la  ta  m  et  confirmatam,  eonsilium  dedimus  et  pre- 
ceptum  quod  abbas  et  conventus  Sancti  Bertini  Matheum  de  Mescines  etc.  Datum  (utsup.). 

639 

D'après  un  vidimus  du  13  janvier  1372.  —  T.  II,  n*  189,  p.  248. 

1223,  19  janvier.  —  Le  même  prélat  notifie  à  tous  les  curés  des  paroisses 
de  son  diocèse  que  Matthieu  de  Messines  et  Hugues  le  Blond  de  Zeggers-Cappel 
ont  été  enlevés  par  violence  de  la  cuisine  de  SainUBertin,  où  ils  avaient  pris 
asile.  Il  ordonne  qu'on  les  remette  en  liberté,  avec  mandement  de  frapper  des 
censures  ecclésiastiques  tous  ceux  qui  s'y  opposeront. 

Adam,  Dei  gratia,  Morinensis  episcopus,  presbyteris  parrochialibus  ad  qaos  littere 
istc  pervenerint,  in  Domino  salutem.  Noveritis  quod  nos,  inspectis  priviiegiis  Sancti  Ber- 
tini, Mattheum  de  Mescines  et  Hugonem  Blondum  de  Sigeri  Capclla,  qui  a  coquina 
Sancti  Bertini,  sicutoculata  fide  didicimus,  per  violentiam  abstracti  fuerant,  habito  pru- 
dentum  virorum  consilio,  a  captione  qua  in  curia  Sancti  Bertini  detinebantur  liberos 
precepimus  abire  et  securos.  Unde  vobis  mandamus  quatinus,  si  castellanus  Sancti 
Audomari,  occasione  liberationis  nostre,  ecclesiam  Sancti  Bertini  in  aliquo  molesta verit, 
et  res  ejus  vel  hominum  suorum  ad  parrochias  vestras  afferri  fccerit,  moneatis  eundem 
castellanum  vel  justiciarios  ejus  ut  tan  tu  m  excessum  corrigi  faciant  indilate  ;  et  si  monî- 
tioni  vestre  non  paruerint,  vos  presbyteri,  in  quorum  parrochiis  prede  Sancti  Bertini  vel 
hominum  suorum  détente  fuerint,  a  divinis  cessetis  donec  conquerentibus  fuerit  satisfac- 
tum,  et  invasores  predicte  ecclesie  singulis  dominicis  et  festis  diebus  excommunicetis, 
donec  nobis  et  eidem  ecclesie  satisfecerint  competenter.  A  quocumque  etiam  vestrum 
nuncius  Sancti  Bertini  requisierit,  castellanum  predictum  et  Hugonem  militem  de  Molle 
coram  nobis  citeli:,  ubicumque  fuerimus,  die  qua  idem  nuncius  vobis  nominaverit,  super 
violentia  in  monasterio  Sancti  Bertini  facta  suffîcienter  responsuros.  Actum  anno  Domini 
millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  in  vigilia  sancti  Sebastiani.  Redditas  litterafc. 


?• 


DE  SAINT-BERTIN  279 


640. 

D'après  la  copie  dans  le  ras  724.  —  T.  II.  n«  190,  p.  249. 

1223,  2  mars.  —  Le  même  prélat  notifie  quTCustache,  fils  de  Guflride  de 
Ferques,  a  donné  pour  six  ans  en  engagère  h  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  moyen- 
nant la  somme  de  deux  cent  cinquante  livres  parisis,  les  deux  gerbes  de  la 
dîme  de  Leulinghen  qu'il  tenait  d'elle  en  fief  (407). 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Eustachius  miles,  filius  Guffridi  de  Ferchnes, 
duas  garbas  décime  de  Lolinghem,  quas  tenet  ab  ecclesia  Sancti  Bertini  sub  trecensu 
unius  marche  cursalismonete,  pignori  ubligavit  per  manum  nostram  eidem  ecclesieetc. 
Àctum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  secundo,  secundo  die  martii,  coram 
hiis  testibus  Willelmo  abbate.  et  Ilcnrico  priore  Andrensi  et  monachis  Sancti  Bertini 
Bartholomeo.  Egidio  etEusfachio.  et  militibus  Eustachiode  Liskes.  Eustachio  deNorhout. 
et  aliis  pluribus. 

641. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  213,  p.  273. 

1223, 18  mai.  —  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  notifie 
qu'elle  a  fait  saisir,  à  faute  d'hommage,  les  dîmes  de  Lisseweghe  et  de  Coude- 
kerke  (Heyst),  engagées  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  par  le  châtelain  de  Bergues  ; 
mais  que,  pour  le  salut  de  son  âme,  elle  veut  bien  en  laisser  pendant  dix  ans 
la  jouissance,  à  titre  d'aumône,  à  ladite  abbaye. 

Ego  Johanna,  Flandrie  et  Hannonie  comitissa,  notum  facio  quod,  cum  Gillebertus 
etc.,  ego,  hominum  meorum  consilio,  predictas  décimas  et  alias  possessiones,  de  quibus 
numquam  roihi,  vel  patri,  aut  avo  meo  hominium  factum  fuerat,  saisiri  feci.  Tandem, 
causa  Dei  et  pro  anime  mee  salute  etc.  Signum  karissime  sororis  mee  Margarete.  Signum 
Sibille  ami  te  mee  domine  Belli  joci.  Signum  Walteri  de  Formosellis.  Signum  Hu- 
ghonis  de  Lotharingia.  Signum  Balduini  de  Lobiis,  senescalci  Valencenensis.  Actum 
Furnis,  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio,  feria  quinta  post  Jubilate. 


■  » 


280  LES  CHARTES 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  212,  p.  272. 

1223,  mai.  —  La  même  comtesse  Jeanne  confirme  l'acte  par  lequel  son 
oncle,  le  comte  Philippe,  a  concédé  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  droit  d'ouvrir 
un  marché  à  Poperinghe  et  d'y  établir  un  canal  pour  la  navigation  (413). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n«  56,  p.  5*. 

Sceau  rond  (p.  272)  de  la  comtesse  Jeanne,    Demay,  Flandre,  n4  145,  Douët  d'Arcq,  n'  620. 

643. 

D'après  la  copie  dans  an  vidimns  du  3  novembre  1966.  —  T.  V,  n*  8,  p.  17. 

1 223,  mai.  —  La  môme  comtesse  Jeanne  donne  à  ses  baillis,  ses  justiciers 
et  ses  hommes,  l'ordre  de  seconder  l'abbé  de  Saint-Bertin  dans  l'établissement 
de  la  navigation  à  Poperinghe. 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  18 l,  p.  187  (texte  du  vidimus  cité) . 


Original  scellé.  —  T.  s*,  n#  210,  p.  270. 

1223,  mai.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Baudouin  le  Roux  de 
PAtre  d'Heuchin,  a  donné  à  l'église  de  Saint-Bertin,  avec  le  consentement  de 
Raoul,  son  frère,  et  de  Mathilde,  sa  sœur,  toute  la  dîme  qu'il  possédait  audit 
lieu  d'Heuchin  (412). 

Adam  etc.  Norerit  universités  vestra  quod  Balduinus  Rufus  de  Atrio  de  Helchin... 
omnem  decimam  suam  et  hospitum  suorum,  quam  soiebat  percipere  tam  ad  villam  quam 
ad  campum  apud  Helchin  contulit  et  per  manum  nostram  resignavit  etc.  Actum  Taru- 
anne,  anno  Domini  millésime*  ducentesimo  vicesimo  tertio,  mense  maio,  an  te  Ascensio- 
nem  Domini. 

Indiqué  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  463. 

N.  B.  L'Ascension  tombait  en  1223,  le  1*'  juin. 


DE  SÀINT-BERTIN  28t 


Original  scellé.  —  T.  II,  n»  211,  p.  270. 

1223,  mai.  —  Guillaume,  abbé  d'Andres,  Guillaume,  abbé  de  La  Capelle, 
et  H.  prieur  d'Andres,  prononcent  une  sentence  arbitrale  sur  le  différend  qui 
existait  entre  Y  Hospitarius  de  Saint-Bertin  et  Robert  de  Guhem,  sur  les  obli- 
gations qui  leur  incombaient  respectivement,  en  qualité  de  socionarii,  ou 
associés  pour  la  culture. 

In  nomine  Patris  etc.  Nos  Willelmus  de  Andernes  et  \V[illelmus]  de  Capella,  Dei 
gralia,  abbates,  et  H.  prior  Andrenensis,  judices  a  Domino  papa  delegati  super  dirimenda 
questione  quam  hospitarius  Sancti  Bertini  proposuit  contra  Robertum,  filium  Drogonis 
de  Cuhera  etc.  Tandem  sententialiter  processimus  in  hune  modum.  De  exitu  manerii,  de 
orto  ampliûcato  et  prato,  dicimus  quod  hec  omnia  recepit  Drogo,  pater  Roberti,  a  Symone 
quondam  hospitario,sub  annuo  censu  octo  solidorum  et  quatuor  caponum,  quamdiu  foret 
hospitarius  et  non  ultra.  De  custo  orrei,  dicimus  quod  hospitarius  débet  magnum  mai- 
renum  in  grangia  suis  expensis  ponere,  et  Robertus  et  successores  sui  debent  cooper- 
turam  cum  lattis  et  clausuram  perficere,  et  deinde  grangiam  conservare  et  custodire. 
Hoc  autem  dicimus  tam  de  grangia  facta  quam  de  faciendis.  Dicimus  etiam  quod  ser- 
vientes  hospitarii  et  sui  socionarii  possunt  in  grangiam  suam  aurigare,  et  bene  eis  licet 
orani  tempore.  De  alia  terra  dicimus  quod  tota  ex  integro  socionaria  est,  ubicumque  sit. 
Dicimus  etiam  quod  carrucam  débet  habere  tam  ipse  quam  successores  sui  et  terram 
excolere.  Dicimus  etiam  de  stramine  quod  de  coopertura  fuerit  residuum,  quod  exinde 
débet  fimum  (*)  facere  et  terram  socionariam  et  non  aliam  emendare.  Dicimus  de  viatura 
propter  cibaria  servientibus  hospitarii  providenda,  et  de  lecto  cum  linteaminibus  provi- 
dendo,  quod  Robertus  et  successores  sui  ad  hoc  teneantur.  Dicimus  etiam  quod  si  Ro- 
bertus, vel  successor  ejus,  sive  per  familiam,  sive  per  animalia  sua,  aliquod  dampnum 
hospitario  intulerit,  satisfaciet  in  curia  Sancti  Bertini  judicio  parium  suorum  qui  sunt 
socionarii  sicut  et  ipse,  ubicumque  maneant.  Actum  publiée  et  auctoritate  sigillorum 
nostrorum  corroboratum,  anno  Domini  millésime*  ducentesimo  vicesimo  tertio,  mense 
maio. 

Sceau  ogival  (p.  272)  de  Guillaume,  abbé  d' Andréa,  H.  51  mm.,  L.  82,  moine.crossè  à  droite,  tenant  un 
livre  :  -4-  sio  wi.lelmi  abiatis  andbbw  bcclb;  contresceau  ogival,  H.  34  mm.,  L.  20,  un  priant,  contourné,  lé- 
gende oblitérée;  —  Item,  sceau  ogival  de  Guillaume,  abbé  de  LaCapelle,  IL  54  mm.,  !..  33,  moine  comme 
aesnu8  :  sio  w...  aiiatis  dk  capblla;  contresceau  rond  20  mm.,  intaille,  Vénus  et  l'Amour,  -f-  cvstos  sbcbbti. 


C)  D.  W.  Firmum. 

30 


282  LES  CHARTES 


646. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  211,  p.  275. 

1 223,  3  juillet.  —  Michel  de  Bodlaere,  connétable  de  Flandre,  exempte  de 
taille  et  d'impôt  les  terres  et  les  hommes  de  Saint-Bertin,  à  Broxeele  et  dans 
les  paroisses  voisines  (414). 

Omnibus  etc.  Michael  de  Bouleirs,  constatai arius  Flandrie,  in  Domino  salutem.  No- 
ver  it  universitas  vestra  quod  causa  Dei  et  pro  salute  anime  mee  terras  quas  habet  ecclesia 
Sancti  Bertini  in  dominio  meo  apud  Brocsele  vel  in  parrochiis  vicinis,  que  annuatim 
debent  eidem  ecclesie  et  Gilleberto  de  Haveskerke  homini  suo  septuaginta  très  raserias 
frumenti  ad  quamdam  antiquam  mensuram,  vel  parum  amplius,  et  homines  super  eas- 
dem  terras  manentes  libéra  feci  a  tallia  et  omni  exactione  vel  consuetudine  que  domini 
terrarum  soient  exigere  ab  hominibus  suis,  ita  quod  tantummodo  redditus  mihi  debitus 
de  eisdem  terris  annuatim  solvetur.  Et  ego  homines  Sancti  Bertini  predictos  lege  scabi- 
natus  sine  dolo  trac  ta  do,  nec  ab  eis  exigam  aliquid  injustum,  vel  accipiam  ;  et  ecclesia 
per  servientem  suum  censum  suum  colligere  poterit  et  pandare  ;  et  si  forte  me  vel  ser- 
vientem  meum  ad  ferendum  sibi  auxilium  advocaverit,  illud  impertiri  gratis  debebimus. 
Ad  hec  autem  observanda  fide  interposita  me  obligavi  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  vicesimo  tertio,  in  Translatione  beati  Thome. 

647. 

D'après  la  copie  dans  le  ras  724    —  T.  II.  n*  215,  p.  276. 

1 223,  juillet.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Gilles  d'Àudrehem, 
fils  d'Anselme,  a  donné  a  l'abbaye  de  Saint-Bertin  la  dîme  de  Rebergues. 

Egidius  filius  Anselmi  de  Aldenem,  homo  nos  ter,  a  vendu  per  manum  nostrum  et 
donné  en  aumône  à  F  abbaye  de  Saint-Bertin  tout  ce  qu'il  tenait  a  nobis  in  altari,  seu  in 
parrochia  de  Bosbergha,  savoir  :  deux  gerbes  de  la  dîme  des  récoltes  (frugum),  les  menues 
dîmes,  lesoblations  et  les  legata,  sauf  le  droit  de'patronage,  de  instituendo  ibidem  près* 
bytcro,  qui  reste  à  V évêque.  En  outre,  ledit  Egidius  a  encore  vendu  et  donné  en  aumône  à 
ladite  abbaye  la  dîme  des  récoltes  deJurniaco,  qu  il  tenait  aussi  deVévêque.  Comme  ce 
dernier  avait  à  percevoir  un  marc  de  revenu  annuel  sur  V autel  de  Rosbergha,  ce  revenu 
a  été  reporté  sur  l'autel  de  Aldenem,  de  manière  à  ce  que  l'autel  de  Rosberga  demeurât 
libre  entre  les  mains  de  Vabbé  ae  Saint-Bertin.  Des  mesures  sont  prises  pour  que  la  veuve 
du  frère  d'Egidius,  qui  avait  son  dcuaire  constitué  sur  le  tiers  de  la  dîme  des  récolles  et 


DE  SAINT-BERTIN  283 

de  la  menue  dîme  de  Rosberga,  perçoive  ce  qui  lui  appartient,  au  moyen  de  V affectation 
à  cet  effet  de  la  dîme  de  Aldenem,  jusqu'à  ce  que  la  dîme  de  Rosberga  soit  entièrement  libé- 
rée au  profit  des  donataires.  Xctum  znno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio, 
mense  julio,  coram  hiis  testibus  :  domno  Ingelramno  abbate  Bergensi  et  Waltero  priore. 
domno  Egidio  archidiacono  Flandrensi.  magistro  Bernardo  canonico  Morinensi.  Wil- 
lelrao  capellano  et  Willelmo  Lemovicensi.  Bartholomeo  monacho  Sancti  Bertini  et  aliis 
pluribus. 

648. 

Original  (archives  de  Saint-Pry).  —  T.  II,  n»  216,  p.  277. 

1223,  septembre.  —  Guillaume  de  La  Fosse,  chevalier,  se  porte  garant  de 
l'exécution  d'un  compromis  d'arbitrage,  pour  l'examen  de  la  question  du  patro- 
nage de  la  chapelle  dudit  lieu. 

Ego  Willelmus  de  Fossa,  miles,  notum  facio  omnibus  paginam  banc  visuris  quod, 
cum  compromissum  esset  inter  priorem  Sancti  Prejecti  in  Bethunia,  ex  una  parte,  et 
heredem  de  Fossa,  ex  altéra,  super  totali  jure  patronatus  capellanie  de  Fossa....  fide- 
jussi  quod  Maria  domina  de  Fossa  et  hères  ejus  a  dicto  arbitrio  non  resilirent  etc.  Hujus 
rei  testes  sunt  Jacobus  de  Bethunia,  canonicus  et  officialis  Cameracensis.  dominus  Eus- 
tachius  de  Lens  miles,  magister  Robertus  de  Bethunia,  dictus  prepositus.  Symon  pres- 
byter  de  Bevri  et  Radulfus  Gomers,  burgensis  Bethunie,  et  Jacobus,  clericus  prions 
Sancti  Prejecti....  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio,  mense 
septembris. 

649. 

Original  (Archives  de  Saint-Pry).  —  T.  II,  n»  217,  p.  278. 

1223,  septembre.  —  Marie  de  La  Fosse  garantit  l'exécution  du  compromis 
d'arbitrage  dont  il  est  parlé  en  l'article  précédent. 

Ego  Maria,  balliva  terre  de  Fossa,  notum  faciojetc.  fidejussi  pro  herede  de  Fossa  etc. 
Les  arbitres  choisis  étaient  :  Decanum,  cantorem  et  magistrum  R.  scolasticum  Sancti 
Amati  Duacensis.  —  Et  huic  ûdejussioni  interfuerunt  scabini  Bethunienses.  Henricus 
capellanus.  Balduinus  Francmens.  Radulfus  Pavelloris.  Willelmus  de  Fossa.  Eustachius 
de  Lens  milites.  Egidius  de  Labié.  Eustachius  Rufins.  Raberinus  de  Fossâ.  Oda  de  Labié 
mulier.  Actum  anno  Domini  (ut  sup.). 


284 


LES  CHARTES 


650. 

D'après  la  copie  dans  le  ma  721.  —  T.  II,  n*  218,  p.  280. 

1223,  octobre.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Baudouin  d'Es-  * 
trées,  chevalier,  sa  femme  et  ses  fils,  ont  donné  pour  six  ans  en  en ga gère  à 
l'abbaye  de  Saint-Bertin,  moyennant  cinquante  livres  parisis,  le  quart  de  la 
dîme  de  Fontaine-les-Hermans. 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Balduinus  de  Streis,  miles,  et  Mabilia  uxor 
ejus  cum  fîtiis  Clarebaldo,  Johanne,  Willelmo,  quartam  partem  décime  de  Fontanis  Her- 
manni  etc.  Promiserunt  etiam...  quod  decimam  predictam...  garandizabunt  contra  re- 
lictam  do  mi  ni  Egidii  de  Cothencs...  et  de  hoc  plegios  dederunt  dominum  Arnulfum  de 
Wimes  et  Walterum  Casier...  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio, 
mense  octobrio. 


651. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  219,  p.  *81. 

1223,  décembre.  —  Baudouin  d'Aire,  seigneur  d'Heuchin,  ratifie  la  dona- 
tion ci-dessus  no  644,  de  Baudouin  le  Roux  de  l'Atre  d'Heuchin  (415). 

Aclum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio,  mense  decembri. 

Sceau  rond,  60  mm  ,  type  équestre,  chevalier  galopant  à  senestre,  portant  un  écu  chargé  'l'une  fasce: 
4- sigii.lvm  baldbvini  daihe.  contresceau  rond,  20  mm.,  buste  tourné  à  dextre,  légende  oblitérée.  Cf.  I Jouet 
d  Arcq,  qui  décrit  l'écu  comme  chargé  d'une  croix  de  tair,  à  la  bordure  de  huit  roses  en  orle,  n"  5*723,    5724. 


652. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  208,  p.  267. 

1224,  27  février.  —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  Hugelin  de  Herzeele, 
èbumettent  à  l'arbitrage  de  Jean,  abbé  d'Auchy,  de  Jean  d'Esquerdes  et  de  Gui 
de  la  Watine,  la  question  du  bornage  de  leurs  propriétés  de  Salperwick  (411). 


Ego  quoque  Stephanus  Scantio,  deSancto  Audomaro  ballivus,  ad  petitionem  partium 
sigillum  meum  apponi  feci,  promiltens  quod  solvi  et  observari  faciam  judicatum.  Actum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio,  quarto  kalendas  martii. 

4      Sceau  rond  (p.  268)  d'Etienne  Scantio,  dessiné  et  décrit  par  M.  L.  Deschamps  de  Pas,  Hist.  sigill.  de  Si* 
Orner,  p.  36  et  pi.  XI,  n'  67. 


DE  SA1NT-BERTIN  285 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  200,  p.  208. 

1224,  3  mars.  —  Robert,  prévôt  d'Aire,  et  Gérard,  trésorier  de  Thé- 
rouanne,  arbitres  désignés  pour  décider  entre  l'abbaye  de  Saint-Bertin  et 
Guillaume  de  Clarques,  au  sujet  d'une  terre  à  Wizernes,  notifient  le  consente- 
ment donné  d'avance  à  leur  décision  par  les  parties. 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  tertio,  m  en  se  martio,  dominica 
qua  cantatur  Invocabit  (*)  me. 

Sceau  ogival  (p.  269)  du  prévôt  d'Aire,  H.  65  mm..  L.  42,  prêtre  de  face,  avant  les  deux  m ains  jointes  sur 
la  poitrine  :  -f-  sir,,  roberti  prbpohti  s  pktri  arik;  contresceau  rond.  29  mm  ,  main  issant  du  flanc  senestre,  te- 
nant deux  clefs  adossées,  accostées  à  dextre  d'une  rose  ;  anépigraphe. 


654. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  220,  p.  282. 

1223-1224.  —  Le  roi  Louis  VIII  confirme  les  droits,  les  libertés,  les  privi- 
lèges et  les  propriétés  de  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (416). 

In  nomine  sancte  et  individue  Trinitatis,  amen.  Ludovicus,  Dei  gratia,  Francorum 
rex.  Noverint  universi  présentes  pari  ter  et  futuri  quod  jura  et  liber  ta  te  s  et  consuetudines 
et  possessiones  quas  ecclesia  beati  Bertini  habet,  suivant  la  teneur  du  privilège  à-dessûs 
n°  380.  Actum  apud  Musterolum  supra  mare,  anno  Dominice  Incarna ti on is  millesimo 
ducentesimo  vicesimo  tertio,  regni  vero  nostri  primo,  astantibus  in  palalio  nostro  quo- 
rum nomina  supposita  sunt  et  signa.  Dapifero  nullo.  Signum  Roberti  buticularii.  Bartho- 
lomei  camerarii.  Mathei  constabularii.  Data  per  manum  Silvanectensis  episcopi  cancel- 
larii. 

Monogramme  LVDOvicvg.  Sceau  royal,  au  type  de  majesté  (p.  283),  v.  Douët  d'Arcq,  n*  40 

La  date  de  cette  pièce  reste  flottante  entre  le  14  juillet  1228  et  le  14  avril  1224.  Les  Ordonnances  des  rois 
de  France  de  la  troisième  race  contiennent  un  acte  de  Louis  VIII.  daté  de  Douai,  en  novembre  1223,  t  XI, 
p.  817. 


Original  scellé.  —  T.  II,  n*  221,  p.  288. 

1 224,  1 4-20  avril.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  qu' .-1  deliiis>  veuve 

.<•)  D.  W.  Invoearit. 


*•••' 
£ 


286  LES  CHARTES 

d'Adam  de  Warnes,  a  renoncé  par  devant  lui  à  toute  réclamation  sur  ce  que 
son  défunt  mari  avait  vendu  à  l'église  de  Saint-Bertin. 

Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto,  in  ebdomada  paschali. 

N.  B.  Biea  que  cette  pièce  fût  classée  in  theca  Greneterie  I,  Lottinghem,  il  est  fort  probable  qu'il 
s'agit  ici  des  terres  de  Roquetoire.  Voir  l'acte  ci-dessus  n*  576. 


656. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  225,  p.  289. 

1224,  20  avril.  —  Le  même  prélat,  sur  les  propositions  de  l'abbé  de  Saint- 
Bertin,  admet  le  prêtre  Simon  à  desservir  pendant  cinq  ans  la  cure  de  Sainte- 
Marie-Kerque. 

Adam  etc.  Il  notifie  que  Vàbbê  et  le  couvent  de  Saint-Bertin  ont  confié,  conformément 
à  sa  demande,  parrochiam  de  Sancte  Marie  ecclesia  in  terra  Broburgensi  à  Adam,  frère 
de  Frumaldus,  chanoine  d'Arras.  Mais,  ayant  appris  par  le  témoignage  virorum  bonorum 
et  par  l'aveu  d'Adam  lui-même,  que  ce  dernier  ne  se  dispose  pas  à  entrer  dans  les  ordres 
sacrés,  il  admet  le  prêtre  Symon,  ordonné  pxr  lui,  &  desservir  ladite  église  durant  V espace 
de  cinq  ans,  à  la  charge  de  payer  annuellement  audit  Adam  cinq  sols  deparisis.  Que  si, 
après  ce  laps  de  temps,  Adam  ne  s'est  pas  fait  ordonner,  Symon  demeurera  presbyter 
cura  tu  s.  L'évêque  déclare  avoir  nommé  Symon  desservant  ad  quinquennium,  quia,  dit-il, 
expérimenta  didicimus  quod  per  presbyteros  conductitios  qui  annuatim  vei  sepius  mu- 
tan  tur,  multa  pericula  in  ecclesiis  eveniunt  et  délie  ta....  Actum  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  vicesimo  quarto,  in  ebdomada  paschali,  duodecimo  kalendas  maii. 

657. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  226,  p.  290. 

1224,  mai.  —  Roger,  abbé,  et  le  couvent  de  l'église  de  Saint-Jean  de  Thé- 
rouanne,  notifient  qu'ils  se  sont  accordés  avec  l'abbaye  de  Saint-B  ertin,  tou- 
chant les  maisons  que  cette  dernière  possède  et  qui  sont  contiguës  à  leur  mur. 

Rogerus,  Dei  gratia  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  conventionem  inter  nos  et 
ecclesiam  Sancti  Bertini  factam  de  mansuris  quas  habent  muro  nostro  adjacentes,  coram 
scabinis  de  Herbella  et  Bartholomeo  custode  Sancti  Bertini  quitam  clamamus,  et  conce- 
dimus  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto,  mense  maio. 


DE  SAINT-BERTIN  287 


658. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  227,  p.  $91. 

1224,  juin.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Baudouin  de  Brias  a 
donné  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  le  tiers  de  la  dîme  d'Equirre  et  la  dîme  entière 
de  la  terre  d'Hugues  de  Mazinghem  (420). 

Adam  etc.  Universitati  vestre  significamus  quod  Saldevinus  de  Briast  laicus  tertiam 
partem  totius  décime  de  S  cires,  que  est  parrochia  Sancti  Bertini  etc.,  Felicia  uxore  sua 
et  Adam  primogenito  filio  suo,  et  domino  Eustachio  milite,  fratre  ipsius  Baldevini,  et 
Gerardo  preposito  de  Scires  et  filiis  suis  Stéphane  et  Symone,  qui  in  dictis  decimis  colli- 
gendis  decimam  requirebant,  assentientibus  etc.  Actum  est  hoc  apud  Taruannam,  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto,  mense  junio. 

659. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  223,  p.  293. 

1 224,  juin.  —  Baudouin  de  Comines  notifie  que  le  chevalier  Gilles  de  Ga- 
mechmes  et  sa  femme  Agnès  ont  vendu  à  l'église  de  Saint-Pierre  de  Lille  un 
tiers  de  la  dîme  de  Comines,  de  Deûlémont  et  de  Quesnoy-sur-Deûle  (*). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n°  57,  p.  55. 

660. 

D'après  la  copie  dans  le  ms577.  —  T.  II,  n*  229,  p.  294. 

1224,  juin.  — Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  et  son  couvent  reconnaissent 
devoir  une  rente  annuelle  à  Jean  Beste  et  à  son  beau-frère,  pour  leur  peine 
de  surveiller  et  d'entretenir  en  bon  état  l'écluse  qui  est  dans  leurs  terres. 

Johannes  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  nos  debemus  imperpetuum  quatuor 
raserias  frumenti,  recipiendas  in  molendino  nostro  ad  Sanctum  Bertinum,  ...  Johanni 
Beste  et  Mauricio  sororio  ejus,  qui  tenentur  inspicere  sepissime  sclusam  in  terra  sua 
jacentem,  si  in  aliquo  loco  rupta  sit,  quam  reparare  debent,  si  possunt  sine  gravamine 
vel  custo.  Quod  si  non  possunt,  debent  dicere  molendinariis  prepositi  de  Arkes,  vei  ipsi 
preposito,  vei  socio  ipsius,  si  celeriter  reparata  non  fuerit,  vel  sine  custo  non  poterit 

(*)  D.  W.  a  lu  Caisneit,  le  mot  que  M.  D'Hoop  lit  OuweU. 


288  LES  CHARTES 

reparari.  Si  autem  propter  innatam  herbam,  vel  propter  aliam  causam,  aqua  tantum 
aucta  fuerit  quod  molendinarii  de  Hamel  minentur  rumpere  sclusam,  et  per  eam  aqua  a 
solito  cursu  deducta  fuerit,  debent  predicti  ho  nines  predicta  molendinariis  nostris  noti- 
ficare  et  interesse  ad  docendum  quid  operarii  agere  debeant,  aut  al  ter  illorum  ;  et  si 
timetur  quod  exciusa  a  molendinariis  de  Hamel  rumpenda  sit,  alter  illorum  débet  esse 
cum  servientibus  prépositif  cum  eis  comesturus  et  bibiturus  qualia  ipsi  servientes  se- 
cum  (*)  attulerint.  Quod  si  occasione  ecclesie  Sancti  Bertini  cas  te  lia  nus,  vel  alius  aliquis, 
eam  ruperit,  ipsi,  aut  alter  eorum,  debent  significare  preposito,  aut  socio  ejus.  Si  vero 
occasione  dictorum  Johannis  et  Mauricii,  vel  heredum  suorum  rupta  fuerit,  nonhabebunt 
quatuor  raserias  frumenti  quousque  fecerint  quod  facere  debent.  Actum  anno  Domini 
millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto,  mense  junio. 

661. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n°  230,  p.  296. 

1 224,  24  juillet.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Lammekin  le 
Roux  de  Poperinghe,  fils  de  Lammekin  et  petit-fils  de  Lammelot,  parvenu  à 
l'âge  de  discrétion,  a  notifié  la  renonciation  faite  ci-dessus,  en  son  nom,  par 
Thierry  Scinkel  (421). 

Imprimé  dan*  D'Hoop,  n*  58,  p.  56. 

662. 

D'après  la  copie  dans  le  ms  724.  —  T.  II,  n*  231,  p.  297. 

1224,  22  août.  —  Le  même  prélat  prononce  la  division  des  paroisses  de 
Peterse  et  de  Calais,  et  il  assigne  à  chacun  des  trois  curés  qu'il  y  établit,  un 
territoire  minutieusement  déterminé  (422). 

Imprimé  dans  àtolbrancq,  t.  III,  p.  459.  Cf.  Miroeas  et  Foppens,  t.  III,  p.  386.  —  Traduction  française  dans  Demotitr, 

Annales  de  Calais,  18' 6,  p.  21. 

Rétablissez  ainsi  la  liste  des  témoins  :  Test i mon io  scilicet  Egidii  archidiaconi  nostri 
Flandrensis.  Johannis  abbatis  Sancti  Bertini.  Luce  cellerarii.  Danielis  et  Johannis  mona- 
chorum  Sancti  Bertini.  Nicholai  decani  christianitatis.  Johannis  presbyteri  de  Grevenin- 
ghem.  Sjmonis  presbjteri  [sancti  (")]  Nicholai  de  Calais.  Oliveri  presbjteri  de  Peterse  et 
Eusi  chii  de  Oya  procura  toris  Jchannis  eu  rat  i  de  ecclesia  Sancte  Marie  de  Calais.  Actum 
anno  Domini  m.cc.xxiiu,  in  octava  Assumptionis  Béate  Virginis. 


(♦)  D.  W.  Fetum. 
{••)  D.  W.  a  lu  et. 


DE  SAINT-BERTIN  289 


663. 

B 'après  la  copie  dans  la  môme  ma  724.  —  T.  II,  n»  832,  p.  298. 

1224, 16  septembre.  —  Le  même  prélat  notifie  qu'Eustache  de  Ferques, 
chevalier,  fils  de  Guffride,  a  fait  remise  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  de  la  dîme 
de  Leulinghen  que  lui  et  ses  prédécesseurs  avaient  tenue  peu  légitimement  pen- 
dant plusieurs  années  (423). 

Adam  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Eustachius  miles,  fil i us  Guffridi  de 
Frechnes,  duas  garbas  décime  de  Lolinghem  etc.  Testes  :  Lucas.  Eustachius  et  Johannes 
monachi  Sancti  Bertiai.  Osto  moaachus  de  Claromarisco.  Nicholaus  prior  de  Seins,  et 
ftemundus  capellani  nostri.  et  Eustachius  de  Liskes  miles  et  alii  plures.  Actum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto,  in  octava  sancti  Audomari. 


664. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  231,  p.  301. 

1224,  31  octobre.  —  Guillaume  deClarques,  chevalier,  Jean,  son  frère, 
ses  sœurs  et  leurs  maris,  déclarent  renoncer  à  toutes  les  réclamations  qu'ils 
avaient  soulevées  au  sujet  d'une  terre  à  Wizernes  (425). 

Omnibus  etc.  Willelmus  de  Clarkes  miles  etc.  Cartam  hanc  sigillo  noslro  signatam 
ecclesie  Sancti  Bertini  dedi  sub  testimonio  bonorum  virorum.  Eustachii  et  Symonis  mo- 
nachorum  Sancti  Bertini.  Gerardi  presbyteri  de  Wiserna  et  Johannis  de  Deverne»  bur- 
gensis  (*)  Sancti  Audomari.  Actum  anno  Domini  millésime*  ducentesimo  vicesimo  quarto, 
in  vigilia  Omnium  Sanctorum. 

Sceau  rond  (p.  802)  de  Guillaume  de  Clarques,  46  mm.,  v.  Deraay,  Flandre,   n*  T14,  Cf.  Douët  d'Arcq, 

D    lo4o. 


665. 

Original  scellé.  —  T^II,  n*  233,  p.  303. 

* 

1224,  octobre.  —  Robert,  prévôt  de  Saint-Pierre  d'Aire,  et  Gérard,  tréso- 
rier de  Thérouanne,  notifient  le  désistement  de  Guillaume  de  Clarques  (424). 

Robertus  prepositus  etc.  Hujus  rei  testes  sunt  :  Folcardus.  Gillebertus.  Eustachius 

(•)  D.  W.  Burgenses 

87 


*..  1 1. 


290  LES  CHARTES 

monachi  Sancti  Bertini.  Johannes  filius  Bartholomei  et  Egidius  de  Bodinghem  burgenses 
Sancti  Audomari  et  alii  plures.  Actum  anno  Domini  millesimô  ducentesimo  vicesimo 
quarto,  mense  octobrio. 


666. 

Original  scellé.  —  T.  H,  n«  121,  p.  «83. 

1225,  8  février.  —  Baudouin  de  Comines  déclare  que,  sur  les  instances  de 
deux  bourgeois  d'Ypres,  il  a  donné  un  pré  nommé  Eam  en  aumône  à  l'église 
de  Saint-Bertin  de  Bas-Warnêton  (417). 

Imprimé  dans  D'Hoop,  n*  59,  p.  57.  Cf.  Malbrancq,  t.  III.  p.  412;  Wauters,  qui  y  consacre  deux  articles  distincts, 
t.  III,  pp.  625  et  ÔW.  ^ 

Sceau  ogival  (p.  285)  de  Gertrude  de  Comines,  H.  50  mm.,  L.  84,  dame  debout  :  -f-  sigill'  due  gbbtbtw 

DE  COMMIS. 


667. 

Original  scellé.  —  T.  II,  no  222,  p.  285. 

1225,  février.  —  Baudouin,  fils  aîné  de  Baudouin  de  Comines,  confirme  la 
donation  du  pré  de  Ham.  faite  par  son  père  à  l'église  de  Bas-Warnêton  (418). 

Ego  Balduinus,  primogenitus  filins  domini  de  Commines  Balduini,notumesse  volo  etc. 
Actum  anno  Domini  millesimô  ducentesimo  vicesimo  quarto,  mense  februario. 

Sceau  rond  (p.  286)  de  Baudouin  do  Comines,  68  mm.,  chevalier  galopant  à  dextre,  portant  un  éou  à  la 
croix  pleine,  chargé  de....  :  -j-  s'  :  baldvvim  de  covmms  :  ivmoris;  contresceau  rond,  36  mm.,  écu  de  même  : 

-{-  8BCRETVM  BALD&VINI  COVMIMS. 

668. 

Original.  —  T.  II.  n*  22  \  p.  i86. 

1225,  mars.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Hugues,  fils  aîné  de 
Robert  de  Lannoy,  a  reconnu  légitime  le  don  de  la  dîme  de  Fléchinelle  fait  par 
son  père  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  (419). 

Adam  etc.  Il  expose  que  dominus  Robertus  de  Alneto,  miles,  et  Hugo  et  Egidius  et 
Manasses,  filii  ejus,  avaient  donné  à  Vabbaye  de  Saint-Bertin  par  les  mains  de  Vévêque 
Jean,  son  prédécesseur,  totam  decimam  et  terragium  que  habebant  in  Felchinel  (voir 
Vacle  ti-dessus  n°  506) .  Les  moines  en  avaient  joui  sans  contestation  pendant  plus  de  treize 
ans;  mais,  prefatus  Hugo,  primogenitus  predicli  domini  Roberti,  quorumdam  maligno- 


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DE  SAINT-BERTIN  291 

rum  instinctu  seductus,  decimam  et  terragium  antedicta  invasit  contra  justitiam  violenter, 
ce  qui  le  fit  excommunier.  A  la  fin  cependant,  après  beaucêup  d altercations  et  de  plai- 
doiries à  ce  sujet,  ledit  Hugues  a  reconnu  la  légitimité  de  la  donation,  qu'il  a  fait  agréer 
par  sa  tinte  maternelle,  Mathilde  de  Linhi,  de  qui  il  tenait  tout  cela  en  fief,  et  par  son 
seigneur,  Walon  de  Nieles.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quarto, 
mense  martio. 


669. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  239,  p.  307. 

1225,  8  avril.  —  Roger  de  Bazinghen  permet  aux  religieux  de  Saint- 
Bertia  d'utiliser,  moyennant  certaines  conditions,  les  eaux  de  la  rivière  d'Z7on- 
decote  (La  Slack),  pour  l'irrigation  de  leurs  prairies  de  Beuvrequen  (429). 

Ego  Rogerus,  dominus  de  Basingehem,  notum  facio  universis  présentes  iitteras 
inspecturis  quod  Ego  dedi  et  in  elemosinam  perpetuam  concessi,  pro  salute  anime  mee 
et  antecessorum  meorum,  ecclesie  Sancti  Bertini  de  Sancto  Audomaro  et  ipsius  ecclesie 
hominibus,  et  universis  cujuscumque  homines  sint,  super  rivariam  que  dicitur  Honde- 
cote,  ex  utraque  parte  aque  prata  habentibus  vel  possidentibus,  liberam  et  plenariam 
potestatem  mundandi  etvacuandi,  prout  meiius  utilitati  sue  et  pratorum  suorum  expedire 
viderint,  dictam  rivariam,  sive  in  iatitudine  sive  in  profunditate,  ad  sumptus  ipsorum 
proprios,  quoscienscumque  eis  necesse  fuerit  et  voluerint  et  viderint  expedire,  addito 
quod  si  super  habundantiam  aque  supervenientis  dicti  ecclesia  et  possessores  pratorum, 
vel  ipsorum  prata  dampnum  sive  detrimentum  incurrere  videantur,  Ego  ad  molendinum 
meum  de  Lohem  super  eandem  aquam  situm  aquam  minui  et  relaxari  ad  monitionem 
ipsorum  facere  teneor,  ita  quod  solummodo  dictum  molendinum,  in  eo  statu  in  quo 
nunc  est  remanens,  aquam  pro  molere  suo  habeat  et  non  ultra.  Concessi  etiam  eisdem  ut 
dictam  rivariam  infra  gurgitem  suum  et  ripas  suas  assumptus  (sic,  ad  sumptus)  ipsorum 
proprios  teneant  et  observent,  ita  quod  aqua  rivarie  altitudinem  pratorum,  et  in  hoc 
consensi,  in  aliquo  loco  superare  vel  ipsa  prata  supercrescere  non  videatur  nec  inveniatur, 
retento  n&bis  in  hiis  hereditario  jure  nostro  in  omnibus  aliis  quam  concessi  s.  Et  ut  hoc 
ratum  et  firmum  permaneat,  presens  scriptum  sigilli  mei  munimine  dignum  duxi  robo- 
rari.  Actum  anno  Incarnationis  Dominice  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  sexto 
idus  aprilis. 

Sceau  rond  (p.  308)  de  Roger  de  Bazinghen,  60  mm.,  chevalier  galopant  à  senestre  :  -|-  s»  bogbei  os  ba- 
;  contresceau  rond,  33  mou,  écu  chargé  de  trois  étoiles  :  -f-  sbcervh  met». 


292  LES  CHARTES 


i 

1 

» 

» 
i 

i 

I 
t 

» 

t 

à 
I 


670. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  240,  p.  808. 

1225,  8  avril.  —  Ada  de  Bazinghen  fait  la  même  concession  (430). 

Ego  Ada,  soror  et  hères  domini  Rogeri  de  Basinguehem,  notum  facio  etc.  suivant  la 
teneur  de  Vacte  qui  précède.  Actum  anno  (ut  sup.) . 

Sceau  ogival  (p.  309)  d'Ada  de  Bazinghen,  H.  56  mm.,  L.  89,  dame  debout,  tenant  un  faucon  sur  le 
poing  gauche  :  -(-  sigillvm  adb  de  baSiïsgbbm. 

N.  B.  Ces  deux  actes  étaient  déposés  in  theca  Gravelines,  à  cause  du  mot  Hondecote  qu'on  avait  pris 
pour  celui  du  village  d'Hondeschoote  ;  ce  qui  a  entraîné  Coussemaker  dans  la  même  erreur  d'attribution, 
n0"  141  et  142,  où  le  nom  de  la  rivière  est  transformé  en  celui  de  Ronde  col,  et  la  date  mal  indiquée. 

671. 

Original.  —  T.  II,  n»  241,  p.  3K. 

.  1225,  24  juin.  —  Le  prévôt,  le  doyen  et  tout  le  chapitre  dUarlebeke  noti- 
fient que  le  chevalier  Gilles  de  Mandera  et  Gertrude,  son  épouse,  ont  donné 
â  l'église  de  Saint-Bertin  leur  dîme  de  Ruysselede  (431). 

Bernardus  prepositus,  Balduinus  decanus  totumque  capitulum  Arlebecense,  omnibus 
etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Egidius  miles  de  Manderd  et  uxor  ejus  Gertrudis  in 
presentia  nostra  constitua  omnem  decimam  suam  quam  in  parrochia  de  Ruselede  jacen- 
tem  emerant  ad  dominum  Rodulfum  militem  de  Pitthem,  ecclesie  Sancti  Bertini  noipine 
elemosine  in  ecclesia  nostra  super  altari  perpetuo  possidendam  libère  contulerunt  etc. 
Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  mense  junio,  in  die  sancti 
Johannis  Baptiste. 

672 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  312,  p.  310. 

1225,  25  juin.  —  Walter,  évêque  de  Tournai,  notifie  et  confirme  la  dOh- 
nation  précédente  (432). 

Walterus  etc.  Noverit  universitas  vestra  quod  Egidius  de  Manderne  etc.  Actum  apud 
Wasennes  (sic)  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  in  crastino  beati 
Johannis  Baptiste,  presentibus  Waltero  decano  christianitatis  de  Tornaco,  et  Gerardo 
notario  nostro.  Bartholomeo  et  Willelmo  monachis  Sancti  Bertini. 


DE  SAINT-BERTIN  293 


673. 

Chirographe  scellé.  —  T.  II,  n«  213,  p.  811. 

1225,  juillet.  —  Adam,  évêque  des  Morins,  notifie  que  Bobinus,  vavassor 
de  Coyecques,  a  donné  en  engagère  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  pour  quatre 
ans,  moyennant  le  prix  de  soixante-dix  livres  de  parisis,  toute  la  dîme  qu'il 
tenait  de  Baudouin  Garetier,  audit  lieu  de  Coyecques. 

Adam  etc.  Universitati  vestre  significamus  quod  Robinus  vavasor  de  Coeka  totam 
decimam  suam,quam  a  Balduino  Garetier  in  Coeka,  parrochia  Sancti  Bertini,  tenebat  in 
feodo...  pro  septuaginta  libris  parisiensium  per  manum  nostram  ad  quatuor  annos  pi- 
gnon obligavit  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  mense 
jnlio. 

674. 

D'après  la  copie  dans  le  ras  724.  —  T.  II,  n*  245,  p.  313. 

1225,  juillet.  —  Renaud  Galopin,  sénéchal  du  Boulonnais,  notifie  une 
convention  interprétative  de  l'acte  ci-dessus  n°  669,  conclue  eutre  Roger  de 
Bazinghen  et  l'abbaye  de  Saint-Bertin,  touchant  l'usage  des  eaux  de  la  rivière 
Hondecote  (433). 

Ego  Reinaldus  Galopin,  senescalcus  Boloniensis,  Notum  facio  omnibus  tam  presen- 
tibus  quam  futuris  bas  litteras  inspecturis  quod,  cum  inter  ecclesiam  Sancti  Bertini  et 
homines  ejus  et  quosdara  alios,  ex  una  parte,  et  nobilem  virum  Rogerum  dominum  de 
Basinghem,  ex  altéra,  super  aqua  rivarie  que  dicitur  Hondecote, 'que  prata  et  pasturas 
dictorum  ecclesie  et  aliorum  submergebat,  controversia  diutius  haberetur,  tandem  mé- 
dian tibu  s  quibusdam  viris  providis  et  discretis,  pax  inter  dissidentes  facta  est  in  hune 
modum,  sicut  in  carta  predicti  Rogeri  inde  confecta,  quam  et  ego  conspexi,  apertissime 
continetur  :  quod  dicta  ecclesia  et  tam  homines  ejus  quam  alii  prata  vel  pasturas  ex  utraque 
[parte]  alvei  dicte  rivarie  possidentes,  qui  ad  custum  tam  factum  quam  fa  ci  end  u  m  congruam 
et  rationabilem  secundum  facultates  suas  dederint  portionem,  ipsum  aleveum  mundandi, 
vacuandi,  dilatandi,  profundandi,  ad  sumptus  proprios  habent  plenariam  potestatem, 
quotienscumque  necesse  fuerit,  et  utilitati  sue  viderint  expedire  ;  ita  quod  ad  molendinum 
suum  de  Lohem  dictus  Rogerus  aquara  ad  monitionem  predictorum  tenetur  minuere  cum 
supercreverit,  ut  eam  tantum  habeat  pro  suo  molere  et  non  ultra.  Preterea,  predicta 
ecclesia  et  omnes  parrochiani  de  Boverchem,  qui  ad  custum  factum  vel  faciendum  pro 


294  LES  CHARTES 

eorum  pastura  juxta  supradictam  rivariam  sita  competentem,  secundum  modum  facul- 
tatis  eorum,  sicut  ante  dictum  est,  dederint  portionem,  usuagium  suum  récipient  in 
eadem,  ita  quod  nichil  unquara  in  ea  juris  alii  qui  ad  hoc  nichii  dederint  poterunt  recla- 
mare.  Ego  sane,  ad  preces  supradictorum  ecclesie  et  aliorum,  hanc  conventionem  et 
pacem  perpetuo  ratara  volens  habere,  presentem  paginam  rei  seriem  continentem  sigilli 
mei  munimine  roboravi.  Actum  anno  Domini  millésime*  ducentesimo  vicesimo  quinto, 
mense  julio. 

Extrait  analytique  dans  Malbrancq,  t.  III,  p.  720. 

675. 

D'après  la  copie  yidimée  dans  l'acte  n*  682.  —  T.  II,  n*  246,  p.  315. 

1225,  1er  août.  « —  Jean,  abbé  de  Saint-Bertin,  déclare  avoir  concédé  à 
Manekin  de  Douvres,  moyennant  la  redevance  annuelle  de  8  sols  sterling,  une 
terre  que  l'église  de  Saint-Bertin  possédait  dans  cette  ville  (434). 

Omnibus  Christi  fidelibus  ad  quos  presens  scriptum  pervenerit,  frater  Johannes,  Dei 
patientia,  abbas  Sancti  Bertini  et  conventus,  salutem  in  Domino.  Noverit  universitas 
vestra  nos  dédisse  atque  concessisse  et  hoc  presenti  scripto  confirmasse  dilecto  nostro 
Manekino  de  Dovora  et  heredibus  suis  quaradam  portionem  terre  in  villa  de  Dovora, 
quam  Robe r tus,  fîlius  Dolstani,  nobis  in  elemosinam  délit,  que  jacet  inter  terram  Salo- 
monis  filii  Helewini  versus  boream,  et  terram  Willelmi  filii  Magistri  versus  austrum, 
tenendam  et  habendam  de  nobis  in  perpetuum  libère,  quiète  et  pacifiée  jure  hereditario, 
reddendo  nobis  annuatim  octo  solidos  sterlingorum,  in  pascha  scilicet  quatuor  solidos 
et  in  festo  sancti  Michaelis  quatuor  solidos  pro  omnibus  servitiis,  salvo  tamen  domini 
Régis  servi tio,  de  quo  idem  Manekinus  nos  quitabit  et  indempnes  servabit  etc.  Actum 
anno  Domini  millésime?  ducentesimo  vicesimo  quinto,  intrante  augusto. 

676. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  247,  p.  317. 

1225,  23  août.  —  Michel  de  Boulaere,  connétable  de  Flandre,  notifie  la 
renonciation  qu'il  a  faite  à  une  réclamation  soulevée  par  lui  contre  l'abbaye 
de  Saint-Bertin,  à  propos  du  froment  et  de  la  terre  de  Gillebert  de  Havesker- 
que,  à  Broxeele  (435). 

Omnibus  etc.  Michael  de  Bouleirs,  constabularius  Flandrie...  Noverit  universitas 
vestra  quod  corn  ecclesia  Sancti  Bertini  et  abbas  emisset  a  Gilleberto  de  Haveskerke 


DE  SAINT-BERTIN  295 

totum  frumentum  et  terrain  quam  ipse  apud  Brocsela  et  in  vicinis  parrochiis  infra  do- 
minium  meum  ab  eadem  in  feodo  tenuerat,  ego  calumniam  suscitavi  adversus  ecclesiam, 
quod  sine  meo  assensu  predictas  res  emerat  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducente- 
simo  vicesimo  quinto,  in  vigilia  sancti  Bartholomei  apostoli,  coram  hiis  testibus  Hugone 
Pose  canonico  et  decano  Sancti  Pétri  Casletensis.  Symone  priore  de  Oxlare.  Bartholomeo 
custode  Sancti  Bertini.  Symone  et  Sygero  monachis  Sancti  Bertini  et  aliis  pluribus. 


677. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n»  244,  p.   31t. 

1 225.  —  Guillaume,  châtelain  de  Saint-Omer,  déclare  renoncer  à  la  récla- 
mation qu'il  avait  soulevée  à  propos  de  Pacte  ci-dessus  no  673. 

Willelmus  etc.  Ego,  quia  eadem  décima  a  me  descendebat  et  a  feodo  meo,  calump- 
niam  suscitavi  etc.  Actum  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto.  Hujus 
rei  testes  sunt.  Folcardus  hospitarius  et  Florentius  monachi  Sancti  Bertini.  Matheus 
capellanus  meus  et  Walterus  de  Crohem  miles. 

678. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n*  248,  p    318. 

1225.  —  Guillaume  de  Renty,  chevalier,  et  Etiennette,  sa  femme,  recon- 
naissent devoir  à  l'abbaye  de  Saint-Bertin  certaines  redevances,  sur  des  biens  à 
Saint-Folquin  et  dans  le  comté  de  Boulogne  (436). 

Omnibus  etc.  Willelmus  de  Renti,  miles,  etStephana  uxor  ejus,  etc  ...  quod  nos  sci- 
licet  in  jure  cognovimus,  et  coram  bonis  viris,  nos  debere  annuatim  ecclesie  Sancti  Bertini, 
de  hernissa  in  Sancti  Folquini  ecclesia  jacente,  decem  marcas  et  septem  lod  cursalis 
mon e te...  Censum  autem  elemosinarii  de  terra  quam  bone  memorie  Yda,  quondam  comi- 
tissa  Bolonie,  in  elemosinam  contulit  ecclesie  Sancti  Bertini,  scilicet  duas  pensas  butiri  et 
quatuordecim  pensas  casei  et  duos  solidos,  assigna vi mus  elemosinario  super  omnes  pro- 
venais ejusdem  terre  annuatim  accipiendum  terminis  constitutis  etc.  Et  ut  hec  im- 
poste rum  rata  permaneant,  sigillo  quod  ego  Willelmus  de  Renti  et  dominus  Alardusde 
Renti  frater  meus  commune  habemus,  cartam  hanc  ego  et  predicta  uxor  mea  sigillari 
fecimus  ...  et  ad  majorem  securitatem  sigilla  Stephani  Scancionis,  ballivi  domini  régis 
in  Sancto  Audomaro,  et  Les  de  Kalais,  ballivi  domini  comitis  Bolonie  in  terra  de  Merc, 
apponi  fecimus,  ut  quod  promisimus  faciant  teneri  eX  observari.  Actum  est  hoc  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  coram  hiis  testibus  Theoderico  presby- 


296  LES  CHARTES 

tero  de  Oya.  Johanne  presbytero  de  Sancti  Audomari  Ecclesia.  domino  Alardo  de  Renti 
milite.  Waltero  Albo  de  Oya  et  Philippo  de  Sedic  et  aliis  pluribus. 

Extrait  analytique  dans  ttalbrancq,  t.  III,  p.  720. 

Sceau  rond  (p.  319)  collectif,  des  deux  frères  Alard  et  Guillaume  de  Renty,  55  mm.,  écu  à  trois  doloires, 

-f-  S   ALABDI  BT  WILL   PB  M. 


679. 

Original  scellé.  —  T.  II,  n«  240,    p.  319. 

1 225.  —  Procès-verbal  de  l'institution  d'un  vicaire  dans  l'église  de  Throw- 
ley,  par  Henri  de  Sanford,  archidiacre  de  Gantorbéry  (437), 

Anno  gratie  millesimo  ducentesimo  vicesimo  quinto,  auctoritate  venerabilis  inGhristo 
patris  Stephani,  Dei  gratia,  Cantuariensis  archiepiscopi,  per  Henricum  de  Sanford,  tune 
archidiaconum  Cantuariensem,  institutus  est  vicarius  in  ecclesia  de  Truleia  et  taxata  est 
portio  vicarii  et  successorum  suorum,  consentiente  fratre  Hugone,  tune  procuratore  ab- 
batis  et  conventus  Sancti  Bertini,  sub  l:ac  forma  :  Vicarius  habebit  altalagium  totum  cum 
omnibus  obventionibus  tam  matris  ecclesie  quam  capelle  de  Wilrintune,  exceptis  garbis; 
habebit  etiam  unam  acram  de  dote  ecclesie  ad  mansionem  suam  faciendam,  et  percipiet 
singulis  annis,  pro  omnibus  decimis  tammajoribus  quam  minoribus,in  orreo  monacho- 
rura  apud  Truleiam  decem  summas  bladi  et  quinque  solido